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	<title>L&#039;equivoco stravagante - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>L&#039;equivoco stravagante - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>ROSSINI, L&#8217;equivoco stravagante &#8211; Pesaro</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rossini-lequivoco-stravagante-pesaro/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Antoine Brunetto]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Aug 2024 04:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il est de ces œuvres que l’on a vues sans en garder aucun souvenir… et L’equivoco stravagante en fait partie. Déjà montée en 2008 in loco, la farce en deux actes d’un Rossini de dix-neuf ans, sur un livret plutôt scabreux et rocambolesque (spectacle chroniqué par notre regrettée Brigitte Cormier) ne nous avait laissé aucune &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Il est de ces œuvres que l’on a vues sans en garder aucun souvenir… et <em>L’equivoco stravagante</em> en fait partie. Déjà montée en 2008 <em>in loco</em>, la farce en deux actes d’un Rossini de dix-neuf ans, sur un livret plutôt scabreux et rocambolesque (<a href="https://www.forumopera.com/spectacle/sans-equivoque-une-petite-turlutte/">spectacle chroniqué</a> par notre regrettée Brigitte Cormier) ne nous avait laissé aucune trace.</p>
<p>Comment se fait-il alors que 16 ans plus tard, cet <em>Equivoco</em> nous fasse passer une excellente soirée ?</p>
<p>L’histoire n’a pourtant pas changé et est toujours tirée par les cheveux : Gamberotto veut marier sa fille Ernestina au riche (et fat et idiot) Buraliccio. Or Ernestina est aimée d’Ermanno qui se fait engager comme précepteur pour approcher la belle. Mais pour éloigner le fâcheux prétendant, les domestiques Rosalia et Frontino vont faire croire à Buraliccio qu’Ernestina est en fait Ernesto, castrat de son état. S’en suivront des rebondissements rocambolesques avant que tout rentre dans l’ordre, Gamberotto bénissant l’union de sa fille avec Ermanno.</p>
<p>Une première raison provient sans conteste de la mise en scène imaginative et enlevée signée <strong>Moshe Leiser et Patrice Caurier</strong>, créée en 2019 (voir <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/lequivoco-stravagante-pesaro-quand-le-rof-remplit-sa-mission/">la recension complète</a> de Maurice Salles). D’un dispositif scénique apparemment simple (une pièce biscornue avec plein de portes) surgiront bien des surprises (lit qui disparaît, tableau qui s’anime…), occasions de jeux de scène parfaitement réglés, en osmose avec la musique et le livret. On applaudira en particulier le <strong>Coro del Teatro della Fortuna</strong> qui sont des personnages à part entière de l’action, tout à tour domestiques (paysans dans le livret) ou soldats.</p>
<p>Les nouveaux interprètes se glissent sans mal dans la mise en scène, en particulier un <strong>Nicola Alaimo</strong> déchaîné. Très en forme vocalement, le baryton profite de sa haute et ample silhouette pour composer un Gamberotto à la fois ridicule, touchant et d’une grande autorité. Et quelle intelligence dans l’emploi des outils grammaticaux mis à disposition par le maître de Pesaro.</p>
<p>Si <strong>Carles Pachon</strong> semble de prime abord un peu effacé en Buraliccio (surtout face à l’ogre Alaimo), cette impression ne dure pas. Le baryton semble très à l’aise dans ce répertoire, avec notamment une maîtrise du chant syllabique particulièrement virtuose.</p>
<p><strong>Maria Barakova</strong> prête sa silhouette longiligne à Ernestina. Couplée à un timbre plutôt androgyne, elle rendrait presque crédible la supposée transidentité du personnage. Son amant Ermanno a le chant sensible de <strong>Pietro Adaìni</strong>. Rêveuse et élégante, sa cavatine de l’acte 2 est un vrai ravissement.</p>
<p>Le couple de domestiques, piquant, est très bien apparié, ne serait un léger déficit de puissance chez <strong>Patricia Calvache</strong> (Rosalia) quand <strong>Matteo Macchioni</strong> (Frontino) est un parfait ténor de caractère.</p>
<p>La direction d’orchestre enlevée de <strong>Michele Spotti</strong> à la tête de la Filarmonica Gioachino Rossini participe à la fête, avec en particulier des ensembles bien réglés. Tout juste regrette-t-on que l’orchestre couvre parfois les voix, mais pas de quoi gâcher la fête !</p>
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		<title>Pesaro 2024 : le ROF met les bouchées doubles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/pesaro-2024-le-rof-met-les-bouchees-doubles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Aug 2023 07:03:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pesaro sera la capitale italienne de la culture en 2024. Raison pour laquelle le Rossini Opera Festival annonce une programmation à la hausse : cinq opéras, dont quatre mis en scène (contre trois habituellement) pour un total de trente représentations, du 7 au 23 août 2024. Une nouvelle production de Bianca e Falliero, dirigée par Roberto &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pesaro sera la capitale italienne de la culture en 2024. Raison pour laquelle le Rossini Opera Festival annonce une programmation à la hausse : cinq opéras, dont quatre mis en scène (contre trois habituellement) pour un total de trente représentations, du 7 au 23 août 2024. Une nouvelle production de <em>Bianca e Falliero</em>, dirigée par <strong>Roberto Abbado</strong> et mise en scène par <strong>Jean-Louis Grinda</strong>, ouvrira cette 45<sup>e</sup> édition. La dernière production de cet ouvrage, créé à Milan en 1819, exhumé à Pesaro en 1986, date de 2005. Autre nouvelle production : <em>Ermione</em>, dirigée par <strong>Michele Mariotti</strong> et mise en scène par <strong>Johannes Erath</strong>, qui n&rsquo;a pas été jouée au festival depuis 2008.</p>
<p>Deux reprises sont prévues : <em>L&rsquo;equivoco stravagante</em> (<strong>Moshe Leiser et Patrice Caurier</strong> à la mise en scène, <strong>Michele Spotti</strong> à la direction d’orchestre) et <em>Il barbiere di Siviglia</em> (mise en scène de <strong>Pier Luigi Pizzi</strong> et direction d’orchestre de <strong>Lorenzo Passerini</strong>). La première de ces reprises a été créée à Pesaro en 2019, la seconde en 2018.</p>
<p>Le festival s’achèvera par la célébration du 40e anniversaire de la première représentation moderne d&rsquo;<em>Il viaggio a Reims</em>, dirigé par <strong>Diego Matheuz</strong>.</p>
<p>Reste à connaître les distributions et surtout les lieux de représentation, l’inauguration du nouvel Auditorium Scavolini, en lieu et place de la sinistre Vitrifrigo Arena, annoncée maintenant depuis plusieurs années n’ayant toujours pas eu lieu.</p>

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		<title>Rossini buffo</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/rossini-buffo-une-riche-provision-de-bonne-humeur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Mar 2021 05:50:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dynamic, dont le catalogue rossinien est d’une exceptionnelle abondance, publie simultanément deux coffrets de DVD, chacun nous offrant sept ouvrages lyriques dans leur intégralité. Le premier (« Rossini serio e semiserio ») compte 14 DVD, le second (« Rossini buffo ») seulement 9, les ouvrages légers étant plus courts. En ces temps moroses, nous avons choisi de privilégier le &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dynamic, dont le catalogue rossinien est d’une exceptionnelle abondance, publie simultanément deux coffrets de DVD, chacun nous offrant sept ouvrages lyriques dans leur intégralité. Le premier (« Rossini serio e semiserio ») compte 14 DVD, le second (« Rossini buffo ») seulement 9, les ouvrages légers étant plus courts.</p>
<p>En ces temps moroses, nous avons choisi de privilégier le second, qui nous propose la moitié des farces, opéras-bouffes et <em>dramma giocoso</em>. Dans l’attente que le label complète cette riche collection pour en faire une intégrale des ouvrages scéniques, on pourra tenter de trouver le coffret de Gianluigi Gelmetti, avec Michael Hampe, tourné au Festival de Schwetzingen (quatre ouvrages, dont trois ne figurent pas ici). L’essentiel nous vient du Festival Rossini de Pesaro, auquel nous devons tant de découvertes, confiées à des interprètes assez souvent proches de l’idéal. Si <em>La Gazzetta</em> est liégeoise, c’est à la faveur du regretté <strong>Stefano Mazzonis Di Pralafera</strong>, qui mettait en scène, tout en assurant la direction de l’Opéra Royal de Wallonie. <em>Il Barbiere di Siviglia</em> est vénitien, tourné à La Fenice, et <em>La Cenerentola</em>, à Bari. Toutes ces versions ont été diffusées sous le label Dynamic, ou Naxos.</p>
<p>Pesaro, nous l’avons écrit, nous offre quatre des sept ouvrages. Evidemment, l’esprit est là, servi par une équipe où l’on retrouve, d’une production à l’autre, quelques grandes voix, parfois en devenir. La jeune mezzo <strong>Josè Maria Lo Monaco</strong> y est éblouissante, le ténor <strong>Maxim Mironov</strong>, alors à ses débuts, possède déjà l’élégance des phrasés comme les qualités de timbre, même si la voix n’a pas encore gommé sa verdeur (Don Ramiro, de <em>la Cenerentola</em>). Les barytons, <strong>Paolo Bordogna</strong> et <strong>Bruno De Simone</strong>, se révèlent de parfaits rossiniens, <strong>Marco Vinco</strong> campe un Selim (<em>Il Turco in Italia</em>) exceptionnel. <em>La cambiale di matrimonio</em>, reprise d’une production de 1991, a bien vieilli. Les effets comiques ne sonnent jamais faux, l’amusement d’un Rossini juvénile est garanti. On croit même reconnaître le Professeur Raoult avant l’heure (mais est-ce bien lui ?) en Mister Slook. Vérification faite, c’est <strong>Fabio Maria Capitanucci</strong>… Deux ans après, la même formation, avec le même chef, mais dans une mise en scène facétieuse (<strong>Emilio Sagi</strong>), nous propose <em>L’equivoco stravagante</em>. L’esprit est celui de la <em>farsa</em>, avec ses personnages excessifs, caricaturaux et ses situations abracadabrantesques à l’effet assuré. Les chanteurs ont l’abattage attendu et le divertissement est garanti. Comme l’écrivait Brigitte Cormier, c’est osé, mais jamais vulgaire (« <a href="/spectacle/sans-equivoque-une-petite-turlutte">sans équivoque, une petite turlutte</a> »). <strong>L’Italienne à Alger</strong>, presque toujours bien servie en CD comme en DVD, ne dépare pas. Si le Festival a renouvelé sa production depuis (avec celle de Davide Livermore en 2013), cette version n’a pas à rougir. La mise en scène de <strong>Dario Fo</strong> est d’une rare efficacité, bondissante, d’une verve extraordinaire. La distribution en est brillante, conduite par un <strong>Renzetti</strong> survolté.<br />
	Antoine Brunetto sortit « le sourire aux lèvres » de la production d’I<em>l Turco in Italia</em> (« Che bel Turco »), mais Jean-Philippe Thiellay a exprimé sa déception à l’écoute de ce DVD (« <a href="/dvd/un-turc-bien-pale">un Turc bien pâle</a> »), causée par une distribution globalement passable.</p>
<p>Quelques mots du <em>Barbier</em> de La Fenice (2008). La mise en scène conventionnelle s’accorde parfaitement au cadre, mais c’est surtout la direction exigeante d’<strong>Antonio Fogliani</strong> qui fait le prix de cet enregistrement. La dynamique rossinienne ne se dément jamais, légère, vive, truculente comme poétique. Si <strong>Meli</strong> chante un Almaviva solide, le Figaro de <strong>Frontali</strong>, comme la Rosine de <strong>Rinat Shaham</strong> n’ont plus la jeunesse et la fraîcheur attendues. A retenir, l’air de la calomnie par un <strong>Furlanetto </strong>en pleine forme.<br /><em>La Gazzetta</em>, rare au disque comme en DVD, est ici présentée dans sa production liégeoise, dont la mise en scène avait été peu appréciée par Carine Seron (« Rossini façon opérette »). La qualité du chant, sinon de la direction, et la rareté de l’ouvrage – présenté ici dans son intégralité pour la première fois, méritent le détour.<br /><em>La Cenerentola</em>, étourdissante de virtuosité, est mieux servie à Bari. Les voix sont de réelle qualité. <strong>Paolo Bordogna</strong> campe un Don Magnifico complexe et toujours juste. Les deux sœurs sont superbes, mais c’est le mezzo colorature de Josè Maria Lo Monaco qui emporte tous les suffrages. Le timbre, l’agilité, l’égalité dans un ambitus de plus de deux octaves, tout est là. Le quintette du I et le sextuor du II sont admirables. La mise en scène de <strong>Daniele Abbado </strong>(fils de Claudio), sobre, retenue, nous réserve bien des surprises. Quant à la direction, attentive, elle confère toute son élégance et son dynamisme à la partition. Une belle réalisation.</p>
<p>Au total, des productions variées, avec des mises en scène qui vont du conventionnel à la transposition aux années 60 (<em>La Cenerentola</em>), d’un bon niveau jusqu’à l’excellence (<em>Il Barbiere di Siviglia</em>). Tous les chefs, à l’exception de <strong>Jan Schultsz</strong> dans <em>La Gazetta</em>, sont des rossiniens aguerris. Les distributions, inégales, réservent d’excellentes surprises.</p>
<p>Ce coffret, à tout petit prix, qui permet de savourer des chefs-d’œuvre, mais surtout de découvrir des ouvrages rares, mérite d’être acquis, particulièrement en ces jours avares de gourmandise, d’ivresse, de folle euphorie. Qui, mieux que Rossini sait nous donner ce plaisir où l’émotion se mêle au rire débridé ?  Rien de tel pour ces temps moroses.</p>
<p> </p>
<p>PS : les sous-titrages justifient l’absence des livrets, qui sont à chercher sur le net ou dans les numéros que l’Avant-Scène Opéra a consacrés aux plus connus des ouvrages.</p>
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		<title>ROSSINI, L&#039;equivoco stravagante — Pesaro</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/lequivoco-stravagante-pesaro-quand-le-rof-remplit-sa-mission/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Aug 2019 09:32:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le pouvoir change de main mais la censure demeure. Après celle de l’autorité pontificale, à Bologne, c’est à celle du pouvoir napoléonien que les publications sont soumises depuis 1806. En 1811 c’est un universitaire distingué et chanoine de la basilique San Petronio qui assume cette fonction de contrôle, comme l’a révélé Marco Beghelli, par ailleurs co-signataire &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le pouvoir change de main mais la censure demeure. Après celle de l’autorité pontificale, à Bologne, c’est à celle du pouvoir napoléonien que les publications sont soumises depuis 1806. En 1811 c’est un universitaire distingué et chanoine de la basilique San Petronio qui assume cette fonction de contrôle, comme l’a révélé <strong>Marco Beghelli</strong>, par ailleurs co-signataire avec <strong>Stefano Piana</strong> de l’édition critique de <em>L’Equivoco stravagante</em>. Don Pietro Landi, c’est son nom, quand il reçoit le livret de l’opéra auquel travaille le jeune Gioachino Rossini, exige que le texte soit purgé de ses indécences avant de donner son aval. Pourtant à la troisième représentation arrive de Milan l’ordre irrévocable de retirer l’autorisation et donc d’interdire le spectacle, accompagné d’une réprimande pour le censeur. Selon le directeur général de la police, l’erreur de ce dernier avait été d’autoriser la représentation d’un sujet aussi scabreux, car c’est du sujet que découlent les « laides expressions et les allusions les plus basses ». « Le nœud même de l’action, l’équivoque d’Ernestina que par la ruse de Frontino on suppose être non une femme mais un eunuque aurait dû suffire pour que cette pièce ne soit pas autorisée ». En fait, le censeur aurait dû savoir que Napoléon, bien que friand des douceurs de la voix de Crescentini, venait de criminaliser la castration dans le Code Pénal de 1810. Désormais, il n’était plus de saison d’en rire.</p>
<p>C’était pourtant l’objectif poursuivi par le librettiste Gaetano Gasbarri. Philip Gossett faisait remonter à son séjour à Naples et à la commedia dell’arte son goût pour les jeux de mots à double sens sexuel relevés d’inattendues et cocasses références mythologiques. Mais il est d’autres équivoques qui naissent des obscurités du langage précieux, que Fabio Rossi étudie dans le programme de salle, et qui dérivent peut-être de l’influence du théâtre classique français dont Napoléon voulait la diffusion en Italie. Ainsi les « commodités de la conversation » semblent citer <em>Les Précieuses ridicules, </em>l’emphase pseudo-savante d’Ernestine pourrait être celle d’Armande dans <em>Les femmes savantes</em>, et le personnage du parvenu dont le statut social n’a pas fait disparaître la grossièreté foncière serait un cousin du <em>Bourgeois gentilhomme</em>, dont il partage l’étrange et obtuse fascination pour la philosophie.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="305" src="/sites/default/files/styles/large/public/bordogna_213a4884.jpg?itok=m-Hzok-j" title="Gamberotto (Paolo Bordogna)" width="468" /><br />
	Gamberotto (Paolo Bordogna) © DR</p>
<p>En confiant à <strong>Moshe Leiser</strong> et <strong>Patrice Caurier</strong> une œuvre aussi propice aux débordements alors que leur <em>Norma </em>salzbourgeoise faisait couler beaucoup d’encre, Ernesto Palacio – surintendant du <strong>Rossini Opera Festival </strong>– faisait un pari que le duo de la mise en scène a relevé avec un élégant brio. Le décor unique de <strong>Christian Fenouillat</strong> y participe : cet espace biscornu uniformément tapissé, y compris le plafond, d’un damas imprimé où s’ouvrent des portes derrière lesquelles s’étendent vraisemblablement d’autres espaces pareillement oppressants semble l’extension morbide d’une cellule d’aliénés. Les parois peuvent pivoter, les cloisons devenir tentures, les meubles – dont un lit – disparaître dans le bas des murs, tout concourt à la rapidité que la musique impose.</p>
<p>Dans cet univers clos vit une population que la fantaisie des metteurs en scène rend uniformément callipyge, sans exception, pas même pour les étrangers à la maison, le candidat précepteur et le prétendant à la fille de la maison. Dans les costumes d’Agostino<strong> Cavalca </strong>inspirés par une mode légèrement postérieure à celle de la création, cela donne des silhouettes cocasses et cela met en évidence l’innommable sinon par allusion. Le spectateur a d’ailleurs été mis dans le bain sans tarder : en entrant avec Ermanno dans la demeure il découvre un couple en pleine action, un bel exemple d’adaptation du rythme théâtral au rythme musical, car les mouvements des personnages sont en synchronie avec la mesure. Seules les vaches du vaste tableau semblent figées, mais la fonction dramatique en sera drôlement révélée au deuxième acte. Le traitement des personnages a été très soigné, et au-delà de préférences ou de réticences – Ernestina devrait être à la fois un bas-bleu et une oie blanche, et ici la deuxième l’emporte nettement, le narcissisme de Buralicchio pourrait être mieux mis en relief dans le récitatif « Ch’io sia bello » – liées à des artistes en particulier on s’incline devant la qualité du résultat. Même le chœur est associé au jeu dramatique et sa participation aux scènes d’ensemble a une saveur rarement goûtée.</p>
<p>Cette qualité de la réalisation, liée au tact avec lequel le comique des mots et des situations a été exploité, tient évidemment à la personnalité des interprètes. Celle de <strong>Pavel Kolgatin </strong>peut sembler en retrait mais c’est le personnage qui le réclame : Ermanno, le jeune intellectuel, n’est pas un maniaque bizarre et n’en a donc pas les ridicules. Vocalement il finit bien mieux qu’il ne commence :  sur le mot « cela » – prononcer tchéla – le deuxième qu’il énonce, il a émis une sorte de bêlement qui a fait douter, et quelques voyelles teintées à la slave ont laissé croire à une erreur de distribution. Etait-ce l’émotion ? Par la suite il se reprend, et hormis quelques intonations à la justesse incertaine au deuxième acte il prouve amplement qu’il possède la souplesse et l’agilité requises pour chanter Rossini. Le couple de serviteurs complice de son amour trouve en <strong>Claudia Muschio</strong> et surtout en <strong>Manuel Amati</strong>, que favorise son rôle d’entremetteur et d&rsquo;intrigant, des interprètes sachant rester dans les limites du comique déterminé par la mise en scène.</p>
<p>C’est aussi le cas de <strong>Paolo Bordogna</strong>, qu’on retrouve avec un vif plaisir dans ce rôle où tant son exubérance théâtrale que sa verve vocale savent se soumettre sans déborder. La voix nous semble dans une bonne santé où les duretés parfois perceptibles ont complètement disparu. Sans faire oublier celle de Bruno Pratico, sa composition la rejoint dans l’efficacité comique. Le Buralicchio de <strong>Davide Luciano</strong> démontre cette année encore la belle projection, le mordant et la présence qui en ont fait un habitué du festival ; le personnage nous a semblé moins nuancé que celui de Lorenzo Regazzo, mais ce dernier avait l’avantage de se produire au théâtre Rossini.</p>
<p>Véritable triomphatrice grâce à une efflorescence vocale grisante tant dans sa projection, sa rapidité, son extension, son homogénéité que dans ses nuances – les sons « virils » dont elle teinte son émission quand Buralicchio scrute le visage d’Ernestina et croit y avoir décelé sa masculinité valent leur pesant d’or tant ils sont suggestifs sans être outrés – <strong>Teresa Iervolino </strong>confirme avec éclat ses dons, tant vocaux que théâtraux, et conquiert sans réserve. Prend-elle du plaisir à jouer la nunuche que ses états d&rsquo;âme font se rouler sur le sol ? En tout cas elle en donne !</p>
<p>Autre triomphateur d’une soirée qui n’avait pas fait le plein de public, <strong>Carlo Rizzi. </strong>Dès l’ouverture, la feinte solennité, l’avertissement du cor solo, les sarcasmes des cordes et l’élan bondissant d’une fugue révèlent sans retard la justesse et la précision d’une lecture amoureuse, à laquelle l’orchestre symphonique de la RAI donne une réponse souple et brillante. Ce plaisir d’une étroite étreinte entre l’orchestre et le plateau, dans la battue du chef, durera jusqu’au bout de la représentation. On peut ainsi mieux comprendre comment cette œuvre condamnée contient déjà le Rossini de l’avenir, avec ses ensembles qui ressemblent à des finals et qui ne sont que des paliers d’où l’œuvre rebondit. Cette production, dans son intelligence et sa cohérence esthétique, avec une telle distribution, peut permettre de redécouvrir un joyau longtemps dédaigné. Le ROF a rempli son rôle.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/lequivoco-stravagante-pesaro-quand-le-rof-remplit-sa-mission/">ROSSINI, L&#039;equivoco stravagante — Pesaro</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>ROSSINI, L&#039;equivoco stravagante — Bad Wildbad</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/lequivoco-stravagante-bad-wildbad-les-paroles-et-les-gestes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Jul 2018 02:13:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis trente ans cette année, le festival de Bad Wildbad célèbre Rossini, dans le sillage, dira-t-on, de celui de Pesaro, de neuf ans son aîné. Mais il serait faux de croire que le cadet se contente d’emboîter le pas. Ainsi Bad Wildbad dama le pion à Pesaro en 1999 en recréant, grâce au travail de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis trente ans cette année, le festival de Bad Wildbad célèbre Rossini, dans le sillage, dira-t-on, de celui de Pesaro, de neuf ans son aîné. Mais il serait faux de croire que le cadet se contente d’emboîter le pas. Ainsi Bad Wildbad dama le pion à Pesaro en 1999 en recréant, grâce au travail de Marco Beghelli et Stefano Piana, <em>L’equivoco stravagante</em>. Née à l’automne 1811 au Teatro del Corso à Bologne, où Rossini faisait fonction de chef d’orchestre et de directeur du chœur, l’œuvre lui avait été commandée en 1810 mais le livret choisi vraisemblablement à la dernière minute. Le manuscrit de cette première exécution, celui qui sert de base aux éditions critiques, est pour l’heure considéré comme perdu, peut-être détruit lors des bombardements de la deuxième guerre mondiale.</p>
<p>Le texte était dû à Gaetano Gasbarri, Florentin d’origine qui avait vécu longtemps à Naples, où, selon Philip Gossett, sa prédilection pour un langage alambiqué, les métaphores extravagantes et les allusions à des héros de la mythologie ou de la littérature s’est acoquinée aux doubles sens, aux allusions sexuelles et aux jeux de mots scabreux traditionnels dans la <em>Commedia dell’arte</em>. Le musicologue résume ainsi l’intrigue : une jeune fille, Ernestina, que son parvenu de père destine à un prétendant infatué de lui-même réussira finalement à épouser son amoureux démuni. L’empreinte de Molière est évidente : férue de littérature, Ernestina est une Précieuse ridicule, son père est un Bourgeois gentilhomme et l’amoureux transi feint d’être professeur de philosophie, ce qui évoque évidemment celui de Monsieur Jourdain. Un couple de serviteurs narquois et rusés se mêle d&rsquo;intervenir, au risque de créer des problèmes.</p>
<p>Ainsi, pour dégoûter le prétendant agréé, le valet lui fait avaler que sa promise est en réalité un homme ! Le père, originaire des Abruzzes, était pauvre : il aurait fait châtrer l’enfant pour en faire un chanteur, avant de renoncer et d’en faire un militaire. Devenu riche, il a poussé son fils à déserter et depuis le jeune homme vit habillé en femme. Ulcéré d’avoir été pris pour dupe le fiancé se venge en dénonçant le pseudo-déserteur, qui est arrêté. Son amoureux ayant tout risqué pour faire évader l’innocente, le père ne pourra que consentir à leur union et le dénonciateur sera le dindon de la farce.</p>
<p>On l’aura compris par cet exposé, la marge est étroite pour qui porte l’ouvrage à la scène s’il ne veut pas verser dans le gras, voire le graveleux. De ce risque, <strong>Jochen Schönleber </strong>n’a cure : il ne se refuse rien, pas même le phallus éjaculant en fond de scène pendant le final. Too much ? Oui, parce qu’à faire de la maison du Bourgeois gentilhomme l’antre de l’ambigüité sexuelle, avec sa horde de domestiques en uniforme qui semblent échappés d’une Cage aux folles il choisit d’alourdir la barque. Oui, parce que si l’on demande à l’interprète du prétendant de lorgner avec une convoitise manifeste les fesses de son futur beau-père, on rend peu vraisemblable son dégoût réitéré pour la créature qu’il devait épouser. Fallait-il sans cesse joindre le geste à la parole, souligner d’une indication manuelle l&rsquo;endroit designé par les allusions verbales ? Peut-être, après tout, pour qui ne comprend pas l’italien. Mais la traduction et les surtitres, réalisés par <strong>Reto Mûller </strong>avec son habituelle compétence semblaient pourtant suffire à déchaîner les rires.</p>
<p>Au moins la transposition temporelle – de nos jours, ou à peu près – ne pose-t-elle pas de problèmes, si l’on veut bien oublier que la pratique de la castration a été interdite en Europe dès le dix-neuvième siècle. On pourrait s’interroger sur les kilts portés par les domestiques – costumes de <strong>Claudia Möbius </strong>–<strong> </strong>sur la banalité de l’accoutrement de l’amoureux transi, louer les éclairages, qui apportent leur contribution aux atmosphères, vanter l’efficacité du dispositif de panneaux mobiles qui permet de passer d’une scène ou d’un lieu à l’autre sans temps morts, mais l’essentiel est ailleurs.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="341" src="/sites/default/files/styles/large/public/aevz4leg_equivoco.jpeg?itok=5ujhJpB6" width="468" /></p>
<p>Si le sujet n&rsquo;est plus, aujourd’hui, de nature à scandaliser ou au moins à provoquer, quel est l’intérêt de l’œuvre ? Fallait-il la sortir de l’oubli ? On ne sait même pas quelle fut sa forme « officielle », puisque le manuscrit le plus complet dont on dispose est antérieur au dernier examen par les censeurs. Aux yeux de tout rossinien, la question ne se pose pas : cette œuvre est la troisième composée par Rossini mais la deuxième représentée sur scène, en vertu de la commande que lui a valu le succès de <em>La cambiale di matrimonio. </em>Il n’a que dix-neuf ans. Et il est déjà là tout entier, dans ces thèmes qui seront la matière de <em>La Donna del lago, </em>de <em>Tancredi, </em>de <em>La Pietra del paragone</em>, de <em>Cenerentola</em>, et dans ces récitatifs où la vénération pour Mozart confine encore à l’imitation. Pour qui aime Rossini<em>, </em>la partition de <em>L’equivoquo stravagante </em>est comme une plongée à la découverte de l’esprit du compositeur. C’est tout le mérite de la direction de <strong>José Miguel Pérez-Sierra </strong>de faire entendre ces constituants du processus de création, qui révèlent combien Rossini, dans le contexte de son époque, était déjà lui-même. Vivacité et lyrisme, timbres suggestifs, narquois ou mélancoliques, et une vitalité rythmique qui emporte, on ne résiste pas et on admire la réactivité du chef pour adapter sa direction aux nécessités du plateau, comme on savoure le pianoforte disert et expressif de <strong>Michele d’Elia.</strong></p>
<p>Celui-là mélange chanteurs confirmés et stagiaires de l’Académie vocale, qui ont en commun la jeunesse. De retour à Bad Wildbad, <strong>Giulio Mastrototaro</strong> impressionne par une voix de stentor peut-être utilisée plus que nécessaire. Gamberotto est-il une grande gueule, alors qu&rsquo;il a un prurit de noblesse et de la distinction supposée aller avec ? Ce qui le caractérise est une sottise satisfaite d’elle-même, qui lui fait énoncer sentencieusement des banalités ou des énormités. <strong>Antonella Colaianni,</strong> qui est présentée comme mezzosoprano<strong>, </strong>a des graves tels qu’elle n’a presque pas besoin de les noircir, ce qui donne une voix ayant du corps, longue, agile, flexible, bien projetée, et une assurance scénique, désinvolture, piquant et drôlerie, tous les atouts pour le personnage. Son amoureux transi est nourri d&#8217;emblée des élans passionnés de <strong>Patrick Kabongo,</strong>  dont l’aplomb vocal ne cesse de s’affirmer et qui semble désormais complètement maître d’une voix de ténor lyrique ronde, pleine, vigoureuse, assez souple pour se plier aux coloratures, d’ores et déjà mûre pour les grands rôles mozartiens. Le rival, l’élu du père, trouve en <strong>Emmanuel Franco </strong>un interprète versatile à l’américaine, avec une formation physique qui lui permet de donner un corps au personnage ; la voix est très bien projetée et d’une fermeté impeccable, et la vis comica certaine, si bien que sa composition vocale et scénique, hybride de David Bowie et d’Amanda Lear, recueille un franc succès. Après les académies de Lunenburg, Pesaro, Florence, <strong>Eleonora Bellocci</strong> participe à celle de Bad Wildbad et fait valoir, dans le rôle de la camériste, une voix agile et un aigu facile et percutant. Le valet précurseur de Figaro est incarné par <strong>Sebastian Monti</strong>, formé au Centre de Musique Baroque de Versailles ; il y a peut-être appris aussi la gymnastique puisque son personnage s’entraîne à des figures du kamasutra, mais le goût avec lequel il use de sa voix de ténor, susceptible de se muer mélodieusement en soprano le temps d’une réplique, démontre une réelle musicalité.</p>
<p>Empêché pour la première fois depuis de nombreuses années, le chœur Bach de Poznan est remplacé par le chœur de chambre Gorecki. L’entrain que l’effectif masculin, seul nécessaire, met à jouer les ambigus, voire les folles, s’accorde à sa forte présence vocale. Il reçoit le tribut enthousiaste d’un public hilare. Alors, même si le parti pris de la mise en scène – joindre les gestes aux paroles – nous laisse réservés, nous nous joignons à lui dans l’euphorie de la célébration rossinienne. Encore quatre représentations jusqu’au 29 juillet.</p>
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		<title>L&#039;Equivoquo stravagante</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-sexe-des-anges/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Apr 2010 18:09:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un ange, Ernestina/Ernesto ? Sûrement pas, mais à défaut, certes une bombe sexuelle. L’équivoque dont parle le titre repose en effet sur des quiproquos assez scabreux pour qu’à l’époque de la création, la censure interdise l’œuvre. Celle-ci ne s’en remit pas, surtout après que Rossini ait repris nombre de passages dans d’autres de ses opéras, et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          Un ange, Ernestina/Ernesto ? Sûrement pas, mais à défaut, certes une bombe sexuelle. L’équivoque dont parle le titre repose en effet sur des quiproquos assez scabreux pour qu’à l’époque de la création, la censure interdise l’œuvre. Celle-ci ne s’en remit pas, surtout après que <strong>Rossini</strong> ait repris nombre de passages dans d’autres de ses opéras, et tout particulièrement dans <em>La Pietra del Paragone</em>. Presque deux siècles plus tard, nous disposons aujourd’hui d’une version vidéo intéressante à plus d’un titre, captée au Festival de Pesaro en août 2008 (1).</p>
<p>
L’histoire n’est pas vraiment simple, d’autant que l’action s’y démultiplie. Entre précieuse ridicule et femme savante, Ernestina s’identifie aux personnages des romans dont elle se gave. Son père, Gamberotto, paysan enrichi, décide de la marier au riche et fat Buralicchio. Mais un jeune homme aussi désargenté que séduisant, Ermanno, est tombé amoureux de la jeune femme, et réussit à pénétrer dans la maison comme précepteur, avec l’aide des domestiques Frontino et Rosalia. Chacun des deux prétendants va faire sa cour : jusque là, rien que de très classique, et rien qui puisse émouvoir la censure.<br />
Mais tout dérape quand Frontino, voulant aider Ermanno, met en place une équivoque extravagante : il fait croire à Buralicchio que sa fiancée est en fait un jeune homme (Ernesto) que son père aurait fait castrer à l’adolescence pour en faire un chanteur et en tirer ainsi beaucoup d’argent, et qu’il le cacherait aujourd’hui sous des vêtements féminins pour le faire échapper au service militaire.<br />
Tout cela est assaisonné par le librettiste de nombre de doubles sens souvent obscènes et calembours de tradition italienne toujours en usage aujourd’hui, et dont l’acteur de cinéma Toto fit grand  usage : on y parle par exemple de cierge tenu à pleine main, d’un objet que l’on ne peut nommer mais qui peut inspirer de l’intérêt, etc.<br />
Profondément vexé de la supercherie, Buralicchio – qui entretemps a fait chasser Ermanno qu’il trouvait trop entreprenant – dénonce séance tenante le déserteur présumé. Pendant ce temps, Ermanno réussit à revenir auprès d’Ernestina, et les deux jeunes gens roucoulent à l’unisson. C’est alors que des soldats viennent arrêter Ernestina sans autre explication ; mais Ermanno va réussir à faire évader la jeune femme en lui apportant un uniforme militaire qu’elle revêt aussitôt. Après encore quelques confrontations houleuses entre les protagonistes, Ernestina et Ermanno vont enfin pouvoir vivre leur amour au grand jour, et Buralicchio va chercher ailleurs une autre épouse.</p>
<p>Sur cette trame à la fois légère et passablement embrouillée, l’Espagnol <strong>Emilio Sagi </strong>a réalisé une mise en scène foisonnante, pleine d’invention et qui ne laisse au spectateur pas une seconde de répit. Il a choisi de transposer l’action dans notre monde contemporain, en accentuant les caractères ridicules toujours d’actualité : pseudo-intellectuels, arrivistes, intrigants. Les personnages sont en effet solidement campés, sans que la caricature vienne contredire l’action. Gamberotto devient un négociant import-export de fruits et légumes, et semble spécialisé dans le piment rouge, ce qui explique bien des choses.<br />
Ernestina, l’intellectuelle de service, se cache derrière des lunettes à monture blanche, et, comme chacun sait, femme à lunettes… De fait, elle ne renie rien de sa nymphomanie notoire : n’arrivant pas à se décider, elle avoue qu’elle se paierait bien ses deux amants… en même temps ; et une fois en prison, elle n’arrive plus à démêler si elle regrette le plus d’être enfermée sans livres, ou seule… Enfin, elle ne trouve rien de mieux que de faire une gâterie à Ermanno pour bien lui prouver qu’il ne lui est pas indifférent.<br />
Buralicchio, quant à lui, veste à rayure et lunettes de soleil en permanence sur le nez ou sur le front, faisant des bulles avec son chewing-gum, lutine avec application tous les jupons qui passent y compris l’assistante de direction particulière – très particulière – de Gamberotto, jusqu’à ce qu’il vire sa cuti au final… Ermanno, vogue entre toutes ces eaux sans jamais de fadeur. Quant à Rosalia et Frontino, un peu Suzanne et Figaro, ils organisent tout avec plus ou moins de bonheur, et alors qu’ils pensent mener l’action, voient les choses peu à peu leur échapper.</p>
<p>Le tout se déroule dans les décors riches d’invention et visuellement réjouissants de <strong>Francesco Calcagnini</strong>, et les costumes délicieux et humoristiques de <strong>Pepa Ojanguren</strong>, soulignant à l’unisson pleinement le caractère des personnages : une vraie symbiose et réussite d’ensemble ; les couleurs, les formes, les idées drôles (la bibliothèque devenue un damier flouté, répond à la veste à rayure de Buralicchio), le canapé rouge avec le miroir indiscret qui dévoile ce qui s’y déroule (mais seulement pour les spectateurs bien placés et pour ce DVD), l’arrivée d’Ernestina enfermée dans une cage à lion sur roulettes avec gyrophare, tout concourt à générer une bonne humeur communicative. </p>
<p><strong>Marina Prudenskaja</strong> – dont j’avais souligné en son temps la remarquable et originale Amnéris de Stuttgart (<a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=557&amp;cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&amp;cntnt01dateformat=%25d-%25m-%25Y&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=54" target="_blank" rel="noopener">cf critique</a>), est une excellente actrice, sexy et même gourmande et pleine d’humour, jamais vulgaire, en même temps qu’une cantatrice accomplie ; sa belle voix de mezzo, sans passage, est encore assez légère pour se jouer des pièges des vocalises rossiniennes. Elle joue une Ernestina espiègle, subtile et drôle à la fois, d’autant que son physique de mannequin lui permet d’être plausible à tous points de vue. Pourtant, on reste un tout petit peu sur sa faim : peut-être aurait-elle pu aller encore un peu plus loin dans la caricature, mais peut-être aussi son metteur en scène l’a-t-il un peu bridée de manière à ne pas déséquilibrer la représentation ?</p>
<p><strong>Bruno De Simone</strong> joue Gamberotto d’une manière à la fois pleine d’autorité et d’humour, entre Alberto Sordi et Michel Aumont, une espèce de Don Magnifico reconverti dans les affaires internationales et accompagné d’une assistante de direction de haut vol. Sa voix prend de l’assurance tout au long de la représentation, jusqu’à être extraordinaire dans le duo avec Marco Vinco (qui ne lui cède en rien) dans la scène de l’arrestation. <strong>Marco Vinco </strong>(le neveu de « Monsieur Cossotto ») est lui aussi vraiment épatent en Buralicchio, dans le genre Aldo Macione, mais (dé)coiffé à la Peter Sellars, espèce de bellâtre tombeur qui fait fondre d’envie toutes les dames et filles alentour. La voix et le style sont également fort bons, et l’interprétation parfaite.</p>
<p><strong>Dmitry Korchak</strong> n’est pas Juan Diego Florez (ça se saurait !), mais se sort plus qu’honorablement de son rôle de jeune amoureux transi, avec son sourire à la fois timide et enjôleur. La voix est belle, le style accompli en dehors de quelques aigus un peu tendus, les vocalises quasi parfaites, et le jeu sympathique. Quant à <strong>Amanda Forsythe </strong>et<strong> Ricardo Mirabelli</strong>, ils jouent et chantent avec finesse et un entrain communicatif le couple de serviteurs trop zélés. </p>
<p>La direction d’orchestre de <strong>Umberto Benedetti Michelangeli </strong>est bien construite et menée, même si les puristes seront susceptibles de relever ça et là quelques infimes détails imputables à l’enregistrement en direct. La captation de <strong>Davide Mancini </strong>a été réalisée dans le théâtre Rossini (à l’italienne) de Pesaro, et a donc bénéficié de l’excellente sonorité de cette salle où prédomine le bois. Cette réalisation vidéo est particulièrement soignée, le son et les images sont excellents, le découpage, très dynamique, suit parfaitement l’action et les personnages, et les gros plans viennent à point souligner une attitude, un regard, un détail : du travail d’orfèvre. Quelques fautes de frappe dans les sous-titres (en cinq langues ; français, italien, anglais, allemand et espagnol) montrent toutefois un léger laisser-aller dans la relecture finale, et l’on regrettera l’absence de tout bonus. La brochure de 16 pagres, bien illustrée, comporte une courte mais intéressante analyse de l’action et du contexte, en quatre langues (français, anglais, allemand et italien).</p>
<p>En résumé, une captation de grande qualité, mettant à notre disposition une excellente production d’une œuvre rare : un DVD que tous les fans de Rossini se doivent de posséder, et qui devrait figurer aussi dans toute vidéothèque plus éclectique.</p>
<p> </p>
<p><strong>Jean-Marcel Humbert</strong></p>
<p> <br />
<br />
 </p>
<p>(1) <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=328&amp;cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&amp;cntnt01dateformat=%25d-%25m-%25Y&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=54" target="_blank" rel="noopener">Lire le compte-rendu de Brigitte Cormier</a><br />
<br />
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		<title>ROSSINI, L&#039;equivoco stravagante — Pesaro</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/sans-equivoque-une-petite-turlutte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Cormier]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Aug 2008 16:22:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Comme il nous le disait lors de son interview à Paris en mai dernier, le facétieux Emilio Sagi ne s’est pas gêné pour transformer cette Équivoque extravagante en une extravagance, sans équivoque. Au plus fort de l’action, il nous tend gentiment un miroir pour nous dévoiler sans fausse pudeur une fellation pratiquée en douce par &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Comme il nous le disait lors de son interview à Paris en mai dernier, le facétieux <strong>Emilio Sagi </strong>ne s’est pas gêné pour transformer cette <em>Équivoque extravagante</em> en une extravagance, sans équivoque. Au plus fort de l’action, il nous tend gentiment un miroir pour nous dévoiler sans fausse pudeur une fellation pratiquée en douce par les deux protagonistes amoureux. Qu’on ne s’y trompe pas, si le metteur en scène espagnol joue à fond la folie sur le mode psychédélique des années 1970 qu’il affectionne et s’autorise des gags osés, il sait rester léger et en deçà des limites de la vulgarité.</p>
<p>Rendons-lui grâce. Cette œuvre d’extrême jeunesse du Cygne de Pesaro est prometteuse, elle comprend quelques charmantes pages musicales dont plusieurs seront développées ultérieurement de manière autrement subtile, mais l’ensemble engendre une monotonie qui a bien besoin d’un apport visuel dynamique. Quant au livret, il est bâti sur une intrigue qui peine à susciter l’intérêt tant elle traîne à se mettre en place.</p>
<p>Un paysan enrichi (Gamberotto) souhaite marier sa fille (Ernestina), sorte de précieuse ridicule entichée de littérature, à un homme riche et vaniteux (Buralicchio). Parallèlement, un jeune poète modeste mais sincère (Ermanno) cherche à la conquérir avec la complicité inventive d’un couple de domestiques (Rosalia et Frontino). Leur plan ? Utiliser une « équivoque extravagante » pour écarter le riche prétendant en lui faisant croire que la jeune &#8211; fille est en réalité un garçon que son père avait autrefois fait castrer dans l’espoir de s’enrichir ! Stratagème qui aboutira évidemment à une fin heureuse.</p>
<p>Parmi les réussites musicales, notons le superbe quintette de plus de dix minutes du deuxième acte qui sera intégralement repris dans <em>La Pietra del Paragone</em> l’année suivante durant laquelle Rossini ne composera pas moins de six nouveaux opéras ! Et ajoutons le duo « Vieni pur, a me t’accosta » qui le précède. On y entend à leur meilleur la longiligne mezzo russe <strong>Marina Prudenskaja </strong>qui interprète le faux castrat et le baryton basse <strong>Marco Vinco </strong>qui campe avec brio un imbécile beau gosse.</p>
<p>En dépit de suraigus engorgés, <strong>Dmitry Korchak</strong>, le poète amoureux de la belle jeune femme, est un ténor musical au timbre agréable. Toujours très efficace et précis dans les rôles rossiniens bouffes, <strong>Bruno de Simone </strong>est égal à lui-même. Enfin, <strong>Ricardo Mirabelli </strong>et <strong>Amanda Forsythe </strong>complètent avec talent cette distribution. Malgré le peu de visibilité du rôle, la soprano américaine ne passe pas inaperçue. Toujours présente à son personnage, même quand elle ne chante pas, elle confirme ses qualités en nous charmant dans son air « Quel furbarel d’amore ».</p>
<p>Dieu merci la castration est une pratique abandonnée depuis belle lurette, mais il faut rappeler qu’en 1811, <em>L’equivoco stravagante</em> fut interdite après trois représentations pour y avoir eu virtuellement recours comme ressort de son livret ! Résultat : le texte original n’est jamais parvenu jusqu’à nous. Il demeure que, selon les témoignages de l’époque, ce « ratage » de Rossini — qui le conduisit peu après à passer une nuit en prison — a été l’objet de nombreuses accusations : sujet immoral, texte plein de sous entendus obscènes et jeux de mots scabreux faisant s’esclaffer le public. Si l’on en juge par les rires fusant de temps à autre dans la salle, certaines répliques lestes échappées aux censeurs de l’époque ne sont pas perdues pour les Italiens d’aujourd’hui.</p>
<p>Comment reprocher à Emilio Sagi d’avoir traité dans la même veine une intrigue riche en ambiguïtés et allusions sexuelles ?</p>
<p> </p>
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