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	<title>Orchestre Symphonique Royal de Séville - Orchestre - Forum Opéra</title>
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	<title>Orchestre Symphonique Royal de Séville - Orchestre - Forum Opéra</title>
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		<title>DONIZETTI, Anna Bolena — Séville</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Dec 2016 07:59:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Etiquetée « rising star of the Met » dans les programmes de salle (voir là aussi la brève de Christophe Rizoud), louée tout récemment à Lyon et à Paris pour son interprétation d’Ermione en version de concert, l’invitation d’Angela Meade à l’opéra de Séville pour une série d’Anna Bolena déclenche curiosité et tentation. Salle comble et public &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Etiquetée « rising star of the Met » dans les programmes de salle (<a href="http://www.forumopera.com/breve/angela-meade-la-nouvelle-norma">voir là aussi la brève de Christophe Rizoud</a>), louée tout récemment <a href="http://www.forumopera.com/ermione-lyon-lamour-apre-et-sauvage">à Lyon</a> et <a href="http://www.forumopera.com/breve/ermione-paris-apres-lyon-meme-notation-autres-impressions">à Paris</a> pour son interprétation d’Ermione en version de concert, l’invitation d’<strong>Angela Meade </strong>à l’opéra de Séville pour une série d’<em>Anna Bolena </em>déclenche curiosité et tentation. Salle comble et public multinational, que l’attrait touristique de la capitale andalouse ne suffit à expliquer, sont autant de signes qui ne trompent guère. Altière, dans une composition qui fait l’économie de gestes, œillades et coups de menton, la soprano américaine se glisse dans les traits d’Anne Boleyn avec évidence.  Technique irréprochable, nuances et couleurs d’une palette généreuse, souffle aisé, tessiture ample (c’est un euphémisme), tempérament, intelligence musicale, timbre charmeur… Angela Meade possède toutes les armes pour faire passer son public par tout le spectre des émotions. « Al dolce guidami » comme suspendu dans un ailleurs commence une scène de folie qui s’achève dans un « coppia iniqua » cinglant, conclu par une note tenue et enflée à l’effet dramatique redoutable. Un quart d’heure final en forme de feu d’artifice, comme un rappel des trois heures qui ont précédé, de l’abysse de graves charnus à l’éther de pianissimi déposés sur le souffle dont on la sait désormais coutumière. L’étoile montante est maintenant en orbite. Le plus surprenant presque dans cette représentation vient du reste de la distribution. Si nos confrères ont déjà pu <a href="http://www.forumopera.com/rigoletto-sanxay-chaud-malgre-les-11deg">rendre compte des qualités de </a><strong><a href="http://www.forumopera.com/rigoletto-sanxay-chaud-malgre-les-11deg">Ketevan Kemoklidze</a></strong>, elle se hisse ce soir sur les mêmes cimes que la reine qu’elle supplante chez Donizetti : même sens de la scène et même maîtrise de la grammaire belcantiste, sans ostentation mais bien au service d’une interprétation à fleur de peau. Henry cède la préséance à tant d’excellence mais ne démérite nullement. L’airain du timbre assoit <strong>Simon Orfila</strong> dans sa royale stature que seuls quelques aigus courts et tendus amputent de sa superbe. L’interprète sait en faire son miel et transforme ces quelques limites en fêlures qui rendent son roi d’Angleterre humain, jaloux et inquiétant. Seul <strong>Ismael Jordi</strong> est en retrait dans le quatuor de protagonistes. Si le ténor développe toujours un chant léché autour d’un timbre ravissant, il souffre dans le registre aigu, esquivant les difficultés par le recours au falsetto ou bien en les escamotant tout simplement. Smeton, Harvey et Charleston tiennent leur rang à cette très belle cour d’Angleterre, de même que les chœurs homogènes et réglés avec précision qui rendent plus venimeux encore ces courtisans à l’affût des ragots et jamais avares de commentaires feutrés sur le drame.</p>
<p>Pièce maîtresse dans cet échiquier : la direction de <strong>Maurizio Benini,</strong> à la tête d’un <strong>Orchestre royal symphonique de Séville</strong> de qualité, et dont les regards et les gestes sont toujours adressés au plateau. Hormis des cuivres déconcentrés au début du II<sup>e</sup> acte, la cohésion des pupitres est parfaite et réagit dans l’instant aux desiderata du maestro : ruptures de rythme ou de volume, points d’orgue impromptus. Les attaques sont toujours incisives, de même que le tissu orchestral qui passe du poids plume ou poids lourd selon la situation dramatique. Enfin, avec près de trois heures et dix minutes de musique, il semble que pas une note de musique n’ait été retranchée à la partition. Muchas gracias !</p>
<p>Sur scène, c’est un <strong>Graham Vick</strong> assagi qui opère. Aussi inoffensif que flatteur pour l’œil, il compose une succession de tableaux en costumes d’époque clinquants et dans des décors mi symboliques mi réalistes qui autorisent des changements rapides d’une scène à l’autre. Sans délaisser la direction d’acteur, il faut reconnaître que c’est aux interprètes qu’échoit la charge de porter le drame. A la Maestranza, ils ont répondu présent.</p>
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		<title>VERDI, Otello — Séville</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/otello-seville-ecco-il-leone/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Nov 2015 05:55:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Quelques mois seulement après un superbe Otello de Rossini à la Scala de Milan, Gregory Kunde est cette fois-ci celui de Verdi à Séville. Alterner deux vocalités aussi différentes est déjà un exploit en soi, le chanteur américain étant probablement le seul ténor a avoir interprété les deux rôles, en tous cas la même saison. Mais &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Quelques mois seulement après un superbe <em>Otello </em>de Rossini à la Scala de Milan, <strong>Gregory Kunde</strong> est cette fois-ci celui de Verdi à Séville. Alterner deux vocalités aussi différentes est déjà un exploit en soi, le chanteur américain étant probablement le seul ténor a avoir interprété les deux rôles, en tous cas la même saison. Mais cette soirée va au-delà de la simple performance car Gregory Kunde est certainement le meilleur Otello verdien actuel, tout simplement. La voix a encore gagné en largeur et en graves, et l&rsquo;aigu (jusqu&rsquo;au contre-ut) est absolument percutant. A l&rsquo;opposé de certaines interprétations pseudo véristes par trop relachées, celle de Kunde est d&rsquo;une musicalité parfaite, la ligne n&rsquo;étant jamais sacrifiée à l&rsquo;expression, mais au service de celle-ci. L&rsquo;attention au texte est également minutieuse : par exemple, dans son affrontement avec Desdemona à l&rsquo;acte III, Kunde utilisera trois tons différents pour répéter « Il falsoletto ». <em>Otello </em>est un ouvrage largement confisqué par des générations de ténors qui comptaient surtout sur la puissance de leurs poumons pourtant, c&rsquo;est Francesco Tamagno que Verdi avait choisi pour la création du rôle. Or, le ténor italien avait été le premier Gabriele Adorno dans la seconde version du <em>Simon Boccanegra</em>,  le premier <em>Don Carlo</em> à la Scala, et il avait également à son répertoire <em>Guillaume Tell</em>,  <em>Les</em> <em>Huguenots</em>, <em>Robert le diable</em> et même Edgardo dans <em>Lucia di Lammermoor</em>. Avec Kunde, c&rsquo;est toute cette filiation qui nous est restituée.  </p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/otello1_1.jpg?itok=g6uB_h6l" title="© Jesús Morón" width="468" /><br />
	© Jesús Morón</p>
<p>Sa compatriote, la californienne<strong> Julianna Di Giacomo</strong> campe une superbe Desdemona, avec une belle voix au timbre caractérisé (qui rappelle un peu celui de Pilar Lorengar), puissante et souple, et un bel engagement dramatique. Le Iago d’<strong>Àngel Òdena</strong> ne se situe pas aux mêmes sommets que ses partenaires : le souffle est parfois un peu court pour les pulsations larges de l’orchestre et l’aigu plutôt dur. Au positif, le chanteur espagnol témoigne d’une belle musicalité et d’un vrai respect de la partition (pour une fois les trilles sont bien marqués) et le personnage est finement dessiné, sans caricature. Les seconds rôles sont impeccablement tenus, avec une mention spéciale pour le Cassio de <strong>Francisco Corujo</strong> au timbre chaud. Les chœurs sont tout simplement formidables, sonores mais avec des pupitres bien dissociés. La maîtrise est tout à la fois craquante visuellement et impeccable musicalement.</p>
<p>La mise en scène de <strong>Henning Brockhau</strong>s est très théâtrale, même dans le plus petit détail (par exemple, lors de la scène où Otello espionne Iago et Cassio, ceux-ci parcourent le plateau de sorte que leurs interventions chantées sont audibles lorsqu’ils sont sur le devant de la scène,  et celles d’Otello lorsqu’ils s’en éloignent). Brockhaus a également recours à une importante figuration intelligente : par exemple, nain, acrobates, danseurs animent une orgie au lever du rideau (on se paie du bon temps à l’arrière pendant que les soldats sont à la guerre). Vu de près le décor alliant classicisme et modernité fait un peu « petit budget » mais fonctionne bien. Les costumes sont généralement « d’époque » mais avec quelques touches incongrues comme ces infirmières de la Croix Rouge qui soignent les blessés avec Desdemona.</p>
<p>Directeur artistique de l’orchestre,<strong> Pedro Halffter </strong>choisit une approche ample de la partition (disons pour simplifier qu’on est plus près de Solti que de Toscanini) qui offre l’avantage de laisser respirer les chanteurs tout en permettant à son excellente formation d’offrir une magnifique pâte orchestrale.</p>
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		<title>BELLINI, Norma — Séville</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/norma-seville-confusion-des-valeurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Feb 2015 06:55:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Abstraction ou réalisme ? Cette production de Norma née à Turin il y a une quinzaine d’années opte pour la deuxième option, avec menhirs, guerriers chevelus et broches en veux-tu en voilà et, dès la première scène, la statue vandalisée de l’empereur romain qui explicite l’hostilité des Gaulois envers leurs occupants romains. Seulement la solution technique &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Abstraction ou réalisme ? Cette production de <em>Norma</em> née à Turin il y a une quinzaine d’années opte pour la deuxième option, avec menhirs, guerriers chevelus et broches en veux-tu en voilà et, dès la première scène, la statue vandalisée de l’empereur romain qui explicite l’hostilité des Gaulois envers leurs occupants romains. Seulement la solution technique choisie pour les changements de lieu, des panneaux verticaux coulissant latéralement, n’a pas que avantages : même si des toiles peintes, en arrière-fond, ouvrent l’espace, la prédominance de ces pseudo parois rocheuses fait de la tribu un peuple cavernicole, et on s’attend, dans leur jeu incessant, à entendre « Sésame ouvre-toi ! ». On ne peut nier le soin que <strong>William Orlandi</strong> a mis à varier, dans les décors, les points de vue du spectateur en tenant compte de l’évolution de la situation, par exemple en montrant de profil l’autel déjà vu de face, ou en représentant la statue initiale réduite à l’état de ruine après la profanation du temple. Mais cette relative rigueur est mise à mal par des costumes, dont il est aussi l’auteur, pour le moins discutables. Passons sur les manteaux dépenaillés des soldats, mais Oroveso semble sorti de <em>Star Trek,</em> la tenue de Norma est un mixte de la Médée de Pasolini et de la Macareña, les manteaux des vierges gauloises pourraient servir de saris pour <em>Lakmé</em>… Tout cela mis ensemble crée par moments des effets d’un kitsch assuré, d’autant que la mise en scène de <strong>Alberto</strong><strong> Fassini</strong>, que l’on suppose fidèlement reprise par Vittorio Borrelli, ne répugne pas aux clichés, la marche de Norma tenant le poignard de l’infanticide en disputant le clou à celle des offrandes et de la faucille. Par ailleurs la gestion des mouvements d’ensemble vise inlassablement à une répartition dans l’espace qui satisfasse à la symétrie et compose ainsi des tableaux parfaitement dépourvus de vie théâtrale mais superbement éclairés par <strong>Juan Manuel Guerra</strong>. Ainsi le réalisme a-t-il tourné court et s’est-il converti en académisme pur et simple.  </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="311" src="/sites/default/files/styles/large/public/norma_1.jpg?itok=J8MQ_-X4" title="Daniela Schillaci (Norma) et Sonia Ganassi (Adalgisa) © Guillermo Mendo" width="468" /><br />
	Daniela Schillaci (Norma) et Sonia Ganassi (Adalgisa) © Guillermo Mendo</p>
<p>Si donc l’aspect théâtral du spectacle n’a rien d’exaltant, le versant vocal et musical réserve d’autres satisfactions même s’il n’est pas irréprochable, à cause du rôle-titre. Engagée pour remplacer Angela Meade, initialement prévue, <strong>Daniela Schillaci</strong> a déjà chanté Norma en Sicile et en Sardaigne. En a-t-elle les moyens ? Sans doute les intentions sont-elles là, mais la voix est trop légère pour la majeure partie du rôle. Stridences dans les hauts de l’aigu, agilité modeste, faible mordant, ce sont les limites qu’un rôle surexposé met en lumière et dont elle a peut-être conscience, ce qui donne par moments un caractère très appliqué à son chant, étranger au charme mélodieux censé captiver l’auditeur. Elle recueillera pourtant un beau succès aux saluts, alors que « Casta Diva » s’était éteint dans un silence pesant. Adalgisa en version traditionnelle de mezzo, <strong>Sonia Ganassi</strong> n’a plus rien à prouver dans un rôle qu’elle a fait sien depuis longtemps. On pourrait craindre alors une interprétation de routine ; il n’en est rien, et tout en ciselant la moindre inflexion, elle réussit une fois encore à nous faire croire aux émois de la jeune fille amoureuse sans rien sacrifier de l’écriture belcantiste qu’elle maîtrise en virtuose accomplie pour le bonheur de l’auditoire. L’objet de leur rivalité trouve en <strong>Sergio Escobar</strong> un interprète de qualité, assez puissant pour camper le guerrier et assez nuancé pour que la sentimentalité du personnage, qui déterminera son destin final, soit perceptible dès sa scène initiale. S’il lui arrive de préparer un aigu la plupart sont lancés crânement ; la présence scénique est bonne et il recueille lui aussi un vif succès. On pourrait souhaiter une voix plus profonde pour Oroveso, mais on ne peut dénier à <strong>Ruben Amoretti</strong> une musicalité et une dignité qui font du chef gaulois un père noble au bon sens du terme. <strong>Mireia Pinto</strong>, Clotilde empressée et compatissante  et <strong>Vicenç Esteve Madrid</strong>, confident discret, complètent dignement la distribution.</p>
<p>Méritant d’être cités à part, les chœurs maison. Particulièrement nombreux, ils séduisent par la musicalité de leurs interventions, et l’on comprend le « Viva el coro » lancé à leur endroit. Leur directeur, <strong>Iñigo Sampil</strong>, est justement associé par <strong>Maurizio Benini</strong> aux saluts en première ligne. On comprend, en assistant à cette exécution de <em>Norma</em>, la réputation du chef d’orchestre. Il soutient sans relâche le plateau, offrant probablement aux chanteurs la sécurité et le confort maximum, dans les limites de son interprétation. Mais autant il veille à faire de l’orchestre le support discret mais expressif des voix, autant dès qu’il le peut il en libère les couleurs et en marque les rythmes, et la réponse des musiciens est d’une constante et ponctuelle souplesse. A cet égard l’ouverture apparaît, rétrospectivement, comme un condensé de sa méthode, attentive à la construction et soucieuse des motifs. Il y a du licier chez ce chef. Le public de La Maestranza l’a-t-il compris ?  Il l’accueille avec chaleur aux saluts, mais Norma l’emporte à l’applaudimètre. Confusion des valeurs ?  (Un dernier mot enfin pour mentionner le riche effectif de l’Orchestre Jeune d’Andalousie qui donne  à la musique en  coulisse à la fois sa densité et des effets de lointain très réussis. Cette participation témoigne d&rsquo;une volonté d&rsquo;aller de l&rsquo;avant malgré les difficultés économiques persistantes, qu&rsquo;on salue profondément.)</p>
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