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	<title>Les Saltimbanques - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Les Saltimbanques - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>Soirée anniversaire de Viorica Cortez &#8211; Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/soiree-anniversaire-de-viorica-cortez-paris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Feb 2026 05:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Viorica Cortez a 17 ans quand elle débute avec la XIe symphonie de Beethoven. Repérée par l’Académie de musique de Bucarest, elle y étudie 5 ans pour être finalement révélée en 1964 avec le premier prix au Concours international de chant de Toulouse. Après avoir pris la difficile décision de quitter la Roumanie où elle &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Viorica Cortez a 17 ans quand elle débute avec la XIe symphonie de Beethoven. Repérée par l’Académie de musique de Bucarest, elle y étudie 5 ans pour être finalement révélée en 1964 avec le premier prix au Concours international de chant de Toulouse. <a href="https://www.forumopera.com/viorica-et-mioara-cortez-deux-soeurs-deux-destins/">Après avoir pris la difficile décision de quitter la Roumanie</a> où elle élevait sa fille, Viorica Cortez triomphera sur les plus grandes scènes du monde tout en restant boudée incompréhensiblement par les <i>majors</i> du disque (on peut néanmoins la retrouver <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/viorica-cortez-une-vie-dopera-a-deguster-sans-moderation/">dans un récital récemment réédité</a>). Elle sera ainsi surnommée « la Carmen du siècle », un rôle qui convenait idéalement à son tempérament volcanique. Dans le prolongement de son 90e anniversaire le 26 décembre dernier, et sous le triple patronage de l&rsquo;Institut Culturel Roumain de Paris, de l&rsquo;Ambassade de Roumanie et Noesis Enesco, ses proches et ses admirateurs lui rendaient hommage au cours d&rsquo;un concert auquel participaient quelques uns de ses amis ou élèves.</p>
<p>Après les hommages de rigueur des institutions, le récital s&rsquo;ouvre avec une magnifique <em>Valse de Juliette</em>, interprétée par la jeune <strong>Max</strong> <strong>Roblain</strong>, lauréate du <em>Concours international de chant Georges Enesco Paris</em> en 2025, ainsi que du prix spécial Catalina Cortez. Élève de Leontina Vaduva, elle-même une des plus belles Juliette autour des années 90, Max Roblain a déjà une belle technique (avec des trilles correctement battus), un ambitus significatif (jusqu&rsquo;au contre-ré), et on peut parier sur une future grande interprète du rôle. Le ténor <strong>Antonio Pereira</strong> interprète avec chaleur la version française de l&rsquo;air du <em>Pays du sourire</em>. <strong>Sandrine Peris</strong> s&rsquo;attaque avec honneur aux difficiles vocalises du « Cruda sorte » de <em>L&rsquo;italiana in Algeri</em>. <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/bourgault-ducoudray-la-conjuration-des-fleurs-paris-temple-du-luxembourg/">Familier des lieux</a>, <strong>Jacques Loiseleur des Longchamps</strong> distille avec finesse et musicalité le magnifique <em>Spectre de la rose</em> berliozien, avant d&rsquo;être rejoint par Antonio Pereira pour le duo de<em> Don Carlo</em>, bizarrement en italien. Aux côtés de Sandrine Peris, <strong>Catherine Manandaza</strong> met son timbre cuivré au service d&rsquo;un <em>Duo des fleurs</em> aérien, avant de changer totalement de registre avec « In questa reggia » extrait de <em>Turandot</em> aux aigus spectaculaires. Avec la mélodie de Martini, « Plaisir d&rsquo;amour », et surtout dans l&rsquo;air de <em>Partenope</em>, le contre-ténor <strong>Alexis</strong> <strong>Vassiliev</strong> offre une voix bien projetée, un timbre chaud et une vocalisation impeccable. <strong>Paul Gaugler</strong> semble infatigable dans son <em>Retour de Rome</em>, extrait de <em>Tannhäuser. </em>La voix est homogène sur toute a tessiture, avec une belle couleur argentée. La tâche un brin ingrate d&rsquo;accompagnateur revient à <strong>Ciprian Oloi</strong> qui s&rsquo;en acquitte avec métier, quelques pages en soliste lui permettant de mieux faire apprécier son talent.</p>
<p>Toujours élégante et toujours rayonnante, <strong>Viorica Cortez </strong>clôt le concert. Bien sûr, les années ont passées mais, <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/recital-viorica-et-mioara-cortez-paris-inoxydables/">comme à l&rsquo;occasion de son récital en compagnie de sa sœur Mioara en 2019</a>, la diva franco-roumaine sait encore colorer de manière unique le « Mon cœur s&rsquo;ouvre à ta voix » de <em>Samson et Dalila</em> ou émouvoir avec le délicat duo mère-fils d&rsquo;<em>Il trovatore. </em>La mélancolique mélodie de Marioara J. Fărcăşanu, « Seigneur, mon désir errant » sur un poème de Octavian Goga, vient ajouter une touche plus intime, la compositrice illustrant ici la souffrance du peuple roumain. Le concert se termine toutefois par une vision plus riante, solistes et public entonnant l&rsquo;Hymne européen aux paroles pleine d&rsquo;espoir. Bon anniversaire Viorica !</p>
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		<title>GANNE, Les Saltimbanques — Avignon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/les-saltimbanques-avignon-cest-lamour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Apr 2019 06:25:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La salle fredonne la valse finale du premier acte « C’est l’amour qui flotte dans l’air à la ronde », connue de chacun, agréable, facile, qui s’inscrit si aisément dans les mémoires. Tout n’a pas été oublié des Saltimbanques, un des derniers fleurons de l’opérette française, au tournant de la Belle époque. Le livret original, savoureux, efficace &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La salle fredonne la valse finale du premier acte « C’est l’amour qui flotte dans l’air à la ronde », connue de chacun, agréable, facile, qui s’inscrit si aisément dans les mémoires. Tout n’a pas été oublié des <em>Saltimbanques</em>, un des derniers fleurons de l’opérette française, au tournant de la Belle époque. Le livret original, savoureux, efficace et frais, était-il désuet, daté, au point de justifier une réécriture de l’essentiel des textes parlés ? La bluette de la gentille Suzon ne suffirait-elle plus ? <strong>Mireille Larroche</strong> jette un regard lucide et désenchanté sur le monde du spectacle, en particulier au premier acte, où le misérable cirque est à la peine dans un quartier de banlieue.  Elle impose une progression inattendue qui nous fait traverser le monde du cinéma, puis celui du show télévisuel, racoleur, au rythme d’une comédie musicale. Les moyens mobilisés sont considérables. La vie constante de la scène, la direction millimétrée des acteurs entraînent l’adhésion : acrobates, jongleurs, choristes, musiciens de scène (orchestre d’harmonie, accordéoniste, contrebassiste) animent l’espace de façon harmonieuse. Les décors, simples et efficaces, les lumières n’appellent que des éloges. Les costumes – remarquables dans leur diversité et dans leurs couleurs – permettent de composer de superbes tableaux aux finales de chacun des actes. Comme l’exige le genre, la polyvalence est de règle : certes les chanteurs chantent, mais ils sont aussi comédiens, danseurs, instrumentistes pour certains, acrobates, comme les choristes qui se joignent au corps de ballet. Les textes parlés, réduits à l’essentiel, font la part belle à la musique et au spectacle.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="311" src="/sites/default/files/styles/large/public/19s269-1050.jpg?itok=qysi3twU" title="Les Saltimbanques, premier acte © Opéra Grand Avignon" width="468" /><br />
	Les Saltimbanques, premier acte © Opéra Grand Avignon</p>
<p>Evidemment, cette relecture affecte aussi la musique : les numéros sont réorganisés, certaines pages « modernisées » (on pouvait difficilement faire défiler les troupes américaines sur une musique très française, et datée), mais l’essentiel est bien là, de l’ouverture aux airs, ensembles et chœurs. Au sortir, tout en ayant échappé à la trivialité, on est encore sous le charme de la légèreté spirituelle et de l’émotion. Les duos, trios, les deux quatuors de la partition sont autant de réussites. Après un dénouement aussi heureux que surprenant, l&rsquo;ajout au finale d’un ensemble chanté par les Gigoletti, en salle, a cappella, est bienvenu.</p>
<p>La distribution fait la part belle à ces quatre principaux interprètes. C’est aussi l’occasion pour nombre de jeunes chanteurs, apparaissant parfois dans une production locale ou régionale, de sortir de l’ombre Trop rare à la scène, <strong>Dima Bawab</strong>, dont chacune des apparitions est saluée par la critique, est en pleine ascension. Soprano léger d’une stature juvénile, à la diction impeccable, au timbre chaleureux, la Suzanne qu’elle campe, fraîche, vive, délurée et indépendante, serait idéale si l’émission de la voix parlée, ingrate, ne semblait contredire le personnage. Marion est <strong>Ségolène Bolard</strong>, au timbre chaud et aux graves solides, dont on regrette seulement une intelligibilité incertaine. <strong>Cyril Héritier</strong> donne à Paillasse une indéniable vérité. La qualité de son chant doit être soulignée, malgré quelques accrocs vocaux, liés à la fatigue, durant son dernier air, déplacé, chargé d’émotion (« Renonce à ton rêve orgueilleux »). Grand Pingouin, dès sa <em>Chanson du saltimbanque</em>, impose son personnage d’Hercule au grand cœur. <strong>Frédéric Cornille</strong> est un beau baryton à la voix solide et sonore. <strong>Jean-François Baron</strong>, André, n’est plus le sympathique lieutenant du livret original. Il est ici journaliste, acteur à l’ascension rapide, séducteur, superficiel, infatué de sa personne. Son chant, dès le duo avec Suzon, est de belle facture. Les époux Malicorne (<strong>Alain Itlis</strong> et <strong>Raphaële Andrieu</strong>) partagent une émission, chantée et parlée, sonore, claire, comme un jeu toujours juste. Il faudrait citer chacune et chacun des petits rôles dont les répliques sont indispensables. Les chœurs, puissants, homogènes malgré de rares décalages, se hissent à un niveau enviable. A la tête de l’Orchestre Régional Avignon-Provence, <strong>Alexandre Piquion</strong> démontre ce soir toutes ses qualités. Il s’est fait une excellente réputation comme chef de chœur (TCE, Châtelet…) et on garde en mémoire sa <em>Rita</em> à la Péniche opéra. Sa familiarité des œuvres lyriques, sa connaissance de l’ouvrage, son attention constante au chant comme à l’orchestre nous valent une conduite exemplaire, dynamique, précise et inspirée, qui respire. Le pot-pourri un peu désuet de l’ouverture promettait de belles pages, et cette promesse fut tenue, en particulier au ballet qui achève le deuxième acte, d’une rare qualité : mélancolique, champêtre en son début, avec des enchaînements ravissants.</p>
<p>Sans autre prétention que le divertissement, ce spectacle séduisant et abouti mérite une plus large diffusion.</p>
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