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	<title>Ensemble Marguerite Louise - Orchestre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Ensemble Marguerite Louise - Orchestre - Forum Opéra</title>
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		<title>CHARPENTIER, David et Jonathas — Versailles</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Clément Mariage]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Nov 2022 05:02:00 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Quand Charpentier compose <em>David et Jonathas</em> pour les élèves du Collège Louis-le-Grand en 1688, il est encore tenu éloigné du théâtre. Lully vient de mourir, mais les autres compositeurs français ne peuvent pas encore prétendre présenter un ouvrage lyrique sur la scène de l’Académie royale de musique. Les commandes des Jésuites pour leur Collège parisien, où des parties chantées devaient alterner avec des parties déclamées, pouvaient donc être une manière de contourner ce privilège et permettre à certains musiciens de composer pour la scène. Présenter cette œuvre de Charpentier dans la Chapelle royale du Château de Versailles, et non à l’Opéra royal, évoque cet état de fait et rappelle combien son sujet biblique et la dimension allégorique de sa dramaturgie en font une œuvre à part. </p>
<p>Construite à une époque où le religieux s’allie victorieusement au spectaculaire, la Chapelle royale constitue en elle-même le plus beau des décors de théâtre, avec ses chapiteaux corinthiens, ses reliefs en marbre, sa voûte peinte par Coypel et son maître-autel opulent et doré. Le décor d’<strong>Antoine et Roland Fontaine</strong> épouse harmonieusement les formes de l’architecture du lieu et en exalte la splendeur par l’ajout d’une estrade couronnée d’un majestueux dais rouge. Les costumes de <strong>Christian Lacroix</strong>, qui revisitent l’allure des costumes scéniques de l’époque baroque, constituent probablement l’une de ses plus belles contributions théâtrales : la variété des textiles et des teintes permet une caractérisation efficace des personnages et chaque pièce est en elle-même un émerveillement pour les yeux. Les lumières soignée d’<strong>Hervé Gary </strong>insèrent à l’occasion l’ombre de tel personnage dans l’encadrement d’un relief sur les parois des côtés de la scène, notamment lors de l’apparition prodigieuse de l’ombre de Samuel. </p>
<p>La proposition scénique de <strong>Marshall Pynkoski</strong> et de son équipe est donc essentiellement visuelle, mais on aurait tort de bouder son plaisir devant tant de métier. Les personnages adoptent une gestuelle qui s’inspire de la gestique baroque, mais qui s’en éloigne malgré tout, donnant ainsi naissance à des expressions composites et singulières, qui leur confèrent une unicité. Le roi Saül, par exemple, est constamment en mouvement, adoptant des postures tourmentées vite brisées par ses déplacements sur le plateau. Ce travail se fait probablement aux dépens d’une intériorité plus concentrée des personnages et n’est en vérité pas maîtrisé avec le même degré d’aboutissement par tous les interprètes. Certains tableaux visuels sont cependant saisissants : le surgissement de la Pythonisse dans l’épaisseur de la fumée révélée par le soulèvement du grand dais rouge ou l’écroulement final du roi David sur l’estrade, désespéré d’avoir perdu son ami tandis que le peuple le porte en triomphe. À ce propos, on regrette un peu que la particularité de cet ouvrage – l’un des rares du répertoire lyrique à mettre en scène en son cœur une relation amoureuse entre deux hommes (on dira « amicale » si l’on veut en effet éviter de percevoir dans ce terme la moindre implication sexuelle, mais les personnages parlent eux-mêmes d’amour) – soit quelque peu évacuée. Certes, Jonathas a un costume d’homme, mais les cheveux longs de la chanteuse et l’affirmation de son genre féminin gomment quelque peu le trouble mystérieux que pourraient faire naître ces baisers et ces mots d’amour, comme s’il s’agissait d’une énième histoire d’amour contrariée entre un homme et une femme amoureux. </p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="320" src="/sites/default/files/styles/large/public/221108-versailles-david-081.jpg?itok=vHPBfp9Q" title="© Agathe Poupeney" width="468" /><br />
	© Agathe Poupeney</p>
<p>Le choix de donner cet ouvrage dans la Chapelle Royale se révèle sur le plan acoustique plus discutable. L’un des seuls à ne pas souffrir de la grande réverbération du lieu, c’est <strong>Reinoud Van Mechelen</strong>, qui compose un portrait saisissant de David. La voix est solidement projetée, rappelant les teintes douces et cuivrées d’une trompette triomphante et il habite son personnage avec autant de délicatesse que de vigueur, s’engageant avec la même conviction dans la face guerrière du personnage que dans sa face galante. <strong>Caroline Arnaud</strong> est un Jonathas très convaincant. Le rôle fut à la création confié à un enfant prépubère : n’ayant pas encore eu le plaisir d’entendre la chanteuse dans une autre œuvre, on ne saurait dire si sa voix très juvénile, fine et peu vibrée, presque droite par moments, répond à une volonté interprétative ou s’il s’agit là des qualités intrinsèques de sa voix. Elle est d’abord plus à son aise dans le registre aigu que dans le médium, mais sa scène d’agonie est d’une grande intensité.</p>
<p>Apparaissant dans le prologue dans un costume exubérant et un masque de pierres précieuses, qui en ferait presque une sorte de drag queen baroque, la Pythonisse de <strong>François-Olivier Jean</strong> est impressionnante. Mixant avec beaucoup d’adresse son registre de tête et son registre de poitrine, il donne à ce personnage une image vocale troublante, presque monstrueuse. Le texte est dit avec beaucoup de clarté et on ne perd rien de son chant ouvragé. C’est moins le cas des clefs de fa, qui peinent à exister vocalement dans ce lieu, malgré leur engagement scénique. <strong>David Witczak</strong> se glisse avec beaucoup de virtuosité dans la peau du roi Saül, fiévreux et affolé, mais la voix manque de projection et d’impact pour que l’incarnation puisse pleinement convaincre. Observation semblable avec le Joabel d’<strong>Antonin Rondepierre</strong>, d’une aisance scénique frappante, mais qui ne réussit pas vraiment à s’imposer vocalement, tout contraint qu’il est pour se faire entendre de tirer exagérément sur ce qui semble pourtant être un beau matériau. L’Achis élégant et fier de <strong>Virgile Ancely</strong> souffre du même problème. <strong>Geoffroy Buffière</strong> se tire cependant avec les honneurs de la très brève intervention de l’ombre de Samuel, chantée par-dessus un orchestre relativement peu fourni qui lui permet de se faire entendre.</p>
<p>Justement, on sent que <strong>Gaëtan Jarry</strong> adapte intelligemment sa direction d’orchestre à l’acoustique du lieu. L’<strong>Ensemble Marguerite Louise </strong>est d’ordinaire capable de dispenser un son coloré, net et vigoureux, mais si l’on observe ici que les instrumentistes s’engagent avec énergie, c’est une sonorité d’orchestre enveloppante et dense qui parvient à nos oreilles, très contemplative et recueillie en un sens, sans que la langueur ne cède jamais le pas à la tenue du drame et aux variations dynamiques. Le chœur, divisé en deux, avec les membres subtils et sémillants du petit chœur sur le plateau et le grand chœur sur le côté de la fosse, est en tout point remarquable. Les « hélas » soupirés lors de la mort de Jonathas, saisissants de douleur contenue, vibrent dans l’immensité du lieu.</p>
<p>On ne peut que se réjouir que ce très beau spectacle fasse l’objet d’une captation vidéo pour la chaîne Mezzo et d’un enregistrement audio pour le toujours aussi précieux label maison Château de Versailles Spectacles.</p>
<p> </p>
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		<item>
		<title>LULLY, Georges Dandin — Compiègne</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/george-dandin-ou-le-mari-confondu-compiegne-vous-lavez-voulu-george-dandin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Jan 2022 02:09:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Monsieur Jourdain, dans Le Bourgeois Gentilhomme, est le héros d’une autre comédie-ballet des mêmes Molière et Lully qui n’est pas sans rapports avec George Dandin. Monsieur Jourdain veut s’élever au-dessus de sa bourgeoisie, comme Gorge Dandin veut s’élever au-dessus de sa paysannerie. Mais alors que Monsieur Jourdain est agressif et colérique, et passe son temps &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Monsieur Jourdain, dans <em>Le Bourgeois Gentilhomme</em>, est le héros d’une autre comédie-ballet des mêmes Molière et Lully qui n’est pas sans rapports avec <em>George Dandin</em>. Monsieur Jourdain veut s’élever au-dessus de sa bourgeoisie, comme Gorge Dandin veut s’élever au-dessus de sa paysannerie. Mais alors que Monsieur Jourdain est agressif et colérique, et passe son temps à crier après tout le monde, la tradition a fini par attribuer ce rôle à des emplois de « rondeurs » plutôt bons enfants (Louis Seigner et ses continuateurs). De son côté, quel que soit l’acteur qui l’interprète, George Dandin n’est pas sympathique. En effet, malgré ses mésaventures fâcheuses, on n’est guère enclin à la moindre pitié à son égard, car tout ce qui lui arrive lui vient par sa seule faute. Quant aux autres protagonistes, ils sont au moins aussi antipathiques ! Des beaux-parents odieux, une épouse pour le moins légère, l’amant de sa femme inconséquent, des serviteurs cupides et méchants, bref c’est un monde peu recommandable, que l’on n’aimerait guère devoir fréquenter. Alors, que reste-t-il ? Pourquoi le succès a-t-il toujours accompagné l’œuvre depuis sa création devant Louis XIV ?</p>
<p>	Les raisons en sont multiples. D’abord, le cocu a toujours fait rire, le paysan parvenu aussi avec ses prétentions. La figure populaire du paysan serviteur (Lubin, extraordinaire <strong>Florent Hu</strong>), avec son franc parler grossier et ses coups de gueule, ramène le spectateur vers la gouaille des tréteaux ambulants. Mais les nobliaux ne sont pas moins drôles dans leur aveuglement cher payé (couple des Sotenville joué par les étonnants <strong>Anne-Guersande Ledoux</strong> et <strong>Philippe Girard</strong>). Les jeunes qui s’aiment au nez du barbon sont également une des constantes du théâtre de Molière, et un des thèmes redondants des comédies de l’époque.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="316" src="/sites/default/files/styles/large/public/_dsc2777.jpg?itok=cRls9VQ1" title="© Photo Marcel Hartmann" width="468" /><br />
	© Photo Marcel Hartmann</p>
<p>Comédie, nous dit-on, certes, on rit, même si le plus souvent on rit jaune. Mais surtout comédie-ballet, réunissant Lully et Molière à l’aube d’une fructueuse collaboration. Et de fait, c’est paradoxalement grâce à la musique et au chant, qui font contraste avec la noirceur du propos, que l’on peut goûter un côté plus léger et plaisant. Ce qui démontre combien, comme pour <em>Le Malade imaginaire</em>, il est important de donner la pièce avec son accompagnement musical, même s’il s’agit plus ici d’une farce grinçante et désabusée avec divertissements chantés et dansés que d’une véritable comédie-ballet. D’ailleurs ce soir, les ballets sont réduits à leur plus simple expression.</p>
<p>	En revanche, la musique (<a href="https://www.forumopera.com/cd/georges-dandin-la-grotte-de-versailles-encore-des-bergers">dont un CD de la présente production retardée par les divers confinements a été enregistré en 2020</a>) est merveilleusement servie par <strong>Gaétan Jarry</strong>, au clavecin et à la tête du bel Ensemble Marguerite Louise (mais où le théorbe s’est-il donc caché ?). Les quatre chanteurs – pseudo bergers et bergères – ont des voix agréables et se plient habilement au style et à la gestuelle du temps. Avec une mention spéciale pour le baryton <strong>Virgile Ancely</strong>, dont la haute stature et la voix chaude dominent le quatuor. Leurs interventions, toujours bien en situation, viennent donc en contrepoint du jeu théâtral, dans une habile scénographie d’Emmanuel Charles. Celle-ci, tout en hauteur, permet une lisibilité peut-être un peu primaire, mais à tout le moins efficace : le niveau du sol est en règle générale celui de Georges Dandin et des serviteurs, le niveau intermédiaire celui des nobliaux, et tout en haut une espèce de châsse précieuse s’ouvre de temps en temps sur le personnage clé du moment. Des branches tordues font penser à la forêt du <em>Blanche Neige</em> de Disney, comme certaines apparitions en haut de la tour en évoquent la méchante reine. Joël Fabing a concocté d’impressionnants éclairages, en utilisant notamment la rampe traditionnelle, que l’on a vu disparaître dans les années 1970 de la majorité de nos théâtres, qui permet d’éclairer les acteurs par-dessous, à l’ancienne, en leur donnant parfois des expressions fantasmagoriques.</p>
<p>	<strong>Michel Fau</strong>, outre sa mise en scène d’une grande clarté, tient le rôle-titre. Torturé aussi bien extérieurement qu’intérieurement, conscient de son absurde entêtement et de la stupidité de son acharnement, il n’en continue pas moins dans ses errements, se prêtant comme à plaisir aux agissement pleins de sadisme de sa femme, qui se venge ainsi de son « achat » par le rustre. De quel côté Michel Fau souhaite-t-il que le spectateur se situe ? Ses tortionnaires sont trop cruels et le persécutent avec trop de méchanceté pour que l’on puisse les soutenir, encore qu’il est quelques moments où l’on se prend à les comprendre. Le remarquable George Dandin de Michel Fau est quand même très humain, surtout à la fin où, transfigurée par l’ode à Bacchus concoctée par Lully, l’ivresse remplace le suicide.</p>
<p>	On parlera dorénavant du « Dandin de Michel Fau », comme l’on parlait de celui de Roger Planchon, et cette production constitue un nouveau jalon et une nouvelle date marquante dans l’histoire de la mise en scène et de l’interprétation de l’œuvre.</p>
<p>En tournée dans toute la France en 2022, après sa représentation au théâtre de Versailles en début d’année (<a href="https://www.forumopera.com/george-dandin-un-george-dandin-danthologie">voir le compte rendu de Marcel Quillévéré</a>).<br />
 </p>
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			</item>
		<item>
		<title>LULLY, George Dandin —</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/george-dandin-un-george-dandin-danthologie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marcel Quillevere]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Jan 2022 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Michel Fau entouré des chanteurs de l&#8217;Ensemble Marguerite Louise © Marcel Hermann Parmi les premiers événements du 400e anniversaire de la naissance de Molière, l’Opéra Royal de Versailles nous a convié à une magnifique réalisation de George Dandin, créé en 1668 pour « le Grand Divertissement Royal de Versailles » à la suite de la paix conclue avec &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          <img decoding="async" alt="" class="image-large" height="210" src="/sites/default/files/styles/large/public/georges_dandin-opera_royal_de_versailles-photo_marcel_hermann.png?itok=v1hhPAp_" title="Michel Fau entouré des chanteurs de l'Ensemble Marguerite Louise" width="468" /><br />
	Michel Fau entouré des chanteurs de l&rsquo;Ensemble Marguerite Louise © Marcel Hermann</p>
<p>Parmi les premiers événements du 400e anniversaire de la naissance de Molière, l’Opéra Royal de Versailles nous a convié à une magnifique réalisation de <em>George Dandin</em>, créé en 1668 pour « le Grand Divertissement Royal de Versailles » à la suite de la paix conclue avec l’Espagne. Souvent considéré comme une œuvre mineure, George Dandin prend ici toute sa dimension, et acquiert surtout une tout autre portée, accompagné de la musique et du ballet conçus par Lully avec la complicité de Molière. En ce sens la mise en scène de <strong>Michel Fau</strong>, si elle peut dérouter au début par l’outrance de la déclamation, prend tout son sens au fur et à mesure de la représentation. Elle s’apparente à une sorte de théâtre de la cruauté version Grand Siècle. George Dandin est un paysan fortuné qui a acquis un titre de noblesse en épousant la fille d’un hobereau ruiné. Sa jeune femme, mariée contre son gré, ne cesse de le cocufier. Il tente à plusieurs reprises de la prendre sur le fait mais en vain, les parents aristocrates n’ayant alors de cesse de l’humilier. Le décor d’<strong>Emmanuel Charles </strong>est très judicieux. La maison du paysan au fond d’une forêt touffue est dominée par une sorte de donjon où évoluent les aristocrates, tandis que Dandin est contraint d’escalader sans succès un vaste enchevêtrement de racines et de branches pour les atteindre et tenter de les convaincre des supposées turpitudes de leur fille. Le personnage est d’emblée pitoyable et l’ironie grinçante du sujet mise en relief dès l’ouverture du rideau. Dans les éclairages magnifiques de <strong>Joël Fabing</strong>, imitant ceux des théâtres à la bougie de l’époque baroque, les acteurs, éclairés par en-dessous, deviennent cauchemardesques. Ce cauchemar est d’autant plus violent que les diatribes de Dandin sont interrompues quand la forêt s’écarte et laisse place à un ballet de pastoureaux, affublés de vêtements somptueux de brocarts rouge vif, de dentelles et de rubans, couronnés de coiffures empanachées (magnifiques costumes de <strong>Christian Lacroix</strong>) comme dans les mascarades qu’affectionnait la Cour. Et dans ces divertissements, ils chantent l’amour et la fidélité en s’adressant sans cesse à Dandin. La musique de Lully n’est pas toujours du meilleur cru mais elle réserve quelques beaux moments lyriques notamment une superbe plainte de soprano (ici <strong>Juliette Perret</strong> ou <strong>Cécile Achille</strong>). <strong>Gaétan Jarry</strong>, au clavecin, est à la tête de l’<strong>Ensemble Marguerite Louise</strong>, dont les chanteurs sont aussi danseurs et comédiens avec un remarquable talent. Dans le quatuor vocal on remarque le timbre du baryton <strong>David Witzcak</strong> et l’excellente composition de <strong>François-Olivier Jean</strong>. Les acteurs sont tous formidables et entourent un Michel Fau à la fois histrion et pauvre hère, capable de passer d’une emphase ridicule à un cri de rage et de douleur, sans forcément attirer la sympathie du spectateur. Cette farce cruelle fait beaucoup rire et le paysan Lubin (<strong>Florent Hu</strong>) est bouffon à souhait. Elle s’apparente souvent à une <em>commedia dell’arte</em> au vitriol et s’achève bien amèrement quand Dandin ne trouve refuge que dans l’alcool, dans un hymne final à Bacchus signé Lully et entonné par tous les interprètes.</p>
<p>Au bout du compte, le seul qui tire son épingle du jeu, c’est l’amour qu’on ne peut acheter, sans oublier le combat, féministe avant l’heure, de la jeune épousée (superbe <strong>Alka Balbir</strong>) !</p>
<p>Michel Fau est un acteur hors pair et un grand metteur en scène toujours capable de se réinventer, passant de <em>Ciboulette</em> de Reynaldo Hahn à l’Opéra-Comique (inoubliable) à un <em>Wozzeck</em> bouleversant à Toulouse et enfin à ce rutilant <em>George Dandin</em> qui va à présent parcourir les routes de France, comme Molière autrefois. A ne pas rater !</p>
<p> </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Michel Fau ouvre le cycle Molière à Versailles avec George Dandin</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/michel-fau-ouvre-le-cycle-moliere-a-versailles-avec-george-dandin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Dec 2021 15:30:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Outre l’expodcast du CMBV, le 400e anniversaire de la naissance de Molière donne lieu à un cycle de comédies-ballets et de concerts, du 4 janvier au 26 juin prochains à Versailles (voir ci-dessous). George Dandin mis en scène par Michel Fau (qui interprètera le rôle-titre) ouvre les festivités à l’Opéra Royal. Cette production, prévue initialement &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Outre <a href="https://www.forumopera.com/breve/les-musiques-de-moliere-le-nouvel-expodcast-du-cmbv">l’expodcast du CMBV</a>, le 400<sup>e</sup> anniversaire de la naissance de Molière donne lieu à un cycle de comédies-ballets et de concerts, du 4 janvier au 26 juin prochains à Versailles (voir ci-dessous). <em>George Dandin</em> mis en scène par <strong>Michel Fau </strong>(qui interprètera le rôle-titre) ouvre les festivités à l’Opéra Royal. Cette production, prévue initialement au Théâtre des Bouffes du Nord en juin 202 mais annulée en raison du COVID, entamera ensuite une tournée d’une cinquantaine de dates. <strong>Gaétan Jarry</strong> dirige l’Ensemble Marguerite Louise qui a déjà enregistré la musique de la pièce pour le label discographique Château de Versailles Spectacles.  </p>
<p>A noter aussi dans le cadre des célébrations autour de cette anniversaire, un concert Molière/Charpentier le vendredi 14 janvier à 20h à l’auditorium du Musée du Louvre. <strong>Sébastien Daucé</strong> dirigera l’Ensemble Correspondances dans des extraits du <em>Mariage forcé</em>, du <em>Sicilien</em>, des <em>Plaisirs de Versailles</em> et du <em>Malade imaginaire</em>…</p>
<p>*CYCLE MOLIÈRE AU CHÂTEAU DE VERSAILLES DU MARDI 4 JANVIER AU DIMANCHE 26 JUIN 2022<br />
 <br />
COMÉDIES-BALLETS<br />
 <br />
DU 4 AU 8 JANVIER / OPÉRA ROYAL<br />
GEORGE DANDIN OU LE MARI CONFONDU<br />
Jean-Baptiste Lully &amp; Molière<br />
	Ensemble Marguerite Louise / Gaétan Jarry<br />
	Mise en scène : Michel Fau<br />
 <br />
DU 13 AU 17 AVRIL / OPÉRA ROYAL<br />
	LE MALADE IMAGINAIRE<br />
	Molière<br />
	Guillaume Gallienne et la troupe de la Comédie Française<br />
	Mise en scène : Claude Stratz<br />
 <br />
DU 9 AU 19 JUIN / OPÉRA ROYAL<br />
	LE BOURGEOIS GENTILHOMME<br />
	Jean-Baptiste Lully &amp; Molière<br />
	Mise en scène : Denis Podalydès (sociétaire de la Comédie-Française)<br />
	Ensemble La Révérence / Christophe Coin<br />
 <br />
CONCERTS<br />
 <br />
JEUDI 13 JANVIER / OPÉRA ROYAL<br />
	LES PLAISIRS DE VERSAILLES<br />
	Marc-Antoine Charpentier<br />
	Ensemble Correspondances / Sébastien Daucé<br />
 <br />
VENDREDI 14 JANVIER / OPÉRA ROYAL<br />
	LE BALLET DES JEAN-BAPTISTE<br />
	Jean-Baptiste Lully &amp; Molière<br />
	Le Poème Harmonique / Vincent Dumestre<br />
 <br />
DIMANCHE 30 JANVIER / OPÉRA ROYAL<br />
	PSYCHÉ<br />
	Jean-Baptiste Lully<br />
	Les Talens Lyriques / Christophe Rousset<br />
 <br />
SAMEDI 25 ET DIMANCHE 26 JUIN / OPÉRA ROYAL<br />
	MOLIÈRE ET SES MUSIQUES<br />
	Jean-Baptiste Lully &amp; Marc-Antoine Charpentier<br />
	Les Arts Florissants / William Christie</p>
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		<title>Rameau triomphant, Mathias Vidal, Haute-contre</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/rameau-triomphant-mathias-vidal-haute-contre-enchantements-ramistes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Jul 2021 04:36:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Rameau, familier de l’opéra depuis l’âge de 12 ans, a retrouvé sa place sur les scènes les plus prestigieuses. L’ignorerait-on, que l’écoute de cet enregistrement serait un pur délice. Sauf que tous les airs retenus, à juste titre pour leurs qualités musicales et dramatiques, tous ces airs sont enchaînés, avec pour souci premier la variété &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Rameau, familier de l’opéra depuis l’âge de 12 ans, a retrouvé sa place sur les scènes les plus prestigieuses. L’ignorerait-on, que l’écoute de cet enregistrement serait un pur délice. Sauf que tous les airs retenus, à juste titre pour leurs qualités musicales et dramatiques, tous ces airs sont enchaînés, avec pour souci premier la variété des expressions, l’harmonie des enchaînements, renonçant à la cohérence des ouvrages dont ils sont tirés. Le projet n’était pas celui d’une anthologie raisonnée, mais un récital, un florilège. Va donc pour le bouquet que nous offrent <strong>Mathias Vida</strong>l et ses complices de Marguerite Louise, conduits par <strong>Gaétan Jarry</strong>.</p>
<p>En une trentaine d’années, Rameau nous lègue autant d’ouvrages lyriques, tragédies, opéras-ballets, comédies, pastorales etc.  S’il n’a pas tout chanté ni enregistré, Mathias Vidal a illustré magistralement les principaux rôles correspondant à sa tessiture, avec les chefs les plus prestigieux. A travers une dizaine d’ouvrages, auxquels notre haute-contre emprunte les plus belles pages écrites pour sa voix, il nous offre le meilleur de son art. Seul <em>Hippolyte et Aricie</em>, parmi les sommets, est oublié.  Alternent avec intelligence et goût les pages instrumentales et les airs, renouvelant l’attention. Son intimité à ce répertoire qu’il affectionne plus que tout autre nous vaut un feu d’artifice vocal, comme celui qui consacra Jélyotte en son temps, sans aucun doute. Ainsi qu’on pouvait s’y attendre, toutes les qualités sont réunies : émission, diction exemplaire, agilité, longueur et conduite de voix, sens dramatique. Chaque air appellerait un commentaire, écrivons simplement que Mathias Vidal se révèle au sommet de son art, rivalisant avec les grands chanteurs ayant marqué l’histoire, les surpassant souvent. Le jubilatoire « Jouissons, jouissons de nos beaux ans » (des <em>Boréades</em>), la force et la vigueur martiale de l’air de Pollux « éclatez, fières trompettes », la conduite de « Règne, Amour » (<em>Pigmalion</em>), l’intensité expressive des airs de <em>Dardanus</em>, il n’est pas de page qui n’appelle l’émotion. Le trio des songes, avec deux chanteurs du chœur, n’est pas moins admirable.</p>
<p>L’Ensemble Marguerite Louise, lui aussi familier de ce répertoire, se montre un accompagnateur réactif mais inégal. Non que sa technique, son style ou son engagement soient pris en défaut, mais le choix de certains tempi ou caractères paraît surprenant. Ainsi, des <em>Indes galantes</em>, l’air pour les esclaves africains revêt ici une élégance raffinée à rebours de sa destination et du « lourdement » que voulait le compositeur. L’orage de <em>Platée</em>, relativement conventionnel, se montre impropre à susciter la frayeur. « Calme des sens », élégiaque est réussi, mais les tambourins précédents, du prologue de <em>Dardanus</em>, animés, nerveux, très contrastés, paraissent un peu pâles. Ce seront là les seules menues réserves, qui n’altèrent pas le profond bonheur éprouvé à l’écoute de cet enregistrement.</p>
<p>Comme à son habitude, le label Château de Versailles nous vaut une remarquable plaquette, trilingue, soigneusement documentée, comportant la totalité des airs et leur traduction en anglais et en allemand.</p>
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		<title>Georges Dandin &#8211; La Grotte de Versailles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/georges-dandin-la-grotte-de-versailles-encore-des-bergers/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Dec 2020 05:00:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au faîte de sa gloire, Louis XIV faisait organiser par Lully, à Versailles, des fêtes fastueuses où se mêlaient musique, danse, chant, théâtre et bonne chère. Le souvenir nous en est parvenu par la gravure et par quelques espaces préservés dans le parc, mais aussi par la plupart des œuvres qui y furent jouées. S’il &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Au faîte de sa gloire, Louis XIV faisait organiser par Lully, à Versailles, des fêtes fastueuses où se mêlaient musique, danse, chant, théâtre et bonne chère. Le souvenir nous en est parvenu par la gravure et par quelques espaces préservés dans le parc, mais aussi par la plupart des œuvres qui y furent jouées. S’il n’y avait eu le théâtre, on en serait resté à des thèmes classiques peu novateurs, où règnent essentiellement bergers et moutons, dont Molière se moque dans <em>Le Bourgeois Gentilhomme</em>. « Sont-ce encore des bergers ? » soupire Monsieur Jourdain au premier acte, et le maître à danser de lui répondre, passablement agacé : « C’est ce qu’il vous plaira ! ». En ce 15 juillet 1668, on retrouve dans la musique de <em>La Grotte de Versailles</em> et de <em>George Dandin</em> ces mêmes sources d’inspiration, avec de nombreux « airs et rondeaux pour les bergers », et « Goutons bien les plaisirs, bergère »…</p>
<p>	Pourtant, rien d’ennuyeux dans cet enregistrement qui étincelle de mille feux, surtout grâce à l’interprétation brillante et variée de <strong>Gaétan Jarry</strong> et de l’ensemble <strong>Marguerite Louise</strong>. Orchestre aux belles sonorités, chœur et solistes aux respirations justes, rebonds bien en place, voix toutes belles et égales qui donnent des ensembles d’une grande unité. On doit louer tout particulièrement une prononciation d’excellente qualité, le tout mis en valeur par un enregistrement d’une parfaite clarté.</p>
<p>	Bien sûr, autant <em>La Grotte de Versailles</em> est un divertissement qui se suffit à lui-même du point de vue musical, autant l’on peut regretter de ne pas avoir la pièce <em>George Dandin</em> intégralement, surtout du fait qu’il s’agit ici de la musique du spectacle récemment mis en scène par Michel Fau et produit par Les Bouffes du Nord, et qui après des interruptions doit être à nouveau présenté prochainement. Car alors que la pièce n’offre guère de personnages sympathiques, c’est paradoxalement grâce à la musique et au chant que l’on trouve un côté léger et plaisant plus souriant. Ce qui démontre combien, comme pour <em>Le Malade imaginaire</em>, il est important de donner la pièce avec son accompagnement musical, même s’il s’agit plus d’une farce grinçante et désabusée avec divertissements chantés et dansés que d’une véritable comédie-ballet.</p>
<p>	Cerises sur le gâteau, en introduction la « Marche pour les gardes du Roi » de Claude Babelon, et au fil du concert, trois morceaux extraits de <em>Psyché</em>, la fameuse – et plutôt méconnue – tragédie ballet de Molière, Pierre Corneille, Quinault et Lully (1671), après laquelle ce dernier, englué dans ses prétentions hégémoniques, cessera de collaborer avec Molière.</p>
<p>	Un important livret d’une centaine de pages, avec des textes en français, anglais et allemand, propose de nombreuses petites études synthétiques agréables à lire, ainsi que le texte des interventions chantées également en trois langues.<br />
	Un CD original et précieux, idéal pour un cadeau de fin d’année.</p>
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