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	<title>Sinfonieorchester St. Gallen - Orchestre - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Sinfonieorchester St. Gallen - Orchestre - Forum Opéra</title>
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		<title>Marina Rebeka, Elle : notre disque du mois</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2020 04:43:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Parce que la passion de l’opéra est notre point commun et la partager notre raison d’être, il nous semble important de mettre en avant chaque mois nos coups de cœur, quand bien même le choix soit souvent difficile et parfois injuste. En mai, l’enthousiasme de la rédaction de forumopera.com s’est majoritairement porté sur Elle, le &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Parce que la passion de l’opéra est notre point commun et la partager notre raison d’être, il nous semble important de mettre en avant chaque mois nos coups de cœur, quand bien même le choix soit souvent difficile et parfois injuste. En mai, l’enthousiasme de la rédaction de forumopera.com s’est majoritairement porté sur <em><a href="/cd/elle-cest-sur-elle-est-dailleurs">Elle</a></em>, le dernier album chez Prima Classic de la soprano lettone<strong> Marina Rebeka</strong>, consacré à l’opéra français en une exploration stupéfiante de la carte du soprano, de Carmen à Juliette de Gounod, en passant par Thaïs que l’on nous promet bientôt sur une grande scène internationale aux côtés de <strong>Ludovic Tézier</strong>, «&nbsp;<em>courtisane au sang royal, impérieuse, ensorcelante avec des aigus foudroyants, des angoisses défiées non sans orgueil, et des peurs confiées à mi-voix&nbsp;</em>» (lire <a href="/cd/elle-cest-sur-elle-est-dailleurs">l’intégralité du compte rendu</a>).</p>
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		<title>Elle</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/elle-cest-sur-elle-est-dailleurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2020 17:55:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>«&#160;Elle a de ces lumières au fond des yeux qui rendent aveugles ou amoureux&#160;» fredonnait Pierre Bachelet dans les années 80. La chanson – Elle est d’ailleurs – n’aurait pas grand rapport avec l’opéra si Elle, le nouvel album de Marina Rebeka, n’en ravivait le souvenir. Après Mozart, Bellini, Donizetti et surtout Rossini, après une &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>«&nbsp;Elle a de ces lumières au fond des yeux qui rendent aveugles ou amoureux&nbsp;» fredonnait Pierre Bachelet dans les années 80. La chanson – <i>Elle est d’ailleurs</i> – n’aurait pas grand rapport avec l’opéra si <i>Elle</i>, le nouvel album de <b>Marina Rebeka</b>, n’en ravivait le souvenir. Après <a href="https://www.forumopera.com/cd/a-rechauffer-durgence">Mozart</a>, <a href="https://www.forumopera.com/cd/spirito-esprit-tu-es-la">Bellini, Donizetti</a> et surtout Rossini, après une <i><a href="https://www.forumopera.com/cd/la-traviata-splendeurs-dune-courtisane">Traviata</a></i> que Laurent Bury disait «&nbsp;assez éblouissante&nbsp;», la soprano lettone enregistre des extraits d’opéra français. Ne pas se méprendre&nbsp;: à sa manière, ce répertoire est aussi périlleux que le bel canto romantique. La virtuosité peut en paraître moindre – même si la valse de Juliette demeure une page de haute voltige – mais certaines exigences sont à l’inverse supérieures. La diction par exemple sur laquelle les oreilles francophones sont toujours chatouilleuses.</p>
<p>Il y a cependant peu de raisons de sourciller tout au long des treize plages d’un programme dirigé avec une grande justesse de sentiments par <b>Michael Balke</b> à la tête du Sinfonieorchester St. Gallen. Le texte est non seulement compréhensible, ce qui est déjà une prouesse s’agissant d’une chanteuse étrangère&nbsp;; il est aussi compris. Derrière la prononciation du mot, on sent la volonté de caractérisation. «&nbsp;Elle a de ces manières de ne rien dire, qui parlent au bout des souvenirs&nbsp;» chante Bachelet.</p>
<p>Ne pas croire ensuite la technique belcantiste réservée aux seuls opéras du <i>primo ottocento</i>. La maîtrise des effets fait ici merveille, dès la première piste, l’air de Louise, «&nbsp;Depuis le jour&nbsp;» avec sa gestion graduelle du souffle et ses notes effilées comme du sucre.</p>
<p>Sucre glace, cela va sans dire. Il y a dans le timbre de Marina Rebeka, dans la couleur bleutée de sa voix, une pureté et un tranchant qui évoquent des fjords enneigés. Les températures chutent régulièrement en dessous de zéro en hiver au bord de la mer Baltique. Ceci n’explique pas forcément cela.</p>
<p>Etonnante aussi l’égalité des registres et l’étendue de la tessiture comme une invitation à parcourir dans ses extrémités la carte du soprano, de Carmen à Juliette en ses notes les plus stratosphériques – la valse. Reconnaissons-le, ce n’est pas dans ces deux rôles que la cantatrice lettone impressionne le plus. Tout est affaire de goût mais on préfère Carmen plus aguicheuse et Juliette plus juvénile même si «&nbsp;Amour ranime mon courage&nbsp;» nargue le danger, crâne, presque guerrier, irrépressible.</p>
<p>Les autres portraits d’<i>Elle</i> se bousculent au portillon de notre enthousiasme : Thaïs que l’on nous promet bientôt sur une grande scène internationale aux côtés de Ludovic Tézier, courtisane au sang royal, impérieuse, ensorcelante avec des aigus foudroyants, des angoisses défiées non sans orgueil, et des peurs confiées à mi-voix&nbsp;; Salomé sculptée dans la même mosaïque d’agate et de porphyre&nbsp;; Chimène noble et altière jusqu’à ce que le doute fende l’armure&nbsp;; Manon, souveraine par l’éclat mais dont la vanité n’entame en rien la sincérité des adieux à la petite table&nbsp;; Lia &#8211;<i>L’enfant prodigue</i> de Debussy – et ses «&nbsp;Azaël&nbsp;» déchirants&nbsp;; Leila avec un «&nbsp;comme autrefois&nbsp;» en forme de prière, dont les volutes longues et rêveuses rappellent combien Bizet avait Norma en tête quand il composa <i>Les Pêcheurs de perles</i>&nbsp;; Marguerite enfin, plusieurs fois chantée sur scène, enivrée de sa beauté dans un air des bijoux éblouissant avant que «&nbsp;tombé en esclavage&nbsp;», comme dans la chanson, on s’agenouille au pied de son rouet pour lui dire «&nbsp;emmène-moi&nbsp;».</p>
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		<title>Orchestral Songs</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/orchestral-songs-alphons-contre-gabriel-et-claude-achille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Feb 2015 12:34:39 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Alphons Diebenbrock (1862-1921). Qui parierait sur ce nom ? Qui imaginerait que l’on doit à ce chef et compositeur néerlandais une musique de toute beauté, très proche de celle de Richard Strauss, qu’il connut, tout comme il côtoya Gustav Mahler. Né à Amsterdam, titulaire d’une thèse sur Sénèque, professeur de lettres classiques, il fut toute sa vie un amateur, mais quel amateur ! Les pièces réunies sur le disque que publie le label CPO furent composées entre 1886 et 1918, et donnent donc un bon aperçu de sa production. Il est temps qu’un créateur de son envergure soit reconnu, même s’il a déjà été défendu par des interprètes de premier plan : Riccardo Chailly et Bernard Haitink ont dirigé ses œuvres, Roberta Alexander, Janet Baker, Eva-Maria Westbroek, Christoph Prégardien et Bernard Kruysen les ont chantées, comme le donne à entendre les enregistrements repris dans le coffret de 8 CD et 1 DVD paru chez Etcetera en 2012, pour le 150<sup>e</sup> anniversaire du compositeur. </p>
<p>Ce que Diepenbrock peut offrir, c’est d’abord une orchestration extrêmement raffinée, qui laisse les instruments solistes surgir d’une masse orchestrale post-romantique. Orchestre touffu mais jamais étouffant, qu’on peut entendre dans la pièce purement instrumentale qui ouvre ce disque, un des <em>Hymnes</em> que Diepenbrock composa à plusieurs reprises. On y apprécie la qualité de timbres du <strong>Sinfonieorchester St. Gallen</strong>, sous la direction de son chef <strong>Otto Tausk</strong>. Cette formation était déjà présente sur un autre disque CPO où l’on découvrait le même artiste, <strong>Hans</strong> <strong>Christoph Begemann</strong>. Après avoir chanté les louanges du baryton allemand lorsqu’il nous révélait les lieder de Pfitzner (voir <a href="http://www.forumopera.com/cd/quelque-part-entre-mahler-et-strauss">compte rendu</a>), il faut à nouveau lui tresser des lauriers, puisque l&rsquo;on retrouve intactes ses qualités tant vocales que théâtrales. Il est cette confronté à quelques très grands textes littéraires, ce qui prouve au passage que Diepenbrock savait particulièrement bien choisir ce qu’il mettait en musique. Il y a sur ce disque de la poésie, et non des moindres, puisque le compositeur néerlandais n’a pas craint de se frotter au célébrissime « roi de Thulé », qui avait pourtant déjà fait l’objet de plusieurs versions célèbres. Il se tire admirablement de l’épreuve, en créant une atmosphère sombre et tourbillonnante, où la forme strophique semble se dissoudre. Autre poème, « Es war ein alter König », de Heine, qui ferait presque figure de pochade après l’autre « Il était une fois ». Dernier poème, mais en français : « En sourdine », de Verlaine, qui soutient la comparaison avec les versions de Debussy et de Fauré, ce qui n’est pas peu dire ! Hans Christoph Begemann s’y exprime dans un très bon français. Les deux autres textes sont en prose, mais ne viennent pas de n’importe quelles plumes : Novalis pour l’<em>Hymne à la nuit</em> et Nietzsche pour <em>Im großen Schweigen</em>. Deux monologues qui font regretter que Diepenbrock ne se soit jamais mesuré au genre opéra, où il aurait pu faire de grandes choses.</p>
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