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	<title>Oratorio de Noël - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Oratorio de Noël - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>SAINT-SAËNS, Oratorio de Noël – Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/saint-saens-oratorio-de-noel-paris-tce/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Picard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Dec 2025 05:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’Oratorio de Noël de Camille Saint-Saëns ouvrait ce jeudi 4 décembre les festivités de Noël au Théâtre des Champs-Élysées, qui arborait pour l’occasion ses plus belles décorations. Cet oratorio, trop rarement donné, est l’œuvre d’un compositeur de 23 ans qui occupe depuis un an le prestigieux poste d’organiste de l’église de la Madeleine à Paris. &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L’<em>Oratorio</em> <em>de Noël</em> de Camille Saint-Saëns ouvrait ce jeudi 4 décembre les festivités de Noël au Théâtre des Champs-Élysées, qui arborait pour l’occasion ses plus belles décorations. Cet oratorio, trop rarement donné, est l’œuvre d’un compositeur de 23 ans qui occupe depuis un an le prestigieux poste d’organiste de l’église de la Madeleine à Paris. L’esprit de jeunesse qui a présidé à la création de l’œuvre flottait encore sur la salle de l’avenue Montaigne, puisque les cinq solistes étaient des chanteurs de l’Académie de l’Opéra national de Paris, tandis que les chœurs étaient confiés à des lycéens de Paris et de Fontainebleau. L’exécution proposée, à défaut d’être irréprochable, était portée par une bonne dose d’enthousiasme et, surtout, par la baguette d’un chef inspiré.</p>
<p>La première partie du concert était consacrée à une œuvre presque contemporaine de l’<em>Oratorio</em> <em>de Noël</em>, la première symphonie en ré majeur de Charles Gounod, maître de Saint-Saëns. <strong>Thomas Hengelbrock</strong> dirige de mémoire, avec une élégance joueuse qui fait ressortir toute la brillante simplicité de cette œuvre dont les mélodies jaillissent avec une forme de nonchalance particulièrement rafraichissante, jusqu’à une cavalcade teintée d’humour dans le finale.</p>
<p>Place ensuite à l’oratorio de Saint-Saëns. Le magnifique <strong>orchestre de chambre de Paris</strong>, visiblement en pleine osmose avec son chef, propose un prélude très habité, qui fait ressortir une puissance d’émotion, voire un romantisme qu’on n’avait jamais encore remarqué dans ces quelques mesures, sans rien trahir de l’horizon pastoral qui place d’emblée l’œuvre sous le signe de la nativité. Le frémissement joyeux de la bonne nouvelle à venir est toutefois quelque peu coupé par l’étonnant son qui remplace l’entrée de l’orgue. Car les splendides tuyaux d’orgue que l’on voit au-dessus de la scène du théâtre ne sont pas factices mais ils sont, hélas, hors d’usage. L’instrument trouvé en remplacement, une sorte d’harmonium, produit un son nasillard et peu puissant, ce qui est un comble quand on sait que Saint-Saëns était l’organiste le plus réputé de son temps et qu’il jouait à la Madeleine sur un Cavaillé-Coll de première classe. Il était dommage, dès lors, que l’orgue soit quasiment inaudible dans toutes les parties où il ne jouait pas seul.</p>
<p>Puis les voix rentrent et un autre détail nous titille d’emblée : le choix de la prononciation gallicane du latin (c’est-à-dire à la française). Bien sûr, on nous fera remarquer qu’à l’époque de Saint-Saëns il est hors de doute qu’on ne prononçait pas le latin à l’italienne. Oui mais voilà : une interprétation est une actualisation, et cette mise à jour n’est pas un compromis ou un pis-aller, elle est prévue par le fait même de jouer dans le présent des œuvres écrites dans le passé. Saint-Saëns, à son époque, faisait chanter ce qui semblait normal et compréhensible à ses contemporains, pourquoi ne pas faire de même aujourd’hui ? C’est un détail qui a son importance, d’abord parce qu’on est si peu habitué à entendre le latin prononcé ainsi qu’on ne comprend quasiment rien de ce qui est chanté, ensuite parce que l’effet produit est souvent comique pour des oreilles modernes (« les tentures ces lits » pour « laetentur caeli »…).  Surtout, quoi qu’on pense de ce choix, la cohérence s’impose, or on entend à de nombreuses reprises chez les solistes des retours de la prononciation italienne (par exemple des [u] prononcés [ou]) et on remarque que la prononciation d’un même mot n’est pas totalement homogène entre les chanteurs.</p>
<p>Les chanteurs en résidence à l’Académie de l’Opéra de Paris forment un quintette agréable, recelant de belles qualités musicales, qui aurait néanmoins pu témoigner un peu plus de la joie pétillante qui anime l’orchestre et qui convient à l’esprit de l’œuvre.</p>
<p><strong>Bergsvein Toverud</strong> est un ténor claironnant au timbre cuivré, qui dispose de graves sonores et d’une élégance indéniable, capable de quelques <em>piani</em> bien émis dans les ensembles. Sa prononciation laisse cependant à désirer (on n’entend, curieusement, ni ses [t] ni ses [d]). Le baryton <strong>Clemens Frank</strong> est ce soir un peu en retrait, notamment en raison d’une projection limitée et d’une émission intérieure comme émoussée. Le trio féminin est très réussi, notamment car les trois couleurs vocales sont parfaitement définies et accordées entre elles, produisant le meilleur effet dans le quintette. <strong>Amandine Portelli</strong> dispose d’un instrument prometteur qui capte tout de suite l’intérêt de l’auditeur en raison de son authentique couleur d’alto : la voix est ample, riche et profonde. On croit deviner une petite instabilité du souffle qui dérègle légèrement l’intonation dans les valeurs longues, mais cela n’efface en rien le pouvoir de séduction de sa voix. La mezzo <strong>Sofia Anisimova</strong> convainc dans son air « Expectans expectavi Dominum » par la densité de son timbre lumineux. Le soprano angélique et superbement projeté d’<strong>Isobel</strong> <strong>Anthony</strong> est assurément l’un des points forts de la soirée. Elle marque notamment par sa couleur très française, bienvenue dans ce répertoire. Elle sert sa partie avec agilité, netteté et émotion et témoigne d’une qualité d’écoute de ses confrères qui permet de beaux moments d’équilibre dans les ensembles, comme dans le trio « Tecum principium » (malgré la discrétion du baryton).</p>
<p>On ne peut qu’encourager les initiatives de diffusion de la culture musicale, surtout quand des lycéens se voient donner l’opportunité de travailler avec un chef comme Hengelbrock – opportunité dont <strong>les classes des lycées François Ier (Fontainebleau), La Fontaine et Lamartine (Paris)</strong> se sont saisis avec un enthousiasme communicatif. On passera donc sur les faiblesses intrinsèques d’un tel chœur (notamment les voix masculines grossies dans les graves, émises avec plus de force que de musicalité et un « Quare fremuerunt gentes » qui perd forcément un peu de son caractère grandiose) pour saluer leur degré de préparation évident.</p>
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		<title>BACH, Oratorio de Noël &#8211; Dijon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/bach-oratorio-de-noel-dijon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Dec 2024 05:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Si les cantates de Noël sont nombreuses à nous être parvenues, aucune ne peut être associée harmonieusement à ses voisines, à l’égal des six de 1734, que Bach assembla avec une grande cohérence architecturale et narrative sous le titre de Weihnachts Oratorium. Après Bâle, bien sûr, et avant Nuremberg puis Munich, Dijon accueille l’Orchestre de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Si les cantates de Noël sont nombreuses à nous être parvenues<em>,</em> aucune ne peut être associée harmonieusement à ses voisines, à l’égal des six de 1734, que Bach assembla avec une grande cohérence architecturale et narrative sous le titre de <em>Weihnachts Oratorium</em>. Après Bâle, bien sûr, et avant Nuremberg puis Munich, Dijon accueille l’Orchestre de chambre de Bâle et le <em>Windsbacher Knabenchor</em> pour une soirée.</p>
<p>Bientôt centenaire, la formation créée par Paul Sacher en 1926 participa à la fois au renouveau de la musique baroque et à la création (Bartók, Stravinsky, Martinu&#8230;) (1). Sept ans après, le chef auquel on doit tant fonda la <em>Schola Cantorum Basiliensis</em>. L’activité de recherche et de formation de cette dernière l’a placée au cœur du renouveau de la musique ancienne, et il y a fort à parier que la plupart des musiciens de ce soir en sont issus. Même sans lien organique, l’osmose entre les deux institutions a permis à l’Orchestre de chambre de Bâle d’être considéré comme l’une des meilleures formations dans le répertoire ancien.</p>
<p>L’<em>Oratorio de Noël</em>, que l’on ne se souvient pas avoir écouté à Dijon, nous est donné amputé de ses cantates 4 et 5, comme d’autres le pratiquent, ainsi Hans-Christoph Rademann. Si, évidemment, la durée est amoindrie d’autant, les équilibres et la continuité du récit en souffrent (2). Mais le bonheur l’emporte sur les regrets, car ce soir est l’occasion d’écouter une lecture cohérente, intelligente, et émouvante.</p>
<p>Alors que l’orchestre est « historiquement informé », composé de musiciens talentueux qui se jouent des difficultés de certains soli, que le chœur est exclusivement composé de jeunes garçons (3), on est surpris par l’approche de l’ouvrage, foncièrement différente de celles que chacun a en mémoire, quelles que soient les références. La ferveur est bien là, servie par le chant exemplaire du chœur et de l’Evangéliste, elle se marie à l’allégresse comme à la douceur contemplative, dépourvue des scansions accentuées comme du brillant de certains. De la même manière, la verdeur fréquente des bois semble-t-elle adoucie pour des tons pastel, dont l’harmonie est constante. Les trompettes et les timbales sont privées de l’éclat quasi martial dont nous sommes familiers. Les couleurs des voix enfantines, des solistes certainement choisis en fonction de ces critères, sont en adéquation avec le propos : la douceur caressante, nimbée, prévaut, et ce n’est que justice, nous ne sommes pas dans une Passion. Le principal contraste narratif est lié à l’irruption d’Hérode, et à la menace qu’elle fait planer. Le dramatisme est ici contenu, sobre, limité aux tensions harmoniques, à peine soulignées par les interprètes.</p>
<p>Le chœur est exemplaire, exceptionnel. Le bonheur manifeste des jeunes à chanter est communicatif. La seule réserve – minime – est relative au pupitre des basses, qui n’ont pas la rondeur ni la profondeur de voix d’adultes, mais il est vrai qu’elles sont doublées le plus souvent par celles de l’orchestre. Nulle raideur, aucune sur-articulation, toujours ça chante, avec de remarquables phrasés. La précision, la clarté polyphonique sont au rendez-vous, et l’incroyable engagement des choristes, leur attention constante et leur chant inspiré auraient suffi à justifier le déplacement. Les chorals sont heureusement dépourvus des césures marquées qu’imposaient certains pour une continuité de l’émission dictée par le texte et la mélodie. Le soin de leur expression n’appelle que des éloges, comme les tempi choisis en fonction des paroles.</p>
<p>La troisième cantate (« Herrscher des Himmels ») s’achève normalement sur le choral « Seid froh, dieweil ». Ce soir, le chef ajoute la reprise du chœur d’ouverture, en une sorte de <em>da capo</em>. Passée la surprise, pourquoi pas, puisque le plaisir est renouvelé ? Encore que clore ainsi la cantate peut paraître légitime, mais ici, le récit se poursuit avec la sixième.</p>
<p>Acoustique de la salle, équilibre mal dosé de la direction, manque de projection ? Bien que placés à l’avant-scène, les solistes semblent dominés par les instruments. Seuls, le ténor et la jeune fille chantant l’ange sont perçus avec clarté. De la lumière et du sourire dans la voix, <strong>Tobias  Hunger</strong> est non seulement un merveilleux Evangéliste, mais aussi un admirable chanteur, et conteur dont tout force l’admiration : l’émission bien sûr, mais aussi son expression, sa diction exemplaire, sa maîtrise technique qui l’autorise à une aisance sans pareille dans ses redoutables traits de <em>Frohe Hirten</em> (n°15). Son air ultime (<em>Nun mögt ihr stolzen Feinde</em>, n° 62) précédé d’un beau récitatif, n’est pas en reste, allant, expressif. Les récitatifs sont captivants, naturels, chargés de sens. Avec les chœurs, il nous a réservé les meilleurs moments de cette soirée. L’alto, <strong>Suzanne Langner</strong>, est la plus exposée en nombre d’arias. Son attendu <em>Bereite dich, Zion</em> surprend. Le timbre est gracile, proche de l’enfance et ravirait si l’émission n’était faible, surtout avec des basses instrumentales beaucoup trop appuyées. La longueur de voix, essentielle au <em>Schafe, mein Liebster</em> (19) est bien là, mais la projection demeure de l’ordre de l’intime et l’orchestre couvre toujours. On le regrette d’autant plus que le <em>Schliesse, mein Herz</em> (31), avec le violon solo dont on oublie la virtuosité tant le jeu semble naturel, est empreint d’une douceur extrême. Oublions la basse, <strong>Thomas Laske</strong>, davantage baryton, qui n’a ni la projection (<em>Grosser Herr</em>&#8230;) ni les graves requis. Son Hérode est dépourvu d’autorité. La voix se perd dans l’immense nef de l’auditorium. Son duo avec la soprano (<em>Herr, dein Mitleid, dein Erbarmen</em>) est équilibré. Cette dernière, <strong>Anna Lena Elbert</strong>, intervient peu, et son duetto (29) comme son air (<em>Nur ein Wirk</em>) sont conduits avec goût. C’est à une jeune fille (la seule au côté des garçons) dont le nom n’est pas cité qu’est confié le rôle de l’ange. La fraîcheur, la pureté de l’émission nous ravissent.</p>
<p>En charge du <em>Windsbacher Knabenchor</em> depuis septembre 2022, <strong>Ludwig Böhme</strong>, lui-même ancien du <em>Thomanenchor</em> de Leipzig, porte la direction de l’ensemble. Sa familiarité avec l’ouvrage est manifeste (Il l’a déjà dirigé lors d’une tournée en Espagne peu après son arrivée). A rebours des lectures expressionnistes, spectaculaires, dont les contrastes accusés sont une des marques, c’est une version dynamique, humble, intime, apaisée, confiante qu’il nous propose, où les récits et les chœurs portent l’essentiel, malgré la beauté des arias. S’il anime chaque pièce en adoptant les tempi les plus appropriés, avec une dynamique qui ne se démentira pas, il concentre son attention sur le chœur, ses enfants. Ainsi, ne favorise-t-il pas l’expression des solistes : son ensemble n’est pas contenu lors du chant de ceux-ci. Dès le <em>Bereite dich, Zion</em>, et encore davantage pour l’air de basse, l’orchestre joue sans sembler se soucier du chant. Les basses orchestrales (violoncelle, contrebasse, basson et orgue) sont perçues comme souvent trop puissantes, l’orgue tout particulièrement, alors que le clavecin est inaudible.</p>
<p>Ces réserves ne doivent pas occulter le plaisir et l’émotion le plus souvent éprouvés au cours de cette soirée : La profondeur, l’énergie, l’émerveillement, à défaut de brillant et d’éclat. Ainsi, la sinfonia d’ouverture de la deuxième cantate, véritable concerto grosso, est conduite avec son bercement, sa sérénité caressante, et le bonheur est là, plus que jamais. Ainsi également le chœur d’ouverture de la troisième cantate (<em>Hersscher des Himmels</em>), le choral final et ses fanfares. L’auditorium comble applaudit chaleureusement les interprètes, et la reprise du chœur final, encore plus jubilatoire et confiant, sera sa récompense.</p>
<ul>
<li>
<pre>(1) En mars 2011, la formation, dirigée par Kristjian Järvi, offrait, ici même les <em>Wesendonck Lieder</em>, de Wagner, avec Andrea Kirschlager. 
(2) Les deux <em>oboe da caccia</em> fréquemment sollicités dans les deux premières cantates, disparaissent des troisième et sixième, donc de la 2<sup>ème</sup> partie du concert. 
(3) Les soixante choristes du <em>Windsbacher Knabenchor</em>, à l’égal de ceux du <em>Thomanenchor</em>, ou du <em>Dresdner Kreutzchor</em>, sont internes d’un lycée (<em>Johann Sebastian Bach Gymnasium</em>) de Windsbach, non loin de Nuremberg.</pre>
</li>
</ul>
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		<title>Un oratorio de Noël</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/un-oratorio-de-noel-pour-un-noel-tout-en-devotion/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tancrède Lahary]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Dec 2021 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Voilà une réédition qui vient à point nommé, juste avant les fêtes de Noël, pour faire redécouvrir à quel point Noël occupe une place singulière dans l’œuvre de Charpentier à qui la naissance de Jésus a inspiré de nombreuses et diverses œuvres. Cet opus est en effet la réédition de deux précédents CD des Arts &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Voilà une réédition qui vient à point nommé, juste avant les fêtes de Noël, pour faire redécouvrir à quel point Noël occupe une place singulière dans l’œuvre de Charpentier à qui la naissance de Jésus a inspiré de nombreuses et diverses œuvres. Cet opus est en effet la réédition de deux précédents CD des Arts Florissants, parus en 1982 et 1983 . Cette réunion est particulièrement bienvenue, tant le fil rouge, Noël, la justifie avec évidence. C’est ainsi une chance que de voir réunis sur un même CD l’oratorio de Noël <em>In Nativitatem Domini Canticum</em>, la pastorale <em>Sur la naissance de Notre Seigneur Jésus Christ</em>, les <em>Antiennes « O » de l’Avent</em> et les <em>Noëls pour les instruments</em>.</p>
<p>Tous composés entre 1683 et 1693, ces œuvres permettent de prendre pleinement conscience de l’homme de foi qu’était Marc-Antoine Charpentier et de découvrir de nouvelles facettes de sa dévotion, au-delà de sa célèbre <em>Messe de Minuit</em>. <strong>William Christie</strong> et <strong>Les Arts Florissants</strong>, comme à l’accoutumée, proposent une performance parfaite de bout en bout et nous permettent ainsi de redécouvrir le cycle des sept « O » de l’Avent, chaque antienne débutant par un « O » sublimé de longues notes suspensives créant l’atmosphère d’attente de l’Avent parfaitement restituée par l’ensemble. L’orchestre a toute l’occasion de briller dans les <em>Noëls pour instruments</em> et c’est également l’occasion de réécouter l’oratorio de Noël, œuvre dramatique et religieuse sans réelle postérité ainsi que la pastorale sur la naissance du Christ où le profane se mêle au sacré dans un mélange des tonalités surprenant, totalement maîtrisé par l’orchestre. L’ensemble fait preuve d’une précision et d’un sens de la nuance hors du commun, sous la baguette avisée de William Christie, toujours aussi percutant sans jamais sacrifier à l’émotion.</p>
<p>Le plateau vocal restitue toute la dévotion solennelle escomptée tout en offrant une prestation parfaitement ciselée. Les sopranos <strong>Agnès Mellon, Jill Feldman, Catherine Bignalet</strong> imprègnent leur performance du climat de dévotion avec grande délicatesse, et s’équilibrent parfaitement avec les tonalités plus sombres de <strong>Marie-Claude Vallet</strong> et <strong>Guillemette Laurens</strong>. Les hautes-contre <strong>Dominique Visse</strong> et <strong>Vincent Darras</strong> dialoguent avec éloquence avec l’orchestre tandis que la profonde grâce des ténors <strong>Michel Laplénie, Etienne Lestringant</strong> et <strong>Ian Honeyman</strong> ne peut que frapper l’auditeur. Enfin, la beauté saisissante des graves de <strong>Philippe Cantor, Antoine Sicot, </strong>et<strong> François Fauché</strong>, achève d’exalter toute la sensibilité de la partition.</p>
<p>C’est ainsi un Noël particulièrement riche que les Arts Florissants proposent de redécouvrir, entre dévotion et légèreté, adoration et ferveur.</p>
<p> </p>
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		<title>BACH, Oratorio de Noël — Boulogne-Billancourt</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/oratorio-de-noel-boulogne-billancourt-lesprit-de-noel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Dec 2021 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A force d’entendre en une soirée les six cantates de l’Oratorio de Noël, réunies en une sorte de petite sœur des Passions, on en oublie que Bach les avait écrites pour qu’elles soient jouées sur plusieurs jours, entre Noël et le Nouvel An. A défaut de rééditer totalement les conditions de la création à Leipzig, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>A force d’entendre en une soirée les six cantates de l’<em>Oratorio de Noël</em>, réunies en une sorte de petite sœur des <em>Passions</em>, on en oublie que Bach les avait écrites pour qu’elles soient jouées sur plusieurs jours, entre Noël et le Nouvel An. A défaut de rééditer totalement les conditions de la création à Leipzig, en 1734, la Seine Musicale a choisi une voie médiane : au mois de décembre, les trois premières cantates avant, début janvier, les trois dernières.</p>
<p>Pour ce premier concert, l’<strong>Insula Orchestra</strong> et le <strong>Chœur Accentus</strong> jouent donc à domicile : sa connaissance intime des lieux et de son acoustique particulièrement intimiste permet à <strong>Laurence Equilbey </strong>de chercher constamment des nuances et des contrastes, qui attirent l’attention dès l’entame d’un « Jauchzet, frohlocket » moins pétaradant qu’attendu. Les arêtes et les angles semblent moins intéresser la cheffe que le lyrisme et le déploiement tout en souplesse des lignes mélodiques, un parti pris que l’on n’est guère amené à regretter tout au long de la soirée. Tout au contraire, l’introduction toute en légèreté de « Herrscher des Himmels », le dialogue parfaitement maîtrisé du hautbois et du basson dans « Bereite dich, Zion » ou encore la fraîcheur de la <em>Sinfonia </em>introduisant la cantate des bergers, séduisent et font vite oublier quelques scories du côté des trompettes. En témoignent des récitatifs parfaitement animés, où l’on ne se lasse pas de suivre la conversation entre les instruments et les voix.</p>
<p>Ces voix, justement, méritent d’être saluées. Celles des solistes, bien sûr : encore préservée de la Covid, qui lui a interdit de participer à la représentation du lendemain, forçant ses collègues à se répartir en catastrophe ses interventions, <strong>Kristina Hammarström </strong>dispense, à chacune de ses interventions, un timbre ambré, dont la texture capiteuse n’entrave pas l’agilité – « Schliesse, mein Herz, dies selige Wunder » est, à cet égard, un grand moment. Si elle commence la soirée plus en retrait, et que son haut registre accuse quelques raideurs dans « Er ist auf Erden kommen arm », <strong>Nuria Rial</strong> gagne en assurance au fil de la soirée, tandis que <strong>Julian Pregardien</strong> s’appuie sur sa diction et la clarté de sa voix pour donner à chaque intervention de l’Evangéliste sa juste éloquence. Quant à <strong>Samuel Hasselhorn</strong>, ceux qui ont suivi ses débuts plus que prometteurs apprendront sans surprise qu’il chante un « Grosser Herr, o starker König » à la fois noble et vigoureux, osant la pleine voix sans jamais tomber dans des écarts de style. Du côté des choristes, nous sommes tout aussi bien lotis. A six par partie, les chanteurs d’Accentus sonnent avec une impressionnante plénitude – mais sans faire trop « grand effectif » non plus : chaque pupitre se détache idéalement pour souligner la fantastique inventivité d’une écriture si exigeante, qu’elle revête les apparences de la simplicité (« Ach mein herzliebes Jesulein ») ou qu’elle se montre plus franchement virtuose (« Ehre sei Gott in der Höhe »). Tous ont fait plus que rendre justice à la partition de Bach ; ils en ont restitué l’humanité, l’élan, la joie profonde – l’esprit de Noël en somme.</p>
<p> </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Noël spirituel par Christophe Rousset au Théâtre des Champs-Elysées</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/noel-spirituel-par-christophe-rousset-au-theatre-des-champs-elysees/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maximilien Hondermarck]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Dec 2014 06:29:19 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify"><strong>Christophe Rousset </strong>et ses Talens Lyriques ne fréquentent pas régulièrement le Bach choral : une raison s&rsquo;il en fallait pour les entendre dans l&rsquo;<em>Oratorio de Noël</em> donné le 20 décembre dernier au Théâtre des Champs-Elysées, au terme d&rsquo;une tournée européenne. Plus habitué à son oeuvre pour clavier qu&rsquo;à sa musique sacrée, Christophe Rousset contruit pourtant le cadre de ce récit avant tout didactique avec hauteur de vue et grande tendresse. Il est aidé par l&rsquo;Evangéliste édifiant de <strong>Julian Prégardien</strong>, absolument sensationnel de véhémence et de douceur dans le rôle structurant de la partition. Les autres solistes assurent bellement les personnages de cette crèche vivante (très émouvants arias de <strong>Damien Guillon</strong>), alors qu&rsquo;on aurait été heureux d&rsquo;un choeur plus en chair que celui du Palau de la Musica Catalana. Ne manquent plus aux musiciens impeccables des Talens Lyriques et à leur chef visiblement heureux de ce bain spirituel de nous en donner témoignage par le disque. </p>
<p class="rtejustify" dir="ltr">Oratorio de Noël, Les Talens Lyriques, Christophe Rousset (dir.), Julian Prégardien, Damien Guillon, Matthew Brook, Katharine Watson, Choeur de chambre du Palau de la Musica Catalana. Samedi 20 décembre, Théâtre des Champs-Elysées.</p>
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