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	<title>Opera Rara - label - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Opera Rara - label - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>Opera Rara 2026-27, toujours à la pointe de la rareté</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/opera-rara-2026-27-toujours-a-la-pointe-de-la-rarete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Apr 2026 07:51:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Opera Rara a présenté une saison 2026-27 conforme à sa mission de redécouverte du répertoire lyrique rare du XIXe siècle. Deux productions majeures marqueront cette 56e édition : Barkouf de Jacques Offenbach et Il campo de’ crociati de Saverio Mercadante, dirigées respectivement par Paul Daniel et Carlo Rizzi. Côté distribution, Barkouf réunira notamment Yann Beuron, &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Opera Rara a présenté une saison 2026-27 conforme à sa mission de redécouverte du répertoire lyrique rare du XIXe siècle. Deux productions majeures marqueront cette 56e édition : <em>Barkouf</em> de Jacques Offenbach et <em>Il campo de’ crociati</em> de Saverio Mercadante, dirigées respectivement par <strong>Paul Daniel</strong> et <strong>Carlo Rizz</strong>i. Côté distribution, B<em>arkouf</em> réunira notamment <strong>Yann Beuron</strong>, <strong>Anne-Catherine Gillet</strong> ainsi que <strong>Philippe Talbot</strong> et  <em>Il campo de’ crociati,</em> <strong>Rosa Feola</strong>, <strong>Iván Ayón-Rivas</strong> et <strong>Germán Enrique Alcántara</strong>. La saison verra également la sortie de l’enregistrement inédit de la version finale de <em>La rondine</em> de Giacomo Puccini, avec <strong>Ermonela Jaho</strong> dans le rôle de Magda. Le projet Donizetti s’achèvera avec un dernier volume porté par <strong>Nicola Alaimo</strong> et <strong>Carlo Rizzi</strong>. Des artistes comme <strong>Flora Willson</strong> et <strong>Giulio Zappa </strong>participeront également aux activités pédagogiques et aux concerts. Plus d’informations sur <a href="https://opera-rara.com/">Opera Rara</a>.</p>


<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="Opera Rara&#039;s 2026/27 Season Preview | with Carlo Rizzi and Henry Little" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/eX0u1YTYdJQ?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
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		<item>
		<title>Le Donizetti Song Project d&#8217;Opera Rara doublement récompensé</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/le-donizetti-song-project-dopera-rara-doublement-recompense/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Feb 2026 09:31:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ce lundi 23 février, au Theater Regensburg, le Donizetti Song Project d’Opera Rara a reçu le prix de la meilleure édition complète aux OPER! Awards, une distinction qui remplaçait exceptionnellement cette année celle du meilleur enregistrement d’opéra. Quelques semaines plus tôt, les volumes 5 et 6 du cycle discographique avaient également remporté le International Classical &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p data-start="0" data-end="466">Ce lundi 23 février, au Theater Regensburg, le Donizetti Song Project d’Opera Rara a reçu le prix de la meilleure édition complète aux OPER! Awards, une distinction qui remplaçait exceptionnellement cette année celle du meilleur enregistrement d’opéra. Quelques semaines plus tôt, les volumes 5 et 6 du cycle discographique avaient également remporté le <strong data-start="393" data-end="432">International Classical Music Award</strong> dans la catégorie Musique vocale.</p>
<p data-start="468" data-end="912" data-is-last-node="" data-is-only-node="">Porté par le chef <strong>Carlo Rizzi</strong>, la soprano<strong> Ermonela Jaho</strong> et le directeur général Henry Little, le projet vise à ressusciter l’intégrale des quelque 200 mélodies de Donizetti, dont beaucoup inédites à l’époque moderne. Parmi ses interprètes, outre <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/donizetti-songs-vol-5-6-e-jaho-c-rizzi/">Ermonela Jaho</a>, <strong><a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/donizetti-songs-vol-3-m-spyres-c-rizzi/">Michael Spyres</a></strong> ou encore<strong> Marie-Nicole Lemieux</strong>. Lancée en 2020, cette entreprise éditoriale et discographique culminera en juin prochain avec un récital final au Wigmore Hall de Londres, confirmant l’engagement d’Opera Rara en faveur de la redécouverte du patrimoine lyrique.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Opera Rara remet Barkouf à l&#8217;affiche</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/opera-rara-remet-barkouf-a-laffiche/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Dec 2025 05:55:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Offenbach est dans l&#8217;air du temps – tant mieux. Alors que le Théâtre des Champs-Elysées vient de porter à l&#8217;affiche Robinson Crusoé, Opera Rara et The Hallé à Manchester annoncent pour le 4 octobre 2026 la première britannique de Barkouf, opéra-bouffe d’Offenbach aussi rare qu’effronté, où un chien est nommé gouverneur pour remplacer une élite &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Offenbach est dans l&rsquo;air du temps – tant mieux. Alors que le Théâtre des Champs-Elysées vient de porter à l&rsquo;affiche <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-robinson-crusoe-paris-tce/"><em>Robinson Crusoé</em></a>, Opera Rara et The Hallé à Manchester annoncent pour le 4 octobre 2026 la première britannique de <em data-start="244" data-end="253">Barkouf</em>, opéra-bouffe d’Offenbach aussi rare qu’effronté, où un chien est nommé gouverneur pour remplacer une élite corrompue. Portée par l’édition critique de <strong>Jean-Christophe Keck</strong>, la production réunira<strong> Paul Daniel</strong> à la direction, le chœur de l’English National Opera et un plateau vocal de haut vol, d’<strong>Anne-Catherine Gillet</strong> à <strong>Mathias Vidal</strong> et <strong>Yann Beuron</strong>.</p>
<p data-start="592" data-end="1008">Une semaine avant le concert, l’équipe réalisera la première gravure intégrale de l’œuvre — nouvelle étape dans la mission de redécouverte du répertoire que mène Opera Rara. La maison britanno-italienne sort d’ailleurs auréolée du succès critique du <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/un-vieux-chien-droit-sur-ses-pattes/"><em data-start="846" data-end="864">Simon Boccanegra</em> original</a> et poursuit son vaste <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/donizetti-songs-vol-5-6-e-jaho-c-rizzi/"><em>Donizetti Song Project</em></a>, tandis que<strong> Carlo Rizzi</strong> et <strong>Ermonela Jaho</strong> préparent <a href="https://www.forumopera.com/ermonela-jaho-etre-chanteuse-dopera-est-un-long-voyage-spirituel/">une nouvelle <em data-start="987" data-end="996">Rondine</em> de Puccini</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Ermonela Jaho : « Nous sommes à chaque représentation des gladiateurs qui rentrons dans l’arène »</title>
		<link>https://www.forumopera.com/ermonela-jaho-etre-chanteuse-dopera-est-un-long-voyage-spirituel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Edouard Brane]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Dec 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une actualité double pour la soprano albanaise, alors qu’Opéra Rara vient de publier deux albums consacrés aux mélodies de Donizetti, l’un en français, l’autre en italien. La traviata sera retransmise en direct au cinéma le 14 janvier prochain. Combien de fois avez-vous incarné Violetta sur scène ? Je ne compte plus ! Je dirais environ &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Une actualité double pour la soprano albanaise, alors qu’Opéra Rara vient de publier deux albums consacrés aux mélodies de Donizetti, l’un en français, l’autre en italien.</strong></p>
<p><strong><em>La traviata</em> sera retransmise en direct au cinéma le 14 janvier prochain. Combien de fois avez-vous incarné Violetta sur scène ?</strong></p>
<p>Je ne compte plus ! Je dirais environ trois cents fois, mais chaque représentation est un nouveau défi. Avec l’expérience, je me sens plus libre techniquement, mais l’émotion reste toujours intense. Cette fois, les caméras vont capter le moindre frisson : c’est un défi supplémentaire.</p>
<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="The Royal Opera: La traviata Cinema Trailer" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/2UMXXzIToFo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
<p><strong> Vous avez annoncé plusieurs fois vos adieux au rôle. Est-ce enfin votre dernier Violetta ?</strong></p>
<p>Je l’ai dit, mais je n’ai pas encore réussi à lui dire au revoir. Ce ne sont pas mes adieux, mais mes dernières représentations. Après Londres, je la chanterai encore au MET à New York et à Rome en 2026. J’ai donné tout mon cœur à ce personnage, mais il faut savoir, avec l’âge, être raisonnable et savoir s’arrêter.</p>
<p><strong> Cela signifie-t-il que vous ne chanterez plus jamais Violetta en France ?</strong></p>
<p>Il ne faut jamais dire jamais ! J’ai fait mes débuts dans ce rôle à l’Opéra de Marseille, et l’accueil du public y reste gravé dans ma mémoire. Puis il y a eu Orange, Paris, Montpellier… Si l’occasion se présente, je reviendrai avec plaisir.</p>
<p><strong><em> La traviata</em> a-t-elle selon vous une part de culture française, malgré ses racines italiennes ?</strong></p>
<p>Oui. L’âme de l’opéra est italienne, mais son élégance et sa grâce sont françaises. Verdi a capté l’esprit de <em>La Dame aux camélias</em> : la souffrance de Violetta y est toujours teintée de raffinement et de subtilité.</p>
<p><strong> Votre propre expérience nourrit-elle votre interprétation ?</strong></p>
<p>Absolument. J’ai quitté l’Albanie très jeune pour réaliser mon rêve, et cette séparation reste en moi. La nostalgie, la mémoire, l’exil : tout cela ressurgit naturellement sur scène. C’est une émotion universelle, partagée par tous.</p>
<p><strong> Avez-vous un rituel avant de monter sur scène ?</strong></p>
<p>J’arrive tôt, deux ou trois heures avant la représentation, je révise la partition et répète encore, et encore. Même après des centaines de représentations, je me sens toujours reconnaissante de chanter ce rôle. C’était mon rêve de jeune fille, et on ne quitte pas un rêve si facilement. Violetta m’enseignera toujours sur l’amour, le sacrifice et la vérité.</p>
<p><strong> Comment votre voix a-t-elle évolué au fil de toutes ces incarnations ?</strong></p>
<p>Je n’ai plus vingt ans. Mon timbre s’est enrichi, ma voix est moins agile qu’autrefois, mais elle a gagné en profondeur. J’ai suivi le vérisme, puis je reviens au bel canto, par exemple avec <em>Maria Stuarda</em> de Donizetti. J’ai toujours accepté ma voix telle qu’elle est.</p>
<p><strong> On conseille aux jeunes chanteuses de ne pas aborder Violetta trop tôt. Qu’en pensez-vous ?</strong></p>
<p>C’est très personnel et dépend de la technique et de la maturité. Callas disait qu’il fallait trois voix différentes pour chanter <em>La Traviata</em>. Il faut savoir passer d’une émotion à l’autre, avoir un corps solide et une technique sûre. Nous sommes à chaque représentation des gladiateurs qui rentrons dans l’arène, mais ce qui fait la différence, c’est l’intention et l’émotion que l’on y met.</p>
<p><strong> Avez-vous imposé une discipline stricte pour préserver votre voix ?</strong></p>
<p>Il n’y a pas le choix. Ces deux petites cordes vocales portent tout le rôle. Il faut en prendre soin et imposer à son corps une discipline rigoureuse. Plutôt qu’une discipline, c’est une méditation quotidienne. Être chanteuse d’opéra est un long voyage spirituel, un métier solitaire, exigeant, mais profondément gratifiant.</p>
<p><strong> Vous avez enregistré des albums de mélodies françaises et italiennes de Donizetti pour Opéra Rara. Sommes-nous proche ou loin de Verdi ?</strong></p>
<p><em>La traviata</em> de Verdi exige une endurance belcantiste. Dans ces enregistrements, la voix est seule, soutenue par le piano, dans l’intimité la plus pure. Chaque mot compte, et cela m’a appris à chanter avec précision et délicatesse. J’ai appris une quarantaine de mélodies et je recommande vivement cette formation à toutes les jeunes chanteuses.</p>
<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="Donizetti Songs Vol.5 &amp; 6 | Out 26 September 2025 | Ermonela Jaho and Carlo Rizzi" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/0lL63JhxFH0?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
<p><strong> Vous orienterez-vous davantage vers le bel canto dans les années à venir ?</strong></p>
<p>Oui, c’est un retour naturel. Je reviens vers Donizetti et je compte explorer Bellini prochainement. C’est un chemin que j’ai toujours voulu suivre.</p>
<p><strong> Vous venez d’enregistrer et de chanter à Londres <em>La rondine</em> dans sa version finale de 1921 présentée par Opera Rara. Que vous a-t-elle apporté ?</strong></p>
<p>J’ai eu la chance d’interpréter les trois versions existantes. La première est lumineuse ; les deux autres sont plus sombres et reflètent le désir de Puccini de dramatiser l’histoire. La version finale de 1921 que nous venons de donner et jamais entendue du vivant du compositeur, révèle une tristesse inattendue. Cela m’a permis de découvrir un autre visage de Puccini, comme une porte secrète ouverte sur son âme.</p>
<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="The ending of &quot;Chi il bel sogno di Doretta&quot; with Ermonela Jaho, the BBC SO and Carlo Rizzi" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/fA7sxazMoyI?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
<p style="text-align: right;">Propos recueillis par Edouard Brane le 10 décembre 2025</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Donizetti Songs vol. 5 &#038; 6 (E. Jaho, C. Rizzi)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/donizetti-songs-vol-5-6-e-jaho-c-rizzi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Picard]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Sep 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Opera Rara poursuit son entreprise d’enregistrement des chansons de Donizetti, entamée à l’occasion du cinquantième anniversaire du label. Que le Bergamasque ait été l’un des compositeurs les plus prolifiques de l’histoire de l’opéra, personne ne l’ignore (plus de 70 partitions à son actif, soit presque trois fois plus que Verdi – sans parler de Wagner &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Opera Rara</strong> poursuit son entreprise d’enregistrement des chansons de Donizetti, entamée à l’occasion du cinquantième anniversaire du label. Que le Bergamasque ait été l’un des compositeurs les plus prolifiques de l’histoire de l’opéra, personne ne l’ignore (plus de 70 partitions à son actif, soit presque trois fois plus que Verdi – sans parler de Wagner ou de Puccini). Mais on lui doit aussi plus de 200 mélodies, écrite tout au long de ses trente années de carrière (1818-1848), entre l’Italie et Paris. Ces dernières n’ayant jamais encore été systématiquement recherchées, réunies, comparées et enregistrées, un immense travail de recréation a été mené sous l’égide de <strong>Roger Parker</strong>, l’un des plus grands spécialistes de Donizetti, et du chef <strong>Carlo Rizzi</strong>. Il ne faut pas négliger l’ampleur de la tâche et des choix qui ont été accomplis : il s’agit parfois de trancher sur l’attribution douteuse d’une partition, de compléter en grande partie un accompagnement lacunaire, de supposer à quel stade de sa carrière Donizetti a écrit ces morceaux, ou encore de décider à quel type de voix ils doivent être confiés.</p>
<p>Quatre volumes sont déjà sortis : les deux premiers avec Lawrence Brownlee (ténor) et Nicola Alaimo (piano), <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/donizetti-songs-vol-3-m-spyres-c-rizzi/">le troisième avec Michael Spyres (ténor) et Carlo Rizzi (piano)</a> et le quatrième avec Marie-Nicole Lemieux (contralto) et Giulio Zappa (piano). Avec ces deux nouveaux volumes (le vol. 5 en italien et le vol. 6 en français), c’est à une soprano que revient pour la première fois le rôle, l’Albanaise <strong>Ermonela Jaho</strong>, en duo avec Carlo Rizzi lui-même.</p>
<p><strong>Ermonela Jaho</strong>, qui a conquis le public hambourgeois en début d’année en Maria Stuarda, retrouve ici avec bonheur l’écriture belcantiste de Donizetti. Sa ligne de chant superbe constitue une leçon d’élégance et d’expressivité et elle est capable de produire ces sons suspendus inscrits dans de longues lignes mélodiques qui font toute la beauté éthérée des mélodies géniales de Donizetti. Surtout, elle donne de sa personne pour incarner comme des saynètes chacun des textes, rendant justice à l’efficacité dramatique si caractéristique de l’art du compositeur. On entend néanmoins un registre medium plus fragile et des graves forcés et secs, le tout donnant une voix aux registres peu égalisés. On note en outre un vibrato un peu rapide, tirant sur le vibratello, mais qui n’entrave pas la pureté de la ligne. Le français de la soprano, dans le volume 6, est perfectible, moins en raison de l’accent (très discret) que d&rsquo;étourderies de prononciation, avec des consonnes substituées à d’autres. L’ensemble n’en demeure pas moins un régal pour les inconditionnels de Donizetti et autres amateurs de longues lignes mélodiques et de cadences a cappella.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" title="Ermonela Jaho Carlo Rizzi" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Ermonela-Jaho-Carlo-Rizzi-1294x600.png" alt="" />© DR</pre>
<p>La première chose qui frappe à l’écoute de ces deux CD est la grande diversité des compositions qui sont rassemblées : des chansons de moins d’une minute (« Amor, che nullo amato ») et des scènes structurées dignes d’un opéra (<em>Il pescatore </em>qui s’ouvre sur un vrai récitatif), de la chanson napolitaine (« Lu trademiento »), d’élégantes compositions aux carrures régulières et élégantes tournées vers le XVIII<sup>e</sup> siècle (« Che non mi disse un dì! » sur un texte de Métastase), des compositions de salon à la française en trois strophes au sentimentalisme déchirant (« La Mère et l’enfant »), une ritournelle séductrice où la voix mime le son des castagnettes (« Au tic-tac des castagnettes ») et puis des passages inclassables, mondains, comiques, ou au contraire pleinement dramatiques voire mélodramatiques. À tel point qu’on hésite sur le nom à leur attribuer : ni mélodies françaises, ni Lieder allemands, trop divers pour être réunis sous l’étiquette (vague) de « composizioni da camera » comme on le fait pour Verdi et Bellini… on s’en tient ici à <em>mélodie</em> ou <em>chanson</em>, faute de mieux.</p>
<p>La grande découverte de cette série est la façon dont Donizetti a exploité la souplesse de la chanson pour mener des expérimentations entre les styles, les langues, les modes narratifs et les manières de traiter la voix. Malgré la diversité de ces deux CD, on sent se dégager un compositeur toujours efficace pour planter des décors et suggérer des atmosphères, toujours apte, même dans des mélodies qui ne durent qu’une poignée de secondes, à évoquer avec justesse un sentiment. Le mélodiste italien se prête aussi à un style déclamatoire plus français, les longues lignes d’une romance plaintive alternant avec des récitatifs en bonne et due forme. L’écriture du piano n’est pas toujours du plus grand intérêt, mais elle va de la « grande guitare » belcantiste à d’agréables audaces de sinuosité harmonique pour coller aux soubresauts du texte. <strong>Carlo Rizzi</strong> fait évidemment merveille derrière son clavier, et on ne peut que regretter que l’enregistrement semble pousser en avant la voix de la soliste, au détriment d’une fusion entre les deux membres de ce qui reste un duo : citons par exemple la remarquable mélodie « Le Bal masqué », petit opéra mélodramatique où la soprano dévorée de jalousie découvre l’infidélité de son amant tandis que le piano continue à jouer la ritournelle du bal qui est la toile de fond de ce petit drame, tout le sel du morceau étant dans le décalage très opératique entre les deux.</p>
<p>Remarquable aventure intellectuelle que cette exhumation minutieuse, servie par des artistes intelligents et amoureux de l’art de Donizetti. On ne peut que recommander son écoute attentive, surtout en compagnie du livret très bien fait et très instructif : pour chaque mélodie on trouvera des informations sur l’époque et le lieu de composition, les éventuels dédicataires, les auteurs du texte, le lieu de conservation, ainsi qu’une petite analyse du style et de la structure de chaque pièce. Tout amateur sera ravi, en tendant l’oreille, de croire entendre des fragments de <em>Maria Stuarda</em>, de <em>Poliuto</em>, de <em>La Fille du Régiment </em>ou de<em> L&rsquo;elisir d&rsquo;amore</em> ; il sera peut-être même ému de surprendre Donizetti dans son réseau mondain, dédiant à un ami pour le nouvel an la mélodie « Dell’anno novello » ou rendant un hommage à son confrère et rival emporté trop jeune par la mort dans le « Lamento per la morte di Bellini » qui témoigne de la grande familiarité que Gaetano avait de toute évidence avec le style de Vincenzo. Une boîte à pépites instructive et délicate où l’on pourra piocher à son gré !</p>
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		<title>Un partenariat inédit autour de Donizetti</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/un-partenariat-inedit-autour-de-donizetti/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Sep 2025 06:38:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La saison 2025-26 marque le début d’un partenariat inédit entre Opera Rara et le Donizetti Opera Festival de Bergame. Sur trois ans et six concerts, près de 200 mélodies de Donizetti seront interprétées par de jeunes chanteurs issus du programme Bottega Donizetti, dirigé par le pianiste Giulio Zappa. Aux côtés du musicologue Roger Parker, Zappa &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La saison 2025-26 marque le début d’un partenariat inédit entre Opera Rara et le Donizetti Opera Festival de Bergame. Sur trois ans et six concerts, près de 200 mélodies de Donizetti seront interprétées par de jeunes chanteurs issus du programme Bottega Donizett<strong>i</strong>, dirigé par le pianiste <strong>Giulio Zappa</strong>. Aux côtés du musicologue Roger Parker, Zappa a conçu des programmes qui mêleront pages rares et œuvres nouvellement découvertes.</p>
<p>Dès les 16 et 30 novembre prochains, six artistes présenteront une sélection de romances et d’ensembles inédits, dont trois créations mondiales, dans le Ridotto Gavazzen<strong>i</strong> du Teatro Donizetti. Pour Riccardo Frizza, directeur artistique du Festival, cette collaboration illustre la volonté de renforcer l’internationalisation et de replacer Gaetano Donizetti au centre du répertoire.</p>
<p>Ce projet s’inscrit aussi dans une dynamique de transmission, les jeunes chanteurs bénéficiant d’une immersion au cœur du style belcantiste. L’événement s’ajoute à une saison riche pour Opera Rara, couronnée « Label de l’année » par Gramophone en 2024, et qui prépare également une <em>Rondine</em> de Puccini dans sa version définitive, au Barbican de Londres en décembre.</p>
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		<title>Un « vieux chien » droit sur ses pattes</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/un-vieux-chien-droit-sur-ses-pattes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cedric Manuel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Apr 2025 06:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Verdi avait une affection particulière pour son Simon Boccanegra, écrit en 1856 pour honorer un contrat avec la Fenice de Venise en vue du carnaval 1857. L’échec cinglant de la création d’une œuvre que le compositeur avait voulu originale l’avait beaucoup blessé. Certes, elle était différente de ses précédentes partitions, par ses clairs-obscurs, sa douleur &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400;">Verdi avait une affection particulière pour son <em>Simon Boccanegra</em>, écrit en 1856 pour honorer un contrat avec la Fenice de Venise en vue du carnaval 1857. L’échec cinglant de la création d’une œuvre que le compositeur avait voulu originale l’avait beaucoup blessé. Certes, elle était différente de ses précédentes partitions, par ses clairs-obscurs, sa douleur rentrée et la noblesse froide de ses personnages (le méchant Paolo et ses comparses exceptés), à commencer par le rôle-titre. Pas toujours innocent de jugements à l’emporte-pièce, Verdi avait sous-entendu que les Vénitiens n’étaient pas capables de comprendre de telles subtilités -comme ils n’avaient pas compris celles de La Traviata quelques années plus tôt.</p>
<p style="font-weight: 400;">C’est pourtant cet opéra et pas un autre que le compositeur, poussé en ce sens par son éditeur Ricordi, acceptera de réhabiliter presque un quart de siècle plus tard avec l’aide de son nouveau librettiste Arrigo Boïto, après 10 ans de silence à l’opéra. « Je me prépare à raffermir les pattes d’un vieux chien qu’on a méchamment battu à Venise et qui se nomme Simon Boccanegra » écrira-t-il à son ami Arrivabene en janvier 1881. On connaît la suite et aujourd’hui, ce <em>Simon Boccanegra</em> de 1881 culmine au firmament des chefs d’œuvre du maître et on n’en compte plus les reprises depuis plusieurs décennies, après une redécouverte par le duo Abbado-Strehler devenue légendaire.</p>
<p style="font-weight: 400;">Mais que reste-t-il de la version initiale ? On n’en connaissait jusqu’ici qu’un enregistrement pour la BBC sur le vif dirigé en 1976 par John Matheson et réédité par Opera Rara et un autre au festival de Martina Franca en 1999 et publié par le label Dynamic. <strong>Opera Rara</strong> propose donc la première version de studio de la version de 1857, enregistrée en marge de concerts en avril 2024. Elle surpasse sans peine le dernier disque précité et bénéficie d&rsquo;un plus grand confort d&rsquo;écoute que le premier.</p>
<p style="font-weight: 400;">Il ne s’agit pas ici de comparer les deux versions réalisées par Verdi, mais à la première écoute de cet enregistrement, parfaitement réalisé sur le plan technique, on peut mesurer combien le compositeur a retravaillé toute sa partition en profondeur. Si on retrouve plusieurs pages presque inchangées, dans le Prologue et dans les deux derniers actes, presque aucune n’a strictement la même instrumentation, ni les mêmes inflexions. Bien qu’assez originale, surtout par rapport à ses dernières productions (<em>La Traviata, Il Trovatore, Les Vêpres siciliennes</em> ou encore la reprise d’<em>I Lombardi</em>, devenus <em>Jérusalem</em> pour l’Opéra de Paris), la partition reste encore marquée par un style encore assez usuel chez Verdi. La cavatine de Maria au début du premier acte en est peut-être l’exemple le plus marquant, tout comme le duo entre Fiesco et Adorno peu après ou cette fête un peu terne et au chœur « Viva Simone ! » un peu statique que remplacera, et avec quel génie, la scène du Conseil. Mais dès 1857, on peut percevoir les ombres noires et les lumières voilées qui font le prix de ce chef-d’œuvre, et qui la distinguent de ses contemporaines.</p>
<p style="font-weight: 400;">Car l’équipe réunie autour de <strong>Mark Elder</strong> et <strong>l’orchestre de Hallé</strong> défend cette première version avec une ardeur qui n’en altère pas les moirures. <strong>German Enrique-Alcántara</strong> incarne un Simon à la voix ferme. S’il n’a pas à interpréter le fameux « Plebe, patrizi, popolo » écrit pour la version de 1881, il sait incarner son personnage et sa lassitude avec finesse et autorité. Si <strong>Sergio Vitale</strong> se montre plus débraillé en Paolo, le Gabriele du ténor péruvien <strong>Iván Ayón-Rivas</strong>, déploie une voix solaire, aux aigus triomphants, malgré un métal qui peut paraître un peu dur. En Amelia, <strong>Eri Nakamura</strong>, hésitante, ne semble prendre ses marques que progressivement mais donne un beau relief à ce personnage fort, seule femme dans un monde d’hommes, par exemple dans la scène où elle décrit son enlèvement. L’une des voix les plus intéressantes de cet enregistrement est la jeune basse <strong>William Thomas</strong>, Fiesco de bronze, de la noblesse plein la voix dont certaines couleurs rappellent même un certain Ghiaurov, et dont le nom avait hélas alimenté la chronique puisque c’était lui la malheureuse victime de la violente claque donnée par John Eliot Gardiner à l’issue d’un concert. On connaît la suite. Mais gageons que cet artiste fera surtout parler de lui pour cette voix qui va encore s’épanouir et qui incarne un très beau Fiesco.</p>
<p style="font-weight: 400;">Le <strong>double chœur</strong> et l’orchestre offrent à ce très beau cast un écrin presqu’idéal, qui rend justice à une partition originale qui mérite d’être défendue, et à laquelle on n’aura même pas le cœur de reprocher des cloches trop envahissantes à la fin du prologue (l’enregistrement -discutable- de la version de 1881 par Georg Solti souffrait du même écueil). Mais malgré toutes ses qualités et son intérêt historique, la version de 1857 ne pourra jamais remplacer ce que son auteur lui-même en fera en 1881.</p>
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		<title>Donizetti Songs vol. 3 (M. Spyres, C. Rizzi)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/donizetti-songs-vol-3-m-spyres-c-rizzi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Feb 2025 06:32:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Halte aux idées reçues : le répertoire mélodique n’est pas la chasse gardée des écoles allemande et française. L’un des projets le plus ambitieux d’Opera Rara pour son 50ᵉ anniversaire est l’enregistrement des quelques deux cents mélodies composées par Gaetano Donizetti sur une période de 30 ans, dont une grande partie reste peu connue, voire inédite. &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Halte aux idées reçues : le répertoire mélodique n’est pas la chasse gardée des écoles allemande et française. L’un des projets le plus ambitieux d’Opera Rara pour son 50ᵉ anniversaire est l’enregistrement des quelques deux cents mélodies composées par Gaetano Donizetti sur une période de 30 ans, dont une grande partie reste peu connue, voire inédite.</p>
<p>La collecte de milliers de sources dispersées dans les bibliothèques européennes et au-delà, a permis de rassembler et d’éditer ces œuvres, en dépit de partitions souvent incomplètes, contradictoires ou perdues puis redécouvertes, notamment dans des collections inattendues, comme l’abbaye de Kremsmünster en Autriche.</p>
<p>Si bien des pages rappellent le style opératique de Donizetti, d’autres explorent des chemins différents, offrant un point de vue captivant sur la société et la musique du XIXᵉ siècle, lorsque l&rsquo;art du chant jouait un rôle clé dans les salons aristocratiques et bourgeois. Écrites pour des raisons variées – commandes, hommages ou collaborations artistiques –, ces mélodies balayent une large palette d’émotions avec pour constantes : théâtralité, élégance et une facilité à trousser la musique qui rend leur séduction immédiate.</p>
<p>Le projet relève également des défis liés à l’interprétation. Se pose la question de la traduction des textes, des multiples versions d’une même œuvre, des types de voix… C’est pourquoi Opera Rara a choisi de les confier à des chanteurs différents, parmi les meilleurs dans leur catégorie – <strong>Lawrence Bronwlee</strong> et <strong>Nicola Alaimo</strong> pour les deux premiers volumes, <strong>Michael Spyres</strong> et <strong>Marie-Nicole Lemieux</strong> pour les deux suivants – avec au piano <strong>Carlo Rizzi</strong>, le directeur musical du label depuis 2019, et <strong>Giulio Zappa</strong> pour le dernier de ces quatre albums.</p>
<p>Pour les raisons évoquées plus haut, tous méritent une écoute gourmande. Notre attention s’est portée en particulier sur le troisième, car intégralement chanté en français – à l’exception de « Rings ruht die grüne Alpenhut », attribué possiblement à Donizetti par un éditeur peu scrupuleux mais qui, d’après les spécialistes, représente un exemple convaincant de l&rsquo;écriture du compositeur en ses jeunes années, « particulièrement dans son audacieuse excursion harmonique avant les cadences finales de chaque strophe ».</p>
<p>Ce troisième volume offre aussi l’opportunité, devenue rare ces dernières saisons, de retrouver Michael Spyres dans le répertoire romantique où il demeure sans rival. Le ténor américain prouve une nouvelle fois sa compréhension intime du style belcantiste et sa maîtrise de notre langue, assumée dans ses moindres contours prosodiques et articulée avec une netteté qui rend chaque mot compréhensible. Une légère affectation dans la prononciation, inhérente à ses origines étrangères, participe au maniérisme du genre. La largeur de la palette expressive contribue à faire de certaines de ces pages un numéro de théâtre pour peu que l’occasion se présente.</p>
<p>« La Dernière Nuit d’un Novice », par exemple, sur un texte d’Adolphe Nourrit, ténor légendaire dont la fin tragique constitue un virage dans l&rsquo;histoire du chant lyrique. La longueur de la partition – plus de douze minutes – l’apparente à une cantate. Ecrit en des temps dévots, dans une veine religieuse chère à l&rsquo;opéra de l’époque – on songe à <em>La Favorite</em> –, le poème narre le combat entre le bien et le mal, en l&rsquo;occurrence entre un jeune novice à la veille de prononcer ses vœux sacrés, et un esprit malin qui le soumet à la tentation des plaisirs terrestres, la musique s’attachant à traduire le cheminement spirituel du moinillon sur ce sentier semé d’épines.</p>
<p>D’autres pièces moins élaborées illustrent la capacité de Donizetti à transcender des textes simples au moyen de lignes mélodiques riches et expressives, tels « La Rose » dont la fadeur des sentiments est relevée par quelques habiles touches chromatiques, ou « On vous a peint l’amour avec des ailes<em> »</em> et son vers obsédant qui revient comme une réponse aux préventions souvent formulées à l’encontre de la musique de Donizetti : « n’ayez plus peur d’aimer ».</p>
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		<title>Le Donizetti Song Project d&#8217;Opera Rara en concert le 2 novembre</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/le-donizetti-song-project-dopera-rara-en-concert-le-2-novembre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Nov 2024 05:35:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Opera Rara poursuit son Donizetti Song Project, avec un concert exceptionnel le samedi 2 novembre à 13h (heure locale, soit 14h à Paris) au Wigmore Hall à Londres. La soprano Rosa Feola, accompagnée au piano par Carlo Rizzi et à la harpe par Sally Pryce, interprétera des mélodies rares de Gaetano Donizetti ainsi le Sonetto &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Opera Rara poursuit son <em>Donizetti Song Project</em>, avec un concert exceptionnel le samedi 2 novembre à 13h (heure locale, soit 14h à Paris) au Wigmore Hall à Londres. La soprano <strong>Rosa Feola</strong>, accompagnée au piano par <strong>Carlo Rizzi</strong> et à la harpe par <strong>Sally Pryce</strong>, interprétera des mélodies rares de Gaetano Donizetti ainsi le <em>Sonetto di Dante</em> mis en musique par Almicare Ponchielli puis par Carlo Pinsuti (<a href="https://www.wigmore-hall.org.uk/whats-on/202411021300">plus d’informations</a>).</p>
<p>Lancé en 2023, ce projet vise à redécouvrir près de 200 mélodies de Donizetti, collectées par le musicologue Roger Parker à travers le monde. En parallèle, Opera Rara a sorti deux albums de ce répertoire inédit chantés par <strong>Lawrence Brownlee</strong> et <strong>Nicola Alaimo</strong>, sous la direction artistique de Carlo Rizzi.</p>
<p>Le concert sera diffusé en direct sur les chaînes <a href="https://www.youtube.com/watch?v=1z7HqyIlcZY">YouTube</a>* et <a href="https://www.facebook.com/OperaRaraOfficial">Facebook</a>** d&rsquo;Opera Rara, marquant une nouvelle étape dans la redécouverte du répertoire de la mélodie italienne.</p>
<pre>* disponible 30 jours après la diffusion
** disponible 48 heures après la diffusion</pre>
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		<title>DONIZETTI &#8211; L&#8217;Esule di Roma</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/donizetti-lesule-di-roma/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Mar 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=cd-dvd-livre&#038;p=156946</guid>

					<description><![CDATA[<p>Vingt-deuxième opéra de Donizetti (sur soixante-et-onze), L&#8217;Esule di Roma, ossia Il proscritto, créé le 1e janvier au San Carlo de Naples, n&#8217;a pas jusqu&#8217;à présent retrouvé la faveur des théâtres modernes. Le livret, plutôt étrange, n&#8217;a pas inspiré le compositeur bergamasque au niveau de ses chefs-d&#8217;œuvre les plus connus (le premier d&#8217;entre eux, chronologiquement, à &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Vingt-deuxième opéra de Donizetti (sur soixante-et-onze), <em>L&rsquo;Esule di Roma, ossia Il proscritto</em>, créé le 1e janvier au San Carlo de Naples, n&rsquo;a pas jusqu&rsquo;à présent retrouvé la faveur des théâtres modernes. Le livret, plutôt étrange, n&rsquo;a pas inspiré le compositeur bergamasque au niveau de ses chefs-d&rsquo;œuvre les plus connus (le premier d&rsquo;entre eux, chronologiquement, à avoir défié le temps étant <em>Anna</em> <em>Bolena</em>, créée trois ans plus tard en décembre 1830). L&rsquo;intrigue est inspirée d&rsquo;un mélodrame de Louis-Charles Caigniez dont le seul titre donne une idée de l&rsquo;étendue du problème : <em>Androclès ou le Lion reconnaissant</em> (1804). L&rsquo;action se déroule à Rome sous le règne de Tibère, empereur de 14 à 37. Le général Publio (baryton), retournant victorieux, est acclamé par la foule, malheureusement sur une musique de foire que l&rsquo;on croirait tirée de <em>L&rsquo;Elisir d&rsquo;amore,</em> plutôt qu&rsquo;évocatrice de la grandeur impériale romaine. Publio doit épouser Argelia (soprano), fille du sénateur Murena (basse), à condition néanmoins d&rsquo;en être aimé. Toutefois, la jeune fille est amoureuse de Settimio (ténor), tribun exilé. Cette disgrâce est due à un sombre complot, sur la nature duquel le librettiste n&rsquo;a pas jugé bon de s&rsquo;épancher, et auquel a participé&#8230; Murena. Celui-ci, dans un soliloque original, se montre rongé par le remords, d&rsquo;autant que sa fille a disparu. La joyeuse marche anachronique conclut la scène. Argelia n&rsquo;est pas perdue pour tout le monde car son amoureux, Settimio est revenu d&rsquo;exil pour la revoir (air et cabalette pour le ténor, suivis d&rsquo;un duo). La musique reste un peu conventionnelle et, si le duo séduit, il rappelle un peu <i></i>« Ai capricci della sorte » de <i></i><em>L&rsquo;Italiana in Algeri. </em>Reconnu on ne sait pas trop comment, Settimio est arrêté. Confrontée à Publio, Argilia avoue son amour et Publio, noblement, lui promet son aide. Il tient sa promesse en intercédant afin que Settimio puisse une dernière fois rencontrer Argilia tandis que le Sénat délibère sur le sort du jeune homme. Lors de cette entrevue, il lui annonce qu&rsquo;il connait l&rsquo;auteur du complot et, après maints couplets, finit par balancer Murena. Celui-ci, dont les partisans viennent de faire condamner Settimio, surgit, à nouveau accablé par sa culpabilité. Il supplie Settimio de ne pas révéler les preuves de sa machination et est prêt à l&rsquo;aider à fuir Rome. Mais le jeune homme refuse, préférant la mort à une fuite honteuse. Pour clore l&rsquo;acte, Donizetti renonce ici au classique concertato pour un splendide terzetto dont la musique est de la plus belle eau (au point que le compositeur la réutilisera en partie pour le duo de Devereux et Stuarda de <em>Maria Stuarda</em>). L&rsquo;acte II débute par une très belle scène de folie dans laquelle Murena continue à se repentir. La scène qui suit fut ajoutée par Donizetti pour la création milanaise en juillet 1828 : dans sa prison, Settimio attend son exécution (air et cabalette). La musique en reste toutefois assez conventionnelle. Finalement, Murena décide de tout avouer pour sauver Settimio. Il demande à Argelia les documents prouvant sa culpabilité mais celle-ci, par piété filiale, refuse de s&rsquo;exécuter et déchire les documents. Murena décide de tout dire à l&#8217;empereur. Tandis qu&rsquo;on mène Settimio au supplice, Argelia se lamente (air). Publio lui apporte la bonne nouvelle : dans l&rsquo;arène, Settimio a été reconnu par le lion qu&rsquo;il avait sauvé par le passé (!!!). De son côté, Murena a été gracié par Tibère. Argelia se réjouit dans une pétulante cabalette. Toute ressemblance avec les moeurs de l&#8217;empire romain serait purement fortuite.</p>
<p>Le rôle de Murena fut créé par Luigi Lablache, exceptionnel artiste qui créa plus tard le rôle de Giorgio dans <em>I Puritani</em>. Il n&rsquo;est donc pas étonnant que quelques unes des plus belles pages de l&rsquo;ouvrage, et en tout cas les plus originales, soient réservées à la basse, <strong>Nicola Alaimo</strong> répond parfaitement à ce double défi vocal et dramatique. Sa technique rossinienne lui apporte la souplesse et la virtuosité exigée. En authentique belcantiste, Alaimo sait également faire varier les couleurs de sa voix pour rendre les émotions de son personnage. Enfin, son talent dramatique lui permet d&rsquo;animer les nombreuses déclamations par lesquelles Donizetti a choisi d&rsquo;exprimer le sentiment de culpabilité de Murena et qui constituent une des originalités de l&rsquo;ouvrage. A peine regrettera-t-on quelques timides raucités à de rares moments. <strong>Sergei Romanovsky</strong> a la lourde tâche de défendre un rôle relativement virtuose (on y sent encore l&rsquo;influence de Rossini, même si les exigences de virtuosité sont atténuées). Familier des opéras de Rossini, le ténor russe s&rsquo;acquitte aisément des difficultés de la partition, quoiqu&rsquo;on n&rsquo;aurait pu espérer davantage de folies dans les variations et le registre aigu. Romanovsky maitrise également les différents registres en gérant intelligemment les dynamiques. Toutefois, Donizetti réclame un timbre un peu plus large que Rossini : la palette de couleurs est ici un brin limitée. <strong>Albina Shagimuratova</strong> est également très virtuose (quoiqu&rsquo;on pourrait là encore attendre un peu plus de folie). Son timbre léger et cristallin évoque davantage une Norina qu&rsquo;une des héroïnes ultérieures plus dramatiques de Donizetti, mais sa typologie vocale semble correspondre à celle de la créatrice, Adelaide Tosi (d&rsquo;ailleurs l&rsquo;ouvrage n&rsquo;est pas vraiment dramatique). Le baryton <strong>Lluis Calvet i Pey</strong> défend avec talent le court rôle de Publio : une voix à suivre. L&rsquo;ensemble des petits rôles n&rsquo;appelle pas de réserves.</p>
<p><a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/mercadante-il-proscritto/">Comme dans le précédent <em>Il Proscritto</em></a>, on saluera la qualité de cet enregistrement qui combine encore une fois l&rsquo;urgence de la scène (l&rsquo;ouvrage avait été donné en concert au Cadogan Hall) et la perfection du studio. La direction de <strong>Carlo Rizzi</strong> est une fois de plus électrisante tout en restant attentive aux chanteurs. L&rsquo;<strong>Opera Rara Chorus</strong> et le <strong>Britten Sinfonia</strong> répondent idéalement à cette approche dynamique et passionnée. Sans atteindre les grands ouvrages de la maturité, <em>L&rsquo;Esule di Roma</em> reste une plaisante surprise à découvrir, d&rsquo;autant qu&rsquo;elle est ici superbement défendue.</p>
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