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	<title>Passacaille - label - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Passacaille - label - Forum Opéra</title>
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		<title>CACCINI et KAPSBERGER, Nuove Musiche</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/caccini-et-kapsberger-nuove-musiche/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 04:45:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le premier baroque se distingue de la Renaissance par le fait que le luth (1), qui faisait jeu égal avec la voix, se contentant d’un accompagnement, affirme maintenant son autonomie par la réalisation de toutes les parties polyphoniques. Apparu vers 1570, le chitarrone est le plus grave des archiluths (version italienne de ce qui sera &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le premier baroque se distingue de la Renaissance par le fait que le luth (1), qui faisait jeu égal avec la voix, se contentant d’un accompagnement, affirme maintenant son autonomie par la réalisation de toutes les parties polyphoniques. Apparu vers 1570, le chitarrone est le plus grave des archiluths (version italienne de ce qui sera le théorbe). Sa puissance et sa profondeur conduisent Cavalieri, puis Monteverdi à l’intégrer dans leurs ensembles instrumentaux.</p>
<p>Hieronymus (Girolamo) Kapsberger arrive d’Allemagne à Venise au tout début du XVIIe S, il n’a pas trente ans et y publie son premier livre pour le chitarrone (trois suivront, publiés à Rome, entre 1616 et 1640). Aussi virtuose qu’habile compositeur, au service des Barberini, il écrit et transcrit pour cet instrument, auquel il donne ses lettres de noblesse. Une génération sépare Giulio Caccini de Kapsberger, également illustres en leur temps. Le nom du premier reste attaché à la dénomination, sinon à l’invention, du <em>recitar cantando</em> (que lui disputa Jacopo Peri) et à la naissance de l’opéra (<em>Euridice</em>, 1602). Sa seconde épouse, Lucia, et leurs deux filles (Francesca, « La Cecchina » et Settimia, qui chanta l’<em>Ariana </em>de Monteverdi) connurent la célébrité, et on redécouvre maintenant leur extraordinaire talent.</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="245" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Chitarrone-1024x245.jpg" alt="" class="wp-image-210597"/></figure>


<p>Le présent enregistrement est le fruit de la rencontre de deux interprètes partageant une même passion pour le début du XVIIe siècle. En hommage à la <em>Divine Comédie</em> de Dante, le programme s’articule autour de six <em>Canti</em>, la plupart d’entre eux comportant deux madrigaux, une pièce instrumentale et une aria/canzonnette. Ainsi compterons-nous six pièces de Kapsberger (2) dans ce récital, riche de quatorze œuvres vocales.  Les amateurs de musique du premier baroque ne découvriront rien de bien neuf dans ces pièces, connues de longue date, sous diverses formes, sinon le bonheur d’une interprétation qui nous ravit, par sa vie, sa fraîcheur et son intelligence.</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="390" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Chitarrone-1024x390.jpeg" alt="" class="wp-image-210631"/></figure>


<p>Déjà apprécié dans telle ou telle distribution, <strong>Furio Zanasi</strong> est un conteur. Voix chaude, longue, au service du texte qu’il prononce de façon exemplaire, le ténor a fait siens les canons de la stylistique du temps, sa maîtrise ornementale fleure le naturel et la séduction est constante. <strong>Xavier Diaz-Latorre</strong>, le Catalan formé à Bâle, y est revenu pour transmettre son art. Après un CD consacré à Ferdando Sor, il trouve là le moyen de s’épanouir pleinement et de communiquer sa joie dans un répertoire où il rayonne. </p>
<p>Si chaque pièce, vocale comme instrumentale, se déguste avec bonheur, citons-en quelques-unes, qui retiennent davantage l’attention. « Vaga su spina ascosa » (Caccini, sur un poème de Chiabrera), savoureux, avec ses intermèdes à la guitare, la passacaille (de Kapsberger), magistrale, d’une invention renouvelée, qui invite à l’improvisation, la célèbre canzonnette « Al fonte, al prato », enjouée, l’émouvante « Tutto ‘I di piango » (Pétrarque), aux superbes ornements… il faudrait tout citer. En effet le riche programme balaie tous les <em>affetti</em>, et les modes d’expression, des plus variés, en renouvellent l’intérêt. C’est un constant bonheur d’autant que la prise de son restitue idéalement les couleurs que nos deux musiciens donnent à chacune des parties.</p>
<p>Les textes chantés sont reproduits et traduits en anglais, sans mention de leurs auteurs (Rinuccini, Guarini, Petrarca, Cini…), que nous avons ajoutés.</p>
<pre>(1) Ainsi, le tableau qui orne la couverture (<em>Concerto Bacchico</em>, de Pietro Paolini, vers 1625-30) nous offre un beau luth, alors que le programme est centré sur le chitarrone... 
(2) Elles trouvent leur source dans ses livres II et IV, respectivement de 1616 et 1640, écrits pour chitarrone et luth.</pre><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/caccini-et-kapsberger-nuove-musiche/">CACCINI et KAPSBERGER, Nuove Musiche</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Tragedie cristiane, a theatrical experiment from 1729</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/tragedie-cristiane-a-theatrical-experiment-from-1729/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Oct 2025 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un recueil publié en 1729 à Naples, intitulé Tragedie Christiane, rassemblant des drames en 5 actes du duc-poète Annibale Marchese (1), est la source unique de cet enregistrement. L’auteur, ardent défenseur des Habsbourg et du catholicisme romain, laisse une œuvre apologétique (2) qui, outre ses qualités littéraires reconnues, sera illustrée par une dizaine de compositeurs. &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Un recueil publié en 1729 à Naples, intitulé <em>Tragedie Christiane</em>, rassemblant des drames en 5 actes du duc-poète Annibale Marchese (1), est la source unique de cet enregistrement. L’auteur, ardent défenseur des Habsbourg et du catholicisme romain, laisse une œuvre apologétique (2) qui, outre ses qualités littéraires reconnues, sera illustrée par une dizaine de compositeurs. Le recueil reproduit l’intégralité des partitions de ce qu’on appellerait maintenant des musiques de scène, ce qui est certainement sans équivalent dans l’Italie du temps. <strong>Stefano Aresi </strong>(3), à qui l’on doit cette restitution, a présidé au travail de recherche musicologique qui le sous-tend : sans doute est-on rarement allé aussi loin pour rendre vie à ces pages singulières, toutes inconnues jusqu’à présent. Chacune fait appel à une voix accompagnée au clavecin, et seul un spécialiste pourrait déceler ce qui caractérise chaque compositeur, tant elles participent de la même veine artistique. En effet, les dix compositeurs représentés, chacun par cinq pages, sont tous napolitains, de naissance ou d’adoption, sauf Hasse, et appartiennent à la même génération (celle des Bach, Haendel, Vivaldi, Rameau et autres). Une large palette des affects, à l’exception du lamento, s’y trouve illustrée, le syllabisme prévaut, auquel on n’échappe que rarement. Strophiques, elles sont parfois variées dans la répétition des couplets. Seules les pièces de Hasse et de Vinci font exception. L’écriture du clavecin, conventionnelle, recèle cependant quelques trouvailles qui retiennent l’attention. <strong>Andrea Friggi</strong>, au clavier, n’appelle que des éloges, au jeu clair, dynamique, soucieux de la voix qu’il accompagne. Son instrument paraît un peu grêle par rapport à la voix, habitués que nous sommes à des prises artificielles qui les équilibrent, ou à la réalisation à la basse continue. Mais c’était la réalité.</p>
<p>L’auditeur est invité à imaginer la scène et à visualiser l’action dramatique à partir du résumé de chaque drame (4), que reproduit le livret d’accompagnement. Cependant, l’écoute, fut-elle distraite, privée du contexte, est réjouissante, variée malgré la relative uniformité (voix de femme et clavecin) et les reprises mélodiques. L’enregistrement inclut des pièces instrumentales additionnelles, qui faisaient partie de l’environnement dramatique de la période : ballets, danses de cour etc.</p>
<p>La distribution, prestigieuse, familière de ce répertoire, ne doit cependant pas faire illusion : chacune des cantatrices intervient, seule avec le clavecin, dans un, deux ou trois ouvrages et l’enregistrement ne réunit jamais les solistes, puisque les œuvres sont ainsi faites. Toutes les voix ont en commun une technique et une connaissance stylistique des plus sûres. <strong>Valeria La Grotta</strong> est la soliste de <em>Il Domiziano</em> (Carapella), puis de <em>I Massimini</em> (Sarro), enfin de <em>Il Maurizio</em> (Mancini). Voix projetée, stylée, au solide medium, elle séduit par la gravité de ton de <em>O de’ gran Favi sangue pregiato</em>, du premier, comme par la bonne humeur de <em>Città fida, città forte</em>, du second. Leonardo Vinci est confié à <strong>Giuseppina Bridelli</strong>, beau mezzo, dont on retient particulièrement son <em>S’ergan archi trionfali</em>, qui force l’admiration. On retrouve avec un égal bonheur <strong>Ann Hallenberg</strong>, interprète de Hasse, puis de Porpora. Elle remplit parfaitement son contrat, quelle que soit la difficulté technique de chaque pièce. Ainsi a-t-elle l’occasion de faire montre de ses rares qualités de virtuosité dans le <em>S’apre ohimè la terra</em> sur lequel s’achève la musique de <em>La Draomira, </em>puis dans<em> L’Ermenegildo </em>(de Porpora). La plénitude du chant, sa vigueur, son aisance et ses couleurs sont admirables. <strong>Francesca Cassinari</strong> nous vaut un beau <em>Flavio Valente</em>, de Durante, et sa <em>Sofronia</em> (de Leo) est une révélation. La joie de <em>D’aura lieta allo spirare</em> rayonne. Quant à <strong>Anastasia Terranova</strong>, elle nous révèle l<em>’Eustachio</em>, de Fago, comme <em>Il Rodolfo</em> de Giacomo Francesco Milano Principoe di Ardore, dont tout reste à découvrir. La colère, sinon la fureur, de <em>Sempre più perfida Giudea nemica</em> est parfaitement traduite, par une voix ductile, riche en couleurs, d’une technique affirmée. L’ample <em>Numi eterni, eccelsi Numi</em> impressionne par sa richesse expressive.</p>
<p>Outre les fanfares, pastiches dus au trompettiste de l’ensemble, des intermèdes instrumentaux du début du XVIIIe siècle séparent les drames, seules interventions de l’ensemble que dirige Stefano Aresi. Brefs, variés, les <em>balli</em> marquent le retard stylistique de la musique instrumentale, qui plonge ses racines dans celle de la Renaissance et du premier baroque, par rapport à l’épanouissement de la vocalité. Cependant, le spectaculaire et bref <em>Ballo de’ morti</em> impressionne, comme la plénitude mélancolique du <em>Ballo del pescatore</em>. Les pièces de Bartolomé Ferriol y Boxereaus réjouissent, confiées le plus souvent à de valeureux solistes.</p>
<p>La riche plaquette d’accompagnement, en anglais, explicite les sources, la démarche, les interrogations que suscitent ces œuvres. Les textes chantés et les résumés des ouvrages où les chants s’insèrent sont publiés en anglais.</p>
<p>Plus qu’un aimable divertissement, la révélation d’une face cachée de la musique vocale baroque, qui ne se réduit pas à l’opéra, à l’oratorio et à la cantate. Des voix superlatives, dont le chant et la langue éblouissent.</p>
<pre>1. Le second volume est illustré de gravures d’après Francesco Solimena (1657-1747) et comporte la musique, gravée elle aussi, des tragédies.</pre>
<pre>2. En 1740, il quittera ses fonctions de gouverneur de Salerne pour embrasser la Congrégation de l’Oratoire (Philippe de Néri) et se consacrer à l’étude et à la prière jusqu’à sa mort.</pre>
<pre>3. Depuis quinze ans, à la tête de son ensemble <em>Stile Galante</em>, Stefano Aresi nous livre annuellement le fruit de ses découvertes, servies par des distributions toujours aussi justes que prestigieuses.</pre>
<pre>4. Cette pratique renvoie à celle des Collèges de Jésuites, qui, annuellement, produisaient des drames édifiants qui comportaient des musiques de circonstance, dont hélas la plupart n'ont pas été conservées.</pre>
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		<title>Péchés d&#039;opéra : Rossini, salons &#038; horn virtuosi</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/peches-dopera-rossini-salons-horn-virtuosi-cor-et-desaccord/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claire-Marie Caussin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Oct 2018 07:37:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Péchés d’opéra » : voilà un titre alléchant pour le lyricomane, avec son arrière-goût d’interdit et de plaisir coupable. Pourtant, à regarder de plus près la couverture volontairement kitsch de cet album, on découvre bien vite que ce n’est pas la voix, mais le cor qui est mis à l’honneur. Pour être plus précis, le cor naturel, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>« Péchés d’opéra » : voilà un titre alléchant pour le lyricomane, avec son arrière-goût d’interdit et de plaisir coupable. Pourtant, à regarder de plus près la couverture volontairement kitsch de cet album, on découvre bien vite que ce n’est pas la voix, mais le cor qui est mis à l’honneur.</p>
<p>Pour être plus précis, le cor naturel, au timbre si caractéristique, permis par la technique des sons bouchés – mise au point au XVIIIe siècle – et qui en a fait un instrument joué dans les salons. <strong>Alessandro Denabian</strong>, corniste réputé, se propose ici d’en ressusciter les pages les plus lyriques du XIXème siècle.</p>
<p>Cet enregistrement repose sans conteste sur un projet prometteur et exigeant : mettre à l’honneur un instrument rare, reconstituer l’atmosphère d’un salon, souligner l’influence de l’opéra à l’ère Romantique (y compris dans les pièces instrumentales), rendre hommage aux grands cornistes de l’époque… L’album est d’ailleurs sous-titré : « Rossini, Salons &amp; Horn virtuosi ». On ne peut nier que ce soit intéressant, d’autant plus qu’un livret extrêmement riche l’accompagne ; mais avec tous ces fils conducteurs, on s’y perd un peu.</p>
<p>Alessandro Denabian est rejoint dans cette aventure par la mezzo-soprano <strong>Lucia Cirillo</strong> et par <strong>Francesca Bacchetta</strong> au pianoforte, alternant ainsi les duos et les trios. Malheureusement pour l’amateur de belles voix, ce sont les pages instrumentales qui se révèlent les plus réussies.</p>
<p>C’est en effet chez le corniste que l’on trouve le plus de lyrisme, de nuances et de vocalité. Le musicien fait preuve de toutes les qualités recherchées chez un chanteur – le souffle, le phrasé, la ligne – et le cor semble même doué de parole. L’instrument dialogue avec la voix dans « Fuis, laisse-moi » de Donizetti (dans un arrangement de Gallay), faisant preuve d’une éloquence évidente. Les ornements et les passages virtuoses sont réalisés avec maîtrise, servis par un sens aigu du temps fort et du contraste, notamment dans le « Pot-Pourri sopra vari motivi dell’Opera il Pirata » de Belloli et la « Fantaisie sur les airs de l’Agnese et de la Molinara » de Puzzi.</p>
<p>Francesca Bacchetta se révèle une pianiste de choix dans ce programme, alternant élégance et puissance dans ses moments solistes (notamment dans la très réussie « Fantaisie pour piano et cor sur des thèmes de l’Opéra Otello de Rossini » de Clapisson). On regrette cependant que le pianoforte soit si effacé lorsque la voix est présente.</p>
<p>La prise de son introduit en effet un déséquilibre regrettable entre les trois musiciens : la mezzo-soprano apparaît beaucoup trop au-dessus de ses collègues, tristement relégués au second plan. C’est d’autant plus dommage que Lucia Cirillo déçoit. La voix est belle, sans aucun doute ; mais elle n’obéit pas aux codes du bel canto. Certaines notes prises par en-dessous, une respiration sonore, un vibrato irrégulier, des intervalles et des vocalises chantés sans souplesse, un manque de nuances nous éloignent terriblement de l’esthétique belcantiste, qui constitue pourtant le cœur de cet album. La reprise du célébrissime « Una furtiva lagrima » de Donizetti, emprunté à <em>L’Elixir d’amour</em>, en est une preuve frappante : le tempo trop rapide, la phrase qui se déroule sans une vraie ligne, l’absence de nuances… On est bien loin de la plainte amoureuse de Nemorino ! Lucia Cirillo faisait pourtant preuve d’une belle expressivité dans « L’amor funesto », du même Donizetti. Ce n’est pas tant la voix de la mezzo-soprano que ses choix d’interprétation qui sont en cause ; pour un album consacré aux grandes figures de l’opéra belcantiste, c’est regrettable.</p>
<p>Cet enregistrement intéressera donc les curieux, ravira les amateurs de cor, mais ennuiera un peu les lyricomanes à la recherche de vocalité. Reste à saluer le beau projet d’Alessandro Denabian, qui met en lumière avec talent un répertoire méconnu et un instrument trop peu souvent soliste au disque.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/peches-dopera-rossini-salons-horn-virtuosi-cor-et-desaccord/">Péchés d&#039;opéra : Rossini, salons &amp; horn virtuosi</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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