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	<title>Concerto Copenhagen - Orchestre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Concerto Copenhagen - Orchestre - Forum Opéra</title>
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		<title>Concert Vivaldi &#8211; Copenhague</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/concert-vivaldi-copenhague/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 May 2025 06:09:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le vaste auditorium de l&#8217;Académie Royale de Musique – au design tout scandinave puisqu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une œuvre de jeunesse de l&#8217;architecte de l&#8217;opéra de Sydney, Jørn Oberg Utzon –&#160;est quasi comble en ce dimanche ensoleillé. L&#8217;objectif avoué du récital organisée par l&#8217;excellent Concerto Copenhagen est de mettre en valeur son pupitre de cuivres. Très à &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le vaste auditorium de l&rsquo;Académie Royale de Musique – au design tout scandinave puisqu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une œuvre de jeunesse de l&rsquo;architecte de l&rsquo;opéra de Sydney, Jørn Oberg Utzon –&nbsp;est quasi comble en ce dimanche ensoleillé.</p>
<p>L&rsquo;objectif avoué du récital organisée par l&rsquo;excellent <strong>Concerto Copenhagen</strong> est de mettre en valeur son pupitre de cuivres. Très à leur aise la veille lors de la représentation de <em>Griselda</em>, ils tiennent ici le haut du pavé avec un rôle de soliste partagé avec la soprano suisse <strong>Marie Lys</strong> pour une proposition joliment construite autour du prêtre roux et de ses contemporains avec Venise en toile de fond.</p>
<p>Le chef <strong>Lars Ulrik Mortensen</strong> connaît parfaitement ses musiciens ; il dirige à peine depuis son clavecin, lançant ici un regard, décrivant là un volute dans l&rsquo;air pour souligner une intention. Après chaque morceau, il leur adresse un sourire complice pour remercier de cette riche pâte sonore, d&rsquo;attaques pleines d&rsquo;acuité, de finales savoureuses, de cette respiration ample et généreuse qui fait du bien.</p>
<p>Cette Matinée débute avec une<em> Sinfonia</em> de Tomaso Albinoni. Déjà <strong>Robert Farley</strong> est à la fête, avec une trompette parfaitement juste, ce qui est toujours une gageure avec cet instrument. Il intervient à nouveau avec <em>la Vendetta d’amore</em>, de Carlo F. Pollardo, dansante et joliment contrastée avec sa partie centrale si recueillie. Enfin, l’impeccable instrumentiste est rejoint par son commensal<strong> Christopher Pigram</strong>. Ce dernier amuse l&rsquo;assistance car, de sa haute stature, il hausse au maximum le pupitre – que le chef, pour sa part, ne cesse de baisser à chaque intervention de la chanteuse –&nbsp;manquant de le désarticuler. Ayant la tâche ingrate de n&rsquo;intervenir que pour un seul morceau, il s&rsquo;avère moins précis ce qui n&#8217;empêche pas de profiter des réjouissants mélismes du <em>Concerto pour 2 trompettes</em> d&rsquo;Antonio Vivaldi.</p>
<p>En effet la pyrotechnie vocale est au cœur d’un programme dont le titre, ambitieux, pourrait se traduire en « Dynamiter Vivaldi ». Marie Lys relève le gant, d&rsquo;abord avec deux extraits de la <em>Fida Ninfa</em>. Intelligemment, elle commence avec «&nbsp;Selve Annose, erme foreste&nbsp;» plutôt posé, qui met en valeur son timbre joliment fruité, équilibré, bien vertical sans oublier sa remarquable conduite de la ligne vocale. Après une superbe introduction orchestrale, «&nbsp;Destino avaro » nous faire entrer dans le vif du sujet avec des vocalises très exigeantes dans le bas médium dont la cantatrice ne fait qu&rsquo;une bouchée. Le souffle est long, le focus précis ; surtout, elle allie l&rsquo;indispensable implication vocale à un investissement émotionnel qui fait mouche, prenant à témoins les spectateurs d&rsquo;un regard, d&rsquo;un geste.</p>
<p>Lors de ses trois autres interventions, l&rsquo;artiste démontre l&rsquo;amplitude de sa palette vocale. Lars Ulrik Mortensen s&#8217;empare de l&rsquo;orgue pour <em>Nulla in mundo pax sincera </em>avec une merveilleuse introduction qui nous projette immédiatement dans un répertoire religieux entre brûlante ferveur et recueillement. Marie Lys joue des nuances avec brio pour mieux souligner chaque inflexion narrative.<br />
C&rsquo;est également le cas pour l&rsquo;un des meilleurs moments du concert lorsqu&rsquo;elle dialogue avec la trompette dans <em>A battaglia pensieri</em> d&rsquo;Alessandro Scarlatti. A l&rsquo;unisson de cette énergie communicative, l&rsquo;orchestre est, là encore, inventif, rythmique, brillant.<br />
Suit une brève incursion chez Haendel avec <em>Delirio amoroso</em>, tout de fougue juvénile, où la virtuosité de la colorature ne se dément pas à l&rsquo;exception d&rsquo;un aigu difficile à attraper, aléa de ce métier de funambule perpétuellement suspendu au dessus du vide.<br />
La soprano pourrait également plus varier ses couleurs, comme elle le fera brillamment dans le bis flamboyant extrait du <em>Lotario</em> de Haendel, « Scherza il mar, la navicella » où explose la plus pure jubilation assortie d’un engagement scénique au diapason, de suraigus superbement projetés et de graves bellement poitrinés. Adelaïde est un rôle qu&rsquo;affectionne Marie Lys, qui clôt régulièrement ses récitals avec cet air.</p>
<p>Le concert met également à l&rsquo;honneur le cor d&rsquo;<strong>Emmanuel Frankenberg</strong> et <strong>Daniele Bolzonell</strong>a qui partagent la vedette pour deux Concerti, respectivement d&rsquo;Antonio Vivaldi et Johann D. Heinichen. Un peu en délicatesse avec la justesse, les cornistes offrent néanmoins une prestation qui fait honneur aux talents de mélodistes du prêtre roux</p>
<p>Naturellement en danois, les interventions musicologiques et apparemment humoristiques de la récitante nous sont restées absconses sans que cela nuise aucunement à notre plaisir. Guettez la diffusion de ce beau programme sur le site de la radio danoise DR P2, le 14 mai prochain à partir de 19h20 puis le 17 mai à 12h15.</p>
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		<title>VIVALDI, Griselda &#8211; Copenhague</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/vivaldi-griselda-copenhague/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 May 2025 08:30:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Lars Ulrik Mortensen et son Concerto Copenhagen collaborent depuis plus de vingt ans avec l’Opéra Royal de Copenhague. Comme l&#8217;évoquait le chef lors de l&#8217;interview accordée l&#8217;an passé à l&#8217;occasion du sublime Saül mis en scène par Barrie Kosky, les début furent brillants avec Giulio Cesare en 2002 où Andréas Scholl tenait le rôle principal. &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Lars Ulrik Mortensen</strong> et son <strong>Concerto Copenhagen</strong> collaborent depuis plus de vingt ans avec l’Opéra Royal de Copenhague. Comme l&rsquo;évoquait le chef lors de l&rsquo;<a href="https://www.forumopera.com/lars-ulrik-mortensen-mon-reve-rameau/">interview</a> accordée l&rsquo;an passé à l&rsquo;occasion du sublime <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/haendel-saul-copenhague/"><em>Saül</em></a> mis en scène par Barrie Kosky, les début furent brillants avec <em>Giulio Cesare</em> en 2002 où Andréas Scholl tenait le rôle principal.</p>
<p>Cette année, c&rsquo;est une rareté qui se trouve portée à la scène avec cette <em>Griselda</em> due à Vivaldi.<br />
De Scarlatti à Massenet, la nouvelle du <em>Décaméron</em> de Boccace a connu de nombreuses occurrences, preuve que le sujet &#8211; celui des vertus cardinales de la femme &#8211; touche une corde particulière aux XVIIIe et XIXe siècle. L’ascension de Griselda, bergère devenue reine, sa droiture dans les épreuves face à un mari sadique, près à toutes les humiliations pour tester l’obéissance de son épouse laissent aujourd&rsquo;hui le spectateur assez interloqué. Certes, dans <em>Zauberflöte</em>, les prêtres faisaient montre de la même cruauté en laissant Pamina croire que Tamino l&rsquo;avait délaissé lors de l&rsquo;épreuve du silence, mais cet épisode ne constituait pas l&rsquo;intégralité du propos !</p>
<p>Les scènes mondiales ne manquent pas de propositions tordant les livrets au point de donner à voir de parfaits contresens. L&rsquo;équipe artistique féminine réunie au Danemark, elle, a choisi d&rsquo;assumer la dimension rétrograde du sujet en y ajoutant toutefois, en exergue dans le prologue, l&rsquo;article du code pénal danois qui proscrit les abus au sein du couple.<br />
Une troublante complaisance &#8211; fréquente à l&rsquo;opéra, mais rarement si nette &#8211; nous fait observer pendant près de trois heures les mortifications successives auxquelles est soumise Griselda, avant que son époux, en quelques mesures, ne la rétablisse dans sa position et lui cède même le pouvoir, brutalement horrifié par ses propres méfaits mais sans que rien ne nous ai préparé à cette improbable volteface. Si le livret s&rsquo;avère donc déséquilibré voire maladroit, la musique de Vivaldi, en revanche, est somptueuse et justifie que l&rsquo;on l&rsquo;exhume en intégralité. Outre « Agitata da due venti », bien connu, immortalisé par Cécilia Bartoli, la partition est une succession d&rsquo;airs plus ébouriffants les uns que les autres, superbement mis en voix par l&rsquo;excellent plateau scénique réuni pour l&rsquo;occasion avec le soutien sans faille du non moins excellent Concerto Copenhagen.</p>
<p>L&rsquo;équilibre des pupitres, la rondeur du son, le jeu des textures, la variété des ornements&#8230; La générosité de ce travail orchestral, toujours parfaitement lisible, réjouit l&rsquo;oreille et constitue un formidable paysage où les voix peuvent s&rsquo;épanouir en sécurité sous la baguette fougueuse de Lars Ulrik Mortensen.</p>
<p>Il suit idéalement les riches inflexions de la ligne de <strong>Mari Eriksmoen</strong>, Costanza pyrotechnique dont le jeu plein de fraîcheur contraste avec une technique en acier trempée. Les aigus sont souverains, la voix de poitrine d&rsquo;un damas chatoyant, l&rsquo;unité des registre proverbiale.</p>
<p>Son incarnation contraste idéalement avec celle de sa mère, Griselda. La encore, virtuosité étourdissante des coloratures, art consommé des pauses et des silences&#8230;. De sa voix charnue, <strong>Noa Beinart</strong> fait son miel de l&rsquo;art de Vivaldi qui écrivit le rôle pour sa protégée, Anna Giró. Toujours noble et digne, la soprano donne une chair sensible à cette Fidelio avant l&rsquo;heure – le titre complet de l&rsquo;oeuvre n&rsquo;est-il pas <em>Fidelio ou l&rsquo;amour conjugal</em> ? &#8211; qui choisit ici l’obéissance plutôt que la révolte.</p>
<pre class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="684" class="wp-image-189247" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/©Nikolaj-de-Fine-Licht-6-1024x684.jpg" alt="" />                                                                                                                      ©Nikolaj de Fine Licht</pre>
<p>De son ténor clair et bien posé, <strong>Terrence Chin-Loy</strong> a la tâche difficile de rendre crédible le tyran Gualtiero, bouffi d&rsquo;orgueil et de son bon droit, maltraitant son entourage sans vergogne avec l&rsquo;assurance de ceux qui instrumentalisent autrui sans se poser de question.</p>
<p><strong>Marlene Metzger</strong> n&rsquo;est pas dans une position plus enviable car son Ottone semble filer le même coton despotique que son aîné, près à tout pour obtenir les faveurs de Griselda, jusqu&rsquo;à menacer de tuer le fils de cette dernière. La jeune soprano, qui achève sa seconde année au sein du Young Artist Program de l&rsquo;Opéra Royal du Danemark a déjà tout d&rsquo;une grande. Elle déploie une aisance vocale et scénique sidérante, d&rsquo;une maîtrise technique impeccable mettant en valeur un timbre corsé plein d&rsquo;expressivité.</p>
<p>Deux contre-ténors complètent la distribution pour des rôles originellement attribués à des castrats et composent deux belles silhouettes de frères unis dans un même dessein : Roberto est campé par <strong>Christopher Lowrey</strong>, amoureux sensible de Costanza, aux inflexions délicates.<br />
<strong>Ray Chenez</strong>, pour sa part, était un formidable Néron la saison passée à <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/monteverdi-lincoronazione-di-poppea-rennes/">Rennes</a>. Ici encore, avec Corrado, la rondeur du placement, la fluidité de la ligne vocale font merveille,</p>
<p>La metteuse en scène <strong>Béatrice Lachaussée</strong> a soigné sa direction d&rsquo;acteur pour rendre crédible ces personnalités parfois improbables. Elle utilise en particulier les interventions muettes d&rsquo;autres personnages pour justifier narrativement les changements d&rsquo;atmosphères des cadences ou des da capo. Elle installe son récit dans une époque indéterminée à l&rsquo;esthétique épurée, mêlant quelques éléments contemporains &#8211; ipad et micro sur pied, pour indiquer que histoires d&rsquo;abus sont toujours d&rsquo;actualité &#8211; et une esthétique générale relevant d&rsquo;un classicisme intemporel. Le rendu est somptueux dans les lumières exceptionnelles de <strong>Glen D&rsquo;haenens</strong>, tant pour les décors de <strong>Amber Vanderhoeck</strong> que pour les costumes d&rsquo;<strong>Anja Van Kragh</strong> où couleurs et matières sont travaillées en orfèvre.</p>
<p>Toutes deux jouent des références à la Grèce – puisque l&rsquo;histoire se déroule dans la région des Météores – avec des arcades, des couronnes et plastrons chargés de pierreries&#8230;<br />
Il y a des échos d&rsquo;un Peduzzi, d&rsquo;un De Chirico, dans ces portiques qui coulissent dans cesse, réinventant l&rsquo;espace comme le paysage mental des personnages.</p>
<p>La dernière représentation de ce spectacle aura lieu mardi 13 mai.</p>
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		<title>HAENDEL, Saul &#8211; Copenhague</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/haendel-saul-copenhague/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Apr 2024 07:35:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’opéra de Copenhague offre à son public une extraordinaire soirée en reprenant Saul de Haendel dans le flamboyant spectacle commis par Barrie Kosky pour Glyndebourne il y a une dizaine d&#8217;année et que les parisiens avaient pu applaudir en 2020 au théâtre du Châtelet. La mise en scène opère le tour de force de donner &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’opéra de Copenhague offre à son public une extraordinaire soirée en reprenant<em> Saul</em> de Haendel dans le flamboyant spectacle commis par Barrie Kosky pour <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/saul-glyndebourne-les-tables-de-la-loi/">Glyndebourne</a> il y a une dizaine d&rsquo;année et que les parisiens avaient pu applaudir en 2020 au théâtre du <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/saul-paris-chatelet-lame-noire-de-saul/">Châtelet</a>.</p>
<p>La mise en scène opère le tour de force de donner une parfaite crédibilité à la dimension scénique, opératique, de cet oratorio. Chaque action semble dictée par de précises didascalies alors qu&rsquo;il s&rsquo;agit en partie d&rsquo;une création <em>ex nihilo</em>. Il en est de même pour l&rsquo;étude psychologique des personnages, formidablement étayée.</p>
<p>C&rsquo;est le cas, en particulier pour le rôle éponyme, magistralement incarné depuis l&rsquo;origine par un <strong>Christopher Purves,</strong> englouti peu à peu dans la paranoïa et la démence sénile.<br />Excellent comédien, s&rsquo;enorgueillissant d&rsquo;un timbre chaud à la projection pleine d&rsquo;autorité, son « Wretch that I am » s&rsquo;avère bouleversant, comme le « I&rsquo;m not mad » répété à trois reprises, chaque fois plus effaré.</p>
<p><strong>Barrie Kosky</strong> donne magnifiquement à voir cette âme qui chavire : si le plateau est fortement incliné, c&rsquo;est que l&rsquo;équilibre intérieur est rompu. Il est recouvert de scories noires car la raison du roi n&rsquo;est plus que cendres. L&rsquo;esprit s&rsquo;éteint comme les bougies qui recouvrent la scène dans une image d&rsquo;une vibrante beauté&#8230; Saül lui-même se déleste de ses vêtements, de sa perruque, autant d&rsquo;attributs de son rang qui sont également ceux qui font de lui un être social ; il retourne à la sauvagerie, perdant peu à peu son humanité.</p>
<p>Les sublimes costumes crées par <strong>Katrin Lea Tag</strong> pour l&rsquo;ensemble de l&rsquo;équipe basculent eux aussi de l’exubérance colorée au noir total, comme un écho à la nuit de l&rsquo;esprit qui envahie le monarque.<br />Le sublime banquet, digne d&rsquo;une nature morte de Jan Davidszoon De Heem, laisse place à un plateau nu, un désert, écho métaphorique d&rsquo;une conscience privée de sa substance. Ce que nous voyons, d&rsquo;ailleurs, est-il réel ou vu à travers le prisme de cette intériorité malade ?</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/8Saul_credit_Miklos-Szabos-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-159634"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Miklos Szabos</sup></figcaption></figure>


<p>C&rsquo;est ce que semblent corroborer les chorégraphies pleines d&rsquo;humour et de fraîcheur d&rsquo;<strong>Otto Pichler</strong> qui animent six danseurs, esprits tourmenteurs, harcelant Saül telles des hallucinations maléfiques. Tout comme le triple personnage de bouffon sensuel et ironique superbement tenu par <strong>Thomas Cilluffo</strong> au ténor aussi suave qu&rsquo;il a d&rsquo;abattage et de sens du grotesque, arbitre avec cruauté la descente aux enfer du monarque.</p>
<p>Face à Christopher Purves d&rsquo;une autorité vocale souveraine, le David de <strong>Morten Grove Frandsen</strong> n&rsquo;appelle que des éloges. Le contre-ténor danois fait montre de superbes qualités de projection, de phrasé, de nuances, d&rsquo;émotion. Là encore, la progression psychologique est finement dessinée, de l&rsquo;innocence étourdie par l&rsquo;exploit accompli – vaincre Goliath – à l&rsquo;accession à la stature d&rsquo;homme d&rsquo;état, sans oublier l&rsquo;émoi amoureux le plus sincère, le tout enrichi de vocalises brillantes, de sons bellement filés comme dans « Such haughty Beauties » si bien accompagné par les cordes .</p>
<p>A ce sujet, la mise en scène suggère subtilement le danger puisque David apparaît dans la dernière scène revêtu des oripeaux de son prédécesseur. Le pouvoir risque-t-il également de lui être fatal ?</p>
<p><strong>Benjamin Hulett</strong> incarnait Abner à Glyndebourne, il devient Jonathan, portant le personnage avec une remarquable sensibilité, de beaux graves intenses et recueillis dans « Sin not, o King, against the Youth » par exemple.</p>
<p>Chez les femmes, <strong>Mirjam Mesak</strong> en Michal et <strong>Clara Thomsen</strong> en Merab sont pareillement convaincantes, tant vocalement que scéniquement entre vocalises impeccables, justesse du sentiment, excellence de la diction&#8230; La fraicheur de la première se mue en fragilité dans le poignant « In sweetest harmony they lived » tandis que la seconde, pleine de morgue en début de soirée, se fait particulièrement touchante dans « From this unhappy day » qui met en valeur son timbre corsé.</p>
<p>Le <strong>Chœur de l&rsquo;Opéra Royal du Danemark</strong> n&rsquo;est pas en reste, profitant d&rsquo;une formidable direction d&rsquo;acteurs qui rend chaque individualité vivante, crédible et construisant une pâte sonore irisée de multiples teintes, tantôt glorieuses, tantôt assourdies d&rsquo;abattement. Le crépusculaire « Mourn Israel », comme le final, constituent deux moments saisissants d&rsquo;une partition totalement maîtrisée.</p>
<p>Il faut dire que cette production bénéficie de la meilleure expertise locale avec <strong>Concerto Copenhagen</strong>, dit Coco, phalange baroque incontournable dont le chef, <strong>Lars Ulrik Mortensen</strong>, mène la soirée d&rsquo;une main de maître dans un respect scrupuleux du style. Il force l&rsquo;admiration par la clarté du phrasé, son sens de la respiration, des couleurs, des nuances entre noblesse et créativité. L&rsquo;équilibre des pupitres, l&rsquo;écoute des chanteurs sont idéaux pour une osmose d&rsquo;une rare finesse en dépit du volume de la salle. Comme il le confie en interview, cela ne doit rien au hasard puisqu&rsquo;il a dirigé les cinq semaines de répétitions depuis le clavecin.<br />La salle ne s&rsquo;y trompe pas, debout pour mieux applaudir.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/haendel-saul-copenhague/">HAENDEL, Saul &#8211; Copenhague</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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