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	<title>Le Petit Prince - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Le Petit Prince - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>ROEDIGER, Le Petit Prince — Metz</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/le-petit-prince-metz-et-bien-chantez-maintenant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Apr 2019 23:15:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour sa saison Jeune public, l’Opéra-Théâtre de Metz Métropole s’attaque à forte partie en choisissant de créer un spectacle musical autour du Petit Prince. L’œuvre de Saint-Exupéry appelle chez chacun, enfant comme adulte, un imaginaire si puissant, les aquarelles de l’auteur nous sont si connues, que rares sont les versions scéniques ou cinématographiques qui ne &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour sa saison Jeune public, l’Opéra-Théâtre de Metz Métropole s’attaque à forte partie en choisissant de créer un spectacle musical autour du <em>Petit Prince</em>. L’œuvre de Saint-Exupéry appelle chez chacun, enfant comme adulte, un imaginaire si puissant, les aquarelles de l’auteur nous sont si connues, que rares sont les versions scéniques ou cinématographiques qui ne déçoivent pas. Pour corser encore le pari, ce sont les membres du ballet de l’opéra qui interprètent en dansant – mais aussi en chantant – les différents personnages du conte. Force est de constater que le défi est relevé haut la main. L’équipe artistique a l’intelligence d’installer un univers poétique qui relève plus de l’évocation que du pur copier-coller. Ainsi, si le costume du Petit Prince ou encore celui du roi, sont de parfaites mises en volume du dessin original, en revanche, la migration des oiseaux sauvages, la rose ou le serpent font l’objet d’une réinterprétation très réussie. De même le chapeau seau à champagne du buveur, les tours de vélo de l’allumeur de réverbère, le roi en chaussettes-charentaises sous son manteau d’hermine servent parfaitement le propos.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/190423n121.jpg?itok=U-2GyiQA" title="© Luc Bertau" width="468" /><br />
	© Luc Bertau</p>
<p>La scénographie trouve elle aussi le délicat point d’équilibre entre la lettre et l’esprit du texte de Saint-Ex : Des rideaux de fil encadrent la scène sur trois côtés. Ils permettent d’une part l’utilisation de lumières latérales – indispensables en danse – mais créent également un jeu de transparence et de mouvement d’une grande séduction. Des gobos y projettent des images, évoquant aisément désert ou nuit étoilée. De gros ballons pendent des cintres avant que les danseurs ne s’en saisissent pour danser, évoquant ainsi le voyage du Petit Prince de planète en planète.</p>
<p>Ces éléments très graphiques, créés par la metteur en scène et scénographe <strong>Pénélope Bergeret</strong> sont sublimés par les magnifiques lumières de <strong>Patrice Willaume</strong>. Tout comme le danseur-costumier <strong>Valerian Antoine</strong>, ces deux artistes appartiennent de longue date à la maison messine. Cette confiance accordée à des talents « maison » – y compris dans une spécialité qui n’est pas leur formation initiale – est assez remarquable pour être soulignée : ainsi, Pénélope Bergeret était membre du Ballet de l’Opéra-Théâtre de Metz Métropole ; elle a collaboré avec Paul-Émile Fourny à l’adaptation de <em><a href="https://www.forumopera.com/lauberge-du-cheval-blanc-metz-une-cure-de-bonne-humeur">l’Auberge du Cheval Blanc</a></em> fin 2017 avant de signer un <a href="https://www.forumopera.com/eugene-oneguine-metz-david-bizic-prend-du-galon"><em>Eugène Oneguine </em></a>l’an passé. Danseuse, elle a pu servir au mieux la chorégraphie classique et limpide de <strong>Martin Harriague</strong> qui joue sans ostentation des codes de la tradition, de ceux de l’élégance néoclassique – dans ses très raffinés pas de deux en particulier – , sans oublier ceux de la comédie musicale.</p>
<p><strong>Thomas Roediger</strong>, quant à lui, est une basse qui interprète régulièrement des seconds plans dans les productions messines. Auteur de plusieurs cycles de mélodies, <em>le Petit Prince</em> est sa première œuvre scénique. Il propose une partition fine, accessible, lisible, tonale, jouant des évocations, qui met en valeur les excellents solistes de l’<strong>Orchestre de Chambre du Luxembourg</strong>. Sous la direction pointue, généreuse et tout en contraste d’<strong>Aurélien Azan Zielinski </strong>– chef régulièrement invité par l’orchestre, qui a longtemps enseigné à Metz et y a dirigé <em>Orphée et Eurydice</em> cet hiver – la vingtaine d’artistes de la phalange luxembourgeoise proposent des soli délicats et des ensembles diaprés aux nuances subtiles. L’instrumentarium choisi permet d’élargir encore la palette des couleurs orchestrales : aux interventions des vents et des cuivres s’ajoutent celles du piano, au clavecin, de la harpe, du métallophone et même de l’orgue de barbarie.</p>
<p>Le seul choix discutable est celui qui confie les parties vocales aux danseurs du corps de ballet. Les interventions sont courtes, servant le propos sans devenir de véritables arie et se révèlent donc compatibles avec ces voix non professionnelles. Un important travail de diction et de justesse a manifestement été mené et, si des voix véritablement lyriques auraient apporté plus de magie à la création, ces timbres sonorisés mais jamais forcés, ont une fragilité et un naturel qui ne manquent pas de charme. Mentions particulières à la séduisante rose de <strong>Lisa Lanteri </strong>dont le timbre lumineux – à l’image de ses talons vertigineux – a une couleur joliment lyrique et à l’excellent <strong>Paul Bougnotteau</strong> qui se glisse avec la même prestance barytonnante dans les oripeaux du roi, d’une bouteille – au convaincant falsetto – , de l’allumeur de réverbères ou encore du marchand de pilules.</p>
<p>Seul le Petit Prince de <strong>Gabriel Fillatre</strong> ne chante pas ; lunaire, décalé, il conserve son mystère en ne s’exprimant que par la danse et se contentant d’être témoin de la folie des hommes sans la commenter. Encore une fort jolie idée attestant de la finesse de lecture et d’adaptation de l’oeuvre.</p>
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		<title>Au Châtelet, un Petit Prince dépoétisé, mais brillamment exécuté</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/au-chatelet-un-petit-prince-depoetise-mais-brillamment-execute/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Cormier]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Feb 2015 06:39:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Petit Prince de Saint-Exupéry à l’origine du livret de l’opéra de Michaël Levinas est une œuvre à part, universellement reconnue pour sa poésie et sa portée philosophique. Après Lausanne, Genève et Lille où il a été sauf exception plutôt bien accueilli, la voici au Théâtre du Châtelet qui poursuit ses missions d’éducation et d’ouverture &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Le Petit Prince </em>de Saint-Exupéry à l’origine du livret de l’opéra de Michaël Levinas est une œuvre à part, universellement reconnue pour sa poésie et sa portée philosophique. Après Lausanne, Genève et Lille où il a été <a href="http://www.forumopera.com/le-petit-prince-michael-levinas-lille-pour-une-esthetique-du-vide">sauf exception</a> plutôt bien accueilli, la voici au Théâtre du Châtelet qui poursuit ses missions d’éducation et d’ouverture à un large public. Présentée pour la première fois à la scène en langue française,  ce titre a tout pour attirer des spectateurs de tous âges. En effet, ce 11 février, on aurait pu compter plusieurs centaines de spectateurs de 7 à 14 ans encadrés par leurs parents ou leurs enseignants&#8230;</p>
<p>La scénographie est fluide et les lumières sont chaleureuses.  Si, très loin des naïves aquarelles originales, les décors et les costumes oscillent entre science-fiction, bande dessinée et conte pour enfants, l’identité visuelle du Petit Prince avec ses cheveux blonds ébouriffés, son costume vert et sa longue écharpe est d’emblée reconnaissable. Le texte et la direction d’acteurs penchent vers la comédie parfois même vers la farce dissonante. Les chanteurs offrent une riche palette vocale, de soprano à baryton-basse en passant par mezzo, contre-ténor et ténor. Tous méritent des compliments pour leur engagement. Se distinguent : <strong>Jeanne Crousaud </strong>avec ses suraigus et son plaisir à articuler les mots dans le rôle titre ; l’excellent contre-ténor <strong>Rodrigo Ferreira </strong>dans Le renard et Le serpent ; la mezzo <strong>Catherine Trottmann</strong> dans La rose.</p>
<p>Aujourd’hui baignant dans des univers virtuels insolites et souvent terrifiants, les enfants ne s’étonnent plus ni des voyages dans l’espace, ni des comportement absurdes des « grandes personnes ». Sont-ils sensibles à cet «<em> essentiel invisible pour les yeux </em>», aux notions d’éphémère et de responsabilité mis en avant par Saint-Exupéry ? On ose encore l’espérer. À travers les sept types humains hautement caricaturés sans méchanceté, le spectacle a le mérite de traiter ces questions ô combien cruciales de manière à la fois sérieuse et ludique. En contrepoint, plus qu’en accompagnement, la musique de Levinas, avec ses couleurs orchestrales variées, ses claviers superposés, ses vents surprenants, ses grincements, ses bruits sourds et ses sons électroniques étranges, fait ressentir le poids des impasses psychologiques et des absurdités auxquelles les humains sont confrontés, sans avoir, néanmoins jusqu’à maintenant, réussi à tuer ni l’espoir ni les rêves qui les habitent.</p>
<p><strong>Musique et livret</strong> Michaël Levinas &#8211; <strong>Mise en scène</strong> Lilo Baur &#8211; <strong>Décors et costumes</strong> : Julian Crouch &#8211; <strong>Lumières</strong> : Fabrice Kebour <strong>&#8211;</strong> <strong>Le petit Prince</strong> Jeanne Crousaud- <strong>L&rsquo;aviateur</strong> Vincent Lièvre-Picard &#8211; <strong>La rose</strong> : Catherine Trottmann &#8211; <strong>Le renard, Le serpent</strong> Rodrigo Ferreira &#8211; <strong>Le roi, L’ivrogne, L’allumeur de réverbères, L’aiguilleur</strong> : Alexandre Diakoff &#8211; <strong>LeVaniteux, Le financier, Le géographe :</strong> Benoît Capt &#8211; Orchestre de Picardie, <strong>Direction musicale</strong> : Arie van Beek &#8211; Paris, Théâtre du Châtelet,</p>
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		<title>LEVINAS, Le Petit Prince — Lille</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/le-petit-prince-michael-levinas-lille-pour-une-esthetique-du-vide/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sonia Hossein-Pour]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Dec 2014 09:01:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Comment s’assurer que des enfants, entre 6 et 13 ans environ, déclinent probablement à vie toute proposition d’entrer dans un lieu aussi élitiste que l’opéra ? Certainement en les emmenant voir Le Petit Prince de Michaël Levinas, estampillé « jeune public » de façon inconsidérée, pour ne pas dire irresponsable. La vision que nous propose le compositeur ne &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">Comment s’assurer que des enfants, entre 6 et 13 ans environ, déclinent probablement à vie toute proposition d’entrer dans un lieu aussi élitiste que l’opéra ? Certainement en les emmenant voir <em>Le Petit Prince</em> de <strong style="line-height: 1.5">Michaël Levinas</strong>, estampillé « jeune public » de façon inconsidérée, pour ne pas dire irresponsable.</p>
<p class="rtejustify">La vision que nous propose le compositeur ne retient en effet de l’œuvre de Saint-Exupéry que le contexte historique dans lequel elle a été écrite, c’est-à-dire le cœur du deuxième conflit mondial, s’efforçant de tirer les fils du récit original avec une tragique gravité. Pétrie d’une angoisse historique et métaphysique, l’interrogation portée par la création de Michaël Levinas ne trouve alors sa résolution que dans la mort rédemptrice, avec comme point d’orgue celle du Petit Prince en prophète de l’Apocalypse.</p>
<p class="rtejustify">Cette création reflète ce que l’on pourrait appeler une esthétique du vide. Si, dans l’œuvre originelle, le rapport du Petit Prince avec les autres personnages est effectivement fondé sur l’incompréhension et l’équivoque, frôlant à certains égards la littérature de l’absurde, les interprètes ne sont pas pour autant dispensés de s’engager physiquement sur scène, individuellement, mais aussi en regard de leurs partenaires. Or on ne retient du jeu des artistes qu’une impression gênante de corps et de gestes embarrassés, reflétant par là une direction d’acteurs absolument inexistante.</p>
<p class="rtejustify">Exécutée avec conviction et professionnalisme par l’<strong style="line-height: 1.5">Orchestre de Picardie</strong>, sous la baguette d&rsquo;<strong>Arie van Beek</strong>, la musique de Michaël Levinas est d’une uniformité de ton et d’une lourdeur qui laissent peu de place aux reliefs pourtant essentiels à l’efficacité de la dramaturgie. La tendance à l’itération, dans la musique comme dans le livret, particulièrement marquée dès les premières notes, avec ce « Dessine-moi un mouton » radoteur et stupide, semble trahir là encore une peur du vide, celle du créateur en proie au manque d’inspiration, nous plongeant dès lors dans un ennui qui, pour reprendre un vers baudelairien, « prend les proportions de l’immortalité ».</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/18-j.-crousaud-c.-soudain-c-marc-vanappelghem-.jpg_exact783x587_l.jpg?itok=6RZMPmhi" title="Jeanne Crouzaud et Céline Soudain © Marc Vanappelghem" width="468" /><br />
	Jeanne Crouzaud et Céline Soudain © Marc Vanappelghem</p>
<p class="rtejustify">La soprano <strong style="line-height: 1.5">Jeanne Crousaud</strong> possède une voix pure et éthérée qui sied parfaitement à la pseudo naïveté du Petit Prince, et dont les vocalises acrobatiques contribuent à en faire un personnage torturé à la David Firth. <strong style="line-height: 1.5">Vincent Lièvre-Picard</strong>, en Aviateur, apparaît en revanche bien peu convaincant et engagé, ce qui peut toutefois se comprendre compte tenu de l’inconsistance de son rôle. Avec la rondeur et la richesse de son timbre, la mezzo-soprano <strong style="line-height: 1.5">Catherine Trottmann</strong> donne une interprétation malicieuse et poétique de la Rose qui trouve son écho dans le chant de la Rose multiple de <strong style="line-height: 1.5">Céline Soudain,</strong> à la couleur plus sombre. Enfin, le contreténor <strong style="line-height: 1.5">Rodrigo Ferreira</strong>, bien qu’il hérite de costumes ridicules, donne à son Renard beaucoup de mystère et de profondeur, en cela fidèle à la sagesse du personnage de l’œuvre originelle.</p>
<p class="rtejustify">Si les décors de <strong style="line-height: 1.5">Julian Crouch</strong> se contentent d’adapter joliment les aquarelles de Saint-Exupéry, il n’y a guère que les lumières de <strong style="line-height: 1.5">Fabrice Kebour</strong> qui sauvent quelque peu l’atmosphère dolente et engourdie de la mise en scène de <strong style="line-height: 1.5">Lilo Baur</strong>, laquelle ne nous autorisera pas davantage que la musique à rêver.</p>
<p class="rtejustify">Exilé aux États-Unis en 1940, Antoine de Saint-Exupéry dédia son Petit Prince à l’enfant qu’avait été autrefois Léon Werth, insistant sur le monde de l’enfance comme refuge, sur l’idée de ce livre comme objet de consolation face à la solitude éprouvée dans un monde sourd à la détresse de l&rsquo;homme. En choisissant une interprétation du<em> Petit Prince</em> sous ce seul prisme, et en la destinant ainsi au jeune public, Michaël Levinas invite les enfants à entrer, malgré eux, dans un monde de peurs. Est-ce une bonne idée ?</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/le-petit-prince-michael-levinas-lille-pour-une-esthetique-du-vide/">LEVINAS, Le Petit Prince — Lille</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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