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	<title>The Death of Klinghoffer - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>The Death of Klinghoffer - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>ADAMS, The Death of Klinghoffer &#8211; Florence</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/adams-the-death-of-klinghoffer-florence/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christine Ducq]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour la 88e édition du festival du Teatro Maggio Musicale Fiorentino du 19 avril au 1er juillet 2026, le choix du spectacle inaugural est remarquable. Il s’agit en effet d’un opéra rarement donné, car objet de polémiques depuis sa création en 1991 à Bruxelles. Divine surprise, The Death of Klinghoffer, fruit de la deuxième collaboration entre &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1"><span class="s1">Pour la 88e édition du festival du Teatro Maggio Musicale Fiorentino du 19 avril au 1er juillet 2026, le choix du spectacle inaugural est remarquable. </span><span class="s1">Il s’agit en effet d’un opéra rarement donné, car objet de polémiques depuis sa création en 1991 à Bruxelles. Divine surprise, <em>The Death of</em> <em>Klinghoffer,</em> fruit de la deuxième collaboration entre le metteur en scène, Peter Sellars et <strong>John Adams,</strong> avec la complicité de la librettiste <strong>Alice Goodman</strong> reparaît enfin à la scène. Après <em>Nixon in China,</em> John Adams continue de s’attaquer aux grandes questions politiques de son temps et fonde dans le même geste le genre de l’opéra américain par excellence.<br />
Mais le sujet de ce deuxième opus sent particulièrement le soufre, car il prend pour sujet la situation tragique au Moyen-Orient – en l’occurrence la fondation de l’état d’Israël, dont la prise d’otages juifs américains et anglais sur un bateau de croisière, l’<em>Achille Lauro</em>, en 1985 par des terroristes palestiniens, constitue un des nombreux chapitres douloureux de son histoire. On se souvient qu’une victime fut à déplorer lors de cette prise d’otages, Leon Klinghoffer, un retraité américain paralysé, abattu puis jeté avec son fauteuil par-dessus bord avant que les preneurs d’otages ne soient arrêtés (pour certains exfiltrés d’Italie), après une errance de plusieurs jours du bateau. L’exigence des membres du Front de Libération de la Palestine consistait en la libération de cinquante activistes prisonniers en Israël.</span></p>
<p>Créée en 1991, l’œuvre n’a jamais été reprise dans de grandes maisons d’opéra en raison de l’agitation extrême que sa programmation a entraîné à chaque tentative, entre bruyantes manifestations et prises à partie violentes des deux camps. L’opéra en effet se refuse à juger l’une ou l’autre partie et comme dans un film de Jean Renoir veut montrer que tout le monde a ses raisons, sans renoncer évidemment à plaider in fine pour la paix et le dialogue par la voix du Capitaine. L’opéra raconte par conséquent l’événement désormais historique, commenté par de sublimes chœurs comme dans une tragédie grecque. Le spectateur suit le destin de chacun des protagonistes, américains, juifs comme palestiniens avant (leurs aïeuls), pendant et après le drame.<br />
On saluera donc ici l’extrême courage du festival florentin qui met à l’affiche cette œuvre magnifique de grandeur et d’émotion, surtout au vu du contexte international actuel. L’affiche a de surcroît de quoi intéresser (outre la rareté de l’opéra) puisque la mise en scène a été confiée au réalisateur de A <em>bigger</em> <em>splash</em> et <em>Call me</em> by <em>your name,</em> connu par ses drames intimistes sur grand écran. Le résultat ici n’est cependant pas enthousiasmant, alors qu’on aurait adoré l’aimer.</p>
<p>Le metteur en scène nous propose un froid Rothko (actuellement exposé au Palazzo Strozzi) avec sa scène souvent partagée en deux plans égaux saturés par deux couleurs froides antagonistes (avec les belles lumières de <strong>Peter</strong> <strong>van Prae</strong><strong>t,</strong> le complice habituel de Robert Carsen) plutôt qu’une vision plus incarnée. Très abstraite, peut-être trop dépolitisée (c’est le vœu même de <strong>Luca Guadagnino</strong>), la mise en scène et la scénographie, visuellement belles mais glacées, dispersent les personnages dans un vaste espace, habilement il est vrai traversé de lignes droites et de courbes (pont du bateau, coursives, etc), où se détachant sur une gigantesque toile bleue parsemée de lumières (le cosmos). Les cabines surgissent du sol, une sculpture descend des cintres (une sorte de Christ) à la mort de Klinghoffer, les espaces déserts sont parfois occupés ou traversés par les chœurs et les six danseurs (qui révèlent les subconscients des personnages ou donnent à voir de belles fresques antiques grâce au travail <strong>d’Ella Rotschild,</strong> ancienne collaboratrice de Ohad Naharin et Crystal Pite).<br />
Tout est vraiment pensé pour désidéologiser l’évènement et nous livrer sa dimension religieuse (Bible et Coran sont effectivement évoqués dans le livret), mythologique, et parfois (rarement) humaine (avec l’exécution froide de Klinghoffer au deuxième acte). Soit. <span style="font-size: revert;">Mais l’entreprise se heurte à l’inefficience de l’orchestre (malgré la présence du sound designer <strong>Mark Grey)</strong> et aux à peu-près du choeur, aux interventions trop souvent inégales voire déstructurées.</span></p>
<p class="p1"><span class="s1">Si l’élégie adamsienne est parfois au rendez-vous et la méditation prenante, dès le Prologue opposant le chœur des Palestiniens exilés racontant la Nakba à celui des Juifs exilés rappelant leur amour de la Terre promise, la fosse comme le chant manquent de la pulsation et du drame attendus. Les lignes musicales retombent,<span class="Apple-converted-space">  </span>semblent manquer de précision dynamique. Les antagonismes doivent pourtant s’entendre dans la fosse. Juste avant l’entracte, à la fin du premier acte, on entendra enfin la ferveur et la grandeur du Chœur de la Nuit menaçant et la force de l’orchestre, tragiquement absentes ailleurs.<br />
Cet orchestre dirigé par <strong>Lawrence Renes</strong> ne sait pas vraiment rendre justice au langage d’Adams, lui qui offre sous une baguette plus inspirée un paysage sonore dramatique varié et riche, lumineux et rythmé, dissonant à bon escient quand il faut peindre les âmes torturées. Notons tout de même les beaux accompagnements solos du hautbois (premier tableau), du basson dans le second, accompagnant la méditation du jeune Mamoud tiraillé entre le désir du martyre et l’appétit de liberté de l’oiseau (c’est le superbe baryton <strong>Levent Bakirci,</strong> émouvant alors qu’il chante parmi le public comme rejoignant brièvement l’humanité ordinaire) ou encore les impressionnants cuivres au deuxième acte alors que la tragédie bascule.<br />
Le baryton-basse <strong>Daniel Okulitch</strong> est un Capitaine convaincant dès son premier récit (« It was just after one fifteen »). <strong>Laurent Naouri</strong> donne toute la noblesse possible au personnage de Klinghoffer et son discours à ses bourreaux comme son chant d’agonie rompent l’ennui dominant la deuxième partie du spectacle (« I’ve never been a violent man »). <strong>Susan Bullock,</strong> dans le rôle de l’épouse de la victime et dotée de deux airs importants, n’est guère audible au-delà du quinzième rang (un manque de projection peut-être passager). Face aux Palestiniens, la basse autrichienne <strong>Andreas Mattersberger</strong> dessine clairement son personnage d’officier loyal (et premier lieutenant) face aux impressionnants <strong>Roy Cornelius Smith</strong> (Molqi) et <strong>Joshua Bloom</strong> (Rambo).<br />
Même décevante, la soirée ne se regrette pas car la rareté de l’ouvrage lui donne tout son prix. Troisième et dernière dimanche 26 avril. </span></p>
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		<item>
		<title>Une première mise en scène d&#8217;opéra pour le réalisateur italien Luca Guadagnino</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/une-premiere-mise-en-scene-dopera-pour-le-realisateur-italien-luca-guadagnino/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Edouard Brane]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Apr 2025 23:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est maintenant chose courante, le cinéma mène à tout, même à l’opéra ! Luca Guadagnino, l’un des réalisateurs italiens les plus acclamés du monde et qui aime particulièrement la polémique, fera ses débuts dans la mise en scène en avril 2026 à l’occasion de l’ouverture de la 88ème édition du Maggio Musicale Fiorentino. Le cinéaste &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="" data-start="261" data-end="766">C&rsquo;est maintenant chose courante, le cinéma mène à tout, même à l’opéra ! Luca Guadagnino, l’un des réalisateurs italiens les plus acclamés du monde et qui aime particulièrement la polémique, fera ses débuts dans la mise en scène en avril 2026 à l’occasion de l’ouverture de la 88ème édition du Maggio Musicale Fiorentino. Le cinéaste signera la production de <em data-start="636" data-end="662">The Death of Klinghoffer</em> de John Adams, œuvre encore jamais présentée à Florence, et qui sera donnée du 19 au 26 avril au Teatro del Maggio.</p>
<p class="" data-start="768" data-end="1207">Ce n’est pas la première fois que les chemins de John Adams et Luca Guadagnino se croisent : dans <em data-start="855" data-end="862">Amore</em> (2009), drame sensuel et tragique porté par Tilda Swinton, la musique du compositeur américain (notamment <em data-start="959" data-end="980">The Chairman Dances</em> et <em data-start="984" data-end="999">Harmonielehre)</em> tenait un rôle central, conférant au film son souffle émotionnel. Rien d’étonnant, dès lors, à ce que le réalisateur palermitain se tourne vers cette œuvre intense et controversée pour sa première mise en scène d&rsquo;opéra.</p>
<p class="" data-start="1209" data-end="1666">Créée en 1991 à Bruxelles, <em data-start="1236" data-end="1262">The Death of Klinghoffer</em> s’inspire du détournement de l’Achille Lauro en 1985 par des membres du Front de libération de la Palestine, et de l’assassinat de Leonard Klinghoffer, passager américain juif, en fauteuil roulant. Rarement montée (en Italie, elle n’a été donnée qu’à Ferrara et Modène en 2002), l’œuvre frappe par sa puissance dramatique et son écriture chorale, au croisement de l’oratorio et de la tragédie politique.</p>
<p class="" data-start="1668" data-end="1944">Guadagnino prendra également en charge la scénographie de cette production, dans la continuité de son approche plastique du cinéma. Il sera entouré du chef Lawrence Renes, grand interprète du répertoire de John Adams.</p>
<p class="" data-start="1946" data-end="2369">Le surintendant Carlo Fuortes se réjouit de cette collaboration inédite : « Avec <em data-start="2027" data-end="2053">The Death of Klinghoffer</em>, nous renouons avec la tradition du Maggio d’ouvrir nos saisons sur des œuvres rares, exigeantes, contemporaines. Et je suis particulièrement heureux que Luca Guadagnino ait accepté ce défi. » Quant au réalisateur, il affirme que « The Death of Klinghoffer interroge, depuis sa création, la profonde complexité de conflits qui plongent leurs racines dans le mythe pour surgir dans l’Histoire. »</p>
<p class="" data-start="1946" data-end="2369">Un défi à la hauteur d’un cinéaste qui, du grand écran à la scène, ne cesse d’explorer les différentes formes d&rsquo;émotions&#8230; pour le pire comme pour le meilleur, affaire de gout.</p>


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		<item>
		<title>Klinghoffer, deuxième et dernier opéra du révérend Goodman</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/klinghoffer-deuxieme-et-dernier-opera-du-reverend-goodman/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Oct 2014 09:43:02 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On le sait, le Met a commencé lundi, dans une ambiance plus que houleuse, sa série de représentations de The Death of Klinghoffer (voir brèves du 25 juin et du 23 septembre). Pourtant, bien avant la polémique suscitée par sa programmation par Peter Gelb, l’opéra de John Adams eut une première victime : sa librettiste, Alice &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>On le sait, le Met a commencé lundi, dans une ambiance plus que houleuse, sa série de représentations de <em>The Death of Klinghoffer</em> (voir brèves <a href="http://www.forumopera.com/breve/peter-gelb-naurait-il-que-de-mauvaises-idees">du 25 juin </a>et du <a href="http://www.forumopera.com/breve/le-met-accuse-de-soutenir-letat-islamique">23 septembre</a>). Pourtant, bien avant la polémique suscitée par sa programmation par Peter Gelb, l’opéra de John Adams eut une première victime : sa librettiste, <strong>Alice Goodman</strong>. C’est à elle que l’on doit le livret de <em>Nixon in China</em>, créé en 1987. Après une création très calme à Bruxelles en 1991, <em>The Death of Klinghoffer </em>fit scandale aux Etats-Unis et plusieurs maisons qui avaient coproduit le spectacle annulèrent leur participation à la tournée. Et Alice Goodman devint <em>persona non grata. </em>Aujourd’hui, l’œuvre de John Adams est conspuée par de nombreux Américains qui l’accusent d’antisémitisme et de sympathie pour les Palestiniens. Ironie du sort : Alice Goodman est issue d’une famille juive du Minnesota. Epouse du poète britannique Geoffrey Hill, elle s’est convertie au protestantisme alors qu’elle écrivait <em>Klinghoffer</em>, puis est devenue clergyman, faute de pouvoir écrire d’autres livrets comme elle aurait aimé le faire. Elle prévoyait notamment de traiter le suicide collectif de la secte de Waco, ou sur l’affaire Elian Gonzalez.</p>
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		<item>
		<title>Le Met accusé de soutenir l&#8217;Etat Islamique</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/le-met-accuse-de-soutenir-letat-islamique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Sep 2014 05:01:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Président du groupe Americans for a Safe Israel, Mark Langfan ne mâche pas ses mots : « le Met encourage et soutient sciemment et délibérément les décapitations de civils innocents perpétrées par l&#8217;Etat Islamique par la glorification et la sympathie qu&#8217;il offre au terrorisme islamo-fasciste sous toutes ses formes ». Fichtre ! Peter Gelb, agent &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Président du groupe Americans for a Safe Israel, Mark Langfan ne mâche pas ses mots : «<em> le Met encourage et soutient sciemment et délibérément les décapitations de civils innocents perpétrées par l&rsquo;Etat Islamique par la glorification et la sympathie qu&rsquo;il offre au terrorisme islamo-fasciste sous toutes ses formes</em> ». Fichtre ! Peter Gelb, agent d&rsquo;Al-Qaida ? En quelque sorte, puisqu&rsquo;il ose maintenir à l&rsquo;affiche <em>The Death of Klinghoffer</em>, opéra de John Adams dont les associations juives dénoncent jusqu&rsquo;au titre, qui selon elles devrait être non pas <em>La Mort</em> mais <em>L&rsquo;Assassinat de Klinghoffer</em>. Leur hostilité s&rsquo;est traduite lundi 22 septembre à 16h30 par une manifestation sous les murs du Metropolitan Opera. Visiblement, l&rsquo;annulation de la diffusion de cette oeuvre dans les cinémas n&rsquo;aura pas suffi à apaiser le mouvement de protestation soulevé depuis quelques mois par l&rsquo;inscription de cette oeuvre au répertoire de la scène new-yorkaise (<a href="http://www.forumopera.com/breve/peter-gelb-naurait-il-que-de-mauvaises-idees">voir brève</a>). Lors de sa création à Londres, le spectacle coproduit par le Met s&rsquo;était pourtant déroulé sans heurts.</p>
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		<item>
		<title>Peter Gelb n&#8217;aurait-il que de mauvaises idées ?</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/peter-gelb-naurait-il-que-de-mauvaises-idees/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Jun 2014 04:59:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Décidément, ce n’est pas une sinécure que d’être directeur du Metropolitan Opera, surtout quand on s’appelle Peter Gelb. Alors qu’une partie de bras-de-fer s’est engagée avec les forces de l’institution autour de graves questions budgétaires (pour enrayer le déficit, le directeur voulait diminuer les salaires du personnel, à quoi le personnel réplique qu’il vaudrait mieux &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>
	Décidément, ce n’est pas une sinécure que d’être directeur du Metropolitan Opera, surtout quand on s’appelle Peter Gelb. Alors qu’une partie de bras-de-fer s’est engagée avec les forces de l’institution autour de graves questions budgétaires (pour enrayer le déficit, le directeur voulait diminuer les salaires du personnel, à quoi le personnel réplique qu’il vaudrait mieux dépenser moins pour des productions impopulaires), une autre affaire atteint Peter Gelb : <em>The Death of Klinghoffer</em> de John Adams, spectacle coproduit avec l’English National Opera (voir <a href="http://www.forumopera.com/spectacle/poeme-de-la-mort-et-de-la-mer">compte rendu</a>), sera à l’affiche en octobre-novembre prochain, et cet opéra-oratorio, qui évoque le détournement de l’<em>Achille Lauro </em>par des Palestiniens en 1985, devait être diffusé en <em>live </em>dans les cinémas du monde entier. Mais craignant les accusations d’antisémitisme, le directeur du Met a renoncé à cette diffusion, bien que l’œuvre reste programmée : les spectateurs qui payent leur place pour aller au Lincoln Center sont donc jugés assez intelligents pour comprendre que l’œuvre de John Adams n’a rien d’antisémite, mais ceux qui payent dix fois moins cher leur ticket de cinéma risqueraient apparemment de ne pas le comprendre…</p>
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		<item>
		<title>ADAMS, The Death of Klinghoffer — Londres (ENO)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/poeme-de-la-mort-et-de-la-mer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Mar 2012 22:56:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Alors que Paris s’apprête à accueillir Nixon in China en avril, Londres honore, en coproduction avec New York, le deuxième opéra de John Adams. L’idée de départ en revient à Peter Sellars, qui voulait traiter un sujet d’un actualité plus brûlante encore et, après avoir retracé le meurtre d’un touriste juif américain par quatre &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/poeme-de-la-mort-et-de-la-mer/"> <span class="screen-reader-text">ADAMS, The Death of Klinghoffer — Londres (ENO)</span> Lire la suite »</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Alors que Paris s’apprête à accueillir <em>Nixon in China </em>en avril, Londres honore, en coproduction avec New York, le deuxième opéra de John Adams. L’idée de départ en revient à Peter Sellars, qui voulait traiter un sujet d’un actualité plus brûlante encore et, après avoir retracé le meurtre d’un touriste juif américain par quatre terroristes à bord de l’<em>Achille Lauro</em> en octobre 1985, l’opéra aurait dû faire intervenir des dirigeants comme Reagan, Thatcher et Arafat. Cette deuxième partie fut rapidement abandonnée, et <em>The Death of Klinghoffer </em>devint bientôt une sorte d’oratorio, où le chœur intervient pour commenter une action moins montrée que narrée a posteriori par les solistes, les Passions de Bach étant la référence de la librettiste comme du compositeur.</p>
<p>			Cet « opéra documentaire » reste un véritable casse-tête à mettre en scène. Dans le film qu’en a tiré Penny Woodcock en 2003, la multiplication des images permettait d’éviter le statisme. Et si, à la création en 1991, Peter Sellars avait opté pour l’abstraction, dans un décor métallique d’échafaudages et de moucharabiehs, <strong>Tom Morris</strong> fait un choix radicalement opposé, qui frappe d’abord par un réalisme un peu naïf – durant le prologue, les Palestiniens défilent en lente procession et brandissent des drapeaux verts, les colons israéliens posent leurs valises et plantent des oliviers, puis l’acte I s’ouvre avec les solistes en rang d’oignon venant raconter leurs souvenirs devant un micro. Dans un décor de panneaux mobiles imitant le béton, la projection quasi constante de vidéos très efficaces renvoie tantôt à l’univers marin (vagues, sillage, salle à manger et pont du paquebot, carte maritime), tantôt au territoire disputé (paysage désertique, graffitis « Free Palestine », incendie). Fort heureusement, le metteur en scène parvient à s’affranchir du style « Croisière s’amuse », avec passerelles et bastingages, pour offrir quelques beaux moments plus allégoriques, grâce à des éclairages et une chorégraphie très réussis.</p>
<p>			De tous les personnages, le Capitaine du navire est sans doute le plus présent, celui qui a le plus à chanter, mais aucun de ses monologues ne touche autant que ceux qui sont dévolus aux autres protagonistes, et il n’est pas sûr que Neal Davies, initialement annoncé, aurait fait mieux que <strong>Christopher Magiera</strong>. Extrêmement émouvant, en revanche, le couple Klinghoffer : dans son fauteuil roulant, <strong>Alan Opie</strong> a l’âge du rôle mais la voix conserve son éloquence, notamment dans son deuxième discours, la « Gymnopédie » retraçant son exécution et sa noyade, qui donne lieu à un superbe moment de pantomime dansée. Magnifique mezzo, <strong>Michaela Martens</strong> est bouleversante et c’est à elle que reviennent les derniers mots de l’opéra, « I wanted to die ». Parmi les terroristes, le baryton <strong>Richard Burkhard</strong> fait forte impression en Mamoud ; Omar, écrit pour une voix féminine, selon une tradition opératique séculaire, est ici confié à un danseur qui, juste avant de commettre l’irréparable, reçoit la visite d’une « Palestinian woman » lors d’une vision comparable au rêve de Hagen dans <em>Le Crépuscule des dieux</em>. L’excellente <strong>Claire Presland</strong> interprète donc le monologue prévu pour Omar pendant que Jesse Kovarsky exprime ses émotions par la danse. <strong>Lucy Schaufer </strong>tient efficacement le rôle très bref de la grand-mère suisse. Parmi les personnages secondaires dont le témoignage comique apporte un instant de répit, <strong>Kathryn Harries</strong>, dans le rôle presque exclusivement parlé de l’Autrichienne, semble n’avoir conservé que des bribes de voix (que donnera-t-elle en sacristine dans <em>Jenufa</em> à Lille l’année prochaine ?), tandis que <strong>Kate Miller-Heidke</strong> compose une danseuse anglaise aussi bécasse que possible.</p>
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<p>			Malgré la suppression mystérieuse du chœur évoquant Agar et Ismaël au début du deuxième acte (le programme en vante pourtant la « ravissante beauté »), le <strong>Chœur de l’ENO</strong>, très sollicité, se montre parfaitement apte à relever le défi des plus beaux passages de l’opéra, dans la douceur nostalgique des déplorations comme dans la véhémence des cris de vengeance. Conduit de main de maître par <strong>Baldur Brönnimann, </strong>l’orchestre défend magistralement une partition complexe dont il fait entendre toutes les subtilités d’écriture.<br />
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