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	<title>Il corsaro - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Il corsaro - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>VERDI, Il corsaro — Monte-Carlo</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/il-corsaro-monte-carlo-hardi-verdi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Andre Peyregne]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Dec 2021 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Alerte en Principauté ! Un corsaire a débarqué à Monaco. Oh pas un corsaire coupeur de têtes, chercheur de trésors, non, un corsaire coureur de mers et de femmes, un corsaire à la voix irrésistible : le « Corsaire » de Verdi – ce brillant opéra de jeunesse , auquel on n’accorde pas l’attention qu’il mérite sur les scènes internationales et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Alerte en Principauté ! Un corsaire a débarqué à Monaco. Oh pas un corsaire coupeur de têtes, chercheur de trésors, non, un corsaire coureur de mers et de femmes, un corsaire à la voix irrésistible : le « Corsaire » de Verdi – ce brillant opéra de jeunesse , auquel on n’accorde pas l’attention qu’il mérite sur les scènes internationales et dont on ne comprend pas le mépris qu’ont pour lui beaucoup de musicologues.</p>
<p>Il y a encore dans cet ouvrage certains aspects bel cantistes<em> – </em>comme les cabalettes des deux sopranos (dont celle de la fiancée du pirate au premier acte) mais on perçoit déjà le souffle qui portera les futurs grands ouvrages. N’y a-t-il pas quelque chose de <em>Rigoletto </em>dans l’air du pacha tortionnaire du corsaire « Alfin questo corsaro e moi prigione »<em> </em>? On pressent déjà l’intensité lyrique du <em>Trouvère</em> dans la scène de la prison ou dans le vibrant trio final. La musique vous emporte comme une tornade. On constate l’audace musicale d’un génie de 34 ans. Hardi Verdi !</p>
<p>Cet opéra n’avait encore jamais été donné à Monaco. Il l’a été en version de concert.</p>
<p>Il raconte l’histoire invraisemblable d’un corsaire qui a été capturé par un pacha ; la favorite du pacha, tombée amoureuse, le fait évader après avoir tué son maître ; le corsaire retrouve sa fiancée au moment où elle vient d’absorber un poison ; le corsaire se suicide en voyant mourir sa bien aimée ; la favorite du pacha sombre dans le désespoir. </p>
<p>Aux interprètes de nous rendre crédible cette histoire ! Ceux qu’on a entendus à Monaco ne s’en sont pas privés. D’abord le ténor italien<strong> Giorgi Berrugi</strong>. Il possède une ligne de chant impeccable, riche en contrastes, puissamment projetée. Il y a dans son timbre quelque chose de latin qui convient à l’opéra verdien et dans son expression une sauvagerie qui enflamme son personnage de corsaire.</p>
<p>Lorsque résonne le bronze superbe du baryton polonais <strong>Artur Rucinski</strong>, incarnation du pacha, un frisson vous parcourt. Il faut l’entendre dans son « Salve Allah »<em> </em>à l’acte II ou dans sa tirade contre le corsaire au III<em>.</em> Sa densité vocale, sa puissance expressive font merveille.  </p>
<p>Deux sopranos se partagent la scène : la favorite du pacha et la fiancée du corsaire. Il est peu de dire que favorite du pacha fut aussi celle du public. C’était la soprano <strong>Roberta Mantegna</strong>. En voici une qui ne faiblit pas, face aux vocalises colorature et aux contre-ut répétés. Elle vous emporte par la vaillance de son chant, son timbre mordant, son intensité expressive et, vers la fin de l’opéra, cette ultime note tenue dans l’aigu qui fit vibrer la salle entière. </p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/nm-1945.jpg?itok=3AOAY8WS" style="font-size: 11.2px;text-align: center" title="Roberta Mantegna (Photo Alain Hanel)" width="468" /><br style="font-size: 11.2px;text-align: center" /><br />Roberta Mantegna <i style="margin: 0px;padding: 0px;border: 0px;vertical-align: baseline;, sans-serif;font-size: 13.008px">©</i> Alain Hanel</p>
<p>La soprano russe <strong>Irina Lungu</strong> était dans le rôle de la fiancée. Même si on aime sa voix souple, son aigu facile, on ne l’a pas sentie totalement à l’aise dans les détours sinueux de son premier air « Non se le tetre immagini ». On l’a entendue meilleure, naguère, en Gilda – mais ce n’est pas le même Verdi !</p>
<p>Par leur assise vocale, les brèves interventions de la basse coréenne <strong>In-Sung Sim </strong>furent admirables<strong>. </strong>Rien qu’à les entendre, leur couleur sombre rendait le personnage redoutable.  </p>
<p>Avec sa direction sans cesse fluctuante et toujours maîtrisée, le chef <strong>Massimo Zanetti</strong> a fait flamboyer un  chœur et un orchestre excellents. Au dessus des flots impérieux, tempétueux, majestueux de la musique de Verdi, il apparut en capitaine glorieux, susceptible de maîtriser les plus indomptables corsaires.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p style="margin-bottom: 0cm;border: none;padding: 0cm;line-height: 100%"> </p>
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		<title>VERDI, Il corsaro — Piacenza</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/il-corsaro-piacenza-pas-de-quartier/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 May 2018 07:56:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il Corsaro de Verdi n’a pas souvent l’honneur des programmateurs. Sûrement est-ce la faute de la réputation que traîne l’ouvrage sur ses conditions d’écriture : Verdi en aurait bâclé la partition en moins de temps qu’il ne faut pour dire « à l’abordage ! » afin de se délier d’un vieil engagement. Pourtant si l’ouvrage traîne un &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><em>Il Corsaro</em> de Verdi n’a pas souvent l’honneur des programmateurs. Sûrement est-ce la faute de la réputation que traîne l’ouvrage sur ses conditions d’écriture : Verdi en aurait bâclé la partition en moins de temps qu’il ne faut pour dire « à l’abordage ! » afin de se délier d’un vieil engagement. Pourtant si l’ouvrage traîne un boulet c’est surement moins celui de la composition, déjà mûre, parsemée de belles pages et en préfigurant bien d’autres, que d’un livret qui rejoint le podium des inepties romantiques dès son entrée en compétition, avec une mention spéciale pour Medora, reine des cruches, buvant le poison quasi sans raison et juste avant le retour de Corrado.</p>
<p>	A Piacenza, en pleines terres verdiennes, on est allé chercher la production voisine de Busseto, déjà chroniquée <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/le-sacre-de-verdi">il y a presque une décennie par Christophe Rizoud</a>. Ponton de navire avec ses cordages et voilages, elle a le mérite de permettre des changements de lieux très rapides et d’éviter de longues interruptions pour passer d’une scène à l’autre. En revanche, la dramaturgie n’a pas aussi bien survécu que le gréement et la direction d’acteur ne se départ jamais d’une gestuelle aussi éculée que grandiloquente.</p>
<p>	Un dernier handicap vient parasiter cette représentation, il s’agit du théâtre lui-même. Bijou de théâtre communal à l’italienne en forme de cloche, tout en bois sur quatre niveau de loges et un de galleries, son acoustique s’avère pourtant assez sèche. L’orchestre régional d’Emilie-Romagne, conduit avec célérité par <strong>Matteo Beltrami</strong>, ne manque pourtant pas de qualité, notamment une première violoncelliste (<strong>Diana Cahanescu</strong>) très sensible dans le solo composé par Verdi dans la scène de la prison de Corrado. Le choeur du théâtre municipal de Piacenza, bien préparé par son chef Corrado Casati, brille par son unité et une excellente prononciation.</p>
<p>	L’on comprend dès lors vite que Piacenza s’est attelée à réunir une équipe de chanteurs dont la valeur n’attend pas le nombre des années. D’ailleurs, l’affiche pourrait figurer sur les plus grandes scènes sans dépareiller. Si à 25 ans <strong>Ivan Ayon Rivas</strong> commence juste à se faire un nom, sa voix puissante, lumineuse et à l’aigu aisé n’y est sûrement pas étrangers. Certes le rôle de Corrado se rapproche d’un Manrico aux accents guerriers prononcés mais l’on regrettera que le ténor péruvien n’allège pas davantage sa ligne vocale et soit encore bien avare en demi-teintes. <strong>Serena Gamberoni </strong>(37 ans), dispose des moyens nécessaires au portrait de Medora, notamment un aigu aérien. Pourtant, les respirations profondes qu’elle laisse entendre trahissent l’effort que l’écriture verdienne lui impose. Des efforts qui ne laisseront pas la place à quelques sons filés dans l’air d’entrée. Son agonie au dernier acte lui permettra de montrer davantage de sensibilité et de couleurs. <strong>Roberta Mantegna</strong> (30 ans), à l’inverse, brille par une technique irréprochable, gage de vocalises réglées au millimètres et de belles variations dans les reprises. La voix perçante et nasalisée ne concourt pourtant guère au romantisme du personnage, amoureuse malheureuse, assassin involontaire. Enfin, <strong>Simone Piazolla</strong> (32 ans) confère à Seid son volume et son agilité. Le chant se pare de belles couleurs et résiste aux assauts de la cabalette du troisième acte. Aux saluts, cette distribution solide mais pas toujours subtile, récupère la plus grande part du butin.</p>
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		<title>Il Corsaro</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/ils-ont-manque-grigolo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Mar 2013 06:16:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Alors que le Corsaire de Verdi est un opéra assez sous-représenté au disque, il est pour le moins fâcheux que ce nouveau DVD, qui aurait pu offrir une réelle alternative à la version parue chez Dynamic en 2005, propose en fait la même production, seule la distribution étant différente ! A quoi pensent donc &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Alors que le <em>Corsaire </em>de Verdi est un opéra assez sous-représenté au disque, il est pour le moins fâcheux que ce nouveau DVD, qui aurait pu offrir une réelle alternative à la version parue chez Dynamic en 2005, propose en fait la même production, seule la distribution étant différente ! A quoi pensent donc les décideurs qui choisissent quels spectacles méritent d’être immortalisés par une captation vidéo ? Surtout, où avaient-ils la tête (et les yeux), lorsque l’Opéra de Zürich programmait en 2009 ce même <em>Corsaro </em>dans une mise en scène autrement plus inventive, due à Damiano Michieletto (un nom qu’on regrette fort de ne voir figurer nulle par dans cette intégrale Verdi), et avec une distribution de premier plan, incluant dans le rôle-titre Vittorio Grigolo, autre nom qui aurait dû avoir sa place dans l’entreprise « Tutto Verdi », mais que l’industrie du DVD semble jusqu’ici curieusement éviter (et autour de Grigolo, il y avait à Zurich des personnalités comme Elena Mosuc, Carmen Gianattasio ou Juan Pons).</p>
<p>
			Trêve de gémissements, penchons-nous plutôt sur ce nouveau <em>Corsaro</em>. A moitié nouveau, seulement, puisque la production était déjà connue : <strong>Lamberto Puggelli</strong> se contente d’illustrer l’action, sa seule audace, toute relative, consistant à situer sur des bateaux les premier et deuxième actes, alors que seul le troisième doit s’y dérouler selon le livret. Modification par rapport à la captation de juin 2004 : celle de 2008 a eu lieu non pas au Teatro Regio de Parme, mais au Teatro Verdi de Busseto, charmante bonbonnière où les éléments de décor ont tendance à se bousculer (la scène de l’opéra de Parme est presque deux fois plus large !), rendant encore un peu plus naïf ce mélodrame caricatural dont on nous offre ici une vision entièrement au premier degré : odalisques infortunées et méchants turcs, gestes grandiloquents souvent ridicules. Autrement dit, électroencéphalogramme plat, et il est difficile devant son écran de partager l’enthousiasme de notre collègue Christophe Rizoud qui était présent dans la salle (voir <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=434&amp;cntnt01returnid=54">compte rendu</a>).</p>
<p>			La distribution réunit principalement des chanteurs encore jeunes, dont rien ne garantit qu’ils feront jamais une grande carrière. Il est sans doute bon que ces artistes puissent se produire dans une salle aux dimensions très réduites, afin de ne pas surexposer des organes encore fragiles, mais le résultat mérite-t-il d’être immortalisé en DVD ? Outre Renato Bruson en Seid, la version Dynamic 2005 alignait Zvetan Michailov en Corrado, Adriana Damato en Gulnara et Michela Sburlati en Medora, ce qui n’était déjà pas un cast des plus étoilés. Entendu en Malcolm à Lille en 2011, <strong>Bruno Ribeiro</strong> a pour lui un authentique physique de jeune premier et une jolie voix, alors encore un peu verte dans certains passages. La Gulnara de <strong>Silvia Dalla Benetta</strong> est une de ces coloratures agiles mais un rien stridentes, et un peu plus de sensualité dans la pâte vocale n’aurait pas été malvenu. Le Seid de <strong>Luca Salsi</strong> est tout à fait correct et n’a aucun mal à surclasser un Bruson hors d’âge. En revanche, <strong>Irina Lungu</strong> semble d&rsquo;abord relever de l’erreur de distribution, avec des couleurs sombres de quasi-mezzo, un timbre voilé d&rsquo;où n&rsquo;émergent que des notes aiguës dont la justesse laisse à désirer : il faut croire qu’elle a dû énormément progresser depuis 2008 pour devenir « excellente » et « l’une des très bonnes Violetta actuelles », comme l’écrivait Jean-Marcel Humbert après l’avoir vue à <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=3316&amp;cntnt01returnid=54">Dijon</a> et à <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=4016&amp;cntnt01returnid=54">Vérone</a> l’an dernier. L’orchestre et les chœurs assurent dignement leur rôle ; ce Verdi-là ne leur demande d’ailleurs pas de prouesses particulières, en dehors de la jolie et brévissime tempête de l&rsquo;ouverture.</p>
<p>			 </p>
<p>			 </p>
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		<item>
		<title>VERDI, Il corsaro — Zurich</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/de-la-plus-belle-eau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Nov 2009 20:44:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il est des œuvres dont on ne comprend pas qu’elles ne soient pas plus souvent représentées, tant elles ont un charme évident dès la première écoute et présentent un réel intérêt quand on les étudie de plus près. Le Corsaire en fait partie et c’est sans doute Verdi lui-même qui a contribué à son purgatoire. &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          Il est des œuvres dont on ne comprend pas qu’elles ne soient pas plus souvent représentées, tant elles ont un charme évident dès la première écoute et présentent un réel intérêt quand on les étudie de plus près. <em>Le Corsaire </em>en fait partie et c’est sans doute Verdi lui-même qui a contribué à son purgatoire. Créée en 1848 dans le contexte d’une période révolutionnaire alors que le public italien attendait une œuvre patriotique, le maestro offre une réflexion sur le passé, un drame universel et intime qui ne correspond pas à son époque et qui quitte l’affiche au bout de trois représentations. Verdi, essayant de surnager dans ce qu’il appelle ses années de galère, continue à composer ailleurs et jette le bébé avec l’eau du bain : « <em>Cette musique que j’ai écrite sans y attacher d’importance, pour me débarrasser d’un éditeur odieux, manque probablement d’inspiration</em> ». On reconnaît bien là l’irascible compositeur. Sa musique est pourtant superbe, dotée de fulgurances qui magnifient une partition dont on sent néanmoins la rapidité d’exécution et l’écriture un peu automatique respectant les mécaniques du genre. Le sujet, quant à lui, est passionnant, tant il entremêle les codes du romantisme historique passé à ceux d’un réalisme présent qui tend déjà vers le naturalisme. </p>
<p> </p>
<p>L’intrigue en est simple, ramassée, efficace et rend assez bien compte de l’importance du mouvement orientaliste ; elle est l’adaptation d’un poème daté de 1814 de Byron, par ailleurs émaillé d’allusions autobiographiques et empli des souvenirs des voyages du poète en Orient. Un corsaire, Corrado décide de combattre avant qu’on ne l’attaque et prend congé de sa belle, Medora. Il s’introduit dans le harem de son ennemi turc Seid mais est capturé en tentant de délivrer les esclaves, dont la favorite. Cette dernière tue le sultan Seid qu’elle abhorre et s’enfuit avec Corrado dont elle est tombée amoureuse. De retour dans l’île des pirates, Corrado retrouve une Medora mourante qui s’est empoisonnée, persuadée de la mort de son amant. Désespéré, il se jette dans la mer.</p>
<p> </p>
<p>Une intrigue comme celle-là contient en germe les principaux thèmes du romantisme. Il faut ici saluer la performance du jeune metteur en scène <strong>Damiano Michieletto</strong> qui a réussi à sacrifier à l’exercice imposé de la modernisation tout en restituant une ambiance romantique et orientaliste par effet de réverbération. Comme dans toute grande mise en scène, la simplicité et la beauté permettent une abondance de lectures et offrent une richesse sémantique fascinante. Le décor, en effet, se limite à un volume simple, aux murs nus mais recouverts de panneaux vitrés qui évoquent à la fois la serre ou les panneaux solaires, une prison dorée, les cordages d’un bateau ou l’intérieur d’une de ces boîtes à musique qui, lorsqu’on en soulève le couvercle, nous laissent découvrir une ou des figures en bakélite tournant sur elles-mêmes. Au sol, une nappe d’eau étale ophélienne aux reflets alternativement sales ou laiteux qui se réfléchissent dans les miroirs : il n’en faut pas plus pour évoquer la mer, les abysses et bien sûr, notre univers contemporain. On comprend rapidement que le corsaire est un double de Byron qui anticipe sa chute tout en essayant d’affronter son destin. Il entonne son premier air juché sur un bureau qui pourrait tout aussi bien être le lit où trônerait un Sardanapale lassé de son propre suicide que le sommet d’un immeuble englouti dans on ne sait quel marasme tout comme un radeau de la Méduse pointant vers un utopique espoir.</p>
<p> </p>
<p>Pour le rôle de Corrado, <strong>Vittorio Grigolo</strong> a non seulement le physique parfait, élégant dandy à la nonchalance désabusée, mais surtout la voix solaire et puissante, superbement modulée et capable de toutes les nuances que Verdi a distillées dans ce personnage. Il est, d’évidence, l’un des meilleurs ténors actuels et peut affronter avec sérénité n’importe quel rôle belcantiste à une toute petite nuance près : la qualité de diction qu’il peut encore peaufiner. <strong>Elena Moşuc</strong> est une Medora élégiaque. Là encore, technique et talent vocal sont mis au service de l’intelligence d’un rôle qu’elle habite divinement. Seid, en revanche, est interprété par un <strong>Juan Pons</strong> à la voix vacillante, fatigue compensée par une technique irréprochable. <strong>Carmen Giannattasio</strong>, quant à elle, est une Gulnara qui, par l’ambitus et l’autorité, évoque immanquablement Lady Macbeth – le metteur en scène ne s’y est pas trompé, qui la fait se laver les mains souillées du sang de Seid et insiste sur de nombreuses correspondances shakespeariennes. Les rôles de Lady Macbeth et de Gulnara étaient interprétés, lors des créations de 1847 et 1848, par la même cantatrice Marianna Barbieri-Nini, dont Verdi, on s’en souvient, exigeait une voix rauque, voilée et dramatique. Les chœurs, surtout masculins, se montrent idéalement sonores, contribuant à faire de cette performance musicale une réussite mémorable. Intelligemment dirigé par <strong>Eivind Gullberg Jensen</strong>, l’orchestre se met lui aussi au service de la cohérence générale.</p>
<p> </p>
<p><em>Le Corsaire</em>, une œuvre mineure ? On en jugera, selon ses propres goûts. Mais jetons une petite bouteille à la mer en espérant que d’autres salles nous proposent de nouvelles lectures de cet opéra trop rare. </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
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			</item>
		<item>
		<title>VERDI, Il corsaro — Busseto</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/le-sacre-de-verdi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Oct 2008 19:45:06 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/le-sacre-de-verdi/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Giuseppe Verdi (1813 – 1901) Il CorsaroMelodramma tragico in trois actes Livret de Francesco Maria Piave d’après le poème de George Byron : « The Corsar » Mise en scène, Lamberto Puggelli Décors, Marco Capuana Costumes, Vera Marzot Lumières, Andrea Borelli Corrado, Bruno Ribeiro Medora, Irina Lungu Seid, Luca Salsi Gulnara, Silvia Dalla Benetta Selimo, &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          <strong>Giuseppe Verdi (1813 – 1901) </strong></p>
<p><strong>Il Corsaro<br /></strong>Melodramma tragico in trois actes </p>
<p>Livret de Francesco Maria Piave d’après le poème de George Byron : « The Corsar »</p>
<p></p>
<p>Mise en scène, Lamberto Puggelli </p>
<p>Décors, Marco Capuana </p>
<p>Costumes, Vera Marzot </p>
<p>Lumières, Andrea Borelli </p>
<p>Corrado, Bruno Ribeiro </p>
<p>Medora, Irina Lungu </p>
<p>Seid, Luca Salsi </p>
<p>Gulnara, Silvia Dalla Benetta </p>
<p>Selimo, Gregory Bonfatti </p>
<p>Giovanni, Andrea Papi </p>
<p>Un eunuco, Angelo Villari </p>
<p>Uno schiavo, Angelo Villari </p>
<p>Orchestre et choeur du Teatro Regio di Parma </p>
<p>Direction musicale, Carlo Montanaro </p>
<p>Festival Verdi, Teatro Verdi, Busseto, 19 octobre 2008, 15h30 </p>
<p>   </p>
<p><strong>Le sacre de Verdi</strong> </p>
<p>Autant la <em>Giovanna d’Arco</em> parmesane dressait deux jours auparavant un tableau inquiétant du chant verdien, autant <em>Il Corsaro</em>, un des autres opéras de l’édition 2008 du festival Verdi, laisse entrevoir des lendemains plus souriants avec une distribution alerte dont la jeunesse est la première des qualités : des artistes au physique idéal ; des voix éclatantes de santé. <br /><strong>Bruno Ribeiro</strong>, beau ténor à l’émission centrale, se présente raide dans le premier air de Corrado, « Ah ! si ben dite », mais une fois le trac surmonté retrouve un semblant de souplesse sans rien perdre de sa virilité, ni de sa vaillance y compris dans l’aigu. A la clef un « Eccomi prigionero » d’une juste mélancolie. <br /><strong>Luca Salsi</strong>, baryton avec du souffle, de l’aigu et du mordant qui se régale à jouer les méchants, ne fait pas toujours dans la dentelle mais l’énergie de son Seid est contagieuse. <br /><strong>Silvia Dalla Benetta</strong> s’impose en Gulnara. Le rôle est pourtant ingrat – elle est la bonne poire de l’histoire – et exigeant avec son ambitus de deux octaves, ses nombreux contre-ut et ses coloratures impossibles. Prouesse technique donc mais aussi séduction d’une voix longue, colorée et d’un chant habité qui parvient à intéresser dans les moments les plus faibles (l’aria <em>di sortita</em> « Ne sulla terra ») et qui passionne dans les passages plus inspirés (le 3e acte). </p>
<p>Seule la Medora d’<strong>Irina Lungu</strong>, incapable d’ornementer le fameux « Egli non riede ancora », l’air le plus connu de la partition parce qu’interprété par Maria Callas dans le volume II de ses « Verdi arias » (EMI), laisse sur sa faim. La Callas ne s’y montrait pas sous son meilleur jour mais les problèmes qu’elle rencontrait en 1964 (date de l’enregistrement) semblent mineurs par rapport à ceux qu’affronte aujourd’hui la cantatrice moldave : registres disjoints, erreurs d’intonation, vocalisation scolaire, fausses notes. L’onctuosité du timbre et la sensibilité de l’interprétation aident à redresser la barre dans le duo qui suit, « Tornerai, vano è il duol », et dans le poignant <em>terzetto</em> final, prémonition géniale d’<em>Il Trovatore</em>, de <em>Rigoletto</em> et de <em>La Forza del Destino</em>. </p>
<p>Plus encore que la distribution, c’est la mise en scène de <strong>Lamberto Puggelli</strong> qui fait le prix de cette production. <em>Il Corsaro</em> est connu pour être l’un des opéras les moins intéressants de Verdi qui le composa en 1848 sur le coin d’une table, vite fait, mal fait afin d’honorer un engagement pris trois ans auparavant avec l’éditeur Francesco Lucca. Le livret ne vaut que par son romantisme exacerbé ; l’intrigue relève de l’anecdote. A partir de ces obstacles a priori insurmontables, Lamberto Pugelli construit un spectacle qui réalise l’exploit de ne jamais ennuyer, au contraire. Scénographie vivante, fluide malgré la petitesse du plateau. Esthétisme, lumière rouge chez les musulmans, bleue chez les corsaires qui rappelle l’immensité de l’océan ; décors aux tonalités maritimes – comme si la pièce se déroulait sur un bateau – avec des cordages qui rythment l’espace et suggèrent aussi bien le pont du navire que les barreaux de la prison. </p>
<p>Ce qui rend aussi ce <em>Corsaire</em> unique, ce sont les lieux dans lequel il est représenté, le petit Teatro Verdi de Busseto : lieu de mémoire – le compositeur refusa d’y mettre les pieds mais Toscanini y célébra en 1913 le centenaire de sa naissance et Muti celui de sa mort en 2001 – lieu magique dans lequel le temps semble s’être arrêté même si, revers de la médaille, l’exiguïté de la salle rend difficile le contrôle du volume sonore. La direction de <strong>Carlo Montanaro</strong> s’y sent parfois à l’étroit là où ailleurs elle relèverait de l’évidence. L’Orchestre et les chœurs du teatro Regio de Parme montrent encore une fois que ce répertoire leur est génétique. Portée par l’esprit des lieux, la musique coule à flot, généreuse, immédiate comme le vin des <em>trattorie</em> voisines et le public devient inflammable. Le sol dièse aigu de la cabalette de Seid « S’avvicina il tuo momento » tenu <em>forte</em> avec point d’orgue déclenche l’incendie. Les applaudissements interrompent le spectacle, les cris fusent. Luca Salsi, d’un froncement de sourcil, fait signe au chef, bisse l’air et renouvelle l’exploit. Verdi en ses terres est roi. </p>
<p><strong>Christophe Rizoud <br /></strong></p>
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