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	<title>Brilliant Classics - label - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Brilliant Classics - label - Forum Opéra</title>
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		<title>Diepenbrock Complete Songs</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/diepenbrock-complete-songs-un-centenaire-oublie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Rousseau]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Apr 2021 04:14:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alphons Diepenbrock, né à Amsterdam le 2 septembre 1862, est mort dans la même ville il y a cent ans, le 5 avril 1921. Ce qui nous vaut, de la part du label hollandais Brilliant Classics, la réédition en trois CD de ses 35 mélodies pour voix et piano, précédemment publiées par un autre label &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Alphons Diepenbrock</strong>, né à Amsterdam le 2 septembre 1862, est mort dans la même ville il y a cent ans, le 5 avril 1921. Ce qui nous vaut, de la part du label hollandais <em>Brilliant Classics</em>, la réédition en trois CD de ses 35 mélodies pour voix et piano, précédemment publiées par un autre label batave <em>Etcetera</em> dans le coffret du sesquicentenaire du compositeur, en 2012.</p>
<p>Un mot d&rsquo;abord de ce compositeur dont la renommée a rarement franchi les frontières des Pays-Bas. Contemporain, admirateur et parfois ami de <strong>Mahler, Richard Strauss, Debussy</strong>, <strong>Diepenbrock</strong> est une figure singulière de la musique du tournant du siècle. 90% de sa production – une centaine d&rsquo;oeuvres – est vocale et chorale ! Rien pour le piano ou la musique de chambre, rien pour la grande symphonie, encore moins pour l&rsquo;opéra – l&rsquo;Amstellodamois qui a opté pour l&rsquo;Université et les études littéraires avant d&rsquo;aborder la composition en autodidacte, craint la comparaison avec ses contemporains. Il livrera cependant de voluptueuses musiques de scène, nous faisant regretter la rareté de sa production symphonique. Il donnera surtout de somptueux poèmes symphoniques avec voix soliste (qu&rsquo;on trouve dans le coffret <em>Etcetera</em> – toujours disponible – interprétés par Janet Baker, Robert Holl, Arleen Auger ou Linda Finnie, et menés par Riccardo Chailly, Hans Vonk ou Bernard Haitink, excusez du peu !). (1)</p>
<p>Le présent coffret de 3 CD comprend donc les seules mélodies avec piano, 35 exactement, réparties en trois tiers quasiment égaux : 13 Lieder sur des poèmes de Novalis et Goethe pour l&rsquo;essentiel, 11 mélodies sur des poèmes français – Baudelaire et Verlaine en majorité mais aussi Gide, Laforgue et Charles Van Lerberghe – et 11 sur des textes latins, italiens ou néerlandais. </p>
<p>Tout cet ensemble a été gravé aux Pays-Bas en 1994 et 1995 par la fine fleur du chant batave ou assimilé (l&rsquo;Américaine Roberta Alexander s&rsquo;y est installée à l&rsquo;âge de 23 ans) avec un pianiste, <strong>Rudolf Jansen</strong>, choyé par ses partenaires parce qu&rsquo;il est plus et mieux qu&rsquo;un « accompagnateur ».</p>
<p>Indépendamment des questions de tessiture, on perçoit pourtant mal les clés de répartition de ce corpus entre les cinq interprètes, le ténor allemand Christoph Prégardien, le baryton-basse Robert Holl, la soprano Roberta Alexander, et les deux mezzo-sopranos hollandaises Jard Van Nes et Christa Pfeiler. </p>
<p>Evidemment on se précipite en premier sur les mélodies françaises, d&rsquo;abord parce qu&rsquo;on est intrigué : que peut encore dire Diepenbrock après Duparc (L&rsquo;invitation au voyage) ou Fauré (Clair de lune, Mandoline, En sourdine..) ? La comparaison est loin d&rsquo;être au désavantage du Hollandais, qui démontre non seulement une admiration sans bornes, mais surtout une compréhension intime de la poétique baudelairienne comme du génie verlainien. Mais Diepenbrock avouait lui-même le risque de ne pas trouver des interprètes capables de saisir et de restituer les subtilités d&rsquo;une langue aussi difficile. De ce point de vue, les résultats sont ici très inégaux.</p>
<p><strong>Christoph Prégardien</strong> est souverain – on serait étonné du contraire ! – dans les trois ballades de l&rsquo;opus 1, successivement <em>Entsagung</em> (Uhland), <em>Der Fischer</em> (Goethe) et <em>Der Abend kommt gezogen</em> (Heine) et dans quatre mélodies néerlandaises dont la lyrique nous échappe quelque peu sous les rugosités de la langue. Le ténor est le seul qui n&rsquo;aborde pas les mélodies françaises (alors qu&rsquo;il en eût été ô combien capable !).</p>
<p><strong>Robert Holl </strong>est le moins sollicité : 3 Lieder <em>Es war ein alter König</em> (Heine),  <em>Celebrität</em> (Goethe), et le néerlandais <em>Simeon&rsquo;s Lofzang, </em>deux poèmes de Baudelaire – <em>Recueillement</em> et <em>Les Chats </em> mettent en difficulté un habitué de la prosodie germanique.</p>
<p>Même score pour <strong>Christa Pfeiler</strong>, voix un peu impersonnelle, qui fait manifestement un effort de clarté et de diction dans<em> L&rsquo;invitation au voyag</em>e (Baudelaire), <em>Puisque l&rsquo;aube grandit</em> (Verlaine) et <em>Incantation</em> (Gide).</p>
<p>Quant à<strong> Jard van Nes, </strong>impériale dans les quatre<i> </i><strong>Goethe </strong>du CD 1, si remarquée dans les Zemlinsky, Mahler, Schoenberg ou Berio où les moirures de son timbre font merveille sous la conduite de Riccardo Chailly, on est obligé de constater qu&rsquo;on ne comprend pas un traître mot aux deux mélodies françaises(<em>En sourdine </em>et <em>Berceuse)</em> qu&rsquo;elle savonne aimablement.</p>
<p>Heureusement <strong>Roberta Alexander</strong>, voix claire et timbre fruité, chante l&rsquo;allemand, l&rsquo;italien, le néerlandais comme une native, et administre une leçon de diction, de compréhension du texte lorsqu&rsquo;elle aborde <em>Clair de Lune, Mandoline, Ecoutez la chanson bien douce</em>, et surtout l&rsquo;étrange et énigmatique <em>Chanson de l&rsquo;hypertrophique </em>(Jules Laforgue).</p>
<p>Pour se plonger pleinement dans l&rsquo;univers de Diepenbrock, et découvrir notamment les mélodies avec orchestre (un orchestre luxuriant et transparent à la fois), on conseille au lecteur de se procurer la somme éditée par Etcetera, toujours disponible.</p>
<p>Malgré ses irrégularités, cette intégrale des mélodies de Diepenbrock pour voix et piano est hautement recommandable et procurera à l&rsquo;auditeur de nombreux bonheurs, à commencer par celui de la découverte. </p>
<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=4eVw5DrUeUk">https://www.youtube.com/watch?v=4eVw5DrUeUk</a></p>
<p>(1) Plus de détails à retrouver sur le<a href="https://jeanpierrerousseaublog.com"> blog de l&rsquo;auteur de ces lignes</a></p>
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		<title>Demofoonte</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/demofoonte-gluck-un-talent-a-suivre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clement Demeure]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Dec 2020 05:35:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En 1743, Christoph Willibald Gluck n’a pas encore 29 ans lorsqu’il présente son troisième opéra en Italie, et le deuxième pour le Teatro Regio de Milan après le succès de son premier essai, Artaserse, deux saisons plus tôt. Porté par une belle distribution dominée par Carestini et les valeureuses Casarini, Stabili et Elmi, il lui &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En 1743, <strong>Christoph Willibald Gluck</strong> n’a pas encore 29 ans lorsqu’il présente son troisième opéra en Italie, et le deuxième pour le Teatro Regio de Milan après le succès de son premier essai, <em>Artaserse</em>, deux saisons plus tôt. Porté par une belle distribution dominée par <a href="http://www.quellusignolo.fr/castrats/carestini.html">Carestini</a> et les valeureuses <a href="http://www.quellusignolo.fr/sopranos/casarini.html">Casarini</a>, <a href="http://www.quellusignolo.fr/sopranos/stabili.html">Stabili</a> et <a href="http://www.quellusignolo.fr/contraltos/elmi.html">Elmi</a>, il lui assure un beau succès qui vaudra à l’œuvre une diffusion notable à une époque où une création chasse l’autre.</p>
<p>Gluck a joué la sécurité en optant pour <em>Demofoonte</em>, un des drames les plus populaires de <strong>Pietro Metastasio</strong>*, qu’il a d’ailleurs à peine modifié.<br />
	En Thrace, on sacrifie chaque année une vierge au culte d’Apollon. Le sort désigne Dircea, mais petit souci : vierge elle n&rsquo;est point, car elle est secrètement mariée à Timante, fils du roi Demofoonte, de qui elle a un enfant. Un malheur n’arrivant jamais seul, Timante se voit promis à la princesse Creusa. Pour se tirer d’embarras, il lui demande de refuser sa main. Demofoonte devine les manœuvres de Timante et recourt au chantage : si son fils n’épouse pas Creusa, Dircea sera bien sacrifiée. La découverte du mariage secret entre Timante et Dircea n’adoucit pas le souverain, et les amants chantent un pathétique duo pour clore l’acte II. Pourtant, adoucie par Dircea, Creusa intercède en faveur du couple et Timante est absous au début du III. Les choses seraient donc réglées si Metastasio n’avait prévu de nouvelles surprises, avec l’annonce d’un terrible échange au berceau… puis l’annonce d’un second qui vient apaiser l’imbroglio familial. Ayant échangé leurs pères, Dircea et Timante se marient en paix, Creusa écopant d’un époux de son rang en Cherinto, autre fils de Demofoonte.<br />
	Difficile aujourd’hui de ne pas trouver l’acte conclusif maladroit après deux actes magistraux. Dramatiquement, Gluck, d’ailleurs plus mûr dans son écriture, trouvera mieux avec <em>La Clemenza di Tito</em> (Naples 1752), son <em>opera seria</em> métastasien le plus joué. Jeune compositeur encore bien orthodoxe, il déploie néanmoins une riche palette entre jouissance assumée d’une vocalité rutilante et tentation du dépouillement, toujours avec une parfaite sensibilité à l’égard du texte et des affects.</p>
<p>Grâce soit rendue au regretté <strong>Alan Curtis</strong>, dont l’inépuisable curiosité nous vaut encore ici une belle découverte. Avouons-le toutefois : sa modération a desservi nombre de gravures, notamment chez Haendel. Une fois encore, le style est juste (Curtis a composé lui-même les récitatifs) et les phrasés sont sensibles, mais tout sonne bien court et uniforme. On a parfois l’impression que le chef et musicologue, à la tête d’un <strong>Complesso barocco</strong> peu incisif, dirige une mesure après l’autre : manque un sens des contrastes et de l’architecture propre à enflammer le drame à l’échelle d’un air, d’une scène, d’un acte… Le résultat est donc inégal, et des airs bien enlevés alternent avec de regrettables platitudes. Le métier est pourtant indiscutable, et cet <em>opera seria</em> s’écoute sans ennui.</p>
<p>La distribution est solide, au point de susciter quelques hiatus avec l’accompagnement. En Matusio, second père de l’histoire, <strong>Vittorio</strong> <strong>Prato</strong> a du relief et une parfaite maîtrise des agilités et de la tessiture – il a déjà interprété des parties de baryténors chez Haendel et Pergolesi. Mêmes qualités chez le ténor <strong>Colin Balzer</strong> dans le rôle-titre. Interprète sobre, <strong>Sylvia Schwartz</strong>, se tire habilement d’une partie grave qui lui donne peu d’occasions de libérer son aigu. On voudrait néanmoins entendre Dircea plus habitée, et Creusa a bien plus de caractère ; <strong>Ann Hallenberg</strong> électrise particulièrement ses reprises et rend toutes les ambivalences de la <em>seconda donna</em>. Comme toujours, <strong>Romina Basso</strong> tend à en faire beaucoup dans les récitatifs, mais elle parvient indéniablement à animer Cherinto, d’habitude pâlichon. Dans son seul air, la mezzo <strong>Nerea Berraondo</strong> a de la présence, mais le médium dans les joues. Le principal bémol concerne <strong>Aryeh Nussbaum Cohen</strong>, dont le <em>falsetto</em> moelleux dénué de la moindre stridence est pourtant un atout qui séduit dans l’adagio. Hélas, le contre-ténor ne se départit presque jamais d’une affectation suave et tiède, et semble murmurer la moitié du rôle. Malgré un micro au fond du gosier, son grave est trop discret : Carestini était alors un contralto, et Prina comme Jaroussky ont mieux rendu « Sperai vicino il lido ». Ajoutons à cela une vocalisation pleine d’air, qui finit de désosser ce <em>primo uomo</em> à la joliesse vaine.</p>
<p>Le Gluck italien reste largement à découvrir. De la période viennoise, il serait judicieux de s’intéresser à <em>Alceste</em> et surtout à <em>Telemaco</em>. En offrant ce qui constitue certainement le témoignage le plus précoce de l’art du compositeur, le présent album rejoint <em>Ezio</em>, <em>Le Feste d’Apollo</em>, <em>Il Trionfo di Clelia</em> et <em>La Clemenza di Tito</em> pour retracer la carrière italienne du Chevalier Gluck. Même s’ils ne restituent pas tous les enjeux de <em>Demofoonte</em>, ces trois disques y contribuent très honorablement.</p>
<p> </p>
<p><sup>*</sup> Dossier sur ce fameux dramaturge à (re)découvrir <a href="https://www.forumopera.com/actu/pietro-metastasio-ou-lopera-seria">ici sur Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Berg Complete Songs</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/berg-complete-songs-en-sa-jeunesse-alban/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Jan 2020 09:38:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Comme on peut s’en douter, Alban Berg n’est pas né sériel. Il y eut un Berg avant le Berg de Wozzeck et de Lulu, et le compositeur ne chercha jamais à le nier, puisqu’il présenta au public en 1928 ses Sieben Frühe Lieder dans une version fraîchement orchestrée. Depuis, les plus grandes artistes (le cycle &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Comme on peut s’en douter, Alban Berg n’est pas né sériel. Il y eut un Berg avant le Berg de <em>Wozzeck</em> et de <em>Lulu</em>, et le compositeur ne chercha jamais à le nier, puisqu’il présenta au public en 1928 ses <em>Sieben Frühe Lieder</em> dans une version fraîchement orchestrée. Depuis, les plus grandes artistes (le cycle fut créée par une soprano et a surtout été chanté par des voix féminines) en ont laissé des enregistrements mémorables, avec orchestre – Jessye Norman avec Pierre Boulez, par exemple – ou avec piano, certaines s’offrant même le luxe de graver les deux versions : Anne Sofie von Otter l’a fait, avec Claudio Abbado et avec Bengt Forsberg. Ce recueil s’ouvre sur l’admirable « Nacht », et comprendre que Berg ait voulu livrer ces sept mélodies à la postérité. Ecrites entre 1905 pour la plus ancienne (« Im Zimmer ») et 1908 pour les trois plus récentes, ces pages résumaient à ses yeux le meilleur de sa production pré-dodécaphonique, et il n’entendait peut-être pas que l’on s’intéresse davantage à celle-ci. En bonne gardienne du temple, sa veuve s’opposa jusqu’au bout à ce qu’on les étudie.</p>
<p>Il aura donc fallu attendre les années 1980, et notamment le centenaire de la naissance de Berg en 1985, pour que soient éditée une plus large sélection de ces compositions de jeunesse, mais c’est seulement en 2015 que le musicologue Christopher Hailey a publié un troisième volume de <em>Jugendlieder</em> s’ajoutant à ceux des deux premiers tomes. En quantité, ces mélodies écrites entre 1901 et 1908 représentent un volume impressionnant, où beaucoup reste à découvrir.</p>
<p>L’idée de commercialiser une intégrale des Lieder d’Alban Berg se justifie donc amplement, et l’on trouvera, dans le coffret courageusement publié par Brilliant Classics, pas moins de 25 « world premiere recordings », issus du fameux troisième volume dont on vient de parler. Les 74 <em>Jugendlieder</em> occupe deux CD et demi, le reste de la dernière galette étant consacré à des pages bien plus fréquentées (encore que les <em>Vier Lieder </em>de 1910 ne soient pas si souvent donnés).</p>
<p>Dans cette abondante production, on remarque quelques poètes fameux, de Goethe à Rilke en passant par Lenau, Rückert ou Eichendorff. Certaines de ces compositions s’enhardissent jusqu’à un certain flou harmonique &#8211; « Aus ‘Pfingsten, ein Gedichtrsreigen », par exemple – mais, dans l’ensemble, leur facture ne révèle pas une personnalité éclatante. Y figurent aussi deux duos, et un mélodrame (pour lequel intervient la comédienne et coach d’allemand <strong>Stefanie Köhler</strong>).</p>
<p>On remarque que c’est à une équipe italienne que cette entreprise a été confiée, le pianiste <strong>Filippo Farinelli</strong> se chargeant en outre de rédiger le texte de présentation dans le livret d’accompagnement. Pour Brilliant Classics, il a notamment produit une intégrale des mélodies et de la musique de chambre avec piano d’André Jolivet. La force et le raffinement de son jeu justifient la confiance que lui fait le label.</p>
<p>Les quatre chanteurs réunis pour l’occasion sont italiens, de naissance (la mezzo et le baryton) ou d’adoption (la soprano, coréenne mais citoyenne italienne), ou font une carrière internationale (le ténor, anglais), mais l’allemand leur est suffisamment familier pour qu’ils puissent se mesurer à cet univers germanique.</p>
<p>Le baryton <strong>Mauro Borgioni</strong> est incontestablement le pilier sur lequel repose avant tout cet enregistrement des <em>Jugendlieder</em> : il se fait entendre dans 44 des 74 plages ! Qu’il se taille la part du lion n’est que justice, car il possède un timbre généreux et une expressivité fort appréciable. On sent parfois, dans les notes les plus graves, qu’il atteint les limites de sa tessiture, mais on ne saurait lui en tenir trop rigueur, tant il se montre inspiré dans ses prestations.</p>
<p>Sa compatriote <strong>Elisabetta Lombardi</strong>, déjà présente dans l’intégrale des mélodies de Ravel enregistrée avec Filippo Farinelli pour Brilliant Classics en 2015, est elle aussi très sollicitée, mais elle se révèle hélas le maillon faible de ce coffret : acceptable dans les lieder réellement graves, la voix de la mezzo devient terriblement chevrotante et amincie dès que l’on s’élève un peu dans la portée. Pour les mélodies inconnues, on sent bien que le compte n’y est pas, mais cela devient franchement impossible pour les <em>Sieben Frühe Lieder</em> qui ont déjà bénéficié d’interprétations ô combien mémorables, on l’a dit plus haut.</p>
<p><strong>Mark Milhofer </strong>possède une voix déliée, qui prend ici des couleurs expressionnistes : tant mieux si Berg n’avait pas en tête un format wagnérien, car on est ici plus proche du ténor de caractère.</p>
<p>Quant à<strong> Mung Jea Kho</strong>, si elle n’intervient que pour un seul des <em>Jugendlieder, </em>elle est bien la Zerbinette dodécaphonique que l’on attend pour assumer les écarts et la virtuosité du <em>Lied der Lulu</em> ou de la réécriture de « Schliesse mir die Augen beide » en 1925, et elle livre une fort belle version des <em>Altenberg Lieder.</em></p>
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		<item>
		<title>Jacques Offenbach. Mélodies</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/jacques-offenbach-melodies-laboratoire-de-nicklausse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Feb 2018 14:07:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au soir de sa vie, s’essayant une ultime fois au genre plus sérieux de l’opéra-comique, Offenbach n’hésita à plonger dans ses cartons pour ce qui allait devenir le tube absolu des Contes d’Hoffmann, et l’on sait que la fameuse Barcarolle de l’acte de Venise reprend une page composée près de vingt ans auparavant pour Les &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Au soir de sa vie, s’essayant une ultime fois au genre plus sérieux de l’opéra-comique, Offenbach n’hésita à plonger dans ses cartons pour ce qui allait devenir le tube absolu des <em>Contes d’Hoffmann</em>, et l’on sait que la fameuse Barcarolle de l’acte de Venise reprend une page composée près de vingt ans auparavant pour <em>Les Fées du Rhin</em>. Plus généralement, cette veine correspond en fait chez le compositeur à un style de composition qu’il ne cessa jamais de pratiquer, et dont les origines remontent au tout début de sa carrière.</p>
<p>C’est notamment ce que révèle le disque de mélodies proposées chez Brilliant Classics par <strong>Mariam Sarkissian</strong>, dont nous avons déjà eu plusieurs fois l’occasion de signaler l’intelligence des choix de programme. Cet Offenbach-ci est largement inédit, comme on pouvait s’y attendre : dès que l’on sort de la franche bouffonnerie, et qu’il s’agit de chanter en français, les grands labels font le mort, et seule une poignée de ces mélodies avaient déjà été enregistrées. Bien sûr, on trouvera forcément sur cette quinzaine de plages quelques pièces pittoresques – airs rustiques, tyroliennes ou espagnolades – et quelques romances assez convenues, bien représentatives du goût moyen de leur temps : ces pièces ont été composées par Offenbach entre 1838 (il n’avait alors que 19 ans) et 1853, soit pour les plus anciennes plusieurs décennies avant les grands triomphes qu’il remporterait sous le Second Empire. Pourtant, il faut signaler que les textes ne sont pas tous à dédaigner : on remarque la sérénade espagnole tirée de « Militona », nouvelle de Théophile Gautier. Et « Wenn ich ein muntres Vöglein wär » inspira à Schumann un délicieux duo soprano-mezzo. Dans ses moments les plus inspirés, le tout jeune Offenbach se réfère d’ailleurs inévitablement à ses grands aînés, Schubert en tête (voir par exemple la partie de piano dans « Jalousie ! »). Dans « O bleib bei mir », composé sur le texte d’un air populaire allemand, on entend note pour note une phrase d’ « Amour divin, ardente flamme », l’invocation à Vénus de <em>La Belle Hélène. </em>Et quand ces mélodies s’élèvent vers des sommets, on y entend déjà les plus belles pages des <em>Contes d’Hoffmann</em>, ces airs de Nicklausse que les récentes reconstitutions ont révélées : « Doux ménestrel » préfigure « Vois sous l’archet frémissant ».</p>
<p>Evidemment, cette impression d’entendre déjà la Muse travestie en compagnon d’Hoffmann est consolidée par l’interprétation de Mariam Sarkissian, qui fut jadis un bien bel Oreste et qui a exactement le timbre qu’on aimerait entendre en Nicklausse. C’est avec tout le soin et toute l’ardeur d’ordinaire réservé aux œuvres consacrées que la mezzo chante ces mélodies, en lesquelles il devient dès lors possible de croire. Maîtresse d’œuvre de l’opération, elle s’efface pour une moitié du programme derrière son élève la soprano <strong>Fanny Crouet </strong>aux aigus argentins, mais leurs deux voix sont réunies pour la seule plage comique du disque, le duo « Meunière et fermière », allègre crêpage de chignon d’une douzaine de minutes, construit comme un affrontement de divas rurales, où les chanteuses s’amusent manifestement.</p>
<p>Le pianiste <strong>Daniel Propper</strong> soutient les voix avec l’autorité nécessaire dès que sa partie lui autorise une présence plus affirmée. Et, luxe appréciable, d’autres instrumentistes ont été convoqués pour deux des mélodies : le clarinettiste <strong>Julian Milkis</strong> pour la « Ronde tyrolienne », et le violoncelliste <strong>Levon Arakelyan</strong> pour « L’Etoile ». </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Meyerbeer en France</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/meyerbeer-en-france-o-paradis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Dec 2016 06:34:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La discographie de Meyerbeer est tellement rachitique que chaque nouvelle parution est accueillie par l’amateur avec des transports de joie. Cet album offre d’ailleurs quelques motifs de satisfaction durable. Loin de se contenter des morceaux « connus » (pour autant que cette expression ait du sens pour un compositeur aujourd’hui si négligé), l’éditeur est allé piocher des &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">La discographie de Meyerbeer est tellement rachitique que chaque nouvelle parution est accueillie par l’amateur avec des transports de joie. Cet album offre d’ailleurs quelques motifs de satisfaction durable. Loin de se contenter des morceaux « connus » (pour autant que cette expression ait du sens pour un compositeur aujourd’hui si négligé), l’éditeur est allé piocher des extraits dans tous les opéras de la période française de Meyerbeer. Avec à la clé une vrai originalité dans le programme : l’introduction chorale du <em>Prophète</em>, la cavatine d’Isabelle dans <em>Robert Le Diable</em>, l’air de Valentine au 4<sup>e</sup> acte des <em>Huguenots</em>, le duo Catherine-Pierre dans <em>L’Etoile du Nord</em>, … Avec l’avantage d’un minutage très généreux (78’), l’auditeur est promené dans ce qui représente les riches heures du grand opéra à la française.</p>
<p class="rtejustify">Le chef <strong>Didier Talpain</strong> joue la carte du spectaculaire. Loin des baguettes qui ont cherché à alléger Meyerbeer (à l’image de Marc Minkowski), le Français n’hésite pas à déverser un flot de décibels, à souligner les effets dramatiques, à user et abuser du rubato pour obtenir un maximum d’émotion. Si cette esthétique peut donner le mal de mer à la longue, elle ne manque pas d’allure, d’autant que <strong>l’orchestre philharmonique de Sofia</strong> joue le jeu, et se montre prodigue en couleurs instrumentales saturées. On étouffe presque au milieu de si suffocantes beautés, mais abondance de biens ne nuit pas. Même option du côté des chœurs, en effectifs très importants, et que des oreilles modernes pourront trouver un brin épais, mais impeccablement homogènes et investis. La prononciation française est entachée d’un fort accent slave. Cela rebutera les puristes, mais quand on voit la liste longue comme le bras des scènes où les opéras de Meyerbeer étaient produits juste après leur création à Paris, on se dit que les textes du brave Scribe ont dû être encore bien plus maltraités qu’ici, et c’est une forme de reconstitution historique à laquelle nous sommes conviés.</p>
<p class="rtejustify">Les deux solistes offrent des bonheurs plus inégaux. <strong>Pierre-Yves Pruvot</strong> est déjà un nom familier des mélomanes, et son chant châtié convient idéalement à Meyerbeer. L’art de ciseler la syllabe ne s’oppose pas à la longue ligne, et il convainc autant en Pierre le Grand qu’en Nélusko, <a href="http://www.forumopera.com/cd/vasco-de-gama-plus-jamais-lafricaine">qu’il a d’ailleurs gravé intégralement.</a> Seuls l’un ou l’autre aigus paraissent un peu forcés, mais il s’agit peut-être d’un effet dramatique voulu. <strong>Hjördis Thébault</strong> a aussi des problèmes d’aigus, mais ce ne sont hélas pas les seuls. La soprano souffre d’abord d’un manque de volume qui rend son air de Valentine à peu près inaudible, la voix étant sans cesse couverte par l’orchestre. Elle n’est pas une vraie Falcon, soit. La Catherine de <em>L’Etoile du Nord</em> lui convient mieux en termes de format, mais là ce sont des problèmes de justesse qui apparaissent, les sons étant souvent trop bas. La diction n’est pas des plus soignées, et la voix semble se défaire au fur et à mesure que l’on progresse dans le programme. Bref moment de répit avec une Isabelle de <em>Robert le Diable</em> engagée, mais la chanteuse doit déclarer forfait dans la grande scène de Sélika. Dommage, et pour elle, et pour nous, et pour le disque, qui est passé bien près de l’exploit. Meyerbeer reste le compositeur des occasions manquées.</p>
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		<title>Vierne : Spleens et détresses op. 38 &#8211; Piano Quintet op. 42</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/vierne-spleens-et-detresses-op-38-piano-quintet-op-42-vive-vierne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 May 2016 05:07:41 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En août 2015, Brilliant Classics publiait un disque consacré à Louis Vierne, réunissant des pièces pour piano interprétées par Mūza Rubackyté. La pianiste lituanienne revient pour ce qui deviendra peut-être une série, mais cette fois avec la complicité du Quatuor Terpsycordes pour le beau Quintette pour piano opus 42, ex-voto conçu après que le fils &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En août 2015, Brilliant Classics publiait un disque consacré à Louis Vierne, réunissant des pièces pour piano interprétées par <strong>Mūza Rubackyté</strong>. La pianiste lituanienne revient pour ce qui deviendra peut-être une série, mais cette fois avec la complicité du <strong>Quatuor Terpsycordes</strong> pour le beau Quintette pour piano opus 42, ex-voto conçu après que le fils du compositeur eut été tué au combat, et qui pourrait à ce titre figurer dans l’ambitieuse entreprise du label Hortus, « Les  Musiciens et la Grande Guerre ». Ce morceau de musique de chambre d’une trentaine de minutes occupe la deuxième moitié de la galette, la première étant consacrée à un cycle de mélodies, <em>Spleens et détresses</em>, également daté de 1917. En 1997 et 2004, Mireille Delunsch avait gravé pour Timpani deux disques de mélodies de Vierne, avec Jean-François Kerdoncuff au piano, pour la plupart en premier enregistrement mondial. Il existe apparemment un coffret consacré au même œuvres, paru en 2009 chez Roddard, avec la soprano Corinne Orde et le pianiste Jonathan Cohen. Autant dire que les versions discographiques ne sont quand même pas pléthore, et que ce nouvel enregistrement n’est pas un luxe superflu.</p>
<p>On (re)découvre ici Vierne mélodiste, avec un choix de dix poèmes de Verlaine dont plusieurs avaient déjà fait l’objet de versions illustres, comme « Spleen » ou « Le Son du cor », auxquels Debussy avait fait un sort dans la dernière décennie du siècle précédent. Le compositeur a des choses à dire sur ces textes et, contrairement à ce que pourrait donner à craindre le côté lugubre du titre, réunit dans ce recueil des pages aux atmosphères variées : sarcasme de « Sérénade », passion brûlante de « Sapho », tempête de « Marine ». L’accompagnement pianistique est d’une grande richesse, et aucun pianiste ne s’y sentirait relégué au second plan. Avec de telles partitions, on comprend que Mūza Rubacktyé se soit prêtée au jeu, elle qui n’avait jusqu’ici guère enregistré avec des chanteurs.</p>
<p>Outre la contribution à la connaissance de Vierne mélodiste, particulièrement habile à mettre en musique ces dix poèmes de Verlaine, avec une variété de ton qui dément le côté lugubre du titre (on songe au sarcasme de « Sérénade »), ce disque a aussi l’avantage de mettre en avant une jeune chanteuse française entendue ici et là en France, mais dont la carrière entamée en Allemagne continue à se développer en outre-Rhin, avec Carmen à Stuttgart et Zurich cette année, et Fenena de <em>Nabucco</em> à Münich l’an prochain. Un <a href="http://www.forumopera.com/cd/melodies-et-oeuvres-pour-choeur-de-femmes-au-choeur-de-koechlin">CD Koechlin récemment paru chez Timpani</a> donnait déjà à entendre le talent d&rsquo;<strong>Anaïk Morel</strong>. Malgré ce que pourrait laisser penser le format voix et piano, ces pièces sont exigeantes et s’apparentent parfois plus au grand opéra teinté de wagnérisme qu’au morceau de salon. La mezzo n’hésite pas à donner de la voix, comme l’exige la partition, bousculant à juste titre la belle fluidité de son ample voix sombre pour rendre justice à l’expressivité du texte et de la musique.</p>
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		<title>Armenian Composers &#8211; Art songs and piano music by Melikian, Mansurian and Avanesov</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/armenian-composers-art-songs-and-piano-music-by-melikian-mansurian-and-avanesov-harmonieuse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Jan 2016 06:42:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour ceux qui suivent son parcours en France depuis quelques années, ce nouveau disque de Mariam Sarkissian ne marquera pas la découverte d’une voix, mais la confirmation d’un talent remarqué et apprécié. En juin 2015, l’Académie du disque lyrique lui a d’ailleurs décerné un de ses Orphée d’Or, le Prix Victoria de Los Angeles accordé &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour ceux qui suivent son parcours en France depuis quelques années, ce nouveau disque de <strong>Mariam Sarkissian</strong> ne marquera pas la découverte d’une voix, mais la confirmation d’un talent remarqué et apprécié. En juin 2015, l’Académie du disque lyrique lui a d’ailleurs décerné un de ses Orphée d’Or, le Prix Victoria de Los Angeles accordé pour la première fois. Après <a href="http://www.forumopera.com/breve/mariam-sarkissian-mezzo-a-suivre">deux disques</a> chez <a href="http://www.forumopera.com/cd/tristesse-des-choses-exquis-entremets-franco-russe">Suoni e Colori</a>, la mezzo russe passe chez Brilliant Classics pour un nouveau récital consacré à ses racines. Pour qui n’est pas familier de la musique arménienne, ce programme sera en revanche l’occasion de bien belles découvertes. Aram Khatchaturian est évidemment l’arbre soviétique qui masque la forêt dissidente, et la musique arménienne reste largement une <em>terra incognita</em> pour le public français, par-delà la figure de Komitas, l’ethnomusicologue et compositeur mort en 1935 à Villejuif. Bien entendu, publier un disque de mélodies arméniennes en 2015 n’est pas un choix innocent, l’année où l’on commémore le centenaire du génocide perpétré pendant la Première Guerre mondiale.</p>
<p>Le disque s’ouvre par l’enchantement que procure le cycle <em>Chants d’émeraude</em> de Romanos Melikian (1883-1935). Publiées en 1928, ces huit pièces sont pleines d’un orientalisme vrai, loin des clichés qui prévalaient au XIX<sup>e</sup> siècle ; par l’inventivité de leurs contours mélodiques et par l’originalité de leur accompagnement pianistique, elles sont, comme le signale le livret d’accompagnement, proches de Ravel, mais pas seulement celui des <em>Mélodies populaires grecques</em>, comme on pourrait s’y attendre. Inspiré par quelques-uns des plus grands poètes arméniens, notamment Hovhannès Toumanian (1869-1923) et Atabek Khnkoian (1870-1935), ce cycle est un pur régal, entre la pureté du timbre de la chanteuse et la virtuosité d’<strong>Artur Avanesov</strong>, son fidèle accompagnateur.</p>
<p>Changement de génération avec Tigran Mansourian, né en 1939 et encore très actif. Sa <em>Berceuse pour un Prince</em> de 2010, pour piano seul, dédiée au compositeur et claveciniste Andreï Volkonski, fait le lien avec le cycle de Melikian dont la dernière page est justement une berceuse, après quoi le disque donne à entendre ses deux premières compositions pour voix et piano : les <em>Trois romances</em> de 1966 et les <em>Quatre haïrens</em> de 1967. Ces quatrains d’amour et d’exil dus à Nahapet Koutchak, troubadour arménien du XVI<sup>e</sup> siècle, ne donnent pas lieu à un « à la manière de » vaguement archaïsant, mais exploitent au contraire toute la gamme des effets accessibles à un compositeur qui, sans renoncer au langage classique, ne se prive pas de certaines brutalités modernistes. Pour mieux servir l’expressivité de ces pages, la voix de Mariam Sarkissan se fait parfois presque rauque, d’une âpreté qui donne à ces compositions savantes une authenticité de musique populaire.</p>
<p>En fin de parcours, le pianiste Artur Avanesov (né en 1980) révèle son autre visage et incarne une troisième génération de compositeurs arméniens. Il livre ainsi six pièces pour piano seul réunies sous le titre de <em>Feux follets</em> (cet opus est voué à s’enrichir d’autres pages dans les années à venir). Se revendiquant d’un certain postmodernisme musical, Avanesov s’autorise tous les styles, allant jusqu’à créer un effet de cymbalum pour « You are more beautiful than the cedars of Lebanon ».</p>
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		<title>Weiße Rose</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/weisse-rose-nayez-pas-peur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Nov 2015 09:08:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Si le seul nom de Zimmermann vous fait frémir d’effroi, une précision essentielle s’impose : celui dont il s’agit ici n’est pas Bernd-Alois (1918-1970), à qui l’on doit l’opéra Die Soldaten, mais Udo, né en 1943. Conseiller dramatique de l’Opéra de Dresde à partir de 1970, directeur artistique de l’Opéra de Leipzig de 1990 à 2001, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Si le seul nom de Zimmermann vous fait frémir d’effroi, une précision essentielle s’impose : celui dont il s’agit ici n’est pas Bernd-Alois (1918-1970), à qui l’on doit l’opéra <em>Die Soldaten</em>, mais Udo, né en 1943. Conseiller dramatique de l’Opéra de Dresde à partir de 1970, directeur artistique de l’Opéra de Leipzig de 1990 à 2001, intendant général du Deutsche Oper de Berlin de 2001 à 2003, Udo Zimmermann accumule les responsabilités administratives, ce qui explique sans doute que son métier de compositeur soit peu à peu passé au second plan. On lui doit néanmoins six œuvres lyriques conçus entre 1967 et 1988. Son premier opéra, sur un livret écrit par son frère, fut <em>Weiße Rose</em>, qu’il révisa en 1986. Brilliant Classics réédite à présent l’enregistrement réalisé en 1988, d’autant plus opportunément que cet opéra sera présenté à Nancy en mai-juin prochain.</p>
<p>L’intrigue est réduite, voire inexistante, puisque l’opéra se déroule durant la dernière heure de vie de deux condamnés à mort : Hans Scholl, fondateur du mouvement de résistance « La Rose blanche », qui s’opposa au régime nazi, et sa sœur Rose. Il n’y a donc guère d’action dramatique à attendre, et le livret alterne monologues et duos inspirés de la correspondance de ces deux figures historiques, non sans emprunter à bien d’autres sources, victimes des camps ou écrivains est-allemands. Pour évoquer cet événement survenu l’année de sa naissance, Udo Zimmermann a composé une musique d’une redoutable force émotionnelle, qui échappe à toute mode musicale, mais où l’on entend parfois revenir des mélopées en forme de refrain populaire, ou passer l’ombre de Messiaen, de Kurt Weill : une partition de notre temps qui ne brutalise pas les voix, et qui se montre au contraire favorable à un véritable lyrisme.</p>
<p>Le compositeur dirige lui-même les instrumentistes du <strong>Musica Viva Ensemble Dresden</strong> dans cette œuvre d’à peine plus d’une heure. Les deux solistes sur lesquels repose l’opéra sont de parfaits inconnus, mais ils se montrent mieux qu’à la hauteur. Dans le répertoire contemporain, on s’est parfois habitué à accepter des voix peu séduisantes, qui ont le mérite d’assumer les difficultés dont sont hérissées certaines partitions d’aujourd’hui. Rien de tel ici, fort heureusement. La soprano <strong>Grazyna Szklarecka</strong> a la précision vocale requise sans aucune acidité dans le suraigu ni froideur dans le chant, avec au contraire la juste dose de vibrato nécessaire à rendre toute l’humanité de son personnage ; on regrette de ne pas en savoir plus sur cette artiste. On dispose en revanche d’un peu plus d’informations sur son partenaire. Interprète de Papageno et de Figaro, le baryton <strong>Frank Schiller</strong> s’est spécialisé dans le lied et l’oratorio ; moins véhémentes en général, les interventions de Hans (initialement prévues pour un ténor) sont peut-être moins impressionnantes que celle de Sophie, mais le chanteur y témoigne d’une belle sensibilité, y compris dans les différents passages parlés.</p>
<p>Après l’enregistrement, on a hâte de voir montée cette œuvre qui, par la construction même de son livret, constitue un défi pour son metteur en scène.</p>
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		<title>Les Pêcheurs de perles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/lou-pescadou-no-pas-fraichou/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Jan 2013 16:58:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  L’Italie aime I Pescatori di perle : le seul DVD existant de l’œuvre de Bizet a été capté en 2004 à Venise, au Teatro Malibran (avec Annick Massis en Leïla et déjà Luca Grassi en Nadir). Salerne, petite ville de Campanie, se lance à son tour dans l’entreprise (moins l’image), en s’appuyant sur la &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			L’Italie aime<em> I Pescatori di perle</em> : le seul DVD existant de l’œuvre de Bizet a été capté en 2004 à Venise, au Teatro Malibran (avec Annick Massis en Leïla et déjà Luca Grassi en Nadir). Salerne, petite ville de Campanie, se lance à son tour dans l’entreprise (moins l’image), en s’appuyant sur la présence de deux vedettes montantes dans la distribution réunie par l’occasion : Desirée Rancatore et Celso Albelo se produisent souvent ensemble, et avec grand succès, dans la péninsule, notamment dans <em>L&rsquo;Elisir d&rsquo;amore</em>. Mais quand on décide de monter <em>Les Pêcheurs de perles</em>, reste à savoir quelle version on veut monter : celle de 1893, qui domina longtemps (avec le trio final composé par Benjamin Godard), la reconstitution de la partition de 1863 réalisée par Arthur Hammond dans les années 1970, ou la version que Brad Cohen établit dans les années 1990, censément plus proche de l’original ? Apparemment, à Salerne, on ne s’est pas posé tant de questions, et l’on a préféré monter la bonne vieille version Choudens, certes trafiquée après la mort de Bizet, mais qui a fait ses preuves dans tous les théâtres de la planète (exactement comme pour Offenbach celle des <em>Contes d’Hoffmann</em>).</p>
<p><strong>Celso Albelo</strong> a une belle voix de ténor, parfois un tantinet nasale, mais qu’il utilise le plus souvent avec la délicatesse nécessaire pour Nadir. Le plus souvent, car il commet dans la romance un crime impardonnable : pourquoi inclure la dernière phrase, « ô rêve charmant », non écrite par Bizet mais ajoutée par une certaine tradition, si c’est pour la chanter en force, et non en triple piano, en falsetto, comme le font les meilleurs interprètes du rôle ? Reste à accepter une prononciation du français qui rappelle les pires jours d’un Domingo ou d’un Pavarotti : e transformés en é ou è, nasales inexistantes… Ce défaut, il le partage avec les autres interprètes : « Mé voilà sèle dans la nouit », chante <strong>Desirée Rancatore</strong>, la soprano italienne ajoutant à ce problème un autre souci. A force d’emplois plus lourds, allant peut-être au-delà de ses possibilités initiales, la voix a perdu la transparence cristalline qu’on attend pour ce personnage, et à la virtuosité préservée malgré tout se mêle désormais un vibrato assez encombrant. Le meilleur vient en fait de <strong>Luca Grassi</strong>, baryton d’une fort belle couleur, qui trouve immédiatement la noblesse de ton de Zurga, même si le français n’est pas non plus impeccable. Et l’on retrouve en Nourabad un <strong>Alastair Miles</strong> plus supportable ici qu&rsquo;il ne l&rsquo;est dans les opéras italiens (il interprétait déjà le rôle dans l’enregistrement d’extraits en anglais dirigés par Brad Cohen chez Chandos en 2008). En résumé, un bon souvenir pour les habitants de Salerne, une version très oubliable pour tous les autres.</p>
<p>			 </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Tcherevitchki</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/cest-en-forgeant-quon-devient-cordonnier/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Sep 2012 09:27:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Huitième opéra de Tchaïkovski, Les Souliers de la tsarine, version remaniée de Vakoula le forgeron, est une œuvre qu’on n’entend guère, et il y a tout lieu de saluer l’audace de la programmation du Teatro Lirico de Cagliari. Un DVD Naxos récemment paru immortalisait une production de Kitège de Rimsky-Korsakov donné en 2008 dans &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Huitième opéra de Tchaïkovski, <em>Les Souliers de la tsarine</em>, version remaniée de <em>Vakoula le forgeron</em>, est une œuvre qu’on n’entend guère, et il y a tout lieu de saluer l’audace de la programmation du Teatro Lirico de Cagliari. Un DVD Naxos récemment paru immortalisait une production de <em>Kitège </em>de Rimsky-Korsakov donné en 2008 dans la ville sarde (voir <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=3261&amp;cntnt01returnid=55">compte rendu</a>), venant après toute une série de parutions chez Dynamic : <em>Euryanthe </em>de Weber, <em>Alfonso und Estrella</em> de Schubert, <em>Hans Heiling</em> de Marshner, <em>Chérubin </em>de Massenet… Autant de titres pour lesquels les versions ne se bousculent pas au catalogue. Peut-être faut-il regretter qu’il ait été trop tôt en 2000 pour que Dynamic, chez qui cet enregistrement live est initialement paru, envisage la publication d’un DVD. L’image aurait pu donner des arguments supplémentaires à cette version qui, à l’écoute seule, aura du mal à s’imposer.</p>
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			En effet, la concurrence est rude : entre-temps, le DVD Opus Arte (Covent Garden, 2009) a rendu l’œuvre accessible à tous (mais dans la mise en scène de Francesca Zambello qui use et abuse des images d’une certaine « Russie éternelle »), et déjà auparavant, les intégrales aux disques ne manquaient pas, avec la version enregistrée en 1948 avec Gueorgui Nelepp en Vakula, et celle de 1973 dirigée par Vladimir Fedosseïev, amputée par des coupes nombreuses. Plus complète, la version Brilliant a aussi pour elle le supplément de vie qu’apporte la scène, mais cela ne suffit pas forcément.</p>
<p>			Le premier atout est sans doute la direction d’orchestre de <strong>Guennadi Rojdestvenski</strong>, dans un répertoire où il est chez lui. Sous sa baguette, l’orchestre sonne fort bien, avec une prise de son très satisfaisante pour un live, mais le chœur du Teatro Lirico, malgré son enthousiasme, ne peut éviter quelques décalages. Dans un rôle où se sont illustrés des ténors aussi divers que Nelepp ou Lemeshev, <strong>Valery Popov</strong> est loin de se hisser aux mêmes hauteurs, et son chant a plus de force que d’élégance. En mère du héros, <strong>Ludmilla Semtchouk</strong> déploie un mezzo opulent, son vibrato large n’étant pas un obstacle pour un personnage de femme mûre (et de sorcière). On pouvait espérer plus de truculence de la part de son acolyte, le diable Bes, incarné par <strong>Albert Schagidullin</strong>, qu’on a beaucoup vu en Europe, et notamment en France, au Châtelet, dans les années 1990. La voix un peu grise de <strong>Vladimir Ognovenko</strong> convient au vieux Tchoub, bien mieux qu’au jeune et héroïque Rousslan de Glinka, qu’il chantait encore cinq ans auparavant. Le point faible de la distribution serait plutôt l’Oxana d’<strong>Ekaterina Morozova</strong>, qui promenait alors un peu partout sa Reine de la nuit. Cette soprano a une voix assez déplaisante, froide et tranchante, un timbre qui  ne laisse guère passer la jeunesse et l’émotion, même pour une héroïne aussi capricieuse. Le rôle exige certes une aisance dans l’extrême aigu, notamment dans l’air où Oxana réclame les souliers de la tsarine (les fameux « tcherevitchki »), mais on est en droit d’attendre plus de moelleux dans l’ensemble de la tessiture.</p>
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