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	<title>Agamemnon - Orchestre - Forum Opéra</title>
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		<title>Artemisia, Addio Roma — Tourcoing</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/artemisia-addio-roma-tourcoing-profumo-ditalia/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Jun 2022 18:08:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Miroirs Etendus, jeune compagnie lyrique des Hauts de France, s&#8217;appuie sur deux partenaires institutionnels incontournables du territoire, l’Atelier Lyrique de Tourcoing et la Barcarolle à Saint-Omer, pour l&#8217;ambitieuse programmation de cette première Biennale d&#8217;Art Lyrique qui propose pendant dix jours plus de vingt quatre spectacles, concerts et événements dans l&#8217;espace public de cinq communes à &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.forumopera.com/breve/lancement-dune-biennale-dart-lyrique-en-region-hauts-de-france"><strong>Miroirs Etendus</strong></a>, jeune compagnie lyrique des Hauts de France, s&rsquo;appuie sur deux partenaires institutionnels incontournables du territoire, l’Atelier Lyrique de Tourcoing et la Barcarolle à Saint-Omer, pour l&rsquo;ambitieuse programmation de cette première <a href="https://biennalelahaut.fr"><strong>Biennale d&rsquo;Art Lyrique</strong></a> qui propose pendant dix jours plus de vingt quatre spectacles, concerts et événements dans l&rsquo;espace public de cinq communes à des tarifs défiants toute concurrence.</p>
<p>La première journée a un parfum d&rsquo;Italie avec deux concerts de haute volée.</p>
<p>Le jeune ensemble Agamemnon a obtenu le prix du jury de la résidence Jean-Claude Malgloire avec un programme remarquablement construit autour de la figure puissante d&rsquo;Artemisia Gentileschi.</p>
<p><strong>François Cardey</strong>, cornettiste et directeur artistique de l&rsquo;ensemble, n&rsquo;en n&rsquo;est pas à sa première incursion dans les Beaux-Arts puisqu&rsquo;il avait crée en 2018 les <em>Cantates de la Peste</em> de M. Weckmann et K. Förster, en y associant les projections 3D de Brueghel l&rsquo;Ancien, Bosch et Dalí.</p>
<p>Cette fois, cinq tableaux d&rsquo;Artemisia Gentileschi sont convoqués afin de tisser échos et reflets entre les toiles, leurs sujets et la musique. Au plaisir de ce prisme pictural s&rsquo;ajoute l&rsquo;originalité de la formation proposée qui associe cornets, violon, basse de viole, harpe triple à l&rsquo;orgue et au clavecin. L&rsquo;oreille a grand plaisir à cette association inhabituelle qui renouvelle la pâte sonore du concert et permet en outre de nombreuses découvertes.</p>
<p>François Cardey, au plus près de ses musiciens, ne dirige pas la phalange. Toutefois, il impose dès l&rsquo;ouverture l&rsquo;autorité de son instrument, le cornet, avec la <em>sonate n.11</em> de Giovanni Battista Fontana. La harpe de <strong>Louis Capelle</strong> lui donne la réplique avec brio dans le <em>Salve Regina</em> d&rsquo;Orazio Taditi ou en soliste dans la rare Canzon sopra Susanna d&rsquo;Ippolito Tartaglino.</p>
<p><strong>Annaëlle Blanc-Verdin</strong> au violon, d&rsquo;abord timide, prend rapidement confiance, en particulier dans la <em>toccata con spinetta e violino</em> de Frescobaldi. Le continuo, composé de <strong>Sarah van Oudenhove</strong> et <strong>Freddy</strong> <strong>Eichelberger</strong>, fait montre quant à lui, d&rsquo;autant de solidité que de sensibilité, notamment dans le bel <em>Ave</em> <em>Stella</em> de Lucretia Orsina Vizana, l&rsquo;une des rares religieuse éditée à l&rsquo;époque et pourtant méconnue.</p>
<p>La soprano <strong>Amandine Trenc</strong> y épanouit sa voix légère au timbre frais et lumineux ainsi que son excellente diction – toujours un défi dans les acoustiques ecclésiales. Elle la met au service de partitions prenantes comme la <em>Susana combattuta</em> de Domenico Mazzocchi tout en clair-obscur qui évoque l&rsquo;épisode biblique de Suzanne et les vieillards ou encore dans le touchant tableau final qui brosse avec maestria plusieurs facette de la figure de Marie Madeleine dans la <em>Sinfonia nona</em> de Salmone Rossi, la <em>Madalena</em> <em>ricorre alle lagrime</em> de Domenico Mazzocchi aux audacieuses combinaisons chromatiques et enfin l&rsquo;<em>Amo Christum</em> d&rsquo;Alessandro Grandi.</p>
<p>Auparavant dans la salle du Conservatoire, <strong>Emmanuelle Haïm</strong> avait choisi pour sa part de convoquer de grandes figures féminines de l&rsquo;histoire romaine dans une enthousiasmante proposition où éclatait le talent de <strong>Chiara Skerath</strong>.</p>
<p>Mélisande à Bordeaux, Poppea à Nantes, déjà entendue à plusieurs reprise à l&rsquo;ONP, la jeune soprano suisse bénéficie d&rsquo;un timbre généreux aux médiums larges, aux graves charnus et d&rsquo;une émission parfaitement maîtrisée qui murmure, sanglote ou s&rsquo;indigne avec la même justesse dans l&rsquo;émotion, comme dans la superbe cantate <em>La morte di Lucretia</em> de Michel Pignolet de Montéclair. Déployant ses talents de comédienne dans les récitatifs, elle garde beaucoup d&rsquo;élégance et de retenue dans les airs. Peut-être serait-il intéressant de plus jouer d&rsquo;une « laideur » volontaire dans le timbre ? Et bien non, comme cette couleur n’apparaît que rarement, elle en devient mémorable.</p>
<p>De même, il faut attendre le dernier bis pour découvrir la chanteuse légère, délicieusement mutine avec un charmant « Ho un non so che nel cor » , faut-il le regretter alors qu&rsquo;il emporte l&rsquo;adhésion générale ? Il y a là, décidément, la preuve d&rsquo;une intelligence aiguë dans la construction du programme.</p>
<p>La figure maléfique de Néron plane sur la soirée : le concert s&rsquo;ouvre sur le difficile « Addio Roma » d&rsquo;une Ottavia désemparée dont la chanteuse ne fait qu&rsquo;une bouchée. Il s&rsquo;achève avec Agrippine dans la Cantate de Haendel,<em> Agrippina condotta a morire</em> où Chiara Skerath élargie brillamment l&rsquo;éventail de sa palette émotionnelle pour incarner cette mère écartelée entre la tentation du suicide ou celle du meurtre d&rsquo;un fils odieux. La voix ductile de la soprano se fait pyrotechnique avec des vocalises très instrumentales dans « Orrida oscura », déploie son expressivité dans le récitatif « Si,si, del gran tiranno » ou encore dans l&rsquo;aria « come O Dio » où l&rsquo;accompagnement musical, d&rsquo;une suavité parfaite, porte l&rsquo;émotion à son comble. Il en est de même avec Atalia, d&rsquo;autant plus touchante dans son amour non partagé que l&rsquo;interprétation de la musique de Francesco Cavalli s&rsquo;avère ici particulièrement poignante.</p>
<p>En effet, <strong>le Concert d&rsquo;Astrée</strong> apparaît en totale maîtrise de ses moyens avec une intelligence et une sensibilité dans l&rsquo;interprétation qui enchante tout au long de la soirée.</p>
<p>La sonate pour violoncelle et basse continue d&rsquo;Alessandro Scarlatti met en exergue la délicatesse que partagent <strong>Gauthier Broutin</strong> et<em> </em><strong>Thomas Boysenet</strong><em>, </em>comme<em> </em>le brio de <strong>Ludovic Coutineau</strong>.</p>
<p>La <em>Sinfonia n°1 en ré mineur</em> d&rsquo;Alessandro Stradella est d&rsquo;une mémorable intensité tandis que sa <em>Sinfonia n°8 en la mineur</em> fait la part belle aux talentueux violonistes<strong> David Plantier </strong>et<strong> Mauro Lopes Ferreira</strong>. Car Emmanuelle Haïm semble toujours soucieuse de valoriser ses artistes au point qu&rsquo;elle salue derrière le clavecin pour intégrer le groupe plutôt que de se mettre en avant.</p>
<p>Ce superbe voyage d&rsquo;Italie se poursuivra au cœur du festival avec d&rsquo;autres haltes à Tourcoing, Saint-Omer, Roubaix, comme le récital d&rsquo;Edwin Fardini et Sarah Ristorcelli autour de <em>Cinq mélodies de Venise,</em> <em>Les Vêpres de la Vierge</em> de Monteverdi ou encore Arca Ostinata de Nino Laisné et Daniel Zapico, sans compter bien d&rsquo;autres chemins de traverse à emprunter jusqu&rsquo;au 12 juin.</p>
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