<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Orchestre Philharmonique d’Etat « Banatul » de Timisoara - Orchestre - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/orchestre/orchestre-philharmonique-detat-banatul-de-timisoara/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/orchestre/orchestre-philharmonique-detat-banatul-de-timisoara/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Oct 2023 15:24:57 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Orchestre Philharmonique d’Etat « Banatul » de Timisoara - Orchestre - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/orchestre/orchestre-philharmonique-detat-banatul-de-timisoara/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>MOZART, Don Giovanni — Clermont-Ferrand</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/don-giovanni-clermont-ferrand-clermont-ferrand-entre-esprit-des-lumieres-et-romantisme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Roland Duclos]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Jan 2017 21:20:54 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/entre-esprit-des-lumires-et-romantisme/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quelque chose de l’Espagne irrigue toujours ce Don Giovanni filialement marqué par Tirso de Molina son premier géniteur. Sans doute subsiste-t-il chez Don Giovanni le goût acre du sang, fruit de cette fascination pour le martyr que la religion a immodestement contribué à inoculer à la société jusqu’à la scléroser. Un Don Giovanni critique envers la coercition du religieux &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/don-giovanni-clermont-ferrand-clermont-ferrand-entre-esprit-des-lumieres-et-romantisme/"> <span class="screen-reader-text">MOZART, Don Giovanni — Clermont-Ferrand</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/don-giovanni-clermont-ferrand-clermont-ferrand-entre-esprit-des-lumieres-et-romantisme/">MOZART, Don Giovanni — Clermont-Ferrand</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Quelque chose de l’Espagne irrigue toujours ce <em>Don Giovanni</em> filialement marqué par Tirso de Molina son premier géniteur. Sans doute subsiste-t-il chez Don Giovanni le goût acre du sang, fruit de cette fascination pour le martyr que la religion a immodestement contribué à inoculer à la société jusqu’à la scléroser. Un <em>Don Giovanni</em> critique envers la coercition du religieux ? C’est aussi l’une des lectures plurielles de cette production du Centre Lyrique à l’Opéra de Clermont. Une reprise largement revisitée quant à la distribution, la scénographie et la dramaturgie. Dans cette mise en scène, plus qu’en 2012, <strong>Pierre Thirion-Vallet</strong> contraint l’espace, le soumet littéralement, qu’il soit géographique, temporel ou chromatique jusqu’à le saturer pour mieux en faire surgir les possibles. Il y parvient en convoquant la prométhéenne contestation d’un héros libertaire qui chez le baryton <strong>Till Fechner</strong> ne perd jamais de vue son humaine condition. Rien n’est en effet fermé dans cette stratégie d’encerclement aussi inexorable que sa rhétorique du dévoilement. La mise en scène exploite options ou absences du livret qui éclairent les protagonistes sous bien des aspects souvent contradictoires. Au point d’inverser des valeurs inscrites dans les conventions. Ainsi la Donna Anna implorante de <strong>Judith Fa</strong> loin de le fuir, tente plus sûrement de retenir son mystérieux amant d’un soir. Lequel n’est pas l’assassin sans foi ni loi de son Commandeur de père. Dans l’échauffourée fatale, celui-ci se blesse aussi maladroitement que mortellement avec son propre poignard face à un Don Giovanni désarmé !</p>
<p>Dès l’ouverture le doute s’instille avec cette silhouette en prière devant une croix de lumière. Alors que l’on attend le Commandeur, c’est l’impénitent séducteur qui apparaît. Comme si l’inflexible auteur des jours de Donna Anna avait lui aussi vécu une jeunesse aventureuse sinon dissolue tandis que Don Giovanni serait en proie au doute métaphysique au point de rejoindre « l’homme de pierre » dans la mort ? Tous deux seraient donc unis en une commune nature par leurs intransigeances respectives. Doute encore lorsqu’en prétextant son honneur bafoué, la belle Anna cherche plus à venger sa fierté d’amante délaissée. Suprême duplicité, elle n’hésite pas à instrumentaliser le pauvre Ottavio qui n’en peut mais en pitoyable amoureux transi et piètre bras armé. Ouvert sous le signe de la Croix et d’une mort annoncée, le drame se referme sur une croix bien trop ostentatoire pour parvenir à conjurer la résurrection d’un Don Giovanni élevé au rang de symbole par trois femmes qui n’ont cessé de le crucifier de sentiments ambivalents. La Croix se dissout dans l’ombre tandis que le corps glorieux du réprouvé renaît à la lumière par la grâce de ses victimes consentantes.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="309" src="/sites/default/files/styles/large/public/_dsc5543.jpg?itok=NHmUWtwl" title="La mort de Don Giovanni © Thierry Lindauer" width="468" /><br />
	© Thierry Lindauer</p>
<p>Problématique délicate que ce grand écart entre Esprit des Lumières contestant l’omnipotence de la transcendance et l’essor du Romantisme épris de merveilleux y compris sur fond religieux. La distribution va contribuer à maintenir l’équilibre tout en favorisant une nouvelle hiérarchie des typologies psychologiques et en préservant la cohérence du drame. Till Fechner n’écrase pas son Don Giovanni sous le poids de la révolte. Loin de la morgue intimidante et du cynisme bien souvent cultivés, son personnage privilégie la dimension humaine par la chaleur et les couleurs de son timbre. Judith Fa, vibrante héroïne aux aigus éclatants, se montre moins économe dans le feu et la fureur de sa femme trahie. Elle bénéficie d’un appui vocal, d’une franchise et d’une solidité jamais en difficultés. Saisissant contraste avec l’Ottavio falot de <strong>Guillaume François</strong>, décidément peut convaincant comte Almaviva dans le <em>Barbier</em> de Rossini, il y a un an sur cette même scène. <strong>Leonardo Galeazzi</strong> creuse l’écart et tient le haut du pavé avec le bouffe bien compris de son Leporello jubilatoire et extraverti suscitant une touchante empathie. Que <strong>Sophie Boyer</strong> et <strong>Piotr Lempa</strong> soient fait pour s’entendre et s’éprendre en Zerlina et Masetto relève de l’évidence. Avec un bonus pour la jeune basse tout aussi émouvante dans sa rusticité naïve qu’elle peut se révéler en terrible Commandeur aux accents glaçants. Enfin <strong>Magali Paliès</strong>, pimpante et rouée Zerlina il y a quatre ans, change radicalement de registre en Donna Elvira claudicante, brisée par la trahison. Cette belle figure tragédienne traduit avec une noblesse vocale et une rare finesse d’approche dans les nuances, toute la complexité de cette figure centrale du drame, écartelée entre passion, vengeance et pardon. Comme peut l’être la musique de Mozart sous la conduite érudite d’<strong>Amaury du Closel</strong>. A la tête du Philharmonique d’Etat de Timisoara, il se montre infiniment vigilant à cette spécificité des <em>tempi</em> mozartiens, partagés entre intensité dramatique et sublime retenue. Sans renier l’ironie <em>giocosa</em> de la partition, ni en abstraire les fulgurances poétiques, il en restitue la profonde respiration <em>metafisica</em>.</p>
<p>L’intérêt de cette lecture à entrées multiples tient au fait qu’elle n’est en rien doctrinaire. Tout procède par glissements, sur des registres allusifs. La porte reste ouverte aux hypothèses, à la perplexité, à l’optionnel, aussi fortes que puissent peser les présomptions d’innocence comme de dissimulation chez les protagonistes. Mais tous se retrouvent pris au piège des rais de lumière de Charles Osmond, scarifiant un décor incandescent. Les mâchoires de l’horloge du temps comptent les heures dues, sur des murs jumeaux qui alternativement avalent et régurgitent leurs proies engluées dans leur écarlate destiné. Tous de rouge vêtus, de ce sang de l’innocence et de l’impuissance, tous finissent broyés à leur insu. Sauf un…</p>
<p>Prochaines représentations samedi 14 janvier 2017, 15h à l’Opéra de Clermont-Ferrand ; mardi 31 janvier, 20h au Théâtre des Cordeliers de Romans-sur-Isère ; jeudi 2 février, 20h au Théâtre municipal de Béziers ; mardi 7 février, 20h30 au Théâtre d’Abbeville ; vendredi 10 février, 20h au Théâtre de Thionville.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/don-giovanni-clermont-ferrand-clermont-ferrand-entre-esprit-des-lumieres-et-romantisme/">MOZART, Don Giovanni — Clermont-Ferrand</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>ROSSINI, Il barbiere di Siviglia — Clermont-Ferrand</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/il-barbiere-di-siviglia-clermont-ferrand-haut-en-couleurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Roland Duclos]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Jan 2016 07:45:03 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/haut-en-couleurs/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Concours International de Chant de Clermont est à n’en pas douter un révélateur de vrais talents. On en voudra pour preuve deux lauréats de l’édition 2015, acteurs clefs dans la nouvelle production d’Il Barbiere di Siviglia du Centre Lyrique et de l’Opéra Nomade au théâtre de Clermont-Ferrand. Moralité, il convient de suivre désormais les &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/il-barbiere-di-siviglia-clermont-ferrand-haut-en-couleurs/"> <span class="screen-reader-text">ROSSINI, Il barbiere di Siviglia — Clermont-Ferrand</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/il-barbiere-di-siviglia-clermont-ferrand-haut-en-couleurs/">ROSSINI, Il barbiere di Siviglia — Clermont-Ferrand</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Concours International de Chant de Clermont est à n’en pas douter un révélateur de vrais talents. On en voudra pour preuve deux lauréats de l’édition 2015, acteurs clefs dans la nouvelle production d’<em>Il Barbiere di Siviglia</em> du Centre Lyrique et de l’Opéra Nomade au théâtre de Clermont-Ferrand. Moralité, il convient de suivre désormais les carrières d’<strong>Elsa Dreisig</strong> et de <strong>Victor Korotych</strong>. La Rosina de la première est un bonheur de tendre espièglerie. On fera remarquer que la jolie franco-danoise, qui est une des prétendantes au titre de Révélation Artiste lyrique de l’année aux Victoires de la Musique Classique 2016 n’a pas tout à fait la tessiture de mezzo que requiert le personnage. D’autant que Rossini l’avait écrit pour la voix hors norme et sombre de la Giorgi-Righetti, créatrice du rôle, réputée pour son contralto. Nonobstant, Elsa Dreisig tire très habilement son épingle du jeu en assurant des graves nullement surfaits et des effets bienvenus sur le fil de la voix. Dotée d’une tessiture étendue et d’un beau legato, elle offre des aigus éclatants flirtant sans se faire prier avec le si 4. Elle revendique un médium ferme et rond et des graves joliment colorés dotés d’un solide volume sonore. Autres temps autres mœurs, il paraîtrait aujourd’hui passablement incongru d’entendre la malicieuse Rosina dans un registre aussi typé, incarnant mal l’espièglerie d’une fausse ingénue. Les applaudissements réservés à la fameuse cavatine « Una voce poco fa » le confirment amplement.</p>
<p>Que Korotych s’approprie magistralement Figaro ne fait pas davantage débat. Le baryton ukrainien s’offre le luxe d’un timbre de baryton-basse aux phrasés élégants et surtout la verve et la faconde d’un comédien hors pair. Il rayonne littéralement, aussi bien vocalement que spirituellement dans un « Largo al factotum » qui soulève les ovations. Sa rouerie est d’autant plus jubilatoire qu’il en tire les ficelles bouffes mélodramatiques avec un art consommé de la parodie et de l’ironie douce-amère. Il en fait en filigrane ce double du compositeur, dupe de rien, toujours maître de la situation, et génial manipulateur. Et suprême talent il y parvient certes par des mimiques irrésistibles, des attaques d’une franchise jamais prises en défaut mais surtout par des accents inimitables, un contrôle du souffle et mille nuances qui font le sel de sa voix, y compris dans les passages de haute virtuosité.</p>
<p>La dommageable fadeur du comte Almaviva de <strong>Guillaume François</strong> n’en accuse par contraste, que davantage les insuffisances. La sérénade « Ecco, ridente in cielo », mais surtout la merveilleuse canzione « Se il mio nome saper voi bramate », vidées ici de toute émotion amoureuse et des fioritures éthérée qui en sont l’âme, ne semblent plus que l’ombre d’elles-mêmes. A défaut d’agilité, de volume et de surface du registre, son ténor ne manque pas de grâce dans le timbre et de ressort comique dans le jeu, comme il en fait montre au second acte, sans parvenir totalement à convaincre.</p>
<p><strong>Leonardo Galeazzi</strong> en vieux barbon rassis et sournois doté d’un baryton bien trempé, se tire d’affaire avec beaucoup plus d’à-propos. Son Bartolo, d’une fine sensibilité interprétative, rompt heureusement avec une tradition <em>commedia dell’arte </em>trop appuyée. Le personnage, plus humain, suscite une compassion méritée. Ce qui nous permet d’en découvrir un aspect peu exploité. De même que son compère Basilio, trouve dans la basse à la dynamique exemplaire de <strong>Federico Benetti</strong>, ce mélange ambigu de vaillance et de rouerie retorse qui lui va comme un gant. Son air de la calomnie est glaçant de cynisme mais avec cette sublime touche équivoque qui nous convaincrait presque qu’il s’agit là d’un mal nécessaire. Benetti  en parfait manipulateur joue du crescendo de ses graves de bronze avec souplesse et virtuosité. Quant au rôle prétendument secondaire de Berta, confiez-le à une <strong>Anne Derouard</strong>, au soprano superbement articulé et projeté dans l’aigu (« Ma che cosa è questo amore »). Elle en fait une authentique maîtresse femme qui reprend in fine la situation en main ainsi que le suggère fort habilement la mise en scène pleine d’humour et astucieusement décalée de <strong>Pierre Thirion-Vallet </strong>qui devait composer avec une intrigue où l’absence d’action aurait pu être un lourd handicap. Pourtant l’ironie rossinienne s’y trouve particulièrement mise en valeur et en couleur dans le décor plein de malice et de sous-entendu de <strong>Frank Aracil</strong> et les costumes de <strong>Véronique Henriot</strong>. On est bien en Andalousie mais dans une droguerie très fifties, prison électro-ménagère où Rosina, pétillante ingénue en robe vichy et coiffure choucroutée d’époque attend son comte charmant qui viendra la délivrer de la télé XXL où l’enferme son pygmalion de tuteur. Une image de la femme qui n’a pas tant que ça perdu de sa pertinence. Mais ici la caricature est opérante car n’a rien de militant n’en surcharge le propos. La satire reste efficace car légère, parée qu’elle est de la nostalgie kitsch-clinquant d’un décor délicatement suranné. On est avant tout dans la féerie et dans le bonheur rossinien mis avec perspicacité dans une perspective que la farce bouffe bien orchestrée rend intemporelle.</p>
<p>Il fallait toute l’énergie et la précision de la battue d’<strong>Amaury du Closel</strong> pour conduire les pupitres du Philharmonique de Timisoara vers cette frénésie virtuose et cette rythmique enivrante, seules capables de faire de ce <em>Barbier</em> une ensorcelante pyrotechnie.</p>
<p>Représentations à venir : à Neuilly-sur-Seine les 23 et 24 janvier, à Béziers le 28 janvier, à Albi les 30 et 31 janvier, à Arcachon le 2 février, et à Perpignan les 12 et 13 mars.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/il-barbiere-di-siviglia-clermont-ferrand-haut-en-couleurs/">ROSSINI, Il barbiere di Siviglia — Clermont-Ferrand</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
