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	<title>Chin - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Chin - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>TRULÈS, Trois opéras d&#8217;Outremer &#8211;  Massy-Palaiseau</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/trules-trois-operas-doutremer-massy-palaiseau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marcel Quillevere]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Oct 2026 04:01:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le succès impressionnant remporté aux Etats-Unis par la création de nouveaux opéras est toujours aussi vif aujourd’hui. Ce mouvement initié, il y a déjà plusieurs années, par Peter Gelb, directeur du Metropolitan Opera de New York va-t-il un jour atteindre l’Europe où les créations se font rares et ne touchent souvent qu’un public restreint ? &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le succès impressionnant remporté aux Etats-Unis par la création de nouveaux opéras est toujours aussi vif aujourd’hui. Ce mouvement initié, il y a déjà plusieurs années, par Peter Gelb, directeur du Metropolitan Opera de New York va-t-il un jour atteindre l’Europe où les créations se font rares et ne touchent souvent qu’un public restreint ? Espérons-le !</p>
<p>Quelle belle découverte, donc, les 1<sup>ers</sup> et 2 octobre, à l’Opéra de Massy où les spectateurs sont venus en nombre assister aux <em>Trois opéras d’Outre-mer</em>  annoncés sur l’affiche. Il s’agit en réalité d’une trilogie composée d’extraits de trois œuvres lyriques composées et créées à La Réunion, entre 2005 et 2024, où elles ont connu un succès retentissant. Le public, vaste et diversifié, s’était immédiatement senti très concerné par les sujets évoqués et surtout profondément touché par la musique de <strong>Jean-Luc Trulès </strong>dans laquelle les chants et danses de l’océan Indien, les accents de jazz ou de comédies musicales qu’affectionne le compositeur sont intimement liés à la texture orchestrale symphonique, bien ancrée dans notre temps, sans jamais paraître insérés artificiellement. Ces œuvres sont allées droit au cœur du public tant à La Réunion et à Madagascar qu’en France à l’Opéra de Massy.</p>
<p>Tout a commencé quand l’écrivain et psychologue belge <strong>Emmanuel Genvrin</strong> s’est installé à La Réunion en 1979 où il a créé le Théâtre du Vollard bien décidé à fédérer un public de tous horizons grâce à des œuvres interprétées à la fois en créole et en français. Il s’associe aussitôt au compositeur et comédien réunionnais Jean-Luc Trulès, à la fois danseur, mathématicien, musicologue, passionné d’harmonie et de composition. Leur rencontre a été décisive : après lui avoir confié la tâche d’écrire et de diriger des musiques de scène pour ses pièces, Emmanuel Genvrin lui propose de composer en 2005 un premier opéra, <em>Maraina</em>, retraçant l’histoire des premiers habitants franco-malgaches des îles Mascareignes au milieu du XVIIe siècle. C’est cette œuvre, créée avec succès à La Réunion et à Madagascar, qui débute le spectacle de l’Opéra de Massy, suivi par les opéras <em>Chin</em> et <em>Fridom </em>créés respectivement en 2010 et en 2020.</p>
<p>La mise en scène d’Emmanuel Genvrin est sobre et efficace avec comme unique décor la projection, en fond de scène, de vidéos tournées dans les îles et une direction d’acteurs précise et efficace. Alors que le rideau s’ouvre sur <em>Maraina</em>, une musique magnifique émerge pianissimo de la fosse. Confiée aux cordes puis associée aux vents et aux percussions qui rythment les danses, elle nous fait pénétrer peu à peu dans cette nature à la fois exubérante et mystérieuse où se déroule l’action. On songe un court instant à certains interludes marins d’opéras de Britten mais il s’agit bien d’une musique très « métissée » à la personnalité assurée. Comme le précise Jean-Luc Trulès lui-même, « cet opéra reflète l’atmosphère très sonore de la forêt. Pour le composer, ajoute-t-il, je me suis débarrassé de tout ce que je savais, y compris de mes habitudes de compositions »<em>. </em>Tout au long de l’œuvre on se laisse envelopper par ce tissu orchestral très sensuel et par l’écriture vocale à la fois lyrique et profondément dramatique. Le baryton-basse <strong>Jean-Loup Pagesy </strong>s’impose d’emblée dans le rôle du contremaître malgache qui se heurte au grand propriétaire français : un physique imposant et une forte présence en scène ! Familier du grand répertoire de Mozart à Verdi, sa voix de basse au registre particulièrement étendu est sonore et dense, avec une égalité d’émission du grave extrême à l’aigu rayonnant, une belle musicalité et un legato sans faille. Il est bouleversant dans le rôle de ce leader qui entraîne dans les montagnes les Malgaches Antanosy en lutte contre les colonisateurs. À ses côtés, sa compagne, la belle malgache <em>Maraina</em>, est interprétée avec force et sensibilité par la mezzo-soprano <strong>Aurore Ugolin</strong> (d’origine guadeloupéenne comme lui). Elle a débuté sa carrière au Staatsoper de Berlin dans le rôle de <em>Didon</em> de l’opéra de Purcell, puis à Shwerin dans celui d’<em>Amneris</em> d’Aïda avant de la poursuivre en France où on l’a l’applaudie à Paris dans <em>La Passion selon St Mathieu</em> sous la direction de Kurt Masur. Dans le rôle de Maraina qui combat aux côtés des rebelles, elle a le port noble d’une grande tragédienne dans ce drame à l’issue fatale. La voix est ample et veloutée, le timbre superbe et son air face à la mort de sa jeune rivale Ravelo est particulièrement poignant.</p>
<p>On retrouve cet engagement, cette expressivité et le même raffinement orchestral dans l’opéra Chin créé en 2010 qui évoque un conflit sucrier à La Réunion en 1955. La soprano d’origine guadeloupéenne <strong>Magali Léger</strong>, disciple autrefois de Christiane Edda-Pierre, trouve ici un rôle à sa mesure. Célèbre, notamment, pour ses interprétations de musique baroque, elle brûle cette fois les planches en ardente militante révolutionnaire, où sa voix lumineuse trouve des accents dramatiques puissants. Après l’entracte, la deuxième partie du spectacle est entièrement consacrée à deux grands extraits de <em>Fridom</em>, opéra composé à nouveau en français et en créole qui relate le combat d’une radio libre d’Outre-mer soutenue par le peuple. Dans les premières scènes, l’auditeur se perd un peu dans la partition très dense et plus difficile d’accès de Jean-Luc Trulès. C’est la deuxième séquence où le chœur est souverain, qui emporte vraiment l’adhésion du public. Une ovation accueille au final tous les interprètes notamment l’excellent ensemble choral venu de la Réunion et de Madagascar, dont les chanteurs sont aussi de remarquables comédiens et danseurs, sans oublier le Chœur Darius Milhaud de Paris très investi à leurs côtés</p>
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		<title>Opera Vollard, l&#8217;Outre-Mer sur le Web</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/opera-vollard-loutre-mer-sur-le-web/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Jan 2022 06:04:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Fondé en 1979 au Tampon, le Théâtre Vollard (du nom du célèbre marchand d&#8217;art, Réunionnais de naissance) compte aujourd&#8217;hui une trentaine de créations dont au moins trois opéras présentés intégralement sur Opera Vollard, sa nouvelle chaîne YouTube  : Fridom (2020), Chin (2011) et Maraina (2009, le premier opéra dans l&#8217;outre-mer français). Sous-titrés en français, anglais – et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Fondé en 1979 au Tampon, le Théâtre Vollard (du nom du célèbre marchand d&rsquo;art, Réunionnais de naissance) compte aujourd&rsquo;hui une trentaine de créations dont au moins trois opéras présentés intégralement sur <em style="font-size: 14px;"><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.youtube.com/channel/UCCMU4yYSC9vzIJV33sCkPmQ">Opera Vollard</a>, </em>sa nouvelle chaîne YouTube  : <em>Fridom </em>(2020), <em>Chin</em> (2011) et <em>Maraina</em> (2009, le premier opéra dans l&rsquo;outre-mer français). Sous-titrés en français, anglais – et en chinois pour <em>Chin</em> –, suivis d’interviews et de reportages, ces trois ouvrages lyriques ont été composés par <strong>Jean-Luc Trulès</strong> sur des livrets d<strong>’Emmanuel Genvrin </strong>– le directeur du Théâtre Vollard. Plus d’informations sur <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.vollard.com./">vollard.com</a>.</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/7U4Pd62kSjs" title="YouTube video player" width="560"></iframe></p>
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		<title>TRULÈS, Chin — Vitry</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/ah-si-domingo-etait-reunionnais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Oct 2011 08:36:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>    Rêvons un instant : imaginons un ténor mondialement connu, aux toquades duquel aucun théâtre ne peut résister. Appelons-le, au hasard, Placide Domingue. Car voyez-vous, il ne serait pas originaire du Mexique, mais de La Réunion, il parlerait le créole, serait peut-être même métis. En fin de carrière, que ferait donc Placide Domingue ? Il soutiendrait &#8230;</p>
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					Rêvons un instant : imaginons un ténor mondialement connu, aux toquades duquel aucun théâtre ne peut résister. Appelons-le, au hasard, Placide Domingue. Car voyez-vous, il ne serait pas originaire du Mexique, mais de La Réunion, il parlerait le créole, serait peut-être même métis. En fin de carrière, que ferait donc Placide Domingue ? Il soutiendrait les compositeurs de son pays, pardi ! Il encouragerait la création d’opéras réunionnais, sur des livrets évoquant l’histoire de l’île. Par exemple, l’alliance du communiste Paul Vergès et du sucrier René Payet pour sauver l’usine de Quartier Français en 1955. Et c’est ainsi que <em>Chin</em> de Jean-Luc Trulès serait donné non pas au Théâtre Jean Vilar de Vitry, mais à Paris même, au Châtelet par exemple.</p>
<p>
					Evidemment, le rôle principal, ce rebelle fils d’un médecin français et d’une institutrice indochinoise, ne serait pas tenu par le baryton chinois <strong>Heng Shi</strong>, voix solide, aigus claironnants, français chanté très correct. Non, le héros aurait été réservé à notre ténor. A moins que, conscient de son âge avancé, Placide Domingue n’ait préféré se rabattre sur le rôle de Monsieur Roger, qui ne serait donc pas interprété par <strong>Jean-Philippe Courtis</strong>. On reconnaît toujours celui qui fut Arkel pour Claudio Abbado mais, vingt ans après, les graves semblent devenus inaudibles et plus très justes. Elisabeth, la fille de Monsieur Roger, serait confiée à une protégée de Placide Domingue, et non à <strong>Anne-Marguerite Werster</strong>, jadis Mélisande ou Gouvernante du <em>Turn of the Screw</em> à l’Opéra-Comique, sous Pierre Médecin. Au timbre quelque peu opaque de celle qui s’intitule désormais mezzo-soprano s’opposerait la fraîcheur juvénile d’une voix aussi cristalline que celle d’<strong>Holy Razafindrazaka</strong>. Et l’on serait ravi d’entendre parmi les rôles secondaires un aussi superbe mezzo que celui d’<strong>Aurore Ugolin</strong>.</p>
<p>
					Notre Placide Domingue aurait eu la main singulièrement heureuse en choisissant son compatriote <strong>Jean-Luc Trulès</strong> (né en 1956), un compositeur capable d’écrire d’authentiques opéras, secondé par <strong>Emmanuel Genvrin</strong>, auteur d’un livret dramatique et concis, sans cet ultra-intellectualisme fatal à tant d’opéras contemporains, et responsable d’une mise en scène tout aussi efficace (qui inclut même une parodie de “ballet révolutionnaire” maoiste !). Trulès sait marier les timbres des instruments, il sait écrire pour les voix. Le recours au <em>erhu</em>, vièle chinoise, n’est pas sans évoquer Tan Dun, qui aime associer instruments occidentaux et instruments chinois dans ses opéras. La partition ménage plusieurs duos, ensembles et chœurs très réussis. Lignes mélodiques sinueuses, superpositions de rythmes, percussions très présentes, échos de musiques indiennes, chinoises, malgaches (le maloya), voilà une musique accessible sans être démagogique, qui n’imite personne mais qui ne refuse pas l’allusion parodique. Hommage discret à l’opéra italien, l’œuvre se termine par un Air de la Folie, et avec un père serrant sa fille morte dans ses bras.</p>
<p>
					Hélas, Placide Domingue n’existe pas, ou du moins il n’est pas réunionnais. Dommage pour le Châtelet, qui aurait été bien inspiré d’accueillir <em>Chin</em> parmi ses “opéras du monde”, au lieu de mettre le mot opéra à toutes les sauces. Dommage pour tous ceux à qui cet excellent spectacle ne sera pas proposé, faute d’un parrain sufisamment médiatique. Après <em>Maraina</em> (2005), repris au Théâtre Sylvia Monfort en 2009, et ce <em>Chin</em>, on attend pourtant avec impatience le troisième volet du triptyque réunionnais du formidable tandem Trulès-Genvrin&#8230;</p>
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