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	<title>Paul et Virginie - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<title>Paul et Virginie - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>MASSÉ, Paul et Virginie — Paris</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Nov 2018 06:32:27 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans quatre ans, on commémorera le centenaire de la naissance de Victor Massé. Sans attendre que les bonnes fées du Palazzetto Bru Zane en profitent pour fêter l’événement – Massé fut Prix de Rome en 1844, cela devrait aider –, l’indispensable Compagnie de l’Oiseleur honore depuis quelque temps déjà la mémoire de celui qui ne composa pas seulement <em>Les Noces de Jeannette</em> (1853), pilier de notre répertoire qu’on désespère de revoir un jour sur une scène, par exemple Salle Favart où cet opéra-comique fut joué près de 1500 fois. Au moins ses deux autres œuvres les plus réussies n’ont-elles pas à pâtir d’une héroïne au prénom par trop démodé, outre qu’elles jouissent de sources plus glorieuses que la seule imagination de messieurs Barbier et Carré : la mythologie grecque pour <em>Galathée</em> (1852), ressuscité par la susdite Compagnie de l’Oiseleur en  2015, la littérature française pour <em>Paul et Virginie</em> (1876), qui vient de renaître grâce à la même troupe. Quelques adaptations lyriques du chef-d’œuvre de Bernardin de Saint-Pierre avaient déjà suscité l’intérêt, principalement celles qui avaient suivi de peu la parution du roman, mais qui lui étaient infidèles en ce qu’elles se terminaient par un <em>happy end</em> : Jean-Claude Malgoire avait en 1988 monté à Tourcoing celle de Kreutzer (1791), et l’on avait pu entendre en 2006 à la Maison de la Radio celle de Le Sueur (1794). Il était néanmoins grand temps que l’on s’intéressât aussi à une version qui, pour être bien postérieure, n’en connut pas moins un succès international et plusieurs centaines de représentations.</p>
<p>Peut-être sous l’influence de <em>La Case de l’oncle </em>Tom, succès planétaire traduit en français dès 1853, le livret de Barbier et Carré développe considérablement – et nomme – deux personnages anonymes dans le roman : la malheureuse esclave Méala et son tortionnaire, l’odieux planteur Sainte-Croix. Et le livret soumis à Victor Massé n’était pas celui d’un opéra-comique, mais bien d’un opéra intégralement chanté (pour cette recréation dans un cadre bien plus modeste que le Théâtre de la Gaîté lyrique, plusieurs des récitatifs ont été transformés en dialogues parlés, et les chœurs sont omis). En 1876, la distribution réunissait quelques personnalités prometteuses autour de la star qu’était déjà le ténor Victor Capoul : le baryton Léon Melchissédec, futur valeur sûre de l’Opéra de Paris, la mezzo-soprano Speranza Engalli (de son vrai nom Nadejda Engallytcheff), qui venait de triompher en Marpha dans <em>Dimitri</em> de Joncières quelques mois auparavant, et qui serait bientôt Amnéris à Garnier, et en Virginie, une débutante nommée Cécile Ritter, qui n’avait alors que 17 ans ! En termes de jeunesse, la Compagnie de l’Oiseleur a de quoi rivaliser, et sur le plan vocal, le compte n’est pas loin d’y être aussi.</p>
<p>Bien sûr, pour la mère de Paul et celle de Virginie – qui ouvrent l’opéra par un duo, comme Larina et Filipievna dans <em>Eugène Onéguine</em> – on a fait appel à des dames d’expérience. Même si elle se défend avec conviction, <strong>Alexia Carr</strong> pâtit un peu du voisinage de <strong>Guillemette Laurens</strong>, toujours aussi magistrale en termes de phrasé et d’expressivité, si limité que soit son personnage. <strong>L’Oiseleur des Longchamps </strong>campe un Sainte-Croix sonore et délicieusement haïssable. Dans le rôle de Domingue, <strong>Halidou Nombre</strong> fait valoir un beau timbre de baryton, mais gagnerait parfois à mieux soutenir ses aigus. Dans un rôle pourtant destiné à une mezzo (l’air du Tigre fut jadis enregistré par la contralto Jeanne Gerville-Réache), la soprano <strong>Mariamielle Lamagat</strong> s’impose par une voix agile aux reflets cuivrés. Le Paul de <strong>Sahy Ratianarinaivo </strong>unit à la délicatesse voulue la ferveur requise par les moments où l’opéra sort de la pure idylle pour exiger davantage de l’interprète, comme dans la grande scène du dernier acte où la lecture d’une lettre de Virginie débouche sur une vision de la jeune fille envoyée à Paris. En Virginie, enfin, <strong>Tosca Rousseau</strong> manifeste déploie une puissance impressionnante, des talents d’actrice et une belle musicalité ; seul l’aigu doit encore s’épanouir et perdre de sa verdeur. Il convient également de saluer la prestation de la pianiste  <strong>Qiaochu Li</strong>, qui révèle l’inspiration mélodique de Victor Massé ; reste à imaginer comment cette musique sonnerait avec un orchestre, ce qui n’est, semble-t-il, pas totalement exclu dans un avenir proche, à en croire l’annonce faite par l’Oiseleur à l’issue de ce concert.</p>
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		<title>Paul et Virginie, le retour de Victor Massé ?</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/paul-et-virginie-le-retour-de-victor-masse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Oct 2018 05:57:53 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Un par un, la Cie de l&rsquo;Oiseleur extrait des malles du temps des compositeurs et des opéras oubliés. Qui connaît aujourd’hui la musique de Victor Massé (1822-1884) ? <em>Les Noces de Jeannette</em>, créé en 1853 à l’Opéra-Comique (avec en Jeannette, Caroline Miolan-Carvalho, la créatrice de Marguerite dans <em>Faust</em>,<em> Mireille</em> et Juliette dans <em>Roméo et Juliette</em>), fut longtemps un pilier du répertoire. Avec <em>Paul et Virginie</em>, le 15 novembre 1876 au Théâtre Lyrique, le compositeur signe sur un livret de Jules Barbier et Michel Carré son dernier chef d’œuvre. En attendant que le Palazzeto Bru Zane se penche à son tour sur ce pan négligé de notre patrimoine musical, l’ouvrage sera proposé en version de concert au Temple du Luxembourg (58 rue Madame, Paris 6<sup>e</sup>), mercredi 7 novembre à 20h. Entrée avec libre participation.</p>
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