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	<title>Désirée Records - label - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Désirée Records - label - Forum Opéra</title>
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		<title>Great Australian Voices : Marie Collier</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/great-australian-voices-marie-collier-sur-les-pas-de-maria-callas/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Oct 2017 08:24:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Désirée Records poursuit son entreprise de redécouverte des chanteurs australiens avec ce nouvel album consacré à Marie Collier. Né en 1927, ce soprano eut une carrière particulièrement courte car brutalement interrompue par une mort aussi stupide qu&#8217;accidentelle. Au retour d&#8217;une soirée un peu trop arrosée, Marie Collier revient à son appartement en laissant son mari avec les autres &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Désirée Records poursuit <a href="/cd/the-art-of-jenifer-eddy-tout-eddy">son entreprise de redécouverte des chanteurs australiens</a> avec ce nouvel album consacré à <strong>Marie Collier</strong>. Né en 1927, ce soprano eut une carrière particulièrement courte car brutalement interrompue par une mort aussi stupide qu&rsquo;accidentelle. Au retour d&rsquo;une soirée un peu trop arrosée, Marie Collier revient à son appartement en laissant son mari avec les autres convives. Il ne fait pas particulièrement chaud, mais très humide. Collier ouvre la fenêtre du salon, un peu dure. Pour cela, il faut forcer et se pencher par dessus le radiateur en applique. On la retrouvera au pied de l&rsquo;immeuble et elle décédera quelques heures plus tard au Charing Cross Hospital à l&rsquo;âge de 44 ans. On évoquera l&rsquo;hypothèse d&rsquo;un suicide, mais rien ne justifie un tel geste chez cette mère de trois enfants qui venait justement d&rsquo;évoquer ses futures prises de rôles lors de ce dîner.</p>
<p>Le répertoire de Marie Collier est celui d&rsquo;un soprano dramatique. Toutefois, la voix est plus lyrique que   celles auxquelles nous sommes habitués dans ce type de rôle, avec un léger vibratello qui rappelle Pilar Lorengar, avec la même capacité expressive. Collier, c&rsquo;est un frémissement à fleur de peau, une artiste qui donne l&rsquo;impression de se consumer sur scène. Les larges extraits de <em>Tosca</em> valent à eux seuls l&rsquo;acquisition de ce CD, d&rsquo;autant que son partenaire est ici <strong>Tito Gobbi</strong>. Tous les passionnés de cet ouvrage devraient découvrir cette exceptionnelle interprétation : tout semble naturel, couler de source, et pourtant : quel travail pour arriver à une telle justesse du mot, à des effets parfois inédits. On rage de lire que les bandes originales ont été détruites pour servir de remblais à des autoroutes et on rêve que l&rsquo;intégrale de cette représentation soit publiée, d&rsquo;autant que <strong>Donald Smith</strong>, sans avoir un timbre particulièrement agréable, est un Mario de grande valeur. Ajoutons à cela que l&rsquo;orchestre de l&rsquo;Opéra d&rsquo;Adélaïde est placé sous la baguette experte du vétéran <strong>Carlo Felice Cillario</strong>, qui dirigea cette même <em>Tosca</em> à Londres quatre ans plus tôt, en 1964, avec Maria Callas et &#8230; Tito Gobbi. Puccini semble d&rsquo;ailleurs être le compositeur de prédilection de cette chanteuse, remarquable dans les extraits de <em>La Bohème</em> (elle interprète ici les rôles de Musette et de Mimi), de <em>Turandot</em> (Liu) de <em>Manon Lescaut</em> et de<em> La Fanciulla del West</em>. Bizarrement, les deux extraits de <em>Cavalleria Rusticana</em> (« Voi la sapete, o Mamma »), capté à deux occasions) témoignent d&rsquo;une voix usée : et pourtant, il s&rsquo;agit d&rsquo;interprétations datant des mêmes années. Autre surprise avec sa Gutrune du <em>Crépuscule des Dieux</em>, datant de 1963. Dans ce rôle plus grave, excellemment interprété, on a l&rsquo;impression d&rsquo;entendre une autre chanteuse tant la largeur de la voix est ici évidente, à l&rsquo;opposé des envolées lyriques de témoignages de la même période. Les Verdi sont bien chantés, mais à l&rsquo;époque la concurrence ne manquait pas pour ce répertoire et Collier, sans être indigne, se situe en dessous des grandes pointures contemporaines. Beaucoup plus intéressants sont les extraits (en anglais) de <em>La Dame de Pique</em>, de <em>L&rsquo;Affaire Makropoulos,</em> de <em>Karina Ismailova</em> (seconde mouture de <em>Lady Macbeth de Mtsensk</em>) ou du <em>Consul</em>, où le tempérament dramatique de Collier emporte tout sur son passage. Marie Collier aura aussi défendu le répertoire contemporain avec<em> Troilus &amp; Cressida</em> de William Walton et <em>King Priam</em> de Michael Tippett dont nous confesserons que nous ne sommes pas fans. L&rsquo;album se termine par un extrait de l&rsquo;opérette <em>Perchance to Dream </em>enregistrés à l&rsquo;époque des débuts radiophoniques de Collier. L&rsquo;air magnifique, mais on reste encore une fois étonné de la versalité de cette chanteuse, tout à fait à l&rsquo;aise dans cette tessiture un peu grave. </p>
<p>Tirés de bandes radio et de quelques rares enregistrements en salle, les extraits sont d&rsquo;une qualité sonore tout à fait correcte.</p>
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		<title>The Art of Jenifer Eddy</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/the-art-of-jenifer-eddy-tout-eddy/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Aug 2017 05:55:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Désirée Records continue son œuvre de redécouverte des artistes australiens de ces dernières décennies avec un nouvel album de trois CD consacré à Jenifer Eddy.  Débutée dans les années 50, la carrière de ce soprano ne s’étend que sur une petite quinzaine d&#8217;années. A la fin des années 60, elle chante à Covent Garden aux &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Désirée Records continue son œuvre de redécouverte des artistes australiens de ces dernières décennies avec un nouvel album de trois CD consacré à <strong>Jenifer Eddy</strong>.  Débutée dans les années 50, la carrière de ce soprano ne s’étend que sur une petite quinzaine d&rsquo;années. A la fin des années 60, elle chante à Covent Garden aux côtés d’artistes aussi éminents que Tito Gobbi ou Dame Janet Baker, et ses débuts américains sont programmés à l’Opéra de San Francisco. Mais, en 1969, Jenifer Eddy perd inexplicablement sa voix : à l’âge de 36 ans, sa carrière d’artiste lyrique est terminée, d’autant qu’il lui faudra attendre 1974 pour qu’un diagnostic correct soit posé (une irrigation insuffisante des tissus organiques, affectant entre autres l&rsquo;élasticité des cordes vocales). Entre-temps, Eddy devient agent artistique, nouveau métier qu’elle poursuivra avec succès pendant plus de trente ans au service d’artistes locaux ou de chanteurs venant se produire en Australie tels qu’Yvonne Kenny ou Bryn Terfel.</p>
<p>La voix de Jenifer Eddy est celle d’une « soubrette », un terme dont on n&rsquo;use guère en France aujourd’hui car jugé trop péjoratif, qui définit à la fois une certaine typologie vocale, et un tempérament théâtral bien particulier. Soprano colorature, lyrique léger, Eddy dispose d’une voix idéale en Zerlina, Zerbinetta ou Blonde, rôle qu&rsquo;elle enregistra en anglais en 1967 aux côtés de Nicolaï Gedda et sous la direction de Yehudi Menuhin. Le soprano australien dispose de toutes les qualités d’espièglerie et de vivacité attendues dans ces emplois. Le timbre offre un certain moelleux et sait se parer de couleurs diverses. Le registre suraigu est sûr. Le haut medium est superbe, avec à l&rsquo;occasion un léger sfumato, parfaitement couvert et concentré du plus bel effet. Nul doute que Jenifer Eddy était destinée à une belle carrière internationale.</p>
<p>Sauf exceptions que nous mentionnerons au besoin, l’ensemble des extraits proposés ici sont chantés en anglais. La qualité sonore est très bonne (majoritairement, il s’agit d’enregistrements radio). Du premier disque, on retiendra en particulier un extrait de l’opéra <em>Artaxerxes</em> de Thomas Arne, « The Soldier tir’d of war&rsquo;s alarms ». Sans atteindre les sommets de Dame Joan Sutherland (mais qui le peut ?), Eddy offre une version roborative de cette pièce spectaculaire, avec une belle facilité dans les vocalises. « Ah vous dirais-je maman » est ici chanté en situation (c’est-à-dire capté au cours de l’opéra <em>Le Toréador</em>, avec répliques des partenaires, et non isolé en air de concert) et interprété avec un bel aplomb. Les extraits de <em>Die Lustige Witwe</em>, de <em>Madame Pompadour</em> et surtout de <em>Die Fledermaus</em> enthousiasment par le tempérament artistique déployé. Il en va de même des deux témoignages de sa Papagena, rôle payant s’il en est. De sa Zerbinetta, il ne subsiste qu’un extrait du Prologue, capté à une époque tardive : Eddy sera remplacée à l’entracte pour l’opéra et donc pour son grand air colorature. Enregistré en 1966 et chanté en italien, « La ci darem la mano » offre un duo idéal avec le Don Giovanni de <strong>Tito Gobbi</strong>. En italien toujours, le disque se conclut avec le quatuor de <em>Rigoletto</em>.</p>
<p>Avec de larges extraits de <em>Così fan lutte</em>, de la rare <em>Cendrillon </em>de Massenet, du <em>Don Procopio</em> de Bizet et de <em>Lo Speziale</em> de Haydn, le deuxième CD est une parfait témoignage de l’art de Jenifer Eddy, mais aussi de ses partenaires (<strong>Margaret Price</strong>,<strong> Janet Baker</strong>,<strong> Elizabeth Harwood</strong>, ainsi que de deux beaux ténors inconnus : <strong>Bernard Dickerson</strong> et <strong>Keith Erwin</strong>). Tirés de versions de concert radiodiffusées, ces extraits sont de vrais petits bijoux qui réconcilieront sans peine les auditeurs les plus réfractaires à l’opéra « italien » chanté en anglais tant la qualité musicale s’allie à une perfection théâtrale, comme s’il s’agissait de spectacles scéniques parfaitement rodés.</p>
<p>En attaquant le troisième CD, consacré à la mélodie, nous confessons avoir eu un a priori négatif. En fait, Eddy y révèle une facette  complètement différente de son talent, interprétant ces pages avec une superbe musicalité, une grande finesse et, autant que nous puissions en juger par les « Ariettes oubliées » de Debussy, une excellente prosodie (le simple mot « blême » dans « L’Ombre des arbres » de Verlaine est prononcé avec une parfaite couleur française). Wolf, Schoenberg, Schumann, Hindeminth : le simple énoncé des compositeurs qui concluent ce CD montre la curiosité de cette artiste attachante. Comme les extraits des rares opéras figurant sur le deuxième CD, ils nous rappellent qu’il y a encore quelques dizaines d’années il existait un public, et un service public, pour aider les artistes à défendre ce répertoire.</p>
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		<title>Great Australian Voices &#8211; June Bronhill</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/great-australian-voices-june-bronhill-les-surprises-du-bout-du-monde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Nov 2016 09:42:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Née en 1929, June Bronhill est une de ces nombreuses voix australiennes presque totalement inconnues dans notre hémisphère. Fort heureusement, depuis quelques années, sous l’impulsion du chef d’orchestre et producteur Brian Castles-Onion, plusieurs compilations tirées d’archives ou d’enregistrements privés ont été réalisées par Désirée Records : Nance Grant, Robert Allman, sans compter un Joan Sutherland complètement &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Née en 1929,<strong> June Bronhill </strong>est une de ces nombreuses voix australiennes presque totalement inconnues dans notre hémisphère. Fort heureusement, depuis quelques années, sous l’impulsion du chef d’orchestre et producteur Brian Castles-Onion, plusieurs compilations tirées d’archives ou d’enregistrements privés ont été réalisées par Désirée Records : <a href="/cd/perle-des-antipodes">Nance Grant</a>, <a href="/cd/un-warren-australien">Robert Allman</a>, sans compter <a href="/cd/joan-sutherland-sutherland-williamson-grand-opera-season-sutherland-inedite-et-en-pleine-forme">un Joan Sutherland complètement inédit</a>. La carrière de Bronhill s’étale sur plus de quarante ans durant lesquels elle aura défendu à la fois l’opéra, l’opérette et la comédie musicale où son abattage faisait parait-il merveille. La voix est au départ celle d’un soprano léger au timbre clair, mais elle évoluera au fil de années, la soubrette des débuts laissant éclore un lyrique plus corsé. Au début de sa carrière, dans les années 50, Bronhill aborde des rôles aigus qui ne mettent pas nécessairement en valeur son timbre, un peu trop blanc dans le registre supérieur, et le style est encore un peu vieillot. Dans cette période, notre préférence va vers les extraits de <em>Manon </em>(l’air du Cours la Reine) ou la délicieuse mélodie « Birds songs at Eventide » de Coates. Toutefois, ces premiers extraits nous permettent d’entendre de rares pages (en anglais) de la <em>Martha </em>de Flotow ou de <em>La Serva Padrona </em>de Pergolese, dans lesquelles le soprano triomphe sans effort des difficultés techniques de la partition. Les extraits de sa Norina de <em>Don Pasquale </em>de Donizetti, du <em>Telephone </em>et de la <em>Saint of Bleeker Street </em>de Menotti (deux ouvrages qu’on aimerait connaître en intégralité dans cette interprétation) nous permettent de comprendre l’impact théâtral de la chanteuse, parfaitement à l’aise tant dans la comédie que dans le drame.</p>
<p>Dans les extraits de Die <em>Entführung aus dem Serail </em>de Mozart, la voix a gagné en maturité et sa remarquable interprétation réussi à nous faire oublier la langue anglaise. Il en va de même de sa <em>Maria Stuarda</em> de Donizetti, aux variations impressionnantes et donnée dans une interprétation d’une électricité rare. Là encore, on aimerait entendre la version intégrale. Le duo de <em>La Bohème</em>, l’Air des bijoux de <em>Faust</em>, le grand air de <em>La Traviata</em>, Oscar du <em>Ballo in Maschera</em>, Gilda de <em>Rigoletto</em>, Magda de <em>La Rondine</em> … on est impressionné par le caractère extrêmement versatile du soprano, capable de rendre justice à des répertoires extrêmement différents et chaque fois avec la même intégrité (à la réserve près que tous ces rôles n’ont pas nécessairement été interprétés sur scène intégralement, notamment <em>La Traviata</em> et <em>La Bohème</em>). Nous pouvons même entendre son audition à Covent Garden avec <em>La Fille du Régiment</em> en italien. Par ailleurs, certaines de ces pages sont ici offertes en langue originale.</p>
<p>Signalons que, comme toujours dans cette collection, l’album comporte quelques extraits de qualité sonore malheureusement très médiocre et surtout destinés à balayer la carrière de la manière la plus exhaustive possible. Par exemple, le « Saper vorreste » du <em>Ballo in maschera</em> est un peu lointain mais il nous permet d’entendre Bronhill au piano en 1976 dans un rôle qu’elle chanta intégralement 25 ans plus tôt, et dans une version avec variations et coloratures particulièrement jouissive ! L’album propose également des extraits d’opéras-comiques (en anglais encore) : <em>Orphée aux Enfers, Die lustige Witwe</em> (encore un son « difficile » …) et <em>Das Land des Lächelns</em>. En 1991, nous retrouvons Bronhill dans le petit rôle de la Baronne dans une production amateur de <em>La Vie Parisienne :</em> à 60 ans passés, la chanteuse se tire de ce rôle trop grave pour elle … avec un contre-ré conclusif.</p>
<p>Nous glissons ensuite vers l’opérette britannique avec <em>The Mikado</em> et <em>HMS Pinafore</em>, chefs d’œuvre de Gilbert &amp; Sullivan trop peu connus en France, mais dont les extraits ne sont pas particulièrement captivants, en passant par l’inclassable <em>Porgy and Bess </em>de George Gershwin pour le duo « Bess, you is my woman now » aux côtés de l’étonnant Geoffrey Chard, baryton au timbre particulièrement sombre. La comédie musicale est représentée par de larges extraits de <em>Robert and Elizabeth</em>, créée à Londres en 1964 et jouée 948 avant d’être reprise en Australie. On retiendra en particulier une superbe interprétation du magnifique et encore un peu populaire « Soliloquy », de qualité quasi opératique, ou encore l’air « Woman and Man » couronné d’un spectaculaire contre-ré. La postérité n’a pas retenu en revanche <em>King’s Rhapsody</em> d’Ivor Novello, grand succès de l’après-guerre portée à l’écran en 1955, Errol Flynn reprenant le rôle créé par Novello lui-même. L’album se termine opportunément par la mélancolique mélodie « At the end of the day » de Donald O’Keefe. A la fin de son parcours, June Bronhill pouvait effectivement être fière de sa carrière.</p>
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		<title>Joan Sutherland : Sutherland Williamson Grand Opera Season</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/joan-sutherland-sutherland-williamson-grand-opera-season-sutherland-inedite-et-en-pleine-forme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Nov 2016 05:16:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est en 1959 à Londres, à l&#8217;occasion d&#8217;une série de représentations de Lucia di Lammermoor, que Joan Sutherland passa instantanément au statut de star mondiale. En 1965, JC. WIlliamson&#8217;s Ltd, compagnie privée fondée vers 1879 par un acteur américain qui lui donna son nom, parvint à convaincre le soprano australien de participer à une tournée &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est en 1959 à Londres, à l&rsquo;occasion d&rsquo;une série de représentations de <em>Lucia di Lammermoor</em>, que<strong> Joan Sutherland</strong> passa instantanément au statut de star mondiale. En 1965, JC. WIlliamson&rsquo;s Ltd, compagnie privée fondée vers 1879 par un acteur américain qui lui donna son nom, parvint à convaincre le soprano australien de participer à une tournée en Australie pour présenter plusieurs ouvrages mettant en valeur les diverses facettes de son talent (au XIX<sup>e</sup> siècle, la compagnie avait de la même manière organisé les tournées de Sarah Bernhardt et de Dame Nellie Melba !). Cette saison comportait sept ouvrages, choisis par Richard Bonynge, dont cinq dans lesquels apparaissait son épouse. <em>Lucia di Lammermoor</em> bien sûr, auquel elle devait sa célébrité ; <em>La Sonnambula</em>, rôle que lui préférait Bonynge ; <em>La Traviata</em>, préférence cette fois de Dame Joan ; <em>Faust</em>, en hommage à Nellie Melba, autre gloire australienne ; <em>Semiramide</em>, un opéra qu&rsquo;elle était la seule à l&rsquo;époque à pouvoir chanter. Deux derniers ouvrages n&rsquo;affichaient pas Sutherland : <em>L&rsquo;Elisir d&rsquo;amore</em> et <em>Eugène Onéguine</em> (ce dernier étant interprété en anglais). Les représentations débutèrent à Melbourne, pour continuer à Adelaïde, Sydney et se terminer à Brisbane. Heureusement pour la postérité, des enregistrements de ces soirées ont été préservés : certains sont de bonne qualité (quand le micro était installé dans le proscenium par le management), mais d&rsquo;autres sont beaucoup plus difficiles à apprécier (quand le micro était caché dans le sac d&rsquo;un spectateur : rappelons qu&rsquo;en 1965 ce type d&rsquo;équipement n&rsquo;était ni de grande qualité ni surtout miniaturisé  !).</p>
<p>Les extraits de <em>Lucia di Lammermoor</em> nous permettent d&rsquo;entendre Joan Sutherland au sommet de ses moyens. Compte tenu des conditions d&rsquo;enregistrement, la différence de projection avec celle de ses confrères est absolument incroyable et nous croyons sans peine les témoins qui la classaient juste après Birgit Nilsson ou Renata Tebaldi en termes de puissance vocale. Sous la baguette de<strong> Richard Bonynge</strong>, la partition retrouve une urgence qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas nécessairement dans les enregistrements studio davantage policés. Son Edgardo est ici incarné par le ténor <strong>John Alexander</strong>, un artiste au répertoire extrêmement vaste : l&rsquo;interprétation n&rsquo;est pas purement belcantiste, mais électrisante. La seconde distribution a droit à quelques extraits : loin de l&rsquo;aisance surhumaine de sa collègue dans le suraigu, <strong>Elizabeth Hardwood</strong> séduit par l&rsquo;intelligence de son chant et l&rsquo;émotion qui s&rsquo;en dégage. <strong>Alberto Remedios</strong> apporte quant à lui davantage d&rsquo;italianité au rôle d&rsquo;Edgardo. Les mêmes remarques s&rsquo;appliquent aux extraits de <em>Faust </em>où nous retrouvons Sutherland en Marguerite survitaminée et l&rsquo;élégance d&rsquo;Alexander. Au passage, on découvre également l&rsquo;excellent Valentin de <strong>Cornelis Opthof</strong>, voix de bronze. <strong>Richard Cross </strong>en Mephisto et <strong>Margreta Elkins</strong> en Siebel sont à peine en retrait : décidément, l&rsquo;Australie ne manquait pas de grandes voix ! L&rsquo;ensemble est porté par la direction électrisante de <strong>William Weibel</strong> qui restaure une coupure de plus d&rsquo;une minute habituellement pratiquée dans le finale. Les extraits de <em>La Sonnambula</em> s&rsquo;adressent à un public « averti » : c&rsquo;est à peine si l&rsquo;on reconnaît le timbre pourtant si caractéristique du jeune&#8230; <strong>Luciano Pavarotti</strong> (comme on le voit, Richard Bonynge s&rsquo;avait s&rsquo;entourer). Celui-ci est bien mieux mis en valeur dans les extraits de <em>La Traviata</em>, donnant de la valeur à chaque mot par les modulations de son timbre. Dame Joan est bien sûr incroyable dans le premier acte (avec un air final donné dans la version traditionnelle, avec un spectaculaire mi bémol final) et très convaincante par la suite, dès lors qu&rsquo;on accepte sa conception du personnage de pauvre jeune fille victime des événements et d&rsquo;avance perdante. Les extraits de <em>L&rsquo;Elisir d&rsquo;amore</em> avec Harwood et Pavarotti sont moyennement intéressants, avec un <strong>Spiro Malas</strong> exagérément bouffe en Dulcamara. Les extraits de <em>Semiramide </em>sont assez étonnants : Sutherland y est au sommet, véritablement unique même encore aujourd&rsquo;hui, car les conditions de captation mettent particulièrement en relief les qualités exceptionnelles de cette voix. Authentique contralto, <strong>Monica Sinclair</strong> a quelques problèmes dans les vocalises les plus rapides, mais son interprétation est galvanisée par la scène. C&rsquo;est aussi le cas de celle du ténor <strong>Joseph Ward</strong>, largement sous-dimensionné pour le rôle d&rsquo;Idreno si on le compare aux références que sont Rockwell Blake et Chris Merritt, mais qui finit par gagner notre sympathie par son enthousiasme et son engagement : en 1965, il n&rsquo;y avait vraisemblablement aucun autre ténor capable de mieux rendre justice à ce répertoire et la salle, sans doute subjuguée, lui réserve une ovation méritée. Le coffret se termine par les quelques extraits d&rsquo;<em>Eugène Onéguine</em> d&rsquo;un intérêt purement historique.</p>
<p>En conclusion, nous tenons là un album qui intéressera tous les fans de Joan Sutherland, mais aussi ceux qui s&rsquo;intéressent aux voix oubliées, à conditions de ne pas rechercher la pureté des enregistrements studio. <a href="/cd/un-warren-australien">Comme les précédentes réalisations de Désirée Records</a>, ce coffret de quatre CD est aussi un bel objet, avec un livret de quarante pages, des biographies et de rares photos.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/joan-sutherland-sutherland-williamson-grand-opera-season-sutherland-inedite-et-en-pleine-forme/">Joan Sutherland : Sutherland Williamson Grand Opera Season</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Great Australian Voices</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/great-australian-voices-un-warren-australien/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Jun 2014 16:13:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après Nance Grant, l’éditeur australien Desiree Records continue son œuvre de redécouverte et de réhabilitation avec ce coffret consacré cette fois au baryton Robert Allman. Quasi contemporain de Joan Sutherland puisqu’il est né comme elle en 1926 et décédé en 2013, trois ans après la stupenda, le chanteur est également méconnu du public européen malgré &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>
	Après <a href="/cd/perle-des-antipodes">Nance Grant</a>, l’éditeur australien Desiree Records continue son œuvre de redécouverte et de réhabilitation avec ce coffret consacré cette fois au baryton <strong>Robert Allman</strong>. Quasi contemporain de Joan Sutherland puisqu’il est né comme elle en 1926 et décédé en 2013, trois ans après la <em>stupenda</em>, le chanteur est également méconnu du public européen malgré une carrière moins casanière que celle de Grant comme nous le verrons plus loin.</p>
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	Le coffret offre un large panorama du répertoire de cet artiste, de l’évolution de sa voix et de son répertoire.</p>
<p>
	Comme pour Nance Grant, les premiers témoignages nous viennent du Mobil Quest, une sorte de radio-crochet destiné à faire connaître de jeunes talents. Le troisième CD s’ouvre sur trois extraits de cette époque (en anglais), qui nous font découvrir les moyens impressionnants d’Allman et une émission naturelle qui manque encore un peu d’iltalianité. Repéré par Dominique Modesti, professeur de chant français marié au soprano australien Norma Gadsden et « découvreur » d’Albert Lance (autre grande voix australienne), Allman se perfectionne à Paris puis auditionne ensuite à Londres pour être engagé à Covent Garden dès le lendemain. Il y chante Donner du <em>Rheingold</em> puis Escamillo (une quarantaine de fois, parfois aux côtés de Jon Vickers), mais se sent en but à l’inimitié du « lobby gallois » mené par Geraint Evans qui voit d’un mauvais œil cette concurrence. Dès que l’occasion se présente, Allman passe une audition pour chanter en Europe et débute en Iago à Dammstardt, en allemand cette fois.</p>
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	A l’issue de ces quelques années, la voix a perdu en brillance mais gagné en rondeur et en noirceur, faisant irrésistiblement penser à celle de l’immense baryton américain, Leonard Warren. De cette décennie passée en Allemagne (de 1959 à 1969), le coffret nous propose de larges échos : un remarquable Amfortas et la scène finale de <em>Rigoletto</em> excellemment dirigée par le compositeur <strong>Bruno Maderna</strong>, tous les deux enregistrés à Cologne, un extrait du Trouvère avec l’immense Helge Rosvaenge. Bien que ces deux derniers morceaux paraissent convaincants, Allman n’est pas pour autant un baryton Verdi, la sollicitation répétée de l’aigu semblant le fatiguer à la longue. On en a un début de preuve avec le duo d’<em>Aida</em>, enregistrée à la Nouvelle-Orléans aux côtés d’une incroyable <strong>Virginia Zeani </strong>d’un vérisme exacerbé, où l’artiste finit par détonner. On notera que le coffret ne présente aucun suraigu dans quelque rôle que ce soit. A l’époque, Allman est bien plus à l’aise en Jokanaan qu’il chante à l’occasion d’un bref retour en Australie.</p>
<p>
	En 1969, Allman retourne définitivement en Australie où il interprète, le plus souvent en anglais, les principaux rôles du répertoire. De cette nouvelle période, on retiendra surtout les « véristes » (en incluant Puccini) qui conviennent particulièrement à la noirceur de la voix et au mordant du phrasé. Mais Allman excelle également dans le répertoire allemand avec des Strauss et des Wagner tout à fait convaincants, en particulier le Hollandais du <em>Vaisseau fantôme</em>. Cette évocation nous permet de l’entendre aux côtés de l’immense <strong>Joan Sutherland</strong> dans un extrait très excitant d’<em>I Masnadieri</em> ou encore les débuts de <strong>Kiri Te Kanawa </strong>dans une <em>Traviata</em>  que l&rsquo;on voudrait intégrale.  </p>
<p>
	Cerise sur le gâteau, le coffret propose des extraits de son gala d’adieu en 1997 à l’Opéra de Sydney, un gala arrangé par Brian Castles-Onion promoteur de ce coffret. A 71 ans, Allman fait preuve d’un entrain irrésistible, notamment dans un pot pourri hilarant intégrant Valentin de <em>Faust</em>, Enrico de <em>Lucia di Lammermoor</em>, Alfonso de <em>Lucrezia Borgia</em>, etc.</p>
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		<title>Great Australian Voices</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 May 2014 06:47:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Il y a deux ans, nous avions le plaisir de commenter la publication d’un album consacré à Nance Grant, chanteuse australienne absolument inconnue du public européen. Nous concluions notre article en regrettant que le soprano ne semblât disposer que d’un répertoire relativement réduit. Les mois ont passé, et ce nouveau coffret vient nous démontrer &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Il y a deux ans, nous avions le plaisir de commenter la publication d’<a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,print,0&amp;cntnt01articleid=4168&amp;cntnt01showtemplate=false&amp;cntnt01returnid=55">un album</a> consacré à <strong>Nance Grant</strong>, chanteuse australienne absolument inconnue du public européen. Nous concluions notre article en regrettant que le soprano ne semblât disposer que d’un répertoire relativement réduit. Les mois ont passé, et ce nouveau coffret vient nous démontrer à quel point nous nous étions trompés puisque l’éventail des compositeurs abordés balaie un siècle et demi de musique, de Gluck à Strauss en passant par Wagner ou Donizetti ! Ces trois CD sont amoureusement assemblés par Brian Castles-Onion à partir d’enregistrements sur le vif, radio ou captés en salle, d’une qualité généralement correcte à quelques exceptions que nous évoquerons plus bas.</p>
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			C’est en 1957 que Nance Grant, à l’age de 25 ans, commence à se faire connaitre en participant au Mobil Quest Competition puis à l’ABC Concerto and Vocal Competition, sortes de radio-crochets destinés à révéler de jeunes artistes australiens (citons, parmi les lauréats du premier, Joan Sutherland et Albert Lance). De ces années nous parviennent des extraits de <em>Lucia di Lammermoor</em> ou de <em>La Traviata</em> (tous les deux en anglais malheureusement) absolument étonnants. Pas de surenchères de suraigus dans les deux cas (quoique Grant offre le contre-ré de Lucia), mais l’essentiel du belcanto est là, avec une belle inventivité dans les variations, des vocalises impeccables, une bonne gestion des couleurs et une expressivité juste. On retrouvera vingt ans plus tard la même insolence vocale dans le réjouissant pot-pourri de la comédie musicale <em>Balalaika</em>, avec une vocalise d’entrée jusqu’au mi-bémol (un arrangement initialement écrit pour Joan Sutherland) !</p>
<p>			Les années 60 nous valent des rôles lyriques majeurs: Amelia de <em>Simon Boccanegra</em> (une version télévisée à laquelle elle ne prête que sa voix dans une interprétation d’une étonnante maturité pour une artiste qui vient de passer la trentaine), <em>Le Fils Prodigue</em>, <em>I Quattro Rusteghi</em> et <em>Dialogues des Carmélites</em> : un éclectisme remarquable, facilité par l’emploi systématique de la langue anglaise qui simplifie tout de même l’apprentissage du texte. En ce qui concerne ce dernier ouvrage, l’usage de l’anglais a longtemps été la règle dans les pays anglo-saxons (même quand Régine Crespin chantait la Prieure au Metropolitan !). L’auditeur qui fera l’effort d’écouter ces extraits sans a priori sera séduit par une diction exemplaire, un timbre riche dont les couleurs variées illustrent toujours parfaitement le texte.</p>
<p>			Quand le britannique Edward Downes devient directeur musical de l’Australian Opera, un nouveau volet s’ouvre pour la carrière de Nance Grant. Le disque préserve, dans un son correct, ses débuts en Maréchale du <em>Rosenkavalier </em>en 1972, un ouvrage où l’on est rarement excellente dès la prise de rôle, ce que l’extrait démontre une fois de plus, le timbre opulent ne suffisant pas à compenser un certain manque d’introspection. La Léonore de <em>Fidelio</em>, qui date de 1974, est en revanche d’une insolence totale. De larges extraits d’<em>Orphée et Eurydice</em> nous permettre de découvrir sa consœur <strong>Lauris Elms</strong>, beau mezzo inconnu (là encore), Grant assurant la partie d’Eurydice. Les extraits mozartiens ne convaincront que les oreilles les plus endurcies ; certes, on perçoit (avec un brin de nostalgie) une voix royale, mais la qualité sonore de ces enregistrements (provenant vraisemblablement d’un magnétophone dans la salle) est assez médiocre (le son est d’ailleurs plus écoutable au casque que sur une chaîne de salon). On fera le même constat pour la scène finale de <em>Suor Angelica</em>, interprétation qui manque toutefois d’expressivité « vériste » (je laisse aux curieux le plaisir de s’amuser à identifier la langue dans laquelle c’est chanté !). On comprend néanmoins qu’il était indispensable de les proposer au public actuel pour bien convaincre des incroyables ressources du soprano.</p>
<p>			Des années 80, on retiendra de beaux Wagner, notamment une Senta dans la lignée de sa Léonore, avec des attaques aiguës impressionnantes, des vocalises parfaitement en place, de beaux abandons piano, mais surtout un personnage campé en quelques mesures. On appréciera également sa Sieglinde (en allemand cette fois) sous la direction attentive de <strong>Charles Mackerras</strong>, malgré un ténor au bord du dépôt de bilan à la fin de l’acte I. Retour à l’anglais cette fois pour sa dernière prise de rôle, une étonnante Elsa de <em>Lohengrin</em>, un rôle appris en seulement trois semaines du fait de la défection de la chanteuse initialement prévue. A l’écoute de ces extraits, on peut certes remarquer le début d’un vibrato un peu marqué, rien qui ne justifiât la fin d’une carrière cinq ans plus tard. Grant se consacrera dès lors à l’enseignement. En résumé, un étonnant panorama d’une artiste versatile, proposé dans un coffret qui offre l’avantage de ne pas comporter de doublon avec le précédent.</p>
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