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	<title>Le nozze di Teti e di Peleo - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Le nozze di Teti e di Peleo - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>ROSSINI, Le nozze di Teti e di Peleo — Bad Wildbad</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/le-nozze-di-teti-e-peleo-bad-wildbad-un-joyau-resplendissant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Jul 2018 07:27:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>1815 fut une année faste pour les Bourbons, restaurés sur le trône de France et sur celui de Naples après la défaite de Napoléon. Pour assurer l’avenir et renforcer leurs liens un mariage fut décidé. C’est ainsi qu’en mars 1816 la nièce du roi de Naples épousa le neveu du roi de France. La cérémonie &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>1815 fut une année faste pour les Bourbons, restaurés sur le trône de France et sur celui de Naples après la défaite de Napoléon. Pour assurer l’avenir et renforcer leurs liens un mariage fut décidé. C’est ainsi qu’en mars 1816 la nièce du roi de Naples épousa le neveu du roi de France. La cérémonie ayant lieu par procuration, deux fêtes somptueuses furent données en même temps à Paris et à Naples, où  Rossini occupait depuis mai 1815 la charge officielle de compositeur et directeur musical des Théâtres royaux. A ce titre il fut chargé d’écrire une cantate scénique qui fut exécutée au Théâtre du Fondo le 24 mars, le théâtre San Carlo ayant brûlé le mois précédent. Le spectacle fut fastueux, à grand renfort de machines et de participants : pour les ballets intégrés le livret imprimé mentionne quarante danseurs et danseuses solistes, sans compter le corps de ballet et les figurants !</p>
<p>Ces compositions sur commande consacrées à un événement particulier étant destinées à ne plus être répétées, la musique disparut, jusqu’à ce qu’en 1967 Philip Gossett en retrouve l’autographe à la Bibliothèque du Conservatoire de Naples. L’auteur du livret, professeur de rhétorique à l’université de Naples et membre de la commission de censure, ne prétend pas à l’originalité et se borne à une aimable convention en reprenant le fonds mythologique qui est le terreau de la ville. En assimilant les jeunes époux à des figures mythologiques, la cérémonie se rehausse de noblesse héroïque. Aux noces de Thétis et Pélée, les Dieux de l’Olympe vont assister ; en présence de l’Amour et de l’Hyménée, réunis pour empêcher la Discorde de s’attaquer à la nouvelle union, Jupiter présidera le rite nuptial, en compagnie de son épouse Junon et de Cérès, déesse protectrice du Royaume des Deux Siciles. et tous chanteront l’union de l’Amour et de la Vertu.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/cs_xyduuc_a2.jpeg?itok=zkMOP5lq" title="© AndreasHeideker" width="468" /><br />
	© AndreasHeideker</p>
<p>Rossini avait eu à sa disposition les meilleurs chanteurs présents à Naples : Andrea Nozzari (Jupiter), Isabella Colbran (Cérès), Margarita Chabrand (Thétis), Giovanni David (Pélée), et Girolama Dardanelli (Junon). Pour ces noms restés dans l’histoire comme ceux d’interprètes d’exception, il écrivit du sur-mesure, et c’est pourquoi distribuer ces rôles n’a rien de facile. D’autant qu’entre les répétitions et le concert un rien peut arriver qui compromet la santé vocale d’un chanteur. C’est ce qui s’est produit pour le ténor <strong>Mert Sungu</strong>, victime d’une atteinte musculaire au niveau du cou qui déclenche de courtes mais vives douleurs. Il chante sur le qui-vive, et son émission très contrôlée témoigne autant du soin qu’il a d’exécuter minutieusement les moindres nuances du rôle de Peleo que de la contrainte qu’il subit. Evidemment sa voix ne s’épanouit pas avec la facilité et le naturel apparents qui avaient donné tant de prix dix jours plus tôt à sa participation à <em>La petite Messe solennelle. </em>L’autre ténor, dans le rôle de Jupiter, déconcerte quelque peu ; la couleur plus sombre semble annoncer un baryténor mais l’émission de <strong>Joshua Stewart</strong> reste étrangement figée dans une zone intermédiaire, avec par instants des sons ouatés fort peu séduisants.</p>
<p>Junon, la protectrice du mariage, échoit à <strong>Marina Comparato </strong>; manifestement en pleine possession de ses moyens, elle s’impose aussitôt qu’elle ouvre la bouche par la fermeté du son et la netteté avec laquelle elle cisèle le texte, donnant au personnage l’autorité traditionnellement reconnue à la déesse. <strong>Eleonora Bellocci</strong>, séduisante Fanni dans <em>La cambiale di matrimonio</em>, a la charge d’incarner la nymphe Thétis, qui représente ici la jeune épousée. Elle démontre à nouveau ses qualités, le grain charnu et l’extension de la voix, la sûreté technique dans l’exécution des vocalises et des sauts d’amplitude, mais aussi dévoile une fragilité quand la tension dans l’aigu donné en force entraîne une fugace résonance métallique. On le remarquerait peut-être moins si dans le rôle de Cérès, dévolu à Isabella Colbran, on ne découvrait avec <strong>Leonor Bonilla</strong> une interprète dont la voix unit la douceur veloutée du timbre, la souplesse des agilités, la facilité et la pureté des aigus, la maîtrise des fioritures, autant d’atouts réunis qui nous ont rappelé la grande Mariella Devia et qui lui vaudront une longue ovation après l’air « Ah non potrian resistere ».</p>
<p>A défaut du spectacle de l’Olympe en fête, les robes colorées des artistes du chœur Gorecki composaient un bel arc-en-ciel devant leurs homologues masculins en tenue de soirée. Ils ont tous démontré une belle musicalité, malgré une entrée tonitruante dont on cherche en vain la justification. Il leur faudrait seulement penser à ajouter un sourire mental à ces chœurs de réjouissance, pour mieux masquer le fait que pour eux c’est une séance de travail de plus au sein du marathon qui leur est imposé. Les musiciens des Virtuosi Brunensis ont la résistance de l’habitude. Ils répondent souplement à la direction précise et pertinente de <strong>Pietro Rizzo, </strong>qui met en lumière l’esprit rossinien, avec ces autocitations sorties de <em>La cambiale di matrimonio</em> ou du récent <em>Barbiere di Siviglia </em>jusqu’aux anticipations du <em>Viaggio a Reims, </em>comme les traits à la flûte si identifiables. On ignore si, quand elle les entendra à nouveau en 1825 dans la cantate destinée à célébrer l’accession au trône de son beau-père, la jeune épousée devenue veuve en 1820 s’en souviendra. Mais aux oreilles des rossiniens d’aujourd’hui, ce sont autant de  rayons lumineux qui éclairent le parcours créatif de leur cher Gioachino, dont <em>Le Nozze di Teti e Peleo </em>constituent un joyau étincelant.</p>
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		<title>ROSSINI, Le nozze di Teti e di Peleo&#124;La morte di Didone — Pesaro</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/qui-veut-la-peau-de-peretyatko/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Antoine Brunetto]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Aug 2010 21:42:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Qui veut la peau de Peretyatko ? On pourrait se poser la question au vu de la programmation bizarre de ces deux œuvres courtes dans le cadre du Festival Rossini. En effet, Olga Peretyatko s’est à peine reposée de sa très belle performance dans Sigismondo terminée aux environs de 23h le 18 août, qu’elle enchaîne &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          Qui veut la peau de Peretyatko ? On pourrait se poser la question au vu de la programmation bizarre de ces deux œuvres courtes dans le cadre du Festival Rossini. En effet, <strong>Olga Peretyatko</strong> s’est à peine reposée de sa très belle performance dans <em><a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=1916&amp;cntnt01origid=57&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=54">Sigismondo</a></em> terminée aux environs de 23h le 18 août, qu’elle enchaîne le lendemain à 11h, non pas une, mais deux œuvres, l’une et l’autre d’une grande difficulté technique. Est-ce bien raisonnable ?</p>
<p> </p>
<p>Ce rythme insensé ne lui joue pourtant que peu de tours. Elle arrive sur scène pimpante dans sa robe scintillante de style bohémien aux tons brique. Certes, elle paraît un peu en retrait dans <em>la Morte di Didone</em> (courte cantate dont le livret est d’auteur inconnu). Mais ne serait-ce pas davantage dû à un certain manque d’affinité avec l’ouvrage, son soprano lumineux s’accordant mal avec cette plainte avec chœur, œuvre de jeunesse dédié à la chanteuse Ester Mombelli (datée de 1811 mais qui n’a été créée qu’en 1818).</p>
<p> </p>
<p>La jeune soprane russe brille davantage en Cerere dans <em>Le Nozze di Teti e di Peleo</em>, assumant avec grâce les délicates coloratures et démontrant une belle extension dans l’aigu, malgré quelques suraigus légèrement vibrés, séquelle probables de sa fatigue. Le public accueille d’ailleurs triomphalement le rondeau final de son grand air «Aa non possian resistere » (qui n’est autre que le rondeau final de <em>La</em> <em>Cenerentola</em>), obtenant un bis de cette pièce virtuose. On notera pour l’anecdote que ce même extrait avait également été bissé par Mariola Cantarero lors de l’exécution de l’œuvre dans ces mêmes lieux en 2007.</p>
<p> </p>
<p>Pourtant tout n’est pas parfait dans ce concert qui semble manquer de préparation : le <strong>chœur de Bologne</strong>, irréprochable ailleurs, laisse ici entendre des décalages et des attaques manquant de mordant et de netteté. Il faut dire qu’il n’est guère aiguillonné par la direction de routine de <strong>Ryuichiro Sonoda</strong> à la tête d’un <strong>orchestre de Bologne</strong> à la pâte lourde (peut-être lui aussi non encore totalement remis de la représentation de la veille).</p>
<p> </p>
<p>Pour le reste on retrouve l’équipe de <em>La Cenerentola</em> presque au complet, avec des bonheurs divers. <strong>Paulo Bordogna</strong>, visiblement indisposé (il se gratte la gorge et s’éclipse pendant une partie du concert), n’est par ailleurs pas à sa place en Jupiter – tout ce qui faisait le sel de son Magnifico est perdu ici, laissant la place à une voix à l’émission étrange et aux couleurs limitées. La présence de <strong>Lawrence Brownlee</strong> est un luxe, apportant au court rôle de Peleo sa musicalité, sa rondeur de timbre et sa virtuosité assurée. Les deux sœurs de Cenerentola répondent également présent. Si la Junon de <strong>Cristina Faus</strong> est un peu en retrait faute de sex-appeal vocal (malgré un joli duo avec Cerere), <strong>Manon Strauss Evrard</strong> nous confirme en Teti les impressions laissées par sa Clorinda : la voix est d’une belle puissance et la chanteuse a du tempérament, mais un manque de nuances et surtout une certaine raideur dans la vocalise nous font penser que la chanteuse trouvera davantage à s’épanouir hors des contrées rossiniennes.</p>
<p> </p>
<p>Mais ne faisons pas la fine bouche, nous aurons eu la chance d’avoir une double dose de la charmante Olga Peretyatko en moins de 24 heures, et cela ne se refuse pas !</p>
<p><strong> </strong></p>
<p> </p>
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