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	<title>The Consul - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>The Consul - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>Dix airs d&#8217;opéra pour bien dormir la nuit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Feb 2016 18:34:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;opéra, c&#8217;est parfois si beau que l&#8217;on se prend à fermer les yeux pour mieux apprécier la magie de l&#8217;instant, si beau que, dans l’obscurité de la salle, on se laisse aller doucement dans les bras de Morphée, si beau ou si long c&#8217;est selon… La preuve par dix. 1. « Oblivion soave » (Monteverdi, L’incoronazione di &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&rsquo;opéra, c&rsquo;est parfois si beau que l&rsquo;on se prend à fermer les yeux pour mieux apprécier la magie de l&rsquo;instant, si beau que, dans l’obscurité de la salle, on se laisse aller doucement dans les bras de Morphée, si beau ou si long c&rsquo;est selon… La preuve par dix. </strong></p>
<hr />
<p><strong>1. </strong><strong>« Oblivion soave » (Monteverdi, <em>L’incoronazione di Poppea –</em> 1637)</strong></p>
<p>C’était fatal : à peine créé en tant que genre, l’opéra se devait d’inclure une berceuse pour mieux illustrer les pouvoirs de la musique. Et même si cette invitation au sommeil est confiée par Monteverdi au personnage ridicule de la nourrice de Poppée, la vieille Arnalta, incarnée par un ténor travesti, comment résister à la voix qui nous convie ainsi à sombrer dans un bénéfique oubli ? [Laurent Bury]</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/D_PpCUtGJnE" width="560"></iframe></p>
<p><strong>2. « Mentre dormi »</strong> <strong>(Antonio Vivaldi, <em>L&rsquo;Olimpiade</em> &#8211; 1734)</strong></p>
<p>Peu de pages viennent faire barrage au flot mélodique de <em>L’Olimpiade</em> d’Antonio Vivaldi, Notées <em>Andante</em> et <em>Allegro</em> plus ou moins <em>molto</em>, les arias s’enchainent vives, agitées et enlevées tout au long d’une partition particulièrement torrentielle. Exception qui confirme la règle, le doux balancement de « Mentre dormi », air du sommeil s’il en est, invite à poser la tête sur un coussin orchestral soyeux et s&rsquo;abandonner à ces rêves de bonheur qui sont dans le livret de Metastase, ceux du jeune prince crétois Licida. [Christophe Rizoud]</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/QvPx95PlyZg" width="420"></iframe></p>
<p><strong>3. « Lieux funestes »</strong> <strong>(Jean-Philippe Rameau, <em>Dardanus</em> &#8211; 1744)</strong></p>
<p>Lorsqu’il entreprend de réviser <em>Dardanus</em>, Jean-Philippe Rameau décide d’accentuer la dimension tragique de l’ouvrage, créé originellement en 1739. Le quatrième acte est notamment augmenté d’un monologue du héros éponyme, emprisonné et désespéré. Ces « lieux funestes où tout respire la honte et la douleur » sont prétextes à écriture d’un air, considéré à raison comme un des plus beaux jamais composées pour la voix de haute-contre. Chromatismes descendants et accords diminués déposent langoureusement un voile sombre sur cette vanité musicale qui, à l&rsquo;occasion, peut tenir lieu de sublime berceuse. [Christophe Rizoud]</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/8JMWZK55_iw" width="560"></iframe></p>
<p><strong>4. « Que les songes heureux »</strong> <strong>(Charles Gounod, <em>Philémon et Baucis</em> &#8211; 1860)</strong></p>
<p>« Dormez » répète Jupiter à Philémon et Baucis après leur avoir promis qu’à leur réveil ils auront retrouvé la jeunesse. Et il faut toute la mâle beauté d’une voix de baryton sollicitée dans son registre le plus grave pour ne pas céder immédiatement à une telle injonction. [Christophe Rizoud]</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/7c8teUshQFM" width="420"></iframe></p>
<p><strong>5. « Oh, wunden-wundervoller heiliger Speer! »</strong> <strong>(Richard Wagner, <em>Parsifal</em> &#8211; 1882)</strong></p>
<p>Dans <em>Parsifal</em>, celui qui monopolise les plus longues répliques, discourt, narre et rabache tandis que l’orchestre égrène inlassablement son chapelet de leitmotiv, c’est Gurnemanz le chevalier du Graal. A lui, les interminable monologues qui portent la durée de l&rsquo;ouvrage à quatre grosses heures. Au premier acte de l&rsquo;opéra, « Oh, wunden-wundervoller heiliger Speer! » en est un mais il y en a beaucoup d&rsquo;autres. A lui aussi, la réplique mythique et abondamment commentée car considérée comme la clé de lecture d’un ouvrage sinon impénétrable, « ici le temps devient espace » (Zum Raum wird hier die Zeit). S’il est espace, ce temps-là n&rsquo;en est pas moins long. [Christophe Rizoud]</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/VLSSKjUB1aI" width="560"></iframe></p>
<p><strong>6. Air du Saule et Ave Maria</strong> <strong>(Giuseppe Verdi, <em>Otello</em> &#8211; 1887)</strong></p>
<p>Au dernier acte d&rsquo;<em>Otello</em>, Verdi offre à Desdemona un long monologue d&rsquo;un quart d&rsquo;heure. A une époque où le Tranxène n&rsquo;existait pas, la jeune femme, avant de se mettre au lit, tente de calmer ses angoisses en marmonnant une comptine apprise enfant, la chanson du saule – pleureur on suppose tant l&rsquo;air s&rsquo;étire interminablement en langueurs monotones et larmoyantes. Et lorsqu&rsquo;on le croit achevé, une prière plaintive à la Vierge Marie prolonge encore l&rsquo;état de torpeur dans lequel la scène à chaque fois nous plonge. Paradoxe inédit chez Verdi, réputé pour son efficacité dramatique : Desdemona cherche le sommeil et c&rsquo;est nous qui nous endormons. [Christophe Rizoud]</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/xrlIWE5xHcI" width="420"></iframe></p>
<p><strong>7. Air du marchand indien (Rimski-Korsakov, <em>Sadko </em>&#8211; 1898)</strong></p>
<p>Dans l’opéra féerique <em>Sadko</em>, la princesse Volkhova chante à son bien-aimé une délicieuse berceuse. Mais il y a plus assoupissant encore, avec les mélismes chromatiques du chant du marchand indien, transformé en scie commerciale par mille adaptations, pour toutes les voix et tous les instruments. Plutôt que par l’original en russe, laissez-vous envoûter par la version française, « Les diamants chez nous sont innombrables ». Susurré par Beniamino Gigli (et gratifié d&rsquo;un aigu supplémentaire à la toute fin), cet air devient beau comme du Tino Rossi. [Laurent Bury]</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/EnCVidQTDsE" width="420"></iframe></p>
<p><strong>8. « Le calme est entré dans mon cœur » (Magnard, <em>Guercœur </em>&#8211; 1901, créé en 1931)</strong></p>
<p>Le héros de <em>Guercœur</em>, à qui il a été accordé de redescendre sur terre après son trépas, est écœuré par tout ce qu’il voit parmi les vivants et préfère remonter aux cieux. La partition d’Albéric Magnard a bien failli disparaître dans l’incendie de la maison du compositeur en 1914, et cette œuvre est encore plus rare sur les scènes que sa <em>Bérénice</em>. Est-ce parce que l’apaisement auquel accède enfin le chevalier risquerait d’entraîner les spectateurs vers le joli pays des rêves ? [Laurent Bury]</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/xM_l9uIZ7Ao" width="420"></iframe></p>
<p><strong>9. « I shall find for you » (Menotti, <em>The Consul </em>&#8211; 1950)</strong></p>
<p>Avec leur néo-puccinisme terne, les opéras terriblement démodés de Menotti vous endorment ? Vous n’êtes pas le seul. Alors vous pensez si l’on doit somnoler, quand Menotti écrit une berceuse… Faites donc l’expérience avec celle qui figure dans <em>Le Consul</em>, où une grand-mère promet à son petit-fils de lui rapporter des perles de pluie venues de pays où il ne pleut pas, et toutes ces sortes de choses. [Laurent Bury]</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/ca_J_wZbyAk" width="420"></iframe></p>
<p><strong>10. Aria finale (Glass, <em>Satyagraha</em><em> </em>&#8211; 1980)</strong></p>
<p>Vous avez tenu vaillamment pendant plusieurs heures<em> </em>d&rsquo;un opéra minimaliste en sanskrit non-surtitré. Vous espériez que de temps à autre, un Hojotoho ou un contre-mi bémol retentissant viendrait vous tirer de votre torpeur ? Erreur fatale. Maintenant, vous êtes presque à la fin de <em>Satyagraha</em>, il ne vous reste qu’une petite dizaine de minutes à résister, pendant lesquelles le ténor qui interprète le rôle de Gandhi répète une quarantaine de fois la même formule mélodique de huit notes. Dormira ? Dormira pas ? [Laurent Bury]</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/R5f_QwrnA74?list=PLTUlTwlsdlFTbgd6x2Ua9YsZeFyW54isJ" width="560"></iframe></p>
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		<title>MENOTTI, The Consul — Paris (Athénée)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/the-consul-paris-athenee-sharpless-et-lhirondelle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Oct 2014 07:20:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Que Gian Carlo Menotti ait pu plaire dans l’immédiat après-guerre, cela peut se comprendre, et il est indéniable qu’il avait trouvé, pour Le Consul, un sujet d’une actualité brûlante, et qui n’a hélas jamais cessé de l’être. En dehors de cette excellente idée d’une tragédie ordinaire en pays totalitaire, quelles qualités cet opéra peut-il mettre &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Que Gian Carlo Menotti ait pu plaire dans l’immédiat après-guerre, cela peut se comprendre, et il est indéniable qu’il avait trouvé, pour <em>Le Consul</em>, un sujet d’une actualité brûlante, et qui n’a hélas jamais cessé de l’être. En dehors de cette excellente idée d’une tragédie ordinaire en pays totalitaire, quelles qualités cet opéra peut-il mettre en avant pour justifier son maintien au répertoire ? Le livret est répétitif, bavard, hésitant entre caricature, grandiloquence et banalité, et la partition se contente de réchauffer – de tiédir ? – les vieilles recettes héritées tout droit de Puccini. L’héroïne s’appelle Magda, comme dans <em>La Rondine</em>, et elle a des démêlés avec un consul qui, contrairement au Sharpless de <em>Madame Butterfly</em>, reste obstinément invisible. Et bien sûr, quand la « Femme étrangère » intervient, elle qui ne parle qu’italien, ses interventions semblent tout droit sorties de <em>La Bohème</em> ou de <em>Turandot</em>, à cela près que l’orchestration de Menotti est d’une insigne pauvreté. Quel manque d’imagination dans l’alliance des instruments ! Quelle timidité dans les rythmes, à une époque où Bernstein se montrait tellement plus novateur ! Tout cela est terriblement prévisible, avec des couleurs rendues familières par la musique de cinéma depuis les années 1930. Enfin, peut-être faudrait-il pour mieux en juger, l’entendre interpréter par une autre formation que <strong>l’orchestre Pasdeloup</strong> qui ne semblait pas être au mieux de sa forme pour cette première représentation parisienne d’un spectacle créé ce printemps à Herblay (<a href="http://www.forumopera.com/spectacle/les-frontieres-de-la-mort">voir compte rendu</a>). Le chef <strong>Iñaki Encina Oyón</strong> croit en cette partition qu’il juge envoûtante dans ses meilleurs moments, non sans avouer que l’orchestration « se fait des plus sommaires » lorsque Menotti se montre avant tout soucieux de faire avancer l’action. Les vents écrasent complètement les cordes qui sont, elles, un peu fâchées avec la justesse, et tout ce beau monde joue fort, trop fort, obligeant les chanteurs à forcer à leur tour.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="310" src="/sites/default/files/styles/large/public/p149507_13.jpg?itok=iXHvON-s" title="© TRBH Herblay" width="468" /><br />
	© TRBH Herblay</p>
<p>Les voix sont donc mises à l’épreuve par la nécessité de franchir le barrage sonore se dressant entre la salle et elles, ce qui ne contribue guère à conférer à cette musique le raffinement dont elle n’est déjà que trop avare. La Franco-américaine <strong>Valérie MacCarthy</strong> possède une belle voix de soprano dramatique qu’on attendra de réentendre dans des conditions plus favorables. A ses côtés, on applaudit surtout la délicieuse Secrétaire de <strong>Béatrice Dupuy</strong>, très en voix et scéniquement irréprochable, capable de rendre humain et presque sympathique son personnage de robot au service d’une administration implacable. On a peine à croire que <strong>Joëlle Fleury </strong>ait pu un jour chanter Violetta ou Pamina, tant son timbre paraît surtout s’épanouir dans le registre le plus grave. Curieusement, on a confié à la Canadienne anglophone <strong>Andrea Hill </strong>le soin d&rsquo;interpréter la chanson en français sur laquelle s&rsquo;ouvre l&rsquo;opéra, alors que le reste de la distribution, majoritairement francophone, chante en anglais. Leurs partenaires masculins marquent moins le spectateur : <strong>Artavazd Sargsyan</strong> est un aimable Magicien (mais quelle idée saugrenue d’avoir donné un rôle aussi développé à un personnage qui n’est là que pour détendre l’atmosphère !). Heureusement, les ensembles, où Menotti se montre un peu plus inspiré, permettent aux voix de s’unir de façon convaincante et sans toujours avoir à se battre contre l’orchestre.</p>
<p>Quant à la mise en scène de <strong>Bérénice Collet</strong>, on comprend au bout de quelques instants qu’elle a choisi de ne pas situer l’action à une époque précise : si les meubles, chez les Sorel, s’inscrivent clairement dans les années 1950 – ah, la table en formica jaune ! –, les costumes sont plus proches de nous et insistent plutôt sur le caractère toujours d’actualité du sujet. Pour éviter une trop grande monotonie, la disposition de la salle de réception du consulat change à chaque nouvelle apparition, et des projections vidéo assez réussies viennent animer le fond du décor, notamment lors des scènes oniriques (on aurait aimé qu’elles soient même présentes dès le début de la soirée). Le spectacle oscille entre désespoir et humour, comme l’œuvre de Menotti, et lorsqu’on assiste à la grande scène du magicien ou au bal final, on se demande s’il n’aurait pas dû se satisfaire du titre de compositeur d’opéra-bouffe que lui avaient valu ses premières créations lyriques.</p>
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		<title>MENOTTI, The Consul — Herblay</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/les-frontieres-de-la-mort/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 May 2014 07:55:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En 1950, Menotti  a déjà composé des opéras de poche, comme Le Médium (1946), ou Le Téléphone (1947), mais pas encore de « grand » opéra. Le Consul va donc assurer sa notoriété, d’autant que l’œuvre est couronnée aussitôt du New York Drama Circle Critics’ Award et surtout du prix Pulitzer. L’attribution de ce dernier, alors que &#8230;</p>
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<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/les-frontieres-de-la-mort/">MENOTTI, The Consul — Herblay</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En 1950, Menotti  a déjà composé des opéras de poche, comme <em>Le Médium</em> (1946), ou <em>Le Téléphone</em> (1947), mais pas encore de « grand » opéra. <em>Le Consul</em> va donc assurer sa notoriété, d’autant que l’œuvre est couronnée aussitôt du New York Drama Circle Critics’ Award et surtout du prix Pulitzer. L’attribution de ce dernier, alors que le <em>Herald Tribune</em> souligne l’actualité du propos, n’est certes pas innocente. Car si Menotti semble participer, en cette période de guerre froide et de maccarthysme, de la paranoïa qui s’empare alors de la société américaine face au communisme, il voulait surtout condamner par son opéra toute négation de la liberté, pour soutenir les malheureux opprimés symbolisés par le couple Sorel : Magda Sorel, dont le mari est un dissident politique en fuite, cherche à quitter le pays mais se heurte à une bureaucratie parfaitement organisée pour bloquer toute velléité libertaire ; elle perd successivement son fils, sa belle-mère, et finit par se suicider pour essayer de sauver son mari.</p>
<p>C’est à partir d’événements de l’actualité que Menotti écrit le livret du <em>Consul</em>. Il avait été frappé par l’histoire d’un groupe de 25 réfugiés coincés sans passeports pendant une semaine sur un pont entre l’Autriche et la Hongrie, aucun des deux pays ne voulant d’eux. Il en avait même tiré un scénario cinématographique que la MGM refusa, le trouvant trop pénible. Un peu plus tard, ce fut le suicide sur Ellis Island d’une émigrante polonaise à qui les États-Unis avaient refusé un visa ; les raisons en étaient familiales, mais c’est le moment où les États-Unis interdisent l’entrée à quiconque aurait eu des convictions politiques allant à l’encontre de l’ordre américain établi. Menotti rencontra aussi lors d’un voyage une émigrante italienne fort agitée qu’il intégra dans <em>Le Consul</em>…</p>
<p>Le poids politique et humain de la bureaucratie, la puissance des « petits chefs », la déshumanisation des grandes administrations, l’impuissance des petites gens à y faire face, ainsi que toutes les résistances, tout cela n’est guère nouveau : <em>Le Revizor</em> (1836) et <em>Le Manteau</em> (1843) de Gogol, <em>Le Procès</em> de Kafka (1925), <em>La Peste</em> de Camus (1947) et l’œuvre de Sartre, alors conforme aux pensées de la gauche anti-bureaucratique, en constituent quelques unes des illustrations. Et ce thème est certes toujours d’actualité aujourd’hui. Au point de passionner nos contemporains ? Peut-être pas, car il nous est difficile de comprendre nettement les intentions de la metteuse en scène qui voulait, en transposant l’œuvre dans un avenir incertain, condamner « <em>notre aliénation à un fonctionnement du monde qui nous contraint et nous conditionne</em> ».</p>
<p>Mais la qualité du spectacle est telle que chacun ne peut que se sentir concerné. Cette réussite est due à une équipe artistique parfaitement rodée, la même qui avait triomphé à Herblay dans <a href="/vanessa-herblay-cris-et-chuchotements">Vanessa</a> de Samuel Barber en 2012. La metteuse en scène <strong>Bérénice Collet</strong> aurait pu privilégier le style du film noir des années 50. Elle lui a préféré une réalisation onirique et torturée dont le climat oppressant  s’adapte parfaitement aux situations, même si ses intentions louables et généreuses, qu’elle a souvent du mal à synthétiser, demeurent obscures au plus grand nombre. En revanche, elle a de très grandes qualités de direction d’acteurs et de mise en espace de l’action, qui font qu’il n’est pas une scène qui ne soit parfaitement construite et équilibrée, et qui ne parvienne ainsi à toucher le public.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/consul_herblay_fo_3.jpg?itok=A9I6qW-f" style="height:293px;width:468px" title="© TRBH Herblay" /><br />
	© TRBH Herblay</p>
<p>La scénographie de <strong>Christophe Ouvrard</strong>, savamment éclairée par <strong>Alexandre Ursini</strong>, montre une fois de plus son efficacité, mais ce sont les compléments de décors-vidéo de <strong>Christophe Waksmann</strong> qui lui apportent un important poids de rêve supplémentaire. Car l’exceptionnelle qualité de ces vidéos, projetées sur un immense pan de mur – si besoin transparent –, est tout particulièrement à souligner. Bancs de brume, effets nuageux, feuilles de papier qui volent au vent, éclatement sanguin, chutes de pierres et de branches, tables et chaises volantes, ronde des pendules affolées, démultiplication de Magda, tout se met au service de cette chronique d’une folie annoncée. A l’opposé d’un Bill Viola qui, dans le <em>Tristan</em> de Bastille, faisait œuvre hyper-personnelle, Christophe Waksmann reste beaucoup plus modeste, et crée des éléments qui, sans jamais paraphraser l’action, viennent la sous-tendre ou l’illustrer de manière impressionnante : une grande réussite.</p>
<p><strong>Iñaki Encina Oyón</strong>, chef talentueux, fait merveille à la tête de l’orchestre Pasdeloup ; non seulement il maîtrise les grandes envolées lyriques quasi cinématographiques où Puccini, Moussorgski, Poulenc ou Herrmann ne sont jamais loin, mais il sait aussi respecter les rares moments d’humour et de calme, assurant aux chanteurs une sécurité rassurante. Comme il le précise, ceux-ci doivent assurer « <em>de grands airs, comme celui de Magda, qui conclut le deuxième acte de manière magistrale, ou la douce berceuse que la Mère chante à son petit-fils, et des ensembles maîtrisés comme le magnifique trio des protagonistes du premier acte ou le quintette des hommes et des femmes qui attendent au consulat.</em> »</p>
<p>Le plateau est à la hauteur de cette réussite scénique et musicale. S’y distinguent tout particulièrement <strong>Valérie MacCarthy</strong>, impressionnante Magda Sorel, déchirante et torturée, dont les accents tragiques culminent dans l’air « To this we’ve come » ; <strong>Joëlle Fleury</strong>, qui donne à la mère l’expression douloureuse de ceux qui ont déjà compris par avance la marche inexorable du destin ; et <strong>Béatrice Dupuy</strong> qui interprète parfaitement cette secrétaire consulaire modèle dont la rigueur artificielle finit néanmoins par connaître quelques failles passagères. Les autres personnages, fuyard poursuivi, police omniprésente et inexorable, Italienne volubile, prestidigitateur décalé, sont tous campés avec art et justesse.</p>
<p>Ne pas manquer de consulter <a href="http://www.herblay.fr/fileadmin/herblay/MEDIA/Publications/Dossiers_de_Presse/Dossier_p%C3%A9dagogique_Le_Consul.pdf">le remarquable dossier pédagogique</a> réalisé à l’occasion de cette production.<br />
Prochaines représentations au théâtre Roger Barat d’Herblay le 5 juin 2014, et au théâtre de l’Athénée Louis-Jouvet les 8, 10, 11 et 12 octobre 2014.</p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/les-frontieres-de-la-mort/">MENOTTI, The Consul — Herblay</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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