Forum Opéra

Hugo Wolf, Italienisches Liederbuch (Diana Damrau et Jonas Kaufmann) —

arrow_back_iosarrow_forward_ios
Partager sur :
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur pinterest
Partager sur whatsapp
Partager sur email
Partager sur print
Spectacle
14 février 2018
L’amour dans tous ses états

Note ForumOpera.com

4

Infos sur l’œuvre

Détails

Hugo Wolf (1860-1903)

Italienisches Liederbuch (Livre de chansons italiennes)

1. (1) Auch kleine Dinge

2. (4) Gesegnet sei, durch den die Welt entstund

3. (39) Gesegnet sei das Grün

4. (3) Ihr seid die Allerschönste

5. (21) Man sagt mir, deine Mutter woll es nicht

6. (41) Heut‘ Nacht erhob ich mich

7. (40) O wär‘ dein Haus

8. (27) Schon streckt’ ich aus im Bett

9. (18) Heb’ auf dein blondes Haupt

10. (20) Mein Liebster singt

11. (22) Ein Ständchen Euch zu bringen

12. (42) Nicht länger kann ich singen

13. (43) Schweig einmal still

14. (44) O wüßtest du, wie viel ich deinetwegen

15. (6) Wer rief dich denn?

16. (31) Wie soll ich fröhlich sein

17. (10) Du denkst mit einem Fädchen mich zu fangen

18. (14) Geselle, woll’n wir uns in Kutten hüllen

19. (45) Verschling der Abgrund

20. (8) Nun laß uns Frieden schließen

21. (29) Wohl kenn’ ich Euren Stand

22. (38) Wenn du mich mit den Augen streifst und lachst

23. (36) Wenn du, mein Liebster, steigst zum Himmel auf

Entracte

24. (23) Was für ein Lied soll dir gesungen werden ?

25. (19) Wir haben beide lange Zeit geschwiegen

26. (34) Und steht Ihr früh am Morgen auf

27. (16) Ihr jungen Leute

28. (9) Daß doch gemalt all deine Reize wären

29. (2) Mir ward gesagt, du reisest in die Ferne

30. (17) Und willst du deinen Liebsten sterben sehen

31. (33) Sterb’ ich, so hüllt in Blumen

32. (15) Mein Liebster ist so klein

33. (35) Benedeit die sel’ger Mutter

34. (24) Ich esse nun mein Brot nicht trocken mehr

35. (7) Der Mond hat eine schwere Klag’ erhoben

36. (25) Mein Liebster hat zu Tische mich geladen

37. (26) Ich ließ mir sagen

38. (11) Wie lange schon war immer mein Verlangen

39. (37) Wie viele Zeit verlor ich

40. (32) Was soll der Zorn

41. (5) Selig ihr Blinden

42. (12) Nein, junger Herr

43. (13) Hoffärtig seid Ihr, schönes Kind

44. (28) Du sagst mir, daß ich keine Fürstin sei

45. (30) Laß sie nur gehn

46. (46) Ich hab in Penna

Bis

Robert Schumann (1810-1856)

Unter‘m Fenster

Jonas Kaufmann, ténor

Diana Damrau, soprano

Helmut Deutsch, piano

Paris, Les Grandes Voix, Philharmonie, mercredi 14 février 2018, 20h30

Composés entre 1890 et 1896, l’Italienisches Liederbuch est un recueil de quarante-six mélodies de courte durée, une à deux minutes tout au plus, sur des textes anonymes tirés de chants populaires vénitiens ou toscans, traduits de l’italien par Paul Heyse. La plupart comportent six à dix vers et toutes sont centrées sur une des multiples facettes du sentiment amoureux, un thème idéal pour un soir de Saint-Valentin.

Egalement répartis entre une voix de femme et une voix d’homme, ces Lieder montrent des caractères différenciés : la jeune femme est facétieuse (« Schweig einmal still »), exigeante, capricieuse parfois (« Wer rief dich denn »). Dans son dernier morceau ( « Ich Hab in Penna ») elle fait la liste de ses conquêtes telle un Don Juan au féminin. En revanche, son amoureux est dépeint comme un tendre, un homme romantique (« Wen du mich den Augen streifst »), passionné jusqu’à l’exaltation (« Heb auf dein blondes Haupt ») mais également rusé (« Geselle, woll’n wir uns in Kutten hüllen »).

Rarement donné en concert, notamment en France, ce cycle proposé à la Philharmonie de Paris dans le cadre des Grandes Voix est défendu par deux chanteurs qui se hissent sans peine au niveau des plus grands artistes dont le disque a préservé l’interprétation, Dietrich Fischer Dieskau et Elisabeth Schwartzkopf, notamment. Pour la circonstance, l’ordre des Lieder a été modifié afin de donner au recueil la forme d’un dialogue en quatre parties, voire d’un mini opéra à deux voix au cours duquel les protagonistes se livrent à des jeux de scène parfois cocasses mais toujours en situation. Par exemple à « Gesegnet sei, durch den di Welt entstand » répond « Gesegnet sei das Grün » qui invite la soprano à jouer avec son étole verte tandis que le ténor orne sa veste d’une pochette de la même couleur.

Vêtue d’une élégante robe noire à fleurs rouges, Diana Damrau a paru dans une forme éblouissante. La voix bien projetée, le medium chatoyant, l’aigu radieux, la ligne de chant nuancée qui épouse les divers affects de son personnage et son impeccable diction contribuent à faire de son interprétation un bonheur de chaque instant. Sur le plan scénique la soprano allemande n’est pas en reste et passe avec un égal bonheur de la jeune fille inquiète pour son amoureux (« Ihr, jungen Leute ») à la coquette aux œillades assassines, tour à tour boudeuse ou provocante (« Du denkst mich einem Fädchen »), réservée ou ironique, qu’elle se trémousse ou se drape dans l’une de ses étoles de différentes couleurs,  elle est un spectacle à elle toute seule.

Son partenaire n’est pas en reste. Dès son premier Lied on entend une voix pleine, ronde et saine, débarrassée de toute  trace de fatigue. Les problèmes de santé du ténor bavarois semblent appartenir désormais au passé et c’est avec un immense soulagement que les fans ont retrouvé le Jonas Kaufmann d’autrefois avec ce timbre sombre au charme envoûtant capable de sons filés en voix mixte sur le souffle ou d’accents autoritaires quand le texte l’exige, un texte qu’il cisèle avec un raffinement inouï et ce talent de diseur qu’on lui connaît. Scéniquement, le ténor campe avec un égal bonheur, le jeune homme timide et un peu gauche, l’amoureux blessé ou l’amant exalté.

Au piano, l’excellent Helmut Deutsch propose un accompagnement subtil, d’un raffinement extrême, en parfaite osmose avec les chanteurs.  La soirée se conclut en beauté avec un magnifique Unter’m Fenster de Schumann.

 

Commentaires

VOUS AIMEZ NOUS LIRE… SOUTENEZ-NOUS

Vous pouvez nous aider à garder un contenu de qualité et à nous développer. Partagez notre site et n’hésitez pas à faire un don.
Quel que soit le montant que vous donnez, nous vous remercions énormément et nous considérons cela comme un réel encouragement à poursuivre notre démarche.
>

Note ForumOpera.com

4

❤️❤️❤️❤️❤️ : Exceptionnel
❤️❤️❤️❤️🤍 : Supérieur aux attentes
❤️❤️❤️🤍🤍 : Conforme aux attentes
❤️❤️🤍🤍🤍 : Inférieur aux attentes
❤️🤍🤍🤍🤍 : À oublier

Note des lecteurs

()

Votre note

/5 ( avis)

Aucun vote actuellement

Infos sur l’œuvre

Détails

Hugo Wolf (1860-1903)

Italienisches Liederbuch (Livre de chansons italiennes)

1. (1) Auch kleine Dinge

2. (4) Gesegnet sei, durch den die Welt entstund

3. (39) Gesegnet sei das Grün

4. (3) Ihr seid die Allerschönste

5. (21) Man sagt mir, deine Mutter woll es nicht

6. (41) Heut‘ Nacht erhob ich mich

7. (40) O wär‘ dein Haus

8. (27) Schon streckt’ ich aus im Bett

9. (18) Heb’ auf dein blondes Haupt

10. (20) Mein Liebster singt

11. (22) Ein Ständchen Euch zu bringen

12. (42) Nicht länger kann ich singen

13. (43) Schweig einmal still

14. (44) O wüßtest du, wie viel ich deinetwegen

15. (6) Wer rief dich denn?

16. (31) Wie soll ich fröhlich sein

17. (10) Du denkst mit einem Fädchen mich zu fangen

18. (14) Geselle, woll’n wir uns in Kutten hüllen

19. (45) Verschling der Abgrund

20. (8) Nun laß uns Frieden schließen

21. (29) Wohl kenn’ ich Euren Stand

22. (38) Wenn du mich mit den Augen streifst und lachst

23. (36) Wenn du, mein Liebster, steigst zum Himmel auf

Entracte

24. (23) Was für ein Lied soll dir gesungen werden ?

25. (19) Wir haben beide lange Zeit geschwiegen

26. (34) Und steht Ihr früh am Morgen auf

27. (16) Ihr jungen Leute

28. (9) Daß doch gemalt all deine Reize wären

29. (2) Mir ward gesagt, du reisest in die Ferne

30. (17) Und willst du deinen Liebsten sterben sehen

31. (33) Sterb’ ich, so hüllt in Blumen

32. (15) Mein Liebster ist so klein

33. (35) Benedeit die sel’ger Mutter

34. (24) Ich esse nun mein Brot nicht trocken mehr

35. (7) Der Mond hat eine schwere Klag’ erhoben

36. (25) Mein Liebster hat zu Tische mich geladen

37. (26) Ich ließ mir sagen

38. (11) Wie lange schon war immer mein Verlangen

39. (37) Wie viele Zeit verlor ich

40. (32) Was soll der Zorn

41. (5) Selig ihr Blinden

42. (12) Nein, junger Herr

43. (13) Hoffärtig seid Ihr, schönes Kind

44. (28) Du sagst mir, daß ich keine Fürstin sei

45. (30) Laß sie nur gehn

46. (46) Ich hab in Penna

Bis

Robert Schumann (1810-1856)

Unter‘m Fenster

Jonas Kaufmann, ténor

Diana Damrau, soprano

Helmut Deutsch, piano

Paris, Les Grandes Voix, Philharmonie, mercredi 14 février 2018, 20h30

>

Nos derniers podcasts

Nos derniers swags

Les dernières interviews

Les derniers dossiers

Zapping

Vous pourriez être intéressé par :

Qu’est-il arrivé à Baby Maria ?
Matthew WILD, Karsten JANUSCHKE, Nombulelo YENDE
Spectacle