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	<title>Leçons de Ténèbres - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Mon, 26 Aug 2024 05:50:51 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Leçons de Ténèbres - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>COUPERIN, CHARPENTIER, CLÉRAMBAULT, Leçons de Ténèbres &#8211; Rocamadour</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/couperin-charpentier-clerambault-lecons-de-tenebres-rocamadour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Aug 2024 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Voilà dix neuf ans que le festival de Rocamadour sublime le cadre hors norme de la basilique Saint-Sauveur – accrochée à flanc de rocher –&#160;afin d&#8217;y faire résonner les pages les plus somptueuses du répertoire sacré. Au mitan de l&#8217;édition 2024, cette soirée ne fait pas exception avec ces Leçons de Ténèbres pour le Mercredi &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Voilà dix neuf ans que le <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.rocamadourfestival.com">festival de Rocamadour</a> sublime le cadre hors norme de la basilique Saint-Sauveur – accrochée à flanc de rocher –&nbsp;afin d&rsquo;y faire résonner les pages les plus somptueuses du répertoire sacré. Au mitan de l&rsquo;édition 2024, cette soirée ne fait pas exception avec ces <em>Leçons de Ténèbres pour le Mercredi Saint</em> de Couperin entrelacées de <em>Motets</em> de Clérambault et Charpentier.</p>
<p>A la tête d&rsquo;une distribution exclusivement féminine, la direction pleine de grâce et de délicatesse de <strong>Chloé de Guillebon</strong> est suspendue aux lèvres de ses chanteuses dont elle scande chaque parole dans une parfaite osmose. La jeune femme dirige depuis un orgue positif renforcé par un théorbe raffiné, ainsi que par un pupitre de violes constitué non d&rsquo;un mais de deux instruments. Les excellentes artistes de l&rsquo;Académie de l&rsquo;Opéra Royal de Versailles enrichissent ainsi la partition de Couperin d&rsquo;une ligne mélodique supplémentaire dont certains moments, comme le « Plorans » ou le « He » de la <em>Première Leçon</em> se révèlent particulièrement touchants.</p>
<p><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/0820_leconsdetenebres_Francois-Le-Guen-11-1294x600.jpg?&amp;cacheBreak=1724276925306" alt=""></p>
<p>Même si les<em> Leçons de Ténèbres</em> sont une œuvre qui se suffit à elle-même, l&rsquo;idée de cet entrelacement ne manque pas d&rsquo;intérêt puisqu&rsquo;elle permet une respiration entre les trois parties sans rupture de style trop brutale. Dès les <em>Motets pour les trois jours qui précèdent le carême</em> de Clérambault, l&rsquo;investissement de six chanteuses aux voix bien timbrées, pas trop droites, se double d&rsquo;un bel équilibre avec les instruments. Dans les phrases solistes, la personnalité vocale lumineuse de Sarah Charles se détache immédiatement comme à plusieurs reprises au cours de la soirée. « In Monte Oliveti » , tout de contraste recueilli, est très réussi. Seul le superbe final, le « <em>Stabat Mater</em> pour les religieuses », toujours de Charpentier, aurait peut-être été plus opportun en bis car si la Passion appartient effectivement au Triduum Pascal ; si le début de la pièce – <em>à cappella</em> dans le noir –&nbsp;est très prenant ; il n&rsquo;en reste pas moins que la fin de la <em>Troisième Leçon du Mercredi Saint</em> appelle au silence et à la nuit.</p>
<p>Ce programme était donné pour la cinquième fois, mais constituait une première pour les deux solistes : les voix de <strong>Marie Lys</strong> et <strong>Florie Valiquette</strong> partagent une même chaude lumière, une belle articulation et une parfaite maîtrise du style. Il s&rsquo;agit vraiment de deux voix égales, comme le stipule la partition.</p>
<p>Dans la <em>Premiere Leçon</em>, le tempo assez allant ne nuit aucunement à la précision des mélismes de Marie Lys qui donne une grande force de conviction au « Quomodo » ou au « Plorans », qui aurait pu être plus désolé. L&rsquo;émotion se fait plus prégnante dans les lettres hébraïques comme le « Guimel », si tendre ou encore le « Migravit Juda » aux très beaux graves. Ainsi se dessine une intelligente progression du sentiment qui culmine dans le lumineux « He ».</p>
<p>Florie Valiquette débute pour sa part la<em> Seconde Leçon</em> dans la passion d&rsquo;« Et egressus est a filia Sion » avant un « Zain » tout de lumière tendre. « Recordata est Jerusalem » s&rsquo;avère singulièrement poignant tant l&rsquo;artiste joue des couleurs et des nuances avec finesse.</p>
<p>Les deux sopranes se retrouvent au meilleur pour le «&nbsp;Yod&nbsp;» qui introduit la <em>Troisième Leçon</em>. L&rsquo;équilibre est moins patent dans « Omnis populus ejus gemens » où les graves du second Dessus manquent de projection, compensé par l&rsquo;énergie rythmique du « Mem ».</p>
<p>Le thème de l&rsquo;édition 2024, celui de l&rsquo;Espérance, vibre singulièrement de cette partition emprunte d&rsquo;une profonde spiritualité. Le festival complète d&rsquo;ailleurs la proposition de ce soir d&rsquo;été par une remontée du chemin de croix à la flamme du trio des<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.lesitinerantes.fr"> Itinérantes</a> pour un moment <em>à cappella</em> puisant dans les répertoires du monde entier et d&rsquo;une magie singulière.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/image-1-1024x475.png" alt="" class="wp-image-170854" width="910" height="422"/><figcaption class="wp-element-caption">                                                                            <sup>photos ©François Le Guen</sup></figcaption></figure>
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		<title>Leçons de Ténèbres</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/lecons-de-tenebres-la-lecon-des-lecons/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tancrède Lahary]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Nov 2021 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Nul ne peut ignorer la somme d&#8217;illustres enregistrements des Leçons de Ténèbres de Couperin avant de se lancer dans la publication d&#8217;une nouvelle version. Sébastien d&#8217;Hérin , Caroline Mutel et Karine Deshayes n&#8217;ont en réalité pas improvisé ce projet, et cela se sent d&#8217;emblée, puisque déjà en 2009, ils donnaient les Leçons à Versailles tous &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Nul ne peut ignorer la somme d&rsquo;illustres enregistrements des <em>Leçons de Ténèbres </em>de Couperin avant de se lancer dans la publication d&rsquo;une nouvelle version. Sébastien d&rsquo;Hérin , Caroline Mutel et Karine Deshayes n&rsquo;ont en réalité pas improvisé ce projet, et cela se sent d&#8217;emblée, puisque déjà en 2009, ils donnaient les <em>Leçons </em>à Versailles tous les trois. Cet enregistrement laisse ainsi entendre le tracé des années et la maturité de celles et ceux qui ont pris le temps de vivre avec cette œuvre.</p>
<p><strong>Sébastien d&rsquo;Hérin </strong>soupèse chaque nuance de la partition, explore toutes ses subtilités et fait des silences des moments de déplorations sacrées. Finalement, nous voilà instantanément replongés dans ce Paris spirituel de 1714, déjà préoccupé par la fin du règne du roi. Son soin du détail n&rsquo;alourdit pas un instant l&rsquo;œuvre, au contraire, car le tout est insufflé d&rsquo;une forme de piété fort poétique, conférée par le fin doigté des<strong> Nouveaux caractères </strong>qui se prêtent à toutes les impressions voulues par le chef. </p>
<p>Les voix de <strong>Caroline Mutel</strong> et de <strong>Karine Deshayes</strong> sont d&rsquo;une infinie sensibilité et incarnent à merveille le recueillement auquel ces <em>Leçons de Ténèbres </em>appellent. A la manœuvre dans la première leçon, Caroline Mutel confère à sa ligne de chant une délicate luminosité et d&rsquo;irisées vocalises, en alliant à la fois sobriété et puissance, sans aucun maniérisme. De même, Karine Deshayes fait part de toute sa maîtrise du style baroque. Si l&rsquo;on peut avoir en tête ses grands rôles d&rsquo;autres répertoires plus lourd, elle nous bluffe à chaque instant de par le charme et la finesse d&rsquo;une voix douce dont le vibrato est parfaitement ajusté au style. Ses vocalises de la deuxième leçon dans « Jerusalem Convertere », sont superbement restituées. Bien sûr, c&rsquo;est l&rsquo;alliance des deux voix qui retient notre attention, lors de la troisième leçon et le succès est total. Les deux voix résonnent parfaitement ensemble, s&rsquo;enrichissent mutuellement et finalement, s&rsquo;allument de reflets réciproques, particulièrement dans « Lamed ». </p>
<p>L&rsquo;enregistrement propose d&rsquo;habiles pauses instrumentales entre les <em>Leçons</em>, qui d&rsquo;une part permettent de belles respirations avant d&rsquo;entamer chaque leçon et qui d&rsquo;autre part sont l&rsquo;occasion de redécouvrir, notamment, deux morceaux de Louis Couperin : la Pavane en fa dièse et les<em> Carillons de Paris</em>. La viole de gambe de<strong> Martin Bauer </strong>se distingue particulièrement par ses ornement majestueusement travaillés. </p>
<p>Au total, cet enregistrement était nécessaire pour immortaliser le vécu de trois artistes, travaillé par de nombreuses années de fréquentation de l&rsquo;œuvre, quant à ces sublimes <em>Leçons </em>dont ils nous offrent, quelque part, une magistrale leçon.</p>
<p> </p>
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		<title>Couperin : Leçons de Ténèbres (Château de Versailles)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/couperin-lecons-de-tenebres-chateau-de-versailles-quil-fait-beau-dans-les-tenebres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Jul 2021 04:16:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A quoi bon enregistrer encore une fois les Leçons de Ténèbres de Couperin ? Il y a tant de bonnes versions, que ce soit avec sopranos, mezzos ou (contre-)ténors, avec des instrumentations les plus variées et des expériences de montage les plus folles. Le dernier enregistrement de Stéphane Fuget au Château de Versailles prouve pourtant qu&#8217;abondance &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>A quoi bon enregistrer encore une fois les <em>Leçons de Ténèbres</em> de Couperin ? Il y a tant de bonnes versions, que ce soit avec sopranos, mezzos ou (contre-)ténors, avec des instrumentations les plus variées et des <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.youtube.com/watch?v=nfQ0NF8eUT4">expériences de montage les plus folles</a>. Le dernier enregistrement de Stéphane Fuget au Château de Versailles prouve pourtant qu&rsquo;abondance de <em>Leçons</em> ne nuit pas.</p>
<p>Ecrite pour les célébrations de la semaine sainte, ces <em>Leçons</em> étaient destinées à être jouées alors que le public parisien était privé d&rsquo;opéra. Est-ce pour compenser ce manque de lyrisme que Couperin y mit toute la verve du genre scénique, ou était-il stimulé par les textes étranges et tortueux ? Peu importe, mais la musique est davantage celle d&rsquo;une tragédie lyrique que d&rsquo;une austère jérémiade (à vrai dire, ces <em>Leçons de ténèbres</em> portent très mal leur nom). <strong>Stéphane Fuget</strong> donne à la partition toute sa splendeur Grand Siècle, notamment grâce à ses remarquables facultés de continuiste. L&rsquo;alternance entre orgue positif pour les interludes-lettrines, et clavecin pour les « récits » accentue les contrastes d&rsquo;une musique qui, bien que religieuse, cède volontiers aux accents dramatiques de la scène.</p>
<p>Entendues séparément dans les Première et Deuxième Leçons, les voix des deux chanteuses semblent étonnamment proches. <strong>Sophie Junker</strong> brille avant tout par sa force expressive, notamment dans un sublime « Plorans ploravit ». <strong>Florie Valiquette</strong> montre sa grande connaissance du style de Couperin, et s&rsquo;en donne à cœur joie dans les nombreux mélismes de sa Deuxième Leçon (« Jerusalem convertere&#8230; »). Mais c&rsquo;est une fois les chanteuses réunies que la pertinence du casting nous paraît évidente. Suffisamment proches pour nous envouter dans les vocalises des lettre hébraïques, les voix se dissocient ensuite pour mieux converser. A Sophie Junker, plus brillante dans les aigus, revient la première voix, tandis que le timbre plus fruité de Florie Valiquette coule naturellement dans la deuxième.</p>
<p>Quelques pages pour deux sopranos et ensemble complètent l&rsquo;édifice des Leçons. Tout d&rsquo;abord le <em>Cantique sur le Bonheur des Justes et le Malheur des Réprouvés</em> de Michel Richard de Lalande. Outre l&rsquo;effectif, sa tendance à loucher vers la tragédie lyrique justifie pleinement son inclusion au programme. Le <em>Motet</em> « Victoria Christo Resurgenti » achève l&rsquo;enregistrement dans une effusion de vocalises, refermant l&rsquo;enregistrement comme il avait commencé.</p>
<p> </p>
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		<title>François Couperin, Leçons de Ténèbres et motets</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/francois-couperin-lecons-de-tenebres-et-motets-piete-sincere-et-emouvante-du-grand-siecle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Jun 2018 08:11:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Seules ces Trois leçons pour le mercredi saint, écrites pour le convent de Longchamp, nous sont parvenues, celles du jeudi et du vendredi étant considérées comme perdues. Elles ont fait l’objet de nombre d’enregistrements tant leur écriture et leur forme sont parfaitement achevées.  Le seul air de la deuxième leçon, « Recordare est Jerusalem », le justifierait &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Seules ces <em>Trois leçons pour le mercredi saint</em>, écrites pour le convent de Longchamp, nous sont parvenues, celles du jeudi et du vendredi étant considérées comme perdues. Elles ont fait l’objet de nombre d’enregistrements tant leur écriture et leur forme sont parfaitement achevées.  Le seul air de la deuxième leçon, «<em> Recordare est Jerusalem</em> », le justifierait pleinement, sorte de lamentation sur passacaille parmi les plus réussies du temps. Les vocalises souples et sensuelles des lettres hébraïques, comme les versets, récitatifs ou ariosos, sont d’une grande justesse stylistique, assis sur une basse continue tonique. Les images contrastées, les figuralismes sont remarquablement servis et la voix d’<strong>Anne Magouët</strong> à laquelle se joint celle de <strong>Chantal Santon-Jefferey</strong> (pour la troisième) nous valent une gravure de référence. Nous les retrouvons pour les <em>Quatre versets du psaume Mirabilia testimonia</em>. Dès le premier, l’entrelacs des deux voix est un régal. C’est une merveille de fraîcheur que celles-ci, dans leur jeu avec les flûtes et les violons de l’<em>Adolescentulus sum ego</em>, tout particulièrement. De la <em>messe pour les couvents</em>, antérieure de plus de dix ans, nous n’aurons que l’<em>Agnus Dei.</em> L’instrument, sa registration et l’interprétation de <strong>Marc Meisel</strong> nous font regretter de n’en pas écouter davantage.</p>
<p>Le CD nous vaut un bonheur supplémentaire : le premier enregistrement mondial de huit motets à voix seule, deux ou trois parties, et symphonie (1705), dont la ferveur sincère rejoint celle des autres pièces du programme. <strong>Benoît Arnould</strong> y confirme toutes ses qualités vocales et stylistiques, les mots ont leur sens. Quant aux Ombres, l’ensemble s’y révèle coloré et animé à souhait, de quoi réjouir tous les auditeurs, bien au-delà des frontières du baroque.</p>
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		<title>Leçons de Ténèbres</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/lecons-de-tenebres-succulentes-lecons/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Sylvain Fort]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2015 05:16:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les Leçons de Ténèbres traînent derrière elles une réputation de musique austère jouée à la lueur de quinze bougies pendant le temps de Carême. Elles sont en fait un merveilleux spectacle fait de fraîcheur, d’affects délicats, de complaintes énamourées. Le génie des Leçons, c’est de faire entrer par la fenêtre ce que l’Eglise avait fait &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les <em>Leçons de Ténèbres</em> traînent derrière elles une réputation de musique austère jouée à la lueur de quinze bougies pendant le temps de Carême. Elles sont en fait un merveilleux spectacle fait de fraîcheur, d’affects délicats, de complaintes énamourées. Le génie des <em>Leçons</em>, c’est de faire entrer par la fenêtre ce que l’Eglise avait fait sortir par la porte pour les périodes de pénitence : le divertissement, le théâtre, la douceur affolante des voix et des instruments.</p>
<p>Plus le temps passa, plus il fut connu que les <em>Leçons de Ténèbres </em>étaient le dernier endroit où il fallait être pour pallier la fermeture rituelle des théâtres et pour retrouver voilées de décence les vedettes qu’on ne pouvait plus applaudir à l’Opéra. Les <em>Leçons</em> ici réunies datent certainement du tournant du XVIIIe siècle (peut-être de la dernière décennie du XVIIe) : nous sommes donc au comble de leur faculté d’enchantement. Dire que tant de charme et de mélisme détourne de Dieu est bien le fait de notre catholicisme passé sous les fourches caudines du misérabilisme contemporain. Etre catholique alors était encore une affaire de cœur : on était traversé de larmes, de transports, de joies renouvelées sans cesse, de tendres sentiments. Le sentiment religieux n’avait rien à voir avec l’austère carcan de commandements sur fond d’homélies inanes qu’il est trop souvent  devenu par chez nous, chassant les âmes tendres du seuil des églises, comme la roide jactance de certain premier ministre dissuade jusqu’aux professeurs à col roulé d’aller le dimanche voter en famille pour le parti socialiste. Mêmes causes, mêmes effets. Mais je m&rsquo;égare.</p>
<p><strong>Sébastien Daucé</strong>, l’Ensemble Correspondances et l’adorabilissime <strong>Sophie Karthäuser </strong>ne sont ici que lait et miel. Que de lumière, que de miséricordieux sourires, que de tendres larmes baignent ces Leçons ! Il serait aberrant d’isoler tel moment plutôt que tel autre, mais qu’on se reporte au « Libera me de sanguinibus » du <em>Miserere</em> : qu’entend-on sinon une supplication qui bien vite semble prendre Dieu lui-même par la main pour conquérir sa clémence non par la démonstration des mérites et vertus, mais par des mines touchantes et de doux enjôlements ?  Ce que la voix de Sophie Karthäuser possède désormais de fruité et d’ambré éclaire la moindre phrase et le moindre ornement d’une lumière succulente. Ecoutez cet « Incipit Oratio » de la<em> Leçon du Vendredy</em> : au Carême des corps répond une mise à nu des âmes, d’où soudain jaillit l’épanchement le plus pur et une sorte de confiance suprême dans ce que le Père peut faire de nous. Nul drame là-dedans, mais un abandon complet.</p>
<p>Les interprètes nous font presque voir les lueurs dansant sur les parois des églises et dansant parmi les tentures et les robes des femmes. C’est toute l’âme de ce temps, avec ses humeurs, ses sentiments, son intelligence si vive mêlée de tendresse sincère qui renaît ici.</p>
<p>____</p>
<p><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.amazon.fr/gp/product/B00QMTDBL8/ref=as_li_tl?ie=UTF8&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=B00QMTDBL8&amp;linkCode=as2&amp;tag=forumopera-21&amp;linkId=G7YUPEA67XNVIPPQ"><strong>Commander ce CD </strong>: Delalande / Leçons de Ténèbres</a><img decoding="async" alt="" border="0" height="1" src="http://ir-fr.amazon-adsystem.com/e/ir?t=forumopera-21&amp;l=as2&amp;o=8&amp;a=B00QMTDBL8" style="border:none !important; margin:0px !important;" width="1" /></p>
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