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	<title>Gulbenkian - Orchestre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Gulbenkian - Orchestre - Forum Opéra</title>
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		<title>Madama Butterfly (Melody Moore)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/madama-butterfly-melody-moore-demi-teinte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Pierre Rousseau]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Jan 2022 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Quand surgit une nouvelle version – de studio – d&#8217;un opéra du répertoire, on se dit que : 1. l&#8217;éditeur est courageux  2. qu&#8217;elle peut enrichir la discographie de l&#8217;œuvre. Le problème, s&#8217;agissant de Madame Butterfly , c&#8217;est que l&#8217;ouvrage a été particulièrement bien servi au disque : deux fois Karajan avec Callas et Freni, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Quand surgit une nouvelle version – de studio – d&rsquo;un opéra du répertoire, on se dit que :</p>
<p>1. l&rsquo;éditeur est courageux </p>
<p>2. qu&rsquo;elle peut enrichir la discographie de l&rsquo;œuvre.</p>
<p>Le problème, s&rsquo;agissant de <em>Madame Butterfly</em> , c&rsquo;est que l&rsquo;ouvrage a été particulièrement bien servi au disque : deux fois Karajan avec Callas et Freni, Pappano avec Angela Gheorghiu et Jonas Kaufmann, mais aussi Barbirolli (Scotto), Serafin (Tebaldi), Santini (Los Angeles)&#8230; et quelques ténors de premier plan.</p>
<p>A priori la nouvelle venue ne présente pas un casting qui soit de nature à bouleverser la discographie. Mais l&rsquo;écoute peut réserver des surprises&#8230;</p>
<p><strong style="font-size: 14px">Un opéra de chef ?</strong></p>
<p>Kasper van Kooten signe – en anglais seulement – l&rsquo;excellent texte d&rsquo;introduction de ce nouvel enregistrement d&rsquo;un opéra qu&rsquo;il décrit comme « le plus cohérent et le plus symphonique de Puccini »<em>.</em></p>
<p>Est-ce à dire que <em>Butterfly</em> est d&rsquo;abord un opéra de chef ?  A l&rsquo;évidence l&rsquo;orchestre de Puccini exige de grands maîtres de l&rsquo;orchestre autant que de la scène. Au même titre que les rôles principaux, le chef signe une version. </p>
<p>A commencer par l&rsquo;ébouriffante introduction orchestrale. Cette nouvelle version, de ce point de vue, commence plutôt mal. Une direction poussive, un orchestre – celui de la fondation Gulbenkian de Lisbonne – à la peine, et une prise de son de boîte à chaussure tellement détaillée qu&rsquo;elle ne flatte guère l&rsquo;orchestre portugais et ses cordes rèches.</p>
<p>Le label Pentatone avait déjà confié un Puccini, nettement moins exposé, <em>La fille du Far West,</em> au chef américain <strong>Lawrence Foster</strong>, 81 ans, qui après une longue carrière symphonique qui n&rsquo;a pas marqué les mémoires, a dirigé plusieurs productions lyriques ces dernières années. </p>
<p><strong>Une Butterfly en demi-teinte</strong></p>
<p>L&rsquo;attrait principal de cette version est la soprano américaine <strong>Melody Moore</strong>, qui se révèle une voix idéale pour Puccini et une interprète qui habite toutes les facettes du rôle de Cio-Cio-San. Bien que la voix soit trop mature pour vraiment suggérer une adolescente dans le premier acte, elle  est à son meilleur dans l&rsquo;acte 2 où le désespoir et l&rsquo;espoir se mêlent si cruellement, même si elle semble demeurer toujours en deça des grands climax : son « Un bel dì » reste un peu terre-à-terre alors que sa scène de suicide n&rsquo;est pas aussi bouleversante qu&rsquo;elle devrait l&rsquo;être.</p>
<p>Cette sorte de relative neutralité tient à la direction prudente, trop prudente, de Lawrence Foster, qui  soutient les chanteurs en se refusant à  attiser le drame ou en épouser les ressorts émotionnels : le duo de l&rsquo;acte 1 manque de flux et de reflux et, finalement, de passion. La prise de son propre et clinique, avec les voix placées trop en avant, ne contribue pas non plus à la nécessaire fusion voix/orchestre.</p>
<p><strong>Pinkerton etc.</strong></p>
<p style="font-size: 14px">Le Pinkerton de <strong>Stefano Secco</strong> est solide et fiable mais c&rsquo;est une voix plutôt sèche, sans mauvais jeu de mots,  qui souffre de l&rsquo;inévitable comparaison avec ses illustres prédécesseurs au disque (Pavarotti, Björling, Kaufmann&#8230;). <strong>Lester Lynch</strong> est un Sharpless gentil mais cotonneux, <strong>Elisabeth Kulman</strong> est une Suzuki idéale, dévouée et émouvante. Le reste du casting est tout à fait honorable.</p>
<p>Cette nouvelle version n&rsquo;est donc pas près de détrôner les piliers de la discographie de Madame Butterfly, en tout premier lieu pour nous Karajan, les somptuosités du philharmonique de Vienne, et son duo de stars Freni et Pavarotti (Decca), et juste après Pappano, Gheorghiu et Kaufmann et la chaleur des musiciens romains de l&rsquo;Accademia Santa Cecilia (Warner)</p>
<p> </p>
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		<title>Le Pré aux clercs</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-pre-aux-clercs-merimee-rossinien/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Nov 2016 08:59:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Que le Palazzetto Bru Zane déniche des titres parfaitement oubliés, ou même des compositeurs inconnus du commun des mortels, voilà à quoi nous sommes désormais habitués. Mais voilà qu’une nouvelle page se tourne puisque le Centre de musique romantique française fait paraître aujourd’hui un enregistrement de ce qui fut longtemps un des plus célèbres piliers &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Que le Palazzetto Bru Zane déniche des titres parfaitement oubliés, ou même des compositeurs inconnus du commun des mortels, voilà à quoi nous sommes désormais habitués. Mais voilà qu’une nouvelle page se tourne puisque le Centre de musique romantique française fait paraître aujourd’hui un enregistrement de ce qui fut longtemps un des plus célèbres piliers du répertoire de l’Opéra-Comique. En 1967 encore, alors que l’œuvre avec déjà déserté les scènes depuis quelques décennies, <em>Le Pré aux clercs </em>fut jugé digne de figurer dans le volume de <em>Contes et récits tirés des ballets et opéras-comiques</em> dans la célèbre série « Contes et légendes » publiée chez Nathan. Malgré une reprise à Nantes en 1990, son retour Salle Favart <a href="http://www.forumopera.com/le-pre-aux-clercs-paris-favart-tous-ranges-sous-le-preau">au printemps 2015</a> fit figure d’événement car, mieux que <em>Zampa</em> en 2008, le chef-d’œuvre de Hérold y fut monté avec un faste vocal qui compensait une production manquant visiblement de moyens. Un peu plus d’un an après, l’écho sonore de cette reprise vient sinon combler un gouffre béant, du moins enrichir une discographie reposant jusque-là sur de plus ou moins larges extraits enregistrés il y a un demi-siècle.</p>
<p>Comme le rappellent les textes du livre-disque, Hérold était en 1832 à nouveau en concurrence avec Meyerbeer : alors que <em>Zampa</em>, par ses éléments fantastiques, devançait <em>Robert le Diable</em>, les deux compositeurs se retrouvaient pour la deuxième fois en rivalité, puisque chacun s’apprêtait à offrir aux mélomanes parisiens une œuvre lyrique tirée de la <em>Chronique de Charles IX </em>de Prosper Mérimée. Mais pendant que Meyerbeer achevait avec <em>Les Huguenots</em> de créer le grand opéra à la française, que faisait donc Hérold ? Même si le compositeur offre avec <em>Le Pré aux clercs </em>un opéra-comique conforme au modèle français, la vocalité à laquelle il se réfère est bien celle qui était à la mode dans les années 1820 et 1830, celle qu’avait imposé Rossini. Le principal apport de cette première véritable intégrale est donc de confier enfin le personnage principal masculin à un interprète sur mesure : <strong>Michael Spyres</strong> possède l’exact format de Mergy. Dans les années 1950, ce rôle n’avait plus de titulaire, pas plus que les grands rôles de ténor conçus par le maître dont Hérold se proclame ici le disciple. Avec le ténor-vedette du festival de Pesaro, <em>Le Pré aux clercs</em> bénéficie d’un interprète à la hauteur, même s’il n’a hélas qu’un seul air en solo.</p>
<p>Le reste de la distribution est de très haut niveau, même si la plus-value s’impose moins nettement par rapport aux extraits « historiques ». <strong>Marie-Eve Munger </strong>est une superbe Isabelle, avec ces qualités de phrasé et de diction que savent cultiver les chanteurs canadiens francophones : sommet attendu de la partition, le grand air « Jours d’innocence » est un grand moment, comme il se doit, dénué de toute acidité. Alors qu’à Paris, Nicette était Jaël Azzaretti, c’est <strong>Jeanne Crousaud</strong> qui la remplaçait lors du concert donné à Lisbonne, voix fraîche et fruitée, plus consistante que la tradition ne le voulait pour le rôle. <strong>Marie Lenormand </strong>est une reine Marguerite franchement mezzo, là où l’on a longtemps préféré un soprano dramatique. Pour le reste, les messieurs sont les mêmes qu’à Paris, et avec les mêmes qualités : <strong>Eric Huchet</strong>, qui ne cherche pas à prendre un accent italien pour Cantarelli, <strong>Christian Helmer</strong>, qui force au contraire les intonations faubouriennes de son Girot parigot, et <strong>Emiliano Gonzalez Toro</strong>, Comminge sarcastique. Ces remarques portent surtout sur leur participation parlée, car les dialogues sont ici intégralement enregistrés, avec le bénéfice des représentations qui ont précédé à Paris : les dames sont très vives elles aussi dans le parlé, seul Michael Spyres, malgré un français chanté exemplaire, ne pouvant dissimuler ses origines américaines.</p>
<p>Succédant au chœur Accentus, le Coro Gulbenkian sonne bien, même s’il n’est pas très intelligible ; quelques rôles de hallebardiers ont été confiés à des artistes du choeur, avec un français assez exotique. Comme à Paris, la direction de <strong>Paul McCreesh </strong>manque toujours un peu de relief, et l’on aurait souhaité plus de poésie chez le violon solo qui prélude le grand air d’Isabelle. Malgré tout, <em>Le Pré aux clercs</em> a maintenant son intégrale complète, en attendant que <em>Zampa</em> connaisse peut-être un jour le même honneur.</p>
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		<title>HÉROLD, Le Pré aux clercs — Paris (Opéra Comique)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/le-pre-aux-clercs-paris-opera-comique-tous-ranges-sous-le-preau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Mar 2015 05:15:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Le Pré aux clercs d’Hérold est, comme les Puritains de Bellini, une partition pénible à entendre. Cette mélancolie profonde qui déborde finit par pénétrer en vous. Chaque note vous révèle une souffrance de l’auteur, chaque mélodie un pressentiment douloureux, et votre cœur se navre en entendant cette musique ». Cette opinion, formulée en 1840 dans la &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>« Le Pré aux clercs </em>d’Hérold est, comme <em>les Puritains </em>de Bellini, une partition pénible à entendre. Cette mélancolie profonde qui déborde finit par pénétrer en vous. Chaque note vous révèle une souffrance de l’auteur, chaque mélodie un pressentiment douloureux, et votre cœur se navre en entendant cette musique ». Cette opinion, formulée en 1840 dans la <em>Revue des Deux mondes</em>, ne laisse pas d’étonner pour plusieurs raisons. S&rsquo;il fallait trouver un modèle à la partition de Hérold, ce serait évidemment Rossini qui viendrait à l’esprit, tant le compositeur français semble s’être imprégné de l’œuvre de son aîné. Et l&rsquo;on peine à découvrir la mélancolie profonde de cette musique dont c’est au contraire le caractère presque trop guilleret qui nous frappe aujourd’hui, même si Hérold a su aussi laisser s’exprimer une inspiration plus nostalgique, quand l’héroïne évoque les « Souvenirs du jeune âge » et les « Jours de mon enfance ». En tout cas, on sort de cette représentation infiniment plus convaincu que du <em>Zampa</em> programmé il y a quelques années.</p>
<p>Dans sa démarche de résurrection des grands titres du répertoire de la Salle Favart, il était logique que Jérôme Deschamps propose <em>Le Pré aux clercs</em> ; restait à déterminer comment il fallait traiter cette œuvre. Pour ses premiers pas dans la mise en scène lyrique, <strong>Eric Ruf</strong> propose une vision fort sage, presque scolaire dans son respect du livret. On ne se plaindra évidemment pas de la lisibilité du résultat, pour un opéra-comique aussi oublié, mais on ne s’amuse guère. Quant à Eric Ruf décorateur, on l’a connu infiniment plus inspiré : toute l’action se déroule ici dans un décor à peine modifié d’un acte à l’autre, où seuls de vilains murs de briques distinguent le Louvre des auberges des premier et troisième actes, elles-mêmes un peu trop ressemblantes. Par ailleurs, la cage de scène de la Salle Favart à nu commence à avoir beaucoup servi comme fond de décor, et il serait peut-être temps d’envisager de ne pas nous l’exhiber systématiquement. Quel contraste avec la fresque de Gervex, dans le foyer, qui laisse imaginer à quoi pourrait ressembler le deuxième acte… Les costumes sont historiques, mais la fête au Louvre laisse clairement voir les paysans du début revenus sous les habits de la Commedia dell’arte et non les courtisans attendus.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="257" src="/sites/default/files/styles/large/public/5-le_pre_aux_clercs_dr_pierre_grobois_-_copie.jpg?itok=JX_QuRUR" title="© Pierre Grosbois" width="468" /><br />
	© Pierre Grosbois</p>
<p>A défaut de fastes visuels, on se rabattra donc sur les plaisirs de l’oreille. Et là, l’Opéra Comique n’a pas lésiné. Grâce à <strong>Michael Spyres</strong>, Mergy retrouve enfin son identité vocale de ténor rossinien qu’aucun des <a href="http://www.forumopera.com/cd/le-pre-aux-clercs-marguerite-sans-huguenots">enregistrements français des années 1950 </a>n’avait pu restituer, et pour cause. S’il est bien dommage qu’il n’ait qu’un air à chanter, il faut saluer l’art avec lequel il l’interprète : les aigus sont émis avec un naturel parfait, chaque reprise du motif « ô ma tendre amie » est ornée avec un goût des plus sûrs, et la diction est admirable (dans les dialogues parlés, on entend forcément un peu que Michael Spyres vient d’outre-Atlantique, mais on le lui pardonne bien volontiers). Face à un tel protagoniste, il fallait une héroïne à sa mesure. On avait pu apprécier les talents de <strong>Marie-Eve Munger</strong> dans sa <a href="http://www.forumopera.com/spectacle/vous-etes-des-enfants-quels-enfants">Lakmé de Saint-Etienne </a>: on retrouve ici avec un grand bonheur cette voix qui, pour être agile dans l’aigu, n’en oublie pas d’être charnue dans tout le reste de la tessiture, avec surtout cette diction et ce style dont les Canadiens semblent avoir miraculeusement conservé le secret, hélas négligé chez nous. <strong>Marie Lenormand</strong> est une séduisante Marguerite, tout à fait convaincante en meneuse de jeu, et le choix de son timbre sombre crée un contraste net avec les autres personnages féminins ; tout juste à certains moments songe-t-on que la partition appelle peut-être plutôt un soprano dramatique. <strong>Jaël Azzaretti</strong> complète le trio féminin avec une voix très légère qui se coule avec aisance dans les vocalises que Hérold réserve à Nicette. Son époux Girot trouve en <strong>Christian Hemler</strong> un interprète sans doute encore un peu jeune pour assumer pleinement la suffisance un peu ridicule du personnage. Leur revient à tous deux l’un des morceaux les plus connus de l’œuvre, « Les rendez-vous de noble compagnie », où le baryton surprend par sa manière exagérée de rouler les r, qu’il est le seul à prononcer de la sorte. <strong>Eric Huchet</strong> hérite d’un rôle comique qu’il chante fort bien, même si le personnage semble ne se rappeler ses origines italiennes que de manière très intermittente. D’<strong>Emiliano Gonzalez Toro</strong> on enrage de ne pas davantage entendre la voix, car Comminge n’intervient que dans les ensembles, mais du moins peut-on apprécier son grand talent d’acteur. La prestation du chœur <strong>accentus</strong> n’appelle aucun reproche, et l’on regrette que le chœur semble scéniquement livré à lui-même à plusieurs moments, réduit à tourner en rond à l’arrière-plan. Quant à la direction de <strong>Paul McCreesh</strong>, elle ne souligne guère les détails les plus intéressants de l’orchestration de Hérold et manque par trop de contrastes : il ne fait rien des syncopes de la partie centrale des « Rendez-vous de noble compagnie », et le trio « C’en est fait, le ciel même » au troisième acte est privé de toute vivacité. Dans ce <em>Pré aux clercs</em>, les élèves sont bien rangés, mais après la recréation, on attend que sonne l’heure de la récréation.</p>
<p> </p></p>
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