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	<title>Only the Sound Remains - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Thu, 07 May 2026 11:32:41 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Only the Sound Remains - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>Genève 2026-27 : Départ vers l&#8217;ailleurs et changement de capitaine</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/geneve-2026-27-depart-vers-lailleurs-et-changement-de-capitaine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Charles Sigel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2026 06:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il y avait de la jubilation dans la voix d’Alain Perroux, lors de la présentation de la prochaine saison du Grand Théâtre de Genève. Le nouveau directeur retrouve une maison où il fit ses débuts. Venant de l’Opéra National du Rhin où il passe le relais à Chrysoline Dupont, il prend la succession d’Aviel Cahn &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Il y avait de la jubilation dans la voix d’<strong>Alain Perroux</strong>, lors de la présentation de la prochaine saison du <strong>Grand Théâtre de Genève</strong>. Le nouveau directeur retrouve une maison où il fit ses débuts. Venant de l’Opéra National du Rhin où il passe le relais à <a href="https://www.forumopera.com/chrysoline-dupont-il-faut-en-finir-avec-lopera-bashing-et-les-stereotypes-je-mets-ma-confiance-dans-la-jeunesse-et-dans-nos-institutions/">Chrysoline Dupont</a>, il prend la succession d’<strong>Aviel Cahn</strong> dont il a salué le « travail éblouissant », lequel Aviel Cahn va désormais diriger le <a href="https://www.forumopera.com/breve/deutsche-oper-berlin-2026-27-on-a-connu-plus-flamboyant/">Deutsche Oper</a> à Berlin.<br />
Après avoir rappelé que le GTG suivra les mêmes grands principes, c’est-à-dire l’ouverture sur la cité et sur le monde (ce qui va de soi dans une ville fière de se dire internationale) et l’excellence, comme déjà sous Tobias Richter, Jean-Marie Blanchard, Renée Auphan et avant eux Hugues Gall, qui avaient précédé Aviel Cahn. Autres principes affirmés : l’accessibilité, notamment à des publics « empêchés » pour diverses raisons et la diversité, dans le choix des œuvres, mais aussi dans l’esthétique des mises en scène…</p>
<p>Selon la tradition maintenant établie de donner à chaque saison un titre générique, celle-ci se nommera <strong>Nouveaux mondes</strong>, l’idée étant d’emmener les spectateurs « rêver sur d’autres rives ».</p>
<p>On ouvrira avec la rarissime <em>Tempête</em> de Frank Martin, né Genevois on le rappelle, qui sous la direction de <strong>Thierry Fischer</strong>, grand spécialiste du compositeur, sera mise en scène par <strong>Netia Jones</strong>. Le Prospero, rôle-fleuve de cet opéra d’après Shakespeare (chanté en français), sera <strong>Stéphane Degout</strong>. À côté de lui, <strong>Catherine Trottmann</strong>, <strong>Julien Dran</strong> et <strong>Alex Rosen</strong>. Ariel sera chanté par le chœur du GTG et incarné par un jeune comédien (septembre).</p>
<p>Puis ce sera <em>Company</em>, la comédie musicale de Stephen Sondheim (pour lequel Alain Perroux a une dilection de toujours), ici donné par une troupe de chanteurs-danseurs anglophones mis en scène par <strong>James Bonas</strong>, un spectacle qui tournera dans nombre de maisons françaises avant le Châtelet (octobre).</p>
<p>En décembre, ce seront <strong>Les Noces de Figaro</strong>, direction musicale <strong>Marta Gardolińska</strong>, qui travailla longtemps avec Harnoncourt, mise en scène <strong>Jetske Mijnssen</strong>, avec notamment <strong>Jarrett Ott</strong>, <strong>Siobhan Stagg</strong>, la toute jeune <strong>Lauranne Oliva</strong>, <strong>Philippe Sly</strong> et <strong>Carlo Lepore</strong>. Costumes 1786 et décor « d’époque » qu’on verra se défaire, image d’une société dansant sur un volcan. Toute ressemblance, etc.</p>
<p><strong>Raphaël Pichon</strong> et <strong>Krzysztof Warlikowski</strong> collaboreront pour la première fois à l’occasion d’une version scénique de <em>Theodora</em>, oratorio et chef d’œuvre automnal de Haendel, avec notamment <strong>Ying Fang</strong> et <strong>Paul-Antoine Bénos-Djian</strong>, Orchestre et chœur Pygmalion (janvier).</p>
<p>Évènement rare, <em>Le Voyage à Reims</em> de Rossini sera également présenté dans une version scénique, mais parmi les ors du Victoria Hall, dans une mise en scène de <strong>Laurent Pelly</strong>, avec une distribution pléthorique dont notamment (sous la direction de <strong>Jader Bignamini</strong>) <strong>Sabine Devieilhe</strong>,<strong> Maxim Mironov</strong>, <strong>Jack Swanson</strong> ou <strong>Nicola Alaimo</strong> (février).</p>
<p>C’est <strong>Antonino Fogliani</strong> qui dirigera <em>La fanciulla del West</em>, dans une mise en scène qu’on annonce très cinéma de <strong>Marie-Eve Signeyrole</strong>, avec <strong>Anastasia Bartoli</strong> (fille de Cecilia… Gasdia) et <strong>Arturo Chacon-Cruz</strong> (mars).</p>
<p>Puis <strong>Peter Sellars</strong> viendra à Genève reprendre sa mise en scène de <em>Only the Sound Remains</em> de Kaija Saariaho, avec les deux chanteurs qu’il avait déjà dirigés pour la création à Amsterdam en 2016, <strong>Philippe Jaroussky</strong> et <strong>Davone Tines</strong>, sous la direction de <strong>Ernest Martinez-Izquierdo</strong> (mai).</p>
<p>Toute la troupe du <strong>Berliner Ensemble</strong>, chanteurs et musiciens, viendra à Genève pour donner <em>L’Opéra de quat’sous</em>, de Brecht et Weill dans la mise en scène de <strong>Barrie Kosky</strong> (juin).</p>
<p>Enfin la saison se terminera avec <em>Candide</em> de Bernstein, dans une version semi-staged dirigée par <strong>Guillaume Tourniaire</strong>, où <strong>Lambert Wilson</strong> qui chanta naguère le rôle-titre sera Pangloss et <strong>Natalie Dessay</strong> la Vieille dame… (juin).</p>
<p>Le majestueux bâtiment du GTG étant en travaux, toute cette saison, mis à part <strong>Le Voyage à Reims</strong>, se déroulera au BFM, le <strong>Bâtiment des Forces Motrices</strong>, une ancienne usine électrique sur le Rhône au cœur de Genève, transformée en salle d’opéra, mais dont les spectaculaires turbines, devenues sculptures, décorent l’immense foyer.</p>
<p><a href="http://www.gtg.ch">www.gtg.ch</a></p>
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		<title>Only the Sound remains</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/only-the-sound-remains-un-dvd-jamais-nabolira-le-direct/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 May 2018 08:06:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On sait combien la captation d’un spectacle pose de nombreux problèmes artistiques : la couleur des voix, la balance entre chanteurs et orchestre, la perception du plateau… tout se retrouve modifié, et ce tant et si bien que de nombreux solistes font de plus en plus rares leur apparition au disque ou au DVD. La &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>On sait combien la captation d’un spectacle pose de nombreux problèmes artistiques : la couleur des voix, la balance entre chanteurs et orchestre, la perception du plateau… tout se retrouve modifié, et ce tant et si bien que de nombreux solistes font de plus en plus rares leur apparition au disque ou au DVD. La gravure de la création néerlandaise d’<em>Only the sound remains</em>, dernier opéra de Kaija Saariaho, en est un exemple édifiant à plusieurs égards.</p>
<p>Nous louions il y a quelques mois la qualité de la reprise parisienne de ces deux pantomimes inspirées du théâtre no. Servie par deux de ses interprètes fétiches, la musique de la compositrice finlandaise établie à Paris n’en était que plus resplendissante. Pour <strong>Davóne Tines</strong> comme pour <strong>Philippe Jaroussky</strong>, la transposition de la scène à l’écran est plutôt heureuse. La voix du baryton n’a rien perdu de ses reflets sombres et moirés, qui laissent deviner de belles prises de rôles à venir pour le tout jeune chanteur. Le contre-ténor français par excellence s’en tire tout aussi bien dans une écriture faite de vocalises et de sons filés, enjolivée d’une partie électronique rutilante.</p>
<p>Le soin apporté à l’enregistrement sauve également les parties orchestrales. Les plans sonores distribués entre le <strong>Dudok Quartet</strong> et les solistes <strong>Eija Kankaanranta</strong> (kantele), <strong>Camilla Hoitenga</strong> (flûte) et <strong>Niek KleinJan</strong> (percussions) sont on ne peut plus clairs et transparents, ceci dû également à la baguette souple mais précise d’<strong>André de Ridder</strong>.</p>
<p>Avouons-nous également séduits par la prestation des membres de l’excellent <strong>Nederlands Kamerkoor</strong>. Alors que les solistes parisiens (le Theatre of Voices) nous laissaient sur notre faim, voilà le défi relevé pleinement par un quatuor vocal fonctionnant en pleine synergie.</p>
<p>Que faut-il donc reprocher à cet honnête DVD, qui, à écouter les yeux fermés, aurait tout pour conquérir le post-spectral averti qui sommeille en nous ?</p>
<p>Nous nous étions déjà dit interpellés, voire gênés par la mise en scène de <strong>Peter Sellars</strong>. Si elle plonge l’auditeur immédiatement dans l’ambiance propice à l’action scénique, elle fourmille également de petits détails de direction d’acteurs venant parasiter inutilement l’attention. Certains d’entre eux sont gommés grâce à la caméra, mais pas tous. Pire encore, le monteur s’est fait le plaisir d’ajouter (en accord avec le metteur en scène, nous supposons) quelques touches de fantaisie au cadrage : dès que l’action s’anime sur scène, la caméra n’hésite pas à effectuer quelques soubresauts de haut en bas. Employée à faible dose, l’idée fait son effet, mais on s’en lasse trop rapidement. Les intentions derrière sont pourtant simples et honnêtes, mettant en valeur le beau décor de Julie Mehretu, ainsi que le jeu de scène des chanteurs (plus intéressant chez Davone Tines que chez Jaroussky au demeurant). Quelques effets de perspective (notamment dans la deuxième partie) s’en retrouvent ainsi magnifiés, mais ceci au prix d’une sensation de haut-le-cœur qui vous prend à chaque crise de bougeotte de la caméra.</p>
<p>Dans l’ensemble, cette captation brille avant tout par sa qualité musicale. Regrettons simplement que le subtil théâtre de l’ambiance orchestré par Sellars n’ai pas survécu à la gravure sur DVD.</p>
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		<title>SAARIAHO, Only the Sound Remains — Paris (Garnier)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/only-the-sound-remains-paris-garnier-eloge-du-beau-son/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jan 2018 07:28:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’était il y a un an, lors de son portrait réalisé au Festival Présences, que Kaija Saariaho nous expliquait les enjeux de son dernier opéra en date Only the sound remains. Après la création en mars 2016 à Amsterdam, c’est donc à Paris d’en accueillir la création française dans l’écrin de l’Opéra Garnier. Premier ouvrage scénique &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’était il y a un an, lors de son portrait réalisé au Festival Présences, que <a href="https://www.forumopera.com/actu/kaija-saariaho-a-chaque-fois-que-jecris-un-opera-je-cherche-a-en-redefinir-le-cadre">Kaija Saariaho nous expliquait les enjeux de son dernier opéra en date</a> <em>Only the sound remains</em>. Après la création en mars 2016 à Amsterdam, c’est donc à Paris d’en accueillir la création française dans l’écrin de l’Opéra Garnier.</p>
<p>Premier ouvrage scénique en anglais de la compositrice finlandaise, <em>Only the sound remains </em>prend pour livret deux pièces du théâtre nō japonais, dans leur traduction effectuée par Ezra Pound. Si la prose du poète américain est déjà chère à Saariaho (on se souviendra du cycle <em>Sombre</em>, pour baryton et ensemble), les deux histoires narrées intègrent volontiers quelques éléments d’histoire japonaise. Ainsi, dans la première partie intitulée « Always strong », un prêtre se recueille sur la tombe de Tsunemasa, un ancien courtisan de l’empereur. Apercevant une ombre, le prêtre devine qu’il s’agit du spectre de Tsunemasa, qui lui parle de sa nostalgie de la vie terrestre avant de disparaître dans l’ombre. Dans le deuxième tableau, « Feather Mantle », un pêcheur trouve le manteau de plume d’une sylphe. Celle-ci le supplie de le lui rendre et il n’accepte qu’à condition qu’elle danse pour lui. Ici aussi, la créature surnaturelle disparaît peu à peu dans la brume du Mont Fuji.</p>
<p>De ces deux sujets à la poétique aussi intense qu’épurée, la compositrice tire toutes les épingles du jeu. Car derrière une écriture hautement virtuose, qui privilégie volontiers les effets de saturation ou les allers-retours <em>sul ponticello</em>, se dresse un langage harmonique transparent, qui ne laisse entrevoir aucune faiblesse dans l’écriture et se refuse fort heureusement tout japonisme. Se souvenant probablement de ses années passées à l’Ircam, Saariaho intègre volontiers une large part d’électronique, donnant aux scènes les plus dramatiques l’écho puissant qu’elles méritent. Ainsi, la première intervention du spectre de Tsunemasa, ou au contraire la disparition progressive de la sylphe dans un nuage d’harmoniques aux cordes resteront particulièrement en mémoire.</p>
<p>Il faut reconnaître que la compositrice sait s’entourer des interprètes qui lui sont cher. Dans l’effectif de chambre réuni dans la fosse de Garnier, on retrouve la flûtiste <strong>Camilla Hoitenga</strong>, la kanteliste <strong>Eija Kankaanranta</strong> ou encore le <strong>Quatuor Meta4</strong>, tous interprètes réguliers de la musique de Saariaho, et réunis sous la baguette économe mais souveraine d’<strong>Ernest Martínez Izquierdo</strong>, qui s’était déjà illustré à Présences l’année dernière. </p>
<p>Moins habitué, le quatuor vocal <strong>Theatre of Voices</strong> déçoit un peu. Si chaque intervention soliste prouve que les chanteurs ont de la musicalité à revendre (pensons au timbre chaleureux de la mezzo Iris Oja ou aux aigus clairs et brillants de Paul Bentley-Angell), certains passages nous parviennent secs, plats et presque nasillards, assez hors propos donc pour une œuvre qui se veut aussi éthérée que celle-ci.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/only_the_sound_remains_always_strong_2016_ruth_walz_-_de_nationale_opera_alankomaiden_ooppera_3_3.jpg?itok=-CKGhbVZ" title="© Ruth Walz" width="468" /><br />
	© Ruth Walz</p>
<p>C’est la proposition scénique de <strong>Peter Sellars</strong> qui est également à l’origine de quelques frustrations. Certes, le metteur en scène américain a tout les droits, car c’est de lui qu’émane la proposition de texte pour ce spectacle. Aussi, les images proposées sont souvent très séduisantes, faites de jeux de lumières aussi simples qu’efficaces. Les toiles de <strong>Julie Mehretu</strong> conscrivent l’action dans un cadre à l’esthétique primitive bienvenue, tandis que les interventions chorégraphiques de <strong>Nora Kimball-Mentzos</strong> collent parfaitement au sujet. C’est plutôt du côté de la direction d’acteurs que le bât blesse : pensant avoir besoin de tout illustrer, celle-ci se perd dans des détails inutiles, et peine à se détacher de l’action. Privilégiant le particulier, le metteur en scène finit par oublier le général, et c’est surtout la dramaturgie du deuxième volet qui en pâtit.</p>
<p>Au plateau, le nombre des protagonistes est réduit à son plus strict minimum : le baryton <strong>Davóne Tines</strong> se charge des rôles « terrestres » (Le Prêtre et le Pêcheur), alors que <strong>Philippe Jaroussky</strong> se voit confier l’incarnation de l’Esprit et de l’Ange (constat intéressant : il s&rsquo;agit pour l&rsquo;un comme pour l&rsquo;autre d&rsquo;un début <em>in loco</em>).</p>
<p>Nous avions déjà fait l’éloge du premier lors de sa découverte par le public parisien, toujours dans la musique de Saariaho. Fort heureusement, le baryton américain n’a rien perdu de son timbre chaleureux et corsé, couplé d’une présence scénique et d’un investissement corporel et musical exemplaire. On regrettera par endroits sa projection mise un peu en difficulté, car noyée dans les nappes sonores des grands ensembles.</p>
<p>C’est donc avec <em>Only the sound remains </em>que Jaroussky franchit pour de bon la porte de la musique contemporaine (quelques timides incursions avaient été tentées çà et là, sans véritable lendemain). Avec une compositrice aussi attentive au timbre que Saariaho, le résultat ne pouvait être que concluant. Dans une écriture faite de notes tenues, en crescendo dal niente/al niente, le contre-ténor expose crânement une voix pleine et brillante, seyant tout aussi bien au spectre passioné de Tsunemasa qu’à l’apparition fragile de la sylphe. Souhaitons donc simplement que la musique d’aujourd’hui soit un nouveau terrain d’exploration pour un des chanteurs français les plus en vue aujourd’hui.</p>
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		<title>Jaroussky-Saariaho, le son seul suffit-il ?</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/jaroussky-saariaho-le-son-seul-suffit-il/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Mar 2016 05:53:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Adoubement suprême pour tout compositeur contemporain, le Met montera la saison prochaine L’Amour de loin de Kaija Saariaho, dans une nouvelle production qui aura même l’honneur d’être diffusée le 10 décembre dans les opéras du monde entier. Pour l’instant, la compositrice finlandaise vient de voir, le 15 mars, sa dernière œuvre lyrique créée à Amsterdam, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Adoubement suprême pour tout compositeur contemporain, le Met montera la saison prochaine <em>L’Amour de loin </em>de Kaija Saariaho, dans une nouvelle production qui aura même l’honneur d’être diffusée le 10 décembre dans les opéras du monde entier. Pour l’instant, la compositrice finlandaise vient de voir, le 15 mars, sa dernière œuvre lyrique créée à Amsterdam, mais <em>Only the Sound Remains </em>(« Ne reste que le son ») ne semble pas avoir convaincu tout le monde. Si le site Bachtrack salue «<em> l’intensité compacte</em> » de la musique « <em>fascinante</em> » des deux pièces courtes composant ce <em>double-bill</em>, <em>The Guardian </em>juge le spectacle monté par <strong>Peter Sellars</strong> «<em> inerte et dénué de qualités dramatiques</em> ». Malgré tout le talent de <strong>Philippe Jaroussky</strong> et de la basse <strong>Davone Tines</strong>, le son seul suffira-t-il à susciter l’enthousiasme ? Il reste une représentation, ce mardi 29 mars, pour vous faire votre opinion, à moins d’attendre le passage de cette œuvre par Helsinki, Madrid et Toronto, ou son arrivée prévue à Paris, comme nous vous l’annoncions <a href="http://www.forumopera.com/breve/philippe-jaroussky-passe-a-la-musique-contemporaine">il y a un an</a>.</p>
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