<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Garde Républicaine - Orchestre - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/orchestre/garde-republicaine/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/orchestre/garde-republicaine/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Wed, 27 Mar 2024 05:38:32 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Garde Républicaine - Orchestre - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/orchestre/garde-republicaine/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Les grandes voix lyriques d’Afrique &#8211; Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/les-grandes-voix-lyriques-dafrique-paris-tce/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marcel Quillevere]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Mar 2024 02:40:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=159039</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’organisation de solidarité internationale Women of Africa créée en 2002 et présidée par Patricia Djomseu, femme exceptionnelle, passionnée d’opéra, cheffe d’entreprise dans le domaine de l’industrie, est à l’initiative de du Concours international des voix d’Afrique organisé par&#160;Africa Lyric’s Opera et du concert donné le samedi 23 mars 2024 au Théâtre des Champs Élysées devant &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/les-grandes-voix-lyriques-dafrique-paris-tce/"> <span class="screen-reader-text">Les grandes voix lyriques d’Afrique &#8211; Paris (TCE)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/les-grandes-voix-lyriques-dafrique-paris-tce/">Les grandes voix lyriques d’Afrique &#8211; Paris (TCE)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>L’organisation de solidarité internationale <em>Women of Africa</em> créée en 2002 et présidée par <strong>Patricia Djomseu</strong>, femme exceptionnelle, passionnée d’opéra, cheffe d’entreprise dans le domaine de l’industrie, est à l’initiative de du Concours international des voix d’Afrique organisé par&nbsp;<em>Africa Lyric’s Opera</em> et du concert donné le samedi 23 mars 2024 au Théâtre des Champs Élysées devant une salle comble. Pour l’occasion l’excellent Orchestre Symphonique de la Garde Républicaine était dirigé par son chef titulaire <strong>Sébastien Billard</strong> avec une belle énergie (superbe <em>Russlan et Ludmila</em> de Glinka) et une réelle complicité avec les chanteurs invités.</p>
<p>Le concert débutait sur les sommets par le contre-ténor américain <strong>Patrick Dailey</strong> bien connu aux États-Unis pour ses rôles dans des opéras de Britten, Cavalli, Monteverdi, etc. Le lyrisme élégiaque de l’air fétiche des contre-ténors, «&nbsp;Vedrò con mio diletto&nbsp;» de l’opéra<em> Giustino</em> de Vivaldi, convient à merveille à sa voix légère qu’il conduit avec un legato sans faille, lui permettant des sons filés dans l’aigu jusqu’à l’extrême pianissimo. Il déclenche aussitôt une véritable ovation. Il saura, à l’avenir, mieux conforter l’assise de sa voix pour aborder plus à son aise les airs vaillants de Haendel. C’est ensuite la soprano <strong>Masabane Cecilia Rangwanasha</strong>, originaire d’Afrique du Sud et établie aujourd’hui à Zürich, qui enthousiasme le public par son interprétation remarquable du célèbre «&nbsp;Ebben ne andrò lontana&nbsp;» de <em>La Wally de</em> Catalani. La voix est ample, le phrasé et l’italien à l’unisson, et le timbre somptueux jusqu’à l’aigu final impressionnant d’aisance et d’amplitude. Le public anglais ne s’est pas trompé en l’applaudissant au Covent Garden dans <em>Susanna</em> de Haendel et en lui décernant son prix, peu après, au Concours de la BBC en 2021. Elle chante ensuite le duo de l’acte 2 de <em>Norma</em> en compagnie de la doyenne de la soirée, la mezzo-soprano <strong>Bonita Hyman</strong>, grande fidèle du projet Africa Lyric’s Opera, qui avait fait des débuts impressionnant au Grand Théâtre de Genève en 1999. Masabane Cecilia Rangwanasha serait superbe dans le rôle de Norma mais, prudente, elle veut encore progresser.</p>
<p>Suivent des airs et des ensembles qui évitent au concert de tomber dans le piège ennuyeux d’une audition de concours. Le ténor, pianiste et chef d’orchestre français <strong>Yanis Benabdallah</strong>, d’origine marocaine et hongroise, apporte à la soirée un grain de fantaisie tout à fait bienvenu. Brillant comédien, ouvert à toutes les musiques, il interprète avec panache, l’air de Kleinzach des <em>Contes d’Hoffmann</em> d’Offenbach et avec légèreté le <em>Brindis</em>i&nbsp;de <em>La traviata</em> avec la soprano <strong>Mariam Battistelli</strong>, qui est, elle aussi, une belle découverte. Soprano italienne née en Éthiopie, elle a fait ses armes dans la troupe de l’Opéra de Vienne avant de chanter en 2021 le rôle d’Adina de <em>l’Elixir d’Amour</em> de Donizetti au Festival de Glyndebourne. Cantatrice affirmée, elle est très émouvante dans le Chant à la Lune de <em>Rusalka </em>de Dvorak.</p>
<p>Le Chœur de l’Armée Français entre alors en scène jusqu’à la fin et <strong>Aurore Tillac</strong>, à sa tête, sait le galvaniser dans tous les genres y compris dans un thème du groupe de rock américain Toto où les solistes du chœur sont inénarrables. Suivent alors des airs de Broadway avec la mezzo américaine <strong>Raehann Bryce-Davis</strong>, les Français <strong>Françis Germain Manwell</strong> et <strong>Christian Moungoungou </strong>(excellent dans Gershwin) et un bel extrait de l’opéra camerounais de <strong>Jules Teukam</strong> <em>Les Amazones du Dahomey </em>chanté en langues Fon et Yoruba par la soprano <strong>Elisabeth Moussous</strong>, elle aussi camerounaise, établie en France, d’une force expressive rare dans cet air dramatique. Depuis son stage à l’Atelier Lyrique de l’Opéra de Paris elle a fait son chemin jusqu’au Teatro Regio de Parme. Elle terminait en beauté le concert, avant le populaire «<em>&nbsp;Tajabone</em>&nbsp;» du Sénégal et un extrait des <em>Carmina Burana </em>de Carl Orff par le chœur et les solistes réunis.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/les-grandes-voix-lyriques-dafrique-paris-tce/">Les grandes voix lyriques d’Afrique &#8211; Paris (TCE)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>DONIZETTI, La Fille du régiment &#8211; Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/donizetti-la-fille-du-regiment-paris-tce/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Apr 2023 06:41:33 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=127998</guid>

					<description><![CDATA[<p>Proposer en version de concert La Fille du régiment est un choix a priori surprenant. Le premier ouvrage lyrique en langue française de Donizetti relève du genre opéra-comique. L&#8217;alternance de textes chantés et parlés semble peu compatible avec l’absence de mise en scène. Son succès, jamais démenti, le classe parmi les fleurons de sa catégorie &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/donizetti-la-fille-du-regiment-paris-tce/"> <span class="screen-reader-text">DONIZETTI, La Fille du régiment &#8211; Paris (TCE)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/donizetti-la-fille-du-regiment-paris-tce/">DONIZETTI, La Fille du régiment &#8211; Paris (TCE)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Proposer en version de concert <em>La Fille du régiment</em> est un choix a priori surprenant. Le premier ouvrage lyrique en langue française de Donizetti relève du genre opéra-comique. L&rsquo;alternance de textes chantés et parlés semble peu compatible avec l’absence de mise en scène. Son succès, jamais démenti, le classe parmi les fleurons de sa catégorie quand l’option concertante est le plus souvent réservée aux ouvrages rarement joués.</p>
<p>Confier un ouvrage patriotique à l’Orchestre de la Garde Républicaine s’inscrit en revanche dans une logique imparable. Sous la baguette narquoise d’Hervé Niquet, les cuivres semblent prendre un malin plaisir à rutiler et les timbales à rouler. Non exempt de pesanteur, l’excès d’entrain nuit parfois à la mesure et dans la première partie à la balance entre voix et instruments. La représentation suivante, ce mercredi 5 avril, devrait résoudre les quelques écarts de mise en place. Formidable d’unité, le chœur de l’Armée française s’épanouit avec le naturel joyeux que l’on peut attendre d’un ensemble à vocation militaire dont la vingtaine de membres interprètent autant de soldats.</p>
<p>Côté chanteurs, il s’agit de donner vie aux personnages sans le soutien du théâtre et de ses apparats – costumes, décors… Avoir chanté <em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-fille-du-regiment-liege-ah-mes-amis-quel-jour-de-fete/">La Fille du régiment </a></em><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-fille-du-regiment-liege-ah-mes-amis-quel-jour-de-fete/">sur scène à Liège</a> aide <strong>Jodie Devos</strong> à endosser le rôle de la vivandière. L’aisance avec laquelle elle coiffe la charlotte donizettienne n’en est pas moins admirable. La légèreté de la voix accentue la jeunesse de Marie. L’agilité prend le pas sur la sensibilité, la virtuosité de « Aux bruits de la guerre » sur la mélancolie de « il faut partir ». Mais le charme se dispute à l’humour notamment au deuxième acte lors d’une leçon de chant allègrement massacrée. La justesse du ton et l’évidence de la diction ne sont pas les moindres atouts d’une interprétation ovationnée par le public.</p>
<p>Fraîcheur et sincérité caractérisent aussi la manière dont <strong>Sahy Ratia</strong> aborde Tonio. Même légèreté, même musicalité : les deux amoureux sont en symbiose, condition indispensable à l’équilibre de la représentation. Étaient évidemment attendus les neuf contre-ut de « Pour mon âme » ; ils répondent à l’appel, crânement envoyés d’une voix claire et égale. « Pour me rapprocher de Marie » souffre d’un défaut de couleurs mais non de style. Voilà un ténor dont le sens du phrasé devrait trouver matière à s’épanouir dans le répertoire de la Salle Favart.</p>
<p>Les autres rôles veulent des interprètes comédiens autant que chanteurs. Là encore, rien à redire, de <strong>Marc Labonnette</strong>, Sulpice bonhomme, loin de toute outrance, à la Marquise drolatique de <strong>Doris Lamprecht</strong>, grande dame perchée aux faux airs de Valérie Lemercier, sans oublier – <em>last but not least </em>– <strong>Felicity Lott</strong> qui en peu de répliques impose une Crakentorp au chic incomparable.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/donizetti-la-fille-du-regiment-paris-tce/">DONIZETTI, La Fille du régiment &#8211; Paris (TCE)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les cris de Paris — Montpellier (Festival)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/les-cris-de-paris-montpellier-festival-cris-et-chuchotements/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Jul 2018 03:04:01 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/cris-et-chuchotements/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Berlioz appréciait les deux compositeurs, dont le second est injustement oublié. Est-ce suffisant pour ouvrir le concert par le premier concerto pour clarinette de Weber ? D’autant que l’œuvre  – abondante – de Georges Kastner autorisait un autre choix (chœur orphéonique ou mixte, fragment d’opéra, pièce pour orchestre d’harmonie etc.). Grand classique parmi les concertos pour &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/les-cris-de-paris-montpellier-festival-cris-et-chuchotements/"> <span class="screen-reader-text">Les cris de Paris — Montpellier (Festival)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/les-cris-de-paris-montpellier-festival-cris-et-chuchotements/">Les cris de Paris — Montpellier (Festival)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Berlioz appréciait les deux compositeurs, dont le second est injustement oublié. Est-ce suffisant pour ouvrir le concert par le premier concerto pour clarinette de Weber ? D’autant que l’œuvre  – abondante – de Georges Kastner autorisait un autre choix (chœur orphéonique ou mixte, fragment d’opéra, pièce pour orchestre d’harmonie etc.). Grand classique parmi les concertos pour clarinette, le premier de Weber est un pur joyau,  suffisamment connu pour nous dispenser d’en rappeler les qualités. Si l’éloignement de l’orchestre en étouffe le son, la direction d’<strong>Hervé Niquet</strong> laisse ici perplexe, qui brasse beaucoup d’air, en ces temps de canicule, pour un effet modeste. Les phrasés, les couleurs, les respirations, les oppositions sont estompés pour une production insipide, plate. C’est particulièrement vrai dans le finale. L’allegretto est pris très rapide, trop,  les couplets du rondo, délibérément contrastés, paraissent pâles à l’orchestre. Le bonheur vient de <strong>Paul Meyer</strong>, à la virtuosité magistrale, au jeu d’une rare élégance, volubile, articulé, délicat comme flamboyant.</p>
<p>Compte tenu du parcours musical et des ancrages d’Hervé Niquet dans la musique ancienne, on s’étonne, a priori, qu’il ait préféré <em>les Cris de Paris</em> à <em>Saint-Julien des Ménétriers</em>, dont la typologie est semblable : un volume en deux parties, la première consistant en une étude savante, documentée du sujet, la seconde d’une œuvre musicale de taille respectable, écrite avec le plus grand soin, sur le thème retenu. Ce sera sans doute pour une prochaine production, comme <em>Les sirènes</em>.  Le caractère humoristique de l’ouvrage a certainement séduit notre chef, pour qui le rire est une dimension essentielle.  Ainsi, sa direction, enjouée, attentive, efficace sera-t-elle sans relation avec la gestique adoptée pour Weber.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="468" src="/sites/default/files/styles/large/public/kastner.jpg?itok=cPoVyQ7o" title="Georges Kastner © DR" width="323" /><br />
	Georges Kastner © DR </p>
<p>Etrange cette « grande symphonie humoristique, vocale et instrumentale », œuvre d’un non moins étrange compositeur, philologue, théoricien, totalement oublié, malgré une œuvre riche et variée : Georges Kastner. Trois parties (le matin, le jour, le soir), où soli, chœurs et orchestre relatent l’éveil de Paris, marqué par les cris des petits métiers, puis la rêverie diurne et amoureuse du Dormeur éveillé, enfin le Soir, illustré par le Promeneur solitaire puis le Portier. Le tout est ponctué par la musique de la garde montante, celle d’un régiment de cavalerie, les tambours de la retraite sans oublier les sonneurs de trompe. Les chœurs, nombreux et variés, chargés des interjections pittoresques (« voix diverses…voix confuses… ») comme de pièces orphéoniques ou pour voix mixtes,  jouent un rôle non moins essentiel.</p>
<p>Pour l’auditeur du XXIe S, l’humour se limite à quelques traits instrumentaux et aux cris, parfois inintelligibles, d’autant que leur mémoire a totalement disparu. Il est dommage que le texte du livret  (illisible en salle) n’ait pu être sur-titré, car malgré les qualités de diction d’<strong>Enguerrand de Hys</strong>  et les efforts des autres solistes, il est malaisé d’en apprécier la saveur. Enfin, les références culturelles, évidentes lorsqu’il s’agit des appellations des personnages (Titania, évidemment blonde ; le Promeneur solitaire, dont les rêveries sont connues), ces références ne peuvent qu’échapper au plus grand nombre pour l’essentiel : qui connaît encore <em>le Marchand d’amour</em>, dont  trois couplets  structurent la partie centrale ?</p>
<p>En uniforme, la Garde Républicaine  aligne ce soir sa formation symphonique comme son orchestre d’harmonie. Deux pianos, au jeu contradictoire, sont requis, mais aussi des enclumes, fouets, grelots qui participent à ce tableau foisonnant des bruits de la capitale. Ces moyens exceptionnels autorisent les combinaisons les plus surprenantes et riches, de la légèreté de la rêverie, à laquelle participe la harpe, jusqu’aux accents  martiaux les plus sonores. Sorte de résumé involontaire des musiques françaises du XIXe S, on y trouve tous les genres et toutes les formes d’expression. Le tout nouveau saxophone se voit même confier une belle phrase introduisant le sommeil.</p>
<p>On est ravi et quelque peu déconcerté. Les solistes nous valent de belles envolées lyriques (Kastner a laissé plusieurs opéras), la polyphonie mêle des écritures  savantes à des cris  projetés à souhait, sonores, <em>sprechgesang</em> avant l’heure, sur un mouvement léger et dansant des cordes. A certains moments on croit écouter Offenbach, car c’est toujours animé, avec l’esprit de l’opéra-comique. La mise en espace des chœurs, colorés à souhait, participe au bonheur de cette soirée.  Comment résister à la séduction des musiques d’harmonie, ici d’un grand raffinement, écrites avec un soin rare ? Les musiciens prennent un évident plaisir à jouer – comme le chef  à diriger – avec des cuivres puissants et clairs. Les cordes ne sont pas en reste.</p>
<p>Les airs et récitatifs confiés à Enguerrand de Hys, puis son duo avec la soprano, auquel participent les deux pianos, soutiennent la comparaison avec tel passage de <em>Lélio</em>, de Berlioz. Le ténor excelle dans ce répertoire, au jeu convaincant, d’une émission claire et sonore, toujours intelligible. <strong>Lucie Edel </strong> (Titania) participe fréquemment aux productions dirigées par Hervé Niquet, dans des répertoires variés. La voix ne manque pas de charme, malgré un passage et des graves délicats. Le recours ponctuel au violon solo, à la flûte, dans l’accompagnement de notre soprano, tout séduit. La bonne humeur, le sourire sont irrésistibles à l’écoute de la fanfare, admirablement jouée, qui conclut la deuxième partie.  Des roulements de tambour introduisent le Soir. Une valse très française, élégante, confiée aux bois et aux cordes introduit le baryton, <strong>Arnaud Richard</strong>.  Voix solide, timbre séduisant et articulation impeccable, le Promeneur solitaire et le Portier nous valent deux beaux airs. Coiffés de canotiers, les chanteurs dialoguent avec deux jeunes filles, moment de bonheur, léger, fugace comme le veut l’histoire. Jamais triviales ni vulgaires, polkas, valses, quadrilles, solo de cornet,  au parfum désuet, s’enchaînent pour notre plaisir. Le finale, aux cordes sombres, graves auxquelles se joignent les clarinettes, puis les cors solos, justifie à lui seul la recréation  de cet ouvrage singulier. Le ténor, puis le baryton, enfin le chœur l’animent, avec une plénitude, une fraîcheur  et une qualité d’écriture qui  s’inscrivent dans la descendance lointaine du dernier Haydn.</p>
<p>Merci au Festival Radio France de nous avoir permis la redécouverte de cet ouvrage étonnant – simple curiosité ou trait de génie ? – qui appelle d’autres écoutes.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/les-cris-de-paris-montpellier-festival-cris-et-chuchotements/">Les cris de Paris — Montpellier (Festival)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Africa Lyric’s Opéra, les voix de demain</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/africa-lyrics-opera-les-voix-de-demain/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Sep 2016 09:53:48 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/africa-lyrics-opera-les-voix-de-demain/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Depuis 2002, Women of Africa, une organisation de solidarité internationale présente dans dix pays, dont huit d&#8217;Afrique, s&#8217;emploie à traiter les problèmes de notre monde comme ils devraient toujours l&#8217;être, non de manière autoritaire et paternaliste ainsi qu&#8217;ils ont tendance le plus souvent à être envisagés mais en encourageant « une citoyenneté responsable » à &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/africa-lyrics-opera-les-voix-de-demain/"> <span class="screen-reader-text">Africa Lyric’s Opéra, les voix de demain</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/africa-lyrics-opera-les-voix-de-demain/">Africa Lyric’s Opéra, les voix de demain</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis 2002, Women of Africa, une organisation de solidarité internationale présente dans dix pays, dont huit d&rsquo;Afrique, s&#8217;emploie à traiter les problèmes de notre monde comme ils devraient toujours l&rsquo;être, non de manière autoritaire et paternaliste ainsi qu&rsquo;ils ont tendance le plus souvent à être envisagés mais en encourageant « une citoyenneté responsable » à travers des initiatives locales pensées à un niveau global. Pour exemple (parmi de nombreux autres), le projet Africa Lyric&rsquo;s Opera, qui soutient les jeunes artistes  lyriques africains avec en prévision l&rsquo;ouverture d&rsquo;un conservatoire de musique en Afrique.</p>
<p>Une soirée de gala au Théâtre des Champs-Elysées visait hier soir, mercredi 28 septembre, à soutenir ce projet. Huit chanteurs d&rsquo;origine afro-américaine, accompagnés par l&rsquo;Orchestre de la Garde républicaine placé sous la direction de<strong> Sébastien Billard</strong>, ont parcouru un vaste répertoire, du Rossini le plus sérieux avec « Non lasciarmi in tal momento » – un air tiré d’<em>Aureliano in Palmira</em>, écrit à l’intention du castrat Giovanni Battista Velutti, chanté par l’étonnant contre-ténor <strong>Serge Kakudji</strong> – à « A Tara », un chant sacré camerounais interprété avec ferveur par le Chœur de l’Armée française et la basse <strong>Jacques-Greg Belobo</strong>. Plus qu’une « Cold Song », portée pourtant  à un niveau d’interprétation dramatique saisissant par <strong>Fabrice Di Falco</strong>, plus que des extraits de <em>Porgy and Bess</em>, tous confondants d’aisance et de justesse avec, par <strong>Marie-Laure Garnier</strong> un « Summertime » à faire pleurer des pierres ou dans « There’s a boat dat’s leavin’ soon » l&rsquo;admirable swing du ténor <strong>Chauncey Packer</strong>, c’est <strong>Axelle Fanyo</strong> qui a créé la surprise, rappelant que l’Afrique est un formidable vivier de voix nouvelles, appelé sans doute à supplanter l’Asie dans les années à venir. Patricia Djomseu, la présidente déléguée de Women of Africa, ne s’y est pas trompée. La soprano bénéficiera du programme de soutien de l&rsquo;association aux jeunes talents lyriques. Rendez-vous est d&rsquo;ores et déjà pris en 2018 pour une nouvelle édition de Africa Lyric’s Opéra ; plus d’informations en attendant sur <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.womenofafrica.org/?">www.womenofafrica.org</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/africa-lyrics-opera-les-voix-de-demain/">Africa Lyric’s Opéra, les voix de demain</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Stéphane Degout et Julie Fuchs font la fête au Musée d&#8217;Orsay</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/stephane-degout-et-julie-fuchs-font-la-fete-au-musee-dorsay/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Jan 2016 06:21:42 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/stephane-degout-et-julie-fuchs-font-la-fete-au-musee-dorsay/</guid>

					<description><![CDATA[<p>« Notre ambition commune est de recréer l’atmosphère des grandes fêtes populaires de la IIIe République, qui entreprit avec succès de développer l’instruction musicale pour tous, vit fleurir les sociétés de concerts, les kiosques à musique, les orphéons et les concours de chorale » explique Luc Bouniol-Laffont, chef du service culturel de l’auditorium du musée d’Orsay, à &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/stephane-degout-et-julie-fuchs-font-la-fete-au-musee-dorsay/"> <span class="screen-reader-text">Stéphane Degout et Julie Fuchs font la fête au Musée d&#8217;Orsay</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/stephane-degout-et-julie-fuchs-font-la-fete-au-musee-dorsay/">Stéphane Degout et Julie Fuchs font la fête au Musée d&rsquo;Orsay</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« <em>Notre ambition commune est de recréer l’atmosphère des grandes fêtes populaires de la IIIe République, qui entreprit avec succès de développer l’instruction musicale pour tous, vit fleurir les sociétés de concerts, les kiosques à musique, les orphéons et les concours de chorale</em> » explique <strong>Luc Bouniol-Laffont</strong>, chef du service culturel de l’auditorium du musée d’Orsay, à propos de l’événement « Orsay en fête », du 22 au 24 janvier prochains. Pendant trois jours, les différentes formations musicales de la Garde républicaine – l’Orchestre mais aussi la Musique de la Garde, la fanfare de la cavalerie, le Chœur de l’Armée Française, les trompes de chasse – investiront le Musée d’Orsay en une vingtaine de concerts d’une quinzaine de minutes auxquels s’ajouteront des activités pour le jeune public et des conférences sur la musique de la IIIe république. Deux grands rendez-vous en fin de soirée solenniseront la manifestation, le premier surtout le vendredi 22 janvier à 20h qui réunira l’orchestre, le chœur et deux grands chanteurs français – <strong>Julie Fuchs</strong> et <strong>Stéphane Degout</strong> – dans des extraits du grand répertoire français. Cocorico !</p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/stephane-degout-et-julie-fuchs-font-la-fete-au-musee-dorsay/">Stéphane Degout et Julie Fuchs font la fête au Musée d&rsquo;Orsay</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les Ténors classiques, si le chœur vous en dit</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/les-tenors-classiques-si-le-choeur-vous-en-dit/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Mar 2015 16:00:12 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/les-tenors-classiques-si-le-choeur-vous-en-dit/</guid>

					<description><![CDATA[<p>« Les plus grands chœurs d’opéra chantés par trois ténors deviennent des grands airs lyriques » : vous n’en rêviez pas forcément, Sony l’a fait. Depuis que la réunion de Luciano Pavarotti, Placido Domingo et José Carreras aux Thermes de Caracalla en 1990 a entrainé la vente de plusieurs millions d’albums, les labels discographiques s’appliquent à reproduire une &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/les-tenors-classiques-si-le-choeur-vous-en-dit/"> <span class="screen-reader-text">Les Ténors classiques, si le chœur vous en dit</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/les-tenors-classiques-si-le-choeur-vous-en-dit/">Les Ténors classiques, si le chœur vous en dit</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« <em>Les plus grands chœurs d’opéra chantés par trois ténors deviennent des grands airs lyriques</em> » : vous n’en rêviez pas forcément, Sony l’a fait. Depuis que la réunion de Luciano Pavarotti, Placido Domingo et José Carreras aux Thermes de Caracalla en 1990 a entrainé la vente de plusieurs millions d’albums, les labels discographiques s’appliquent à reproduire une formule dont le filon semble s’épuiser chaque année davantage. Cette fois, il s’agit de l’adaptation pour trois voix de ténors de quelques-uns des plus célèbres chœurs d’opéras : les courtisans de <em>Rigoletto</em>, les matadors de <em>La traviata</em>, les bohémiens du <em>Trouvère</em>, les prisonniers de <em>Fidelio</em>, les pèlerins de <em>Tannhaüser</em> et même la chevauchée des Walkyries ! Les 65 instruments à vent de l’Orchestre d’Harmonie de la Garde Républicaine, dirigés par <strong>François Boulanger</strong>, sont censés « <em>apporter des couleurs inédites au projet</em> ». Les partitions interprétées n&rsquo;en paraissent pas moins rebattues. La popularité de ces trois ténors n&rsquo;est pas comparable à celle de leurs ainés. A les écouter chanter l’italien et l&rsquo;allemand, on comprend qu’ils n’ont pas grandi au sud des Alpes, ni à l&rsquo;est du Rhin. <strong>Olivier Coiffet</strong> se produit en soliste avec de nombreux ensembles, <strong>David Lefort</strong> est un interprète reconnu de mélodies françaises (son premier disque consacré aux mélodies de Poulenc a été récompensé en 2006 par un Orphée d’Or de l’Académie du Disque Lyrique) et <strong>Robert Getchell</strong> compte à son palmarès plusieurs grands rôles du répertoire, baroque principalement. Que diable sont-ils allés faire dans cette galère ?</p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/VBOCDEsVA-Y?rel=0" width="560"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/les-tenors-classiques-si-le-choeur-vous-en-dit/">Les Ténors classiques, si le chœur vous en dit</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
