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	<title>Un giorno di regno - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Un giorno di regno - Oeuvre - Forum Opéra</title>
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		<title>Garsington lève une partie du voile sur sa future saison 2024</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/garsington-leve-une-partie-du-voile-sur-sa-future-saison-2024/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Jul 2023 06:20:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La saison 2023 de Garsington n’est pas encore achevée mais le festival a déjà annoncé ses titres pour la saison prochaine. Douglas Boyd, son directeur musical, dirigera le Philharmonia Orchestra pour A Midsummer Night&#8217;s Dream dans une production de Netia Jones ainsi qu’un opéra participatif, A Trip to the Moon. L’ouvrage d’Andrew Norman, inspiré du &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La saison 2023 de Garsington n’est pas encore achevée mais le festival a déjà annoncé ses titres pour la saison prochaine. Douglas Boyd, son directeur musical, dirigera le Philharmonia Orchestra pour <em>A Midsummer Night&rsquo;s Dream</em> dans une production de Netia Jones ainsi qu’un opéra participatif, <em>A Trip to the Moon</em>. L’ouvrage d’Andrew Norman, inspiré du <em>Voyage dans la Lune</em> de Méliès, <a href="https://www.forumopera.com/breve/sir-simon-rattle-aime-decidement-lopera-participatif/">avait créé par Simon Rattle au Barbican Center de Londres en 2017</a> et a été repris plusieurs fois, notamment à Los Angeles au Walt Disney Concert Hall. La production sera signée Karen Gillingham. Le Philharmonia sera dirigé par la chef d’orchestre norvégienne Tabita Berglund pour une reprise de l’excellente production de John Cox des <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/le-nozze-di-figaro-garsington-vivifiant/"><em>Nozze de Figaro</em></a> et Tobias Ringborg pour le rare <em>Un giorno di regno</em> de Verdi (production de Christopher Alden). Enfin, <em>Platée</em> sera dirigé par Paul Agnew dans une production de Louisa Muller avec The English Concert. Les distributions vocales seront connues à l&rsquo;automne.</p>
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		<title>VERDI, Un giorno di regno — Busseto</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/un-giorno-di-regno-busseto-trop-verdien-pour-etre-honnete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Oct 2018 04:32:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Que de légendes alimentées par Verdi lui-même ont circulé autour de ce Giorno di regno – Jour de règne –, dont le titre ajouté au fiasco le soir de la première a donné lieu à de faciles jeux de mots. Opéra buffa, supposé joyeux, composé sur la tombe de sa femme et de ses deux &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Que de légendes alimentées par Verdi lui-même ont circulé autour de ce <em>Giorno di regno</em> – Jour de règne –, dont le titre ajouté au fiasco le soir de la première a donné lieu à de faciles jeux de mots. Opéra <em>buffa</em>, supposé joyeux, composé sur la tombe de sa femme et de ses deux enfants, morts tous les trois en deux mois : légende ! Si tragique fût-il, ce triple deuil s’étala sur deux ans, d’août 1838 à juin 1840 alors que la composition de l’ouvrage était presque terminée. Conjuration de Romani – le librettiste –, Donizetti et Rossini, hostiles à un nouveau style de musique jugé trivial et bruyant : légende ! Moins qu’un quelconque complot, plusieurs facteurs intervinrent dans la chute du <em>Giorno di regno</em>, dont d’abord l’incapacité de Verdi de se plier à un genre étranger à son tempérament. Il faudra attendre un demi-siècle pour qu’avec <em>Falstaff</em>, le compositeur accepte de se dérider totalement, non sans avoir auparavant fourbi ses armes comiques dans <em>Un ballo in maschera</em> et <em>La forza del destino</em>.</p>
<p>Mais en 1840, l’empreinte rossinienne est trop forte pour que le génie verdien puisse s’imposer sur un autre terrain que le sien. A chaque numéro, la comparaison tourne à l’avantage de l’aîné sans que le cadet ne parvienne à marquer un point. Rossini vainqueur du match par KO. Quelle grille d’interprétation apposer alors sur une partition dont on peut souligner les influences autant que relever les prémonitions ? Faut-il regarder en avant, vers les drames risorgimentaux que semblent annoncer des rythmes martiaux et des accord majeurs, ou retourner vers les opéras <em>giocosi</em> dont le livret offre moults prétextes ?</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="290" src="/sites/default/files/styles/large/public/un4.jpg?itok=uiVeezQS" title="© Roberto Ricci" width="468" /><br />
	© Roberto Ricci</p>
<p><strong>Francesco Pasqualetti</strong>, à la tête d’un orchestre et chœur du Teatro Communale di Bologna impeccables de cohérence, a fait son choix. Sa direction, taillée à la serpe, donne raison à Rossini quand, malicieux, il affirmait que Verdi était un musicien « <em>avec oune casque</em> ». Les chanteurs lui emboîtent le pas, le regard tous tournés vers le futur, déjà prêts à ajouter à leur jeune répertoire des rôles trempés dans l’encre romantique la plus noire. Quoi de plus logique : ils sont pour la plupart issus du concours des voix verdiennes de Busseto. Leur école de chant ignore un genre auquel Verdi, fort de cet insuccès, tourna le dos.</p>
<p>Mais aussi quoi de plus illogique : l’œuvre, en raison de sa filiation, voudrait deux vraies basses bouffes, une mezzo-soprano capable de chanter Isabella dans <em>l’Italienne à Alger</em> – telle la créatrice du rôle – et un ténor di grazia. Dans l’ordre, ni <strong>Levent Barkirci</strong> (Kelbar), <strong>Matteo Loi</strong> (La Rocca), <strong>Perrine Madoeuf </strong>(La marchesa del Poggio) et <strong>Carlos Cardoso</strong> (Edoardo) n’ont le profil attendu : les deux premiers barytons (Levent Bakirci chantait Marcello dans <em>La Bohème</em> en novembre dernier, Matteo Loi Guglielmo dans <em>Cosi fan tutte</em> en juin 2018), la troisième soprano lyrique (Micaela, Marguerite et prochainement Adèle du <em>Comte Ory</em>) contrainte de placer sa voix dans un registre médian qui ne lui est pas naturel ; le dernier en méforme ou désormais converti non sans dégats à une tessiture de ténor lyrique. A défaut, tous brulent les planches d’une énergie verdienne au volume décuplé par la taille minuscule de la salle (300 places !), même si l’on regrette que cet engagement se fasse au détriment de la science du mot, indispensable à ce répertoire si l’on veut que l’effet comique s’accomplisse.  </p>
<p>Dans un rôle de seconda donna – Giulietta –, <strong>Tsisana Giorgadze</strong> ne peut faire briller un aigu que l’on pressent épanoui mais le medium, d’un velours légèrement râpeux, est riche des promesses d’une Leonora du <em>Trouvère</em> que la soprano géorgienne, si elle gagne en souplesse et en longueur, ajoutera un jour à son palmarès. Deuxième atout de la distribution : <strong>Alessio Verna</strong> en Belfiore possède un baryton lié et timbré, apte à Silvio dans <em>I pagliacci</em> comme à Don Alvaro dans <em>Il viaggio a Reims</em>, ce qui n’est pas inutile pour un rôle proche par bien des côtés du Dandini de <em>La Cenerentola.</em></p>
<p>Adaptés d’un <a href="https://www.forumopera.com/dvd/les-petits-plaisantins">projet de Pier Luigi Pizzi</a> aux dimensions de poche du théâtre, la mise en scène s’ébat en un joyeux tourbillon esthétisant sans se cogner aux murs. Aux jeux d’ombres et d’arches néo-classiques typiquement pizziens s’ajoutent des costumes variés aux couleurs vives et, sous forme de jambon et de meule de parmesan, un clin d’œil à la gastronomie locale. La taille de la salle, son histoire (ou plutôt sa non-histoire puisque Verdi refusa d’y mettre le pied) ne sont pas sans influer sur la perception d’une spectacle dont on ressort partagé, à la fois éprouvé par un effet de loupe acoustique, et enchanté par le charme endormi du lieu qui, le temps d’un soir, nous transporte en dehors de notre siècle.</p>
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		<item>
		<title>Un giorno di regno</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/les-petits-plaisantins/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jul 2013 09:51:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Alors qu’il devait, un demi-siècle plus tard, créer pour Falstaff un authentique discours musical comique, Verdi connut avec Un giorno di regno un tel échec qu’il renonça durablement à vouloir faire sourire en musique (avec Fra Melitone, quand même, le rire pointe son nez dans La Force du destin). Le fiasco tint en partie &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Alors qu’il devait, un demi-siècle plus tard, créer pour <em>Falstaff </em>un authentique discours musical comique, Verdi connut avec <em>Un giorno di regno</em> un tel échec qu’il renonça durablement à vouloir faire sourire en musique (avec Fra Melitone, quand même, le rire pointe son nez dans <em>La Force du destin</em>). Le fiasco tint en partie à des interprètes inadéquats, comme à la création de <em>La Traviata</em>, en partie à l’incapacité du compositeur, qui traversait une période particulièrement douloureuse. Devant livrer très vite sa partition, le jeune Giuseppe âge de 27 ans recourut à des recettes éprouvées, et l’on trouve dans cet opéra deux duos pour basses bouffes qui sollicitent la vélocité dans leur diction syllabique à la Rossini, et des héroïnes qui préfigurent un peu la leçon qu’offrirait Donizetti trois ans plus tard avec sa Norina de <em>Don Pasquale</em>. Pas d’airs inoubliables, pas grande originalité dans cette partition, mais on y entend malgré tout de la fort jolie musique, et quelques beaux ensembles solidement charpentés. Le public pourrait passer une très bonne soirée, à condition que le livret soit pris en main par un metteur en scène inspiré. <strong>Pier Luigi Pizzi</strong> est-il celui-là ? Pas sûr. Certes, il a monté jadis une trilogie rossinienne donnée à Monte Carlo, avec notamment <em>La Cenerentola</em> et <em>L’Italienne à Alger</em>, mais on le connaît plus pour le raffinement de son esthétisme que par la puissance de sa <em>vis comica</em>. De fait, on retrouve ici les caractéristiques habituelles de ses spectacles : décor monumental et implacablement symétrique, imitant les plus belles architectures italiennes du siècle de Palladio (on est très loin des environs de Brest où est censée se dérouler cette intrigue empruntée à la pièce française <em>Le Faux Stanislas</em>, d&rsquo;Alexandre Duval), costumes Louis XIV unis, aux teintes choisies avec soin pour flatter l’œil. Autrement dit, tout cela est d’un goût exquis, mais on ne s’amuse guère, les vagues efforts « comiques » se réduisant à quelques grimaces ou à la présence d’un jambon dont les protagonistes découpent des tranches. On cherchera en vain la moindre direction d’acteurs, le jeu étant remplacé, selon une coutume hélas trop fréquente surtout dans les plus médiocres mises en scène d&rsquo;opera buffa rossinien, par de petits pas de danse. D’ailleurs, le ton est donné dès l’ouverture, dont la musique guillerette est accompagnée sur scène par quatre couples de danseurs. Au finale du premier acte, on voit pourtant La Rocca adopter une gestuelle quasi sellarsienne, traduisant les principaux mots de son discours par un geste, mais il reste le seul à agir ainsi et les autres le regardent comme s’il était fou. On pourra en revanche trouver sur Youtube quelques vidéos d’un spectacle réalisé avec les modestes moyens du Cantiere internazionale d’arte de Montepulciano, qui laissent imaginer ce que pourrait être une version réellement comique d’<em>Un Giorno di regno</em>.</p>
<p>
			Par ailleurs, on attend encore une version réellement convaincante musicalement, car c&rsquo;est aussi sur plan que pêche ce spectacle donné à Parme, créé à Parme en 1997 puis revu à Bologne en 2001 (les costumes ont un peu changé depuis 1997). Des différentes distributions que la production Pizzi a vu se succéder, <strong>Anna Caterina Antonacci</strong> est la seule à avoir été toujours présente dans le rôle de la marquise del Poggio. Le magnétisme de cette interprète fascine, l’un des rares effets comiques réellement associés à la musique lui est réservé lors de la scène de bain qui coïncide avec son entrée (les vocalises sont censées refléter la douleur d’une eau trop chaude), mais l’on rêve de ce qu’elle aurait pu donner, avec une vraie mise en scène. L’autre rôle féminin, Juliette de Kerbar, pour lui rendre son nom français, souvent incarnée par une mezzo, est ici confié à l’exquise <strong>Alessandra Marianelli</strong>, vue notamment en Serpina de <em>La Serva Padrone</em> à Jesi. Le personnage est touchant, le timbre charmant, le choix d’une soprano ayant sans doute été dicté par des considérations d’équilibre vocal par rapport à la voix plus sombre d’Antonacci (Jessye Norman et Fiorenza Cossotto étaient Giulietta et la marquise dans l’enregistrement dirigé en 1973 par Lamberto Gardelli !). L’élément féminin de la distribution n’est pas loin d’être le plus satisfaisant, car le rôle-titre a été confié à un <strong>Guido Loconsolo</strong> dépourvu de tout charisme vocal, qui présente une relative aisance dans le grave mais qui plafonne très vite dans l’aigu, avec de vilaines notes décolorées, et qui est incapable de faire exister ce personnage d’imposteur autour duquel toute l’action devrait s’articuler. Le ténor sicilien <strong>Ivan Magrì</strong> n’a hélas à offrir qu’un timbre acide comme on en accepte, faute de mieux, dans un répertoire particulièrement virtuose, mais ce n’est pas le cas ici. On se console donc avec les deux basses bouffes : un <strong>Paolo Bordogna</strong> qu’on a connu plus drôle, à condition d’être encadré par un vrai directeur d’acteur, et un <strong>Andrea Porta</strong> tout à fait correct. <strong>Donato Renzetti</strong> dirige d’une main agile cette partition qui n’a, on l’a dit, rien de bien révolutionnaire, mais qu’on ne serait pas mécontent d’entendre plus souvent.</p>
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