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	<title>Belle-Ile-en-mer - Ville - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Belle-Ile-en-mer - Ville - Forum Opéra</title>
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		<title>VERDI, La traviata &#8211; Belle-Île-en-Mer</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-la-traviata-belle-ile-en-mer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Mariage]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 Aug 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Festival Lyrique en Mer de Belle-Île, fort de plus de vingt ans d’existence, bénéficie cette année d&#8217;un nouveau souffle avec l&#8217;arrivée d&#8217;un nouveau directeur musical, l&#8217;anglais David Jackson. C&#8217;est lui qui a choisi de présenter La traviata, œuvre qu&#8217;on a un peu trop souvent l&#8217;occasion d&#8217;entendre ces derniers temps, mais qui reste une valeur &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Festival Lyrique en Mer de Belle-Île, fort de plus de vingt ans d’existence, bénéficie cette année d&rsquo;un nouveau souffle avec l&rsquo;arrivée d&rsquo;un nouveau directeur musical, l&rsquo;anglais <strong>David Jackson</strong>. C&rsquo;est lui qui a choisi de présenter <em>La traviata</em>, œuvre qu&rsquo;on a un peu trop souvent l&rsquo;occasion d&rsquo;entendre ces derniers temps, mais qui reste une valeur sûre pour satisfaire toutes les franges du public, des néophytes au lyricopathes les plus chevronnés. De fait, cette <em>Traviata</em> belle-îloise est sans doute l&rsquo;une des plus touchantes qu&rsquo;on a pu voir et entendre récemment – les moyens du festival sont relativement modestes, mais l&rsquo;ambition artistique n&rsquo;en reste pas moins d&rsquo;une grande exigence.</p>
<p>La mise en scène de <strong>Cédric Le Stunff</strong> est la pierre angulaire de cette réussite. Sa lecture de l&rsquo;œuvre repose sur une idée scénographique structurante : un bloc noir au centre du plateau, qui change de fonction au cours de l&rsquo;œuvre. Reprenant la construction narrative de <em>La</em> <em>Dame aux camélias</em>, le spectacle s&rsquo;ouvre sur un Alfredo en deuil, portant des fleurs sur la tombe de Violetta – une idée que Karin Henkel avait déjà tenté de développer à <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-la-traviata-cast-b-geneve/">Genève</a>, avec un bonheur moindre&#8230; Pendant l’ouverture, les souvenirs affluent, et la tombe se métamorphose : une nappe posée, les fleurs mises dans un vase, et voici la table du banquet où se pressent les amis de Violetta. Au deuxième acte, le bloc devient un divan sur lequel Alfredo déballe un cadeau sans doute offert par Violetta – discret rappel que le jeune homme est « entretenu » par la courtisane. Plus tard, chez Flora, le bloc redevient table, mais de jeu cette fois, théâtre de l’affrontement entre Alfredo et Douphol. Au troisième acte, enfin, le bloc se transforme en lit mortuaire, reconvoquant l’image initiale de la tombe et refermant le cercle du drame. Ce dernier acte bascule progressivement dans le fantastique, avec l&rsquo;apparition de spectres voilés, acculant Violetta et manifestant concrètement son angoisse.</p>
<figure id="attachment_196617" aria-describedby="caption-attachment-196617" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-196617 size-large" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/DSC_1908-1024x683.jpg" alt="" width="1024" height="683" /><figcaption id="caption-attachment-196617" class="wp-caption-text">Andres Cascante (Germont père) et Jiyoung Kim (Violetta) © David Giard</figcaption></figure>
<p>Toutes ces excellentes idées de mise en scène, fort simples mais d&rsquo;une grande justesse dramaturgique, sont soutenues par des lumières (<strong>Claire Lorthioir</strong>) toujours évocatrices et des costumes d&rsquo;une grande élégance. La direction d&rsquo;acteur est dans l&rsquo;ensemble très adroite, mais les interprètes, tous de très jeunes artistes, ne peuvent s&#8217;empêcher d&rsquo;être trop souvent de face ou de trois quart pour regarder le chef – c&rsquo;est en vérité une nécessité tout à fait compréhensible, mais on y est de moins en moins habitué, maintenant qu&rsquo;il existe des retours vidéo un peu partout autour des plateaux d&rsquo;opéra. Notons que les divertissements du second tableau du deuxième acte sont interprétés pendant l&rsquo;entracte à l&rsquo;extérieur de la salle, comme une mignardise, avant que le public vienne se réinstaller pour reprendre le fil de l&rsquo;action, d&rsquo;une continuité dramatique implacable, sans échappée.</p>
<p>Cette <em>Traviata</em> se caractérise par sa grande intimité, qui tient aussi à son arrangement musical singulier. L&rsquo;orchestre est en effet composé d&rsquo;un quintette à cordes (l&rsquo;ensemble <strong>Sybarite5</strong>), d&rsquo;un accordéon (<strong>Neil Sutcliffe</strong>) et d&rsquo;un piano (<strong>Michael Bawtree</strong>). Cette palette sonore dépouillée débarrasse l&rsquo;œuvre de l&rsquo;épais pathos auquel elle peut parfois être associée. On savoure d&rsquo;abord la netteté des lignes de cordes : à un par pupitre, les instruments s&rsquo;équilibrent bien différemment que dans un orchestre symphonique et on les différencie très clairement. La ligne du violoncelle dans « Dite alla giovine » apparaît ainsi dans toute sa splendeur. La présence de l&rsquo;accordéon peut paraître incongrue, mais le timbre de l&rsquo;instrument peut tout aussi bien donner du corps aux pupitres de cordes, qu&rsquo;évoquer les différents bois, absents dans cet arrangement. C&rsquo;est lui qui remplace par exemple la clarinette lors de l&rsquo;écriture de la lettre à l&rsquo;acte II. Irréductiblement associé à son usage populaire (la guinguette), l&rsquo;instrument apporte une teinte mélancolique à l&rsquo;ensemble, évoquant des lointains souvenirs de fêtes révolues et rappelle aussi la situation géographique de l&rsquo;action : Paris et les bords de la Seine à Bougival&#8230; Le piano, lui, s’intègre moins naturellement au tissu sonore, surtout lorsqu’il double les voix. Sa sonorité froide mais percussive trouve toutefois un rôle pertinent dans les basses obstinées des scènes d’ensemble, où il supplée avec efficacité l&rsquo;absence des bois, des cuivres et des percussions. Tous les musiciens sont en tout cas conduit avec beaucoup de style par David Jackson, qui se révèle tout au long de la représentation très attentif à l&rsquo;équilibre entre la fosse et le plateau et à la mise en valeur des interprètes.</p>
<figure id="attachment_196621" aria-describedby="caption-attachment-196621" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="wp-image-196621 size-large" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/DSC_2009-1024x683.jpg" alt="" width="1024" height="683" /><figcaption id="caption-attachment-196621" class="wp-caption-text">Jiyoung Kim (Violetta) et Jean Miannay (Alfredo) © David Giard</figcaption></figure>
<p>Ces interprètes sont tous et toutes de jeunes artistes, extrêmement prometteurs, à commencer par <strong>Jiyoung Kim</strong> qui campe une Violetta pleine de qualités. D&rsquo;aucun dirait qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas la « voix-du-rôle » car la couleur de la voix est relativement légère, mais il y a quelque chose de profond et de grave derrière cette fine étoffe vocale. Ce n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs étrangement pas dans le premier acte où elle se révèle à son meilleur (la voix se crispe un peu dans le finale), mais dans les actes suivants, où elle déploie toutes ses qualités musicales, de phrasé et de coloration, avec une voix solidement projetée. Ce n&rsquo;est pas une Violetta grande tragédienne prenant la pose, mais une Violetta qui vit un drame intime, avec pudeur et discernement, dans une forme de dépouillement profondément touchant. À ses côtés, l&rsquo;Alfredo de <strong>Jean Miannay</strong> impressionne par son engagement de tous les instants. Le chanteur est ici chez lui puisqu&rsquo;il a quasiment débuté à Belle-Île. Il chante beaucoup à Lausanne, dans de petits rôles, souvent des ténors de caractère. Le rôle d&rsquo;Alfredo représentait donc une certaine gageure pour lui, relevée avec brio. L&rsquo;italien manque peut-être parfois un peu de naturel, mais la ligne musicale est toujours conduite avec vaillance et élégance. Il couronne la fin de son air, au début du deuxième acte, de phrases en voix mixte d&rsquo;une beauté renversante. Dans le deuxième tableau de l&rsquo;acte II, il touche particulièrement en Alfredo dévasté, titubant et vindicatif, jamais caricatural, toujours juste. Enfin, le baryton costaricain <strong>Andres Cascante</strong>, ancien membre de l’Académie de l’Opéra de Paris, incarne un Germont père à la noble prestance. Sa voix ample et mordante, au timbre rond, impose une autorité naturelle, mais se teinte aussi d’une sincère chaleur paternelle dans les échanges avec Violetta. Il sait ménager des éclats dramatiques comme des instants de douceur, donnant au personnage une complexité qu&rsquo;on ne lui offre pas toujours.</p>
<figure id="attachment_196623" aria-describedby="caption-attachment-196623" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="wp-image-196623 size-large" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/DSC_2030-1024x683.jpg" alt="" width="1024" height="683" /><figcaption id="caption-attachment-196623" class="wp-caption-text">© David Giard</figcaption></figure>
<p>Les parties chorales sont assurées par ceux que le festival appelle les « Jeunes artistes ». Ce sont de jeunes chanteurs qui trouvent ainsi l&rsquo;opportunité de s&rsquo;essayer à la scène et, pour certains d&rsquo;entre eux, d&rsquo;incarner certains rôles secondaires. Ils font part d&rsquo;un grand enthousiasme aussi bien vocal que scénique lors des scènes de fêtes et proposent une belle sonorité d&rsquo;ensemble. On distingue parmi les seconds rôles les très belles voix d&rsquo;<strong>Elisabeth Ternisien</strong> en Flora et de <strong>Gigi Casey</strong> en Annina, toutes deux très touchantes. Chez les hommes, on retiendra la forte présence d&rsquo;<strong>Esteban Iribarne</strong> en marquis d&rsquo;Obigny et les qualités vocales et scéniques de <strong>Julien Soares</strong> dans le rôle trop court du docteur Grenvil, auquel il offre une voix de baryton saine et soigneusement phrasée.</p>
<p data-start="88" data-end="893">En définitive, <em>La traviata</em> se prête remarquablement à cette adaptation chambriste, qui en révèle la nature profondément intime : un drame lové dans des espaces réduits et clos, derrière des portes entrouvertes et des fenêtres qui filtrent l&rsquo;éclat des fêtes et les tumultes du carnaval. Ici, la relative modestie des moyens devient un atout : l’écriture de Verdi, dépouillée de son grand apparat orchestral, respire autrement et éclaire les rapports humains dans leur vérité la plus nue. Ce parti pris, soutenu par une distribution engagée et une mise en scène à la fois inventive et limpide, offre la possibilité rare de redécouvrir une œuvre archi-rebattue sous un jour neuf – plus fragile, plus proche, et, pour tout dire, plus émouvant encore.</p>
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		<title>Nominations à Lyrique-en-mer, le festival international de Belle-Ile</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/nominations-a-lyrique-en-mer-le-festival-international-de-belle-ile/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Aug 2024 09:42:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Conseil d’administration de Lyrique-en-mer, festival international de Belle-Ile annonce les nominations à partir du 1 septembre 2024 de David Jackson comme directeur artistique, et de Jazmin Black Grollemund comme déléguée artistique aux actions culturelles et à la pédagogie (voir communiqué ci-dessous).&#160; David Jackson À partir de septembre 2024 David Jackson prendra la direction du &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div id="dataBlockId-72" class="mceText" data-block-id="72">
<p class="last-child">Le Conseil d’administration de Lyrique-en-mer, festival international de Belle-Ile annonce les nominations à partir du 1 septembre 2024 de <strong>David Jackson </strong>comme directeur artistique, et de <strong>Jazmin Black Grollemund </strong>comme déléguée artistique aux actions culturelles et à la pédagogie (voir communiqué ci-dessous)<strong>.&nbsp;</strong></p>
</div>


<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p></p>
<cite><strong>David Jackson</strong><br><br>À partir de septembre 2024 David Jackson prendra la direction du festival Lyrique-en-mer auquel il a participé depuis de nombreuses années. Il y a notamment dirigé l’orchestre et le chœur du festival dans le <em>Stabat Mater</em> de Dvorak, <em>La Petite Messe Solennelle</em> de Rossini et <em>La Missa Solemnis</em> de Mozart.<br>Parallèlement, David Jackson est Chef de chœur de l’Opéra de Tours au sein duquel il dirige les productions lyriques et symphoniques du chœur. Il a de plus initié un ambitieux projet de médiation culturelle, créant la Chorale Populaire et La Maîtrise de l’Opéra de Tours, élargissant ainsi l&rsquo;accès à la musique pour un public diversifié. Pour la saison 2024/25, il dirigera l’Orchestre symphonique de la Région Centre-Val de Loire et le chœur de l’opéra dans <em>Le Requiem</em> de Mozart.<br>Diplômé de l’Université de Durham et de la Royal Scottish Academy of Music and Drama de Glasgow, Sociétaire du Winston Churchill Memorial Trust et de l’Institut Culturel Italien, il a travaillé en tant qu’assistant chef de chœur auprès de Lionel Sow pour le chœur de l’Orchestre de Paris ainsi que chef de chœur pour le chœur d’enfants de l’Opéra de Paris, et chef de chant pour la Maitrise de Notre-Dame de Paris.<br>En tant que directeur de l&rsquo;Ensemble 1904, David Jackson a également enregistré <em>Poldowski reimagined</em> (Resonus Classics), où il a orchestré les 22 mélodies de la compositrice Irène Poldowski. Cet enregistrement a été acclamé par la critique internationale « David Jackson tisse autour du soprano velouté de Jazmin Black Grollemund un écrin chambriste » (Diapason).<br><br><strong>Jazmin Black Grollemund</strong><br><br>Après être venue à Belle-Île-Mer en tant que « Jeune Artiste » au Festival en 2009, la soprano américaine pose définitivement ses valises en France en 2013. Quand Jazmin n’est pas sur son île d’adoption, elle est co-directrice et l’un des artistes principaux de la compagnie Les Variétés Lyriques, une troupe dédiée à la création, la prestation, et la transmission de l’opéra. &nbsp;Investie dans les projets qui démocratisent le chant lyrique, elle anime également les stages de chant pour adultes et pour enfants. &nbsp;<br>Elle s’épanouit aux côtés de compositeurs tels que Mark Kilstofte, Nathan Fryml, Philippe Schoeller, Olga Vassileva pour faire vivre des œuvres contemporaines. En 2019, elle interprète le rôle de Alma Stinney dans <em>Stinney : An American execution</em> de Frances Pollock à Prototype, le festival d’opéra et théâtre musical contemporain à New York. Elle parcourt les salles européennes comme le Royal Albert Hall, le Téatru Manoel à Malte, ou encore le Théâtre Montparnasse à Paris. Félicitée pour un timbre riche et une tessiture étendue et pleine de couleur, la soprano américaine interprète les rôles d’Arminda dans <em>La Finta Giardiniera</em>, Nedda dans <em>I Pagliacci</em>, Mutter dans <em>Hansel und Gretel</em>, Fiordiligi dans <em>Cosi fan Tutte</em>, et le rôle-titre dans <em>Dido and Aeneas</em>. Elle a interprété le rôle de Judith dans Le <em>Château de Barbe-Bleue </em>de Béla Bartok lors du dernier festival.</cite></blockquote>
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		<title>BACH, La Passion selon Saint Jean &#8211; Belle-Île-en-mer</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/bach-la-passion-selon-saint-jean-belle-ile-en-mer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marcel Quillevere]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Aug 2023 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Fondé en 1998, par le baryton-basse américain Richard Cowan, qui avait choisi Belle-Île comme lieu d’échanges culturels entre la Bretagne et les Amériques, le festival international Lyrique en mer, consacré en majeur partie à l’art lyrique, célèbre cet été, de belle manière, ses 25 ans. Il est aujourd’hui dirigé par l’Anglais Philip Walsh, son plus &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Fondé en 1998, par le baryton-basse américain <strong>Richard Cowan</strong>, qui avait choisi Belle-Île comme lieu d’échanges culturels entre la Bretagne et les Amériques, le festival international Lyrique en mer, consacré en majeur partie à l’art lyrique, célèbre cet été, de belle manière, ses 25 ans. Il est aujourd’hui dirigé par l’Anglais <strong>Philip Walsh</strong>, son plus ancien chef d’orchestre attitré. Presque entièrement financé par du mécénat privé, il bénéficie, de longue date, du soutien de la région, du département, des communes et, enfin, depuis 2022, d’une subvention de la DRAC. Le bénévolat est essentiel et fait appel aux habitants et aux résidents temporaires qui s‘investissent avec passion dans sa réalisation. Quatorze soirées se succèdent ainsi entre le 26 juillet et le 12 août  (<em>La Passion selon Saint Jean</em> le 11 août à l&rsquo;église de Locmaria).</p>
<p>Le chœur, constitué de cinquante chanteurs amateurs, en majorité bellilois, répète régulièrement à partir du mois de janvier (des résidents temporaires font aussi les voyages pour s’adjoindre à eux). Denise, belliloise très populaire, s’enorgueillit, à l’âge de 85 ans, de n’avoir jamais manqué au rendez-vous depuis la création du festival.</p>
<p>Philip Walsh vient régulièrement de Londres et peut désormais compter sur son remarquable chef de chœur, le jeune<strong> Gérald de Montmarin</strong> originaire de la région.</p>
<p>D’autre part, l’Académie accueille des jeunes chanteurs venus d’Europe et des Etats-Unis. Ils participent aux master classes, renforcent le chœur et interprètent de petits rôles.</p>
<p>Enfin, sur le modèle britannique <em>All singing</em>, Philip Walsh fait appel à des candidatures spontanées pour intégrer, le 8 août, le chœur du <em>Gloria</em> de Vivaldi et <em>Zadok the Priest</em> de Haendel. Ces derniers arrivent le matin pour la répétition et le concert en fin d’après-midi. Pour l’occasion, l’ensemble compte alors 150 choristes.</p>
<p>Le 3 août avait lieu la première de la <em>Passion selon St Jean</em> de Jean-Sébastien Bach dans la belle église de Bangor dont l’acoustique est exceptionnelle grâce aux lambris de recouvrement des voûtes (comme ceux construits à travers la Bretagne par les charpentiers marins). Quand on sait la difficulté du premier chœur « <em>Herr, unser Herrscher</em> », on est immédiatement saisi par l’engagement des chanteurs, leur force d’expression, la mise en place sans faille et la couleur superbe de l’ensemble. L’homogénéité est le terme qui convient d’ailleurs pour l’interprétation de tous, sous la baguette précise de Philip Walsh, à la tête d’un ensemble de musiciens de premier rang, qui parvient à tenir l’attention du public de bout en bout. Le rôle de l’Évangéliste est tenu de manière touchante par le ténor Gallois <strong>William Searl</strong> aux beaux aigus <em>pianissimi</em> en voix mixte. Le baryton-basse ukrainien<strong> Ihor Mostovoi</strong>, né à Marioupol où vit toujours son père, est un Jésus poignant. Il déclame ses récits d’une voix veloutée pleine de nuances. C’est aussi le cas du ténor <strong>Stefan Sbonnik</strong>, membre de l’opéra studio de l’Opéra du Rhin. Le timbre est lumineux, la diction impeccable et il se joue de la tessiture tendue de « <em>Ach mein Sinn </em>» et de « <em>Erwäge</em> » grâce à une technique sans faille. A leurs côtés trois américains : la soprano<strong> Maria Koroleva</strong>, d’origine russe, belcantiste aux aigus brillants, le baryton <strong>Michael Kelly</strong> et la mezzo-soprano <strong>Blythe Gaissert</strong>, familière du Metropolitan Opera de New York, à la voix ample et étendue qui interprète avec sobriété et émotion contenue, le « <em>Es ist vollbracht</em> » final.</p>
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		<title>PURCELL, Didon et Enée &#8211; Belle-Île-en-mer</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/purcell-didon-et-enee-belle-ile-en-mer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marcel Quillevere]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Aug 2023 03:59:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=139099</guid>

					<description><![CDATA[<p>Premier grand spectacle lyrique de la 25e édition du Festival Lyrique-en-Mer de Belle-Île, l’opéra Didon et Enée de Purcell bénéficie d’une conception particulièrement réussie. Avec peu de moyens, la metteuse en scène Véronique Roire, parvient à créer un spectacle d’une réelle beauté. Elle a eu l’excellente idée de faire précéder l’opéra lui-même par un prologue &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Premier grand spectacle lyrique de la 25<sup>e</sup> édition du Festival Lyrique-en-Mer de Belle-Île, l’opéra <em>Didon et Enée </em>de Purcell bénéficie d’une conception particulièrement réussie. Avec peu de moyens, la metteuse en scène <strong>Véronique Roire</strong>, parvient à créer un spectacle d’une réelle beauté. Elle a eu l’excellente idée de faire précéder l’opéra lui-même par un prologue qui, sur des musiques de Purcell, conte, par des extraits de l’<em>Énéide</em> en voix off,  le départ d’Enée, avec ses enfants, de Troie à Carthage. Son errance est évoquée poétiquement par une sorte de théâtre d’ombres. Les chœurs interprétés par les jeunes stagiaires de l’Académie préludent à l’entrée en scène d’Énée, de Didon et sa servante Belinda chantant, chacun en sa solitude, des airs de divers opéras de Purcell. Le rideau tombe. Cette scène a fortement impressionné le public.</p>
<p>Quand commence l’opéra lui-même, la rencontre et l’amour entre Enée et Didon prennent dès lors tout leur sens. Un jeu raffiné de lumières dans des décors simplement suggérés, une direction d’acteurs précise et l’intervention pleine d’humour d’un jeune enfant – lutin malin et facétieux – créent une atmosphère propice au rêve. Dans la scène des sorcières, interprétée par les jeunes stagiaires, la jeune soprano maltaise, <strong>Raisa Marie Micallef,</strong> fait un début remarqué.</p>
<p>La reine de Carthage est interprétée, en grande tragédienne, par la soprano afro-américaine<strong> Jazmin Black Grollemund</strong>. Sa voix au timbre riche et puissant rayonne dans l’air final « Remember me ».</p>
<p>A ses côtés la soprano <strong>Maria Koroleva</strong> est une Belinda touchante. Le baryton américain <strong>Michael Kelly</strong>, au timbre particulièrement émouvant, trouve dans Enée un rôle à sa mesure. Son interprétation tout en nuances allie la puissance aux pianissimi les plus intimes. Poète et acteur à ses heures, il est bouleversant d’humanité dans les adieux d’Enée.</p>
<p>Le Festival a commencé par l’ensemble Roots dirigé par l’exubérant violoniste Nemanja Radulovic, et les concerts vont se succéder jusqu’à l’hommage à Sarah Bernhardt à la Pointe des Poulains, face à l’océan, et le récital final de la pianiste Anne Quéfellec et de son fils Gaspard Dehaene.</p>
<p>Le public, enthousiaste, est à tous les rendez-vous. Un défi brillamment relevé par le Festival.</p>
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		<title>Concerts d’été au Festival Lyrique-en-Mer — Belle-Ile-en-mer</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/concerts-dete-au-festival-lyrique-en-mer-belle-ile-en-mer-isola-lyrica/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Aug 2020 02:56:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Il était inenvisageable de ne pas proposer d&#8217;édition 2020 du festival Lyrique-en-Mer » martèle Marie-Françoise Morvan, la présidente du festival. « Les conditions en sont inédites, très contraintes, mais nous avons la chance de pouvoir proposer cinq programmes originaux, cet été à Belle-Ile ». Nous avons pu assister à trois de ces soirées: À deux pas de la mer &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>« <em>Il était inenvisageable de ne pas proposer d&rsquo;édition 2020 du festival Lyrique-en-Mer </em>» martèle <strong style="font-size: 14px">Marie-Françoise Morvan</strong>, la présidente du festival. « <em>Les conditions en sont inédites, très contraintes, mais nous avons la chance de pouvoir proposer cinq </em><em>programmes originaux, cet été à Belle-Ile</em> ». Nous avons pu assister à trois de ces soirées:</p>
<p><em>À deux pas de la mer qu&rsquo;on entend bourdonner,</em><br /><em>Je sais un coin perdu de la terre bretonne</em><br /><em>Où j&rsquo;aurais tant aimé, pendant les jours d&rsquo;automne,</em><br /><em>Chère, à vous emmener !&#8230; </em></p>
<p>Cet extrait de « Paysage » d&rsquo;André Theuriet aurait pu servir de point de départ au programme Reynaldo Hahn, évocation musicale de l&rsquo;été 1912, imaginé par <strong>Philip Walsh</strong>, le directeur artistique pour la soirée d&rsquo;ouverture du festival. Tous les adeptes de Belle-Ile le savent, la Chère – Sarah Bernhardt – en fut une prestigieuse estivante qui investit avec bonheur la Pointe des Poulains où elle accueillit ses intimes, dont le brillant compositeur.</p>
<p><strong>Fabienne Marsaudon</strong>, venue en voisine, a crocheté un bien joli patchwork de textes à partir de la correspondance des artistes afin d&rsquo;articuler une proposition généreuse de dix-neuf mélodies, exercice d&rsquo;endurance pour la vaillante soprano <strong>Jazmin Black -Grollemund</strong> qui relève le défi avec grâce et sensibilité, une grande justesse dans l&rsquo;émotion, soutenue par l&rsquo;accompagnement attentif, plein de délicatesse et d&rsquo;esprit de Philip Walsh. L&rsquo;artiste américaine avait découvert la Bretagne lors d&rsquo;une académie d&rsquo;été du festival qui accueille chaque été de jeunes artistes venus d&rsquo;outre-Atlantique ; elle n&rsquo;est jamais repartie et se trouve particulièrement bien placée pour vanter les charmes de l&rsquo;île d&rsquo;autant plus qu&rsquo;elle profite de beaux graves charnus dignes d&rsquo;une mezzo, de pianis raffinés, d&rsquo;un joli legato même si elle a tendance à détimbrer ses médiums dans ce répertoire. Mention spéciale pour « A Chloris », pour le « tango Habarena sous l&rsquo;oranger »  ainsi que pour « Paysage ». </p>
<p><strong>Michael Martin-Badier</strong> prête sa voix à l&rsquo;épistolier Reynaldo Hahn et évoque avec autant de retenue que de finesse la beauté de l’île, les promenades à pied ou en bateau, les soirées pluvieuses au coin du feu ou encore les somptueux couchers de soleil. S&rsquo;installe alors un effet d&rsquo;écho assez délicieux entre les silhouettes évoquées (Reynaldo Hahn, Sarah Bernhardt mais également Marcel Proust, Catulle Mendes ou encore Sacha Guitry et Yvonne Printemps), les trois artistes sur scène et enfin le public qui, tous, résident à Belle-Ile et connaissent parfaitement les lieux et les moments décrits.</p>
<p>C&rsquo;est une Jazmin Black Grollemund rayonnante que nous retrouvons dans le cadre prestigieux de la citadelle pour incarner avec toujours autant d&rsquo;intelligence expressive, Mimi, Chimène et – plus inattendu mais parfaitement réussi – Carmen. Cette soirée de Gala réunit six artistes lyriques, tous passés par l&rsquo;académie du festival, autour du piano sensible de<strong> David Jackson</strong> au toucher rond et généreux. Les jeunes pousses prometteuses, sont désormais des professionnels confirmés. Les « hits » du lyriques se succèdent, que le public retrouve avec le plaisir d&rsquo;une madeleine après tant de mois de sevrage musical.</p>
<p><strong>Andrew Nolen</strong> est un formidable Leporello qui mâtine son catalogue d&rsquo;un soupçon d&rsquo;espièglerie. Comédien jusqu&rsquo;au bout des ongles, il fait tant que « la piccina » semble vraiment là, face à nous. Son timbre rond et sensuel s&rsquo;enrichit de mille nuances que l&rsquo;on retrouve dans un somptueux extrait de <em>Macbeth</em> (« Come dal ciel precipita », Verdi, rôle de Banco).</p>
<p>Le tout jeune ténor<strong> Jean Miannay</strong> ravit par une émission claire et rayonnante, joliment ancrée et une présence pleine d&rsquo;innocence qui donne beaucoup de fraîcheur à son Don Ottavio (<em>Don Giovanni </em>de Mozart, « Dalla sua pace ») et une émotion singulière au « Kuda, Kuda » de Lensky dans<em> Eugène Onéguine</em>.</p>
<p>Les deux hommes sont entourés de quatre femmes aux tempéraments aussi différents que brillants, choisies, elles aussi par Philip Walsh avec le talent qu&rsquo;on lui connaît.</p>
<p><strong>Eléonor Gagey</strong>, qui a découvert le chant lyrique enfant, au festival, est une magnifique <em>Cenerentola </em>(« Nacqui all&rsquo;affanno e al pianto », Rossini). L&rsquo;unité des registres est remarquable, tout comme la richesse des harmonies qui fait également merveille dans le rôle de Sesto (« Parto, parto »<em>, la Clémence de Titus</em> de Mozart) où la redoutable vocaliste fait montre alors de beaucoup de sensibilité.</p>
<p>Les vocalises sont également simples formalités pour<strong> Louise Pingeot</strong> et <strong>Lauren Urquhart</strong> qui « coloraturent » à étourdir. La première ouvre le bal d&rsquo;un « Salut à la France » (<em>la fille du</em> <em>régiment </em>de Donizetti) qui résonne comme une invitation à renouer avec le bonheur de la musique « live » après tant de mois de streaming imposé. Elle relève surtout le défi de nous faire entrer dans l&rsquo;âme d&rsquo;une Ophélie déboussolée <em>(</em>« à vos jeux mes amis »<em>, Hamlet </em>d&rsquo;Ambroise Thomas), avec une émission d&rsquo;un grand naturel, des aigus glorieux et une diction impeccable tout au long de cet air si exigeant.</p>
<p>La seconde impose avec<em> Linda di Chamounix </em>(« O luce di quest&rsquo;anima », Donizetti) l&rsquo;évidence d&rsquo;une projection tout en brillant et en lumière avant de clore la soirée en Musetta (<em>La Bohème</em>, Puccini), un rôle qui va comme un gant à sa présence mutine.</p>
<p>Le lendemain, David Jackson triple sa casquette de chef de chant accompagnateur de celle de concepteur d&rsquo;une belle Schubertiade qui associe le compositeur viennois et ses successeurs admiratifs, de Louise Farrenc à Brahms en passant par Schumann. Autour du piano et d&rsquo;un quintette à cordes de belle tenue, certains chanteurs sont moins à l&rsquo;aise que dans le répertoire de la veille. On retiendra toutefois le poignant «<em>Dicheterliebe </em>(Schumann) de Jean Mianney ; les intenses « Doppelgänger » et « Der Tod und das Mädchen » (Schubert) d&rsquo;Andrew Nolen ; les belles qualités de musicienne de Lauren Urquhart dans « Oh quand je dors » (Liszt) et accompagnée au violon par <strong>Nemanja Ljubinkovic</strong> pour « Der Hirt auf dem Felsen » (Schubert).</p>
<p>Un concert de musique sacrée en église ainsi qu&rsquo;une programme jeune public commémorant les 250 ans de la naissance de Beethoven complètent cette programmation « covid compatible » à applaudir jusqu&rsquo;à la mi-août.</p>
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		<title>DONIZETTI, Lucia di Lammermoor — Belle-Ile-en-mer</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/lucia-di-lammermoor-belle-ile-en-mer-la-belle-lumiere-de-lile/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Aug 2019 22:31:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour la 21e édition de Lyrique-en-mer, Philip Walsh, directeur artistique du festival, propose sa première Lucia di Lammermoor, une œuvre exigeante et un défi pour l’équipe artistique de Belle-Île qui relève le gant avec talent. A Londres, il y a deux ans, Katie Mitchell avait proposé une Lucia partageant l’espace en deux par le milieu &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour la 21e édition de Lyrique-en-mer, <strong>Philip Walsh</strong>, directeur artistique du festival, propose sa première <em>Lucia di Lammermoor</em>, une œuvre exigeante et un défi pour l’équipe artistique de Belle-Île qui relève le gant avec talent.</p>
<p>A Londres, il y a deux ans, Katie Mitchell avait proposé une <a href="https://www.forumopera.com/lucia-di-lammermoor-londres-roh-donizetti-version-gore"><em>Lucia</em></a> partageant l’espace en deux par le milieu avec un succès apparemment mitigé.<strong> Denise Mulholland</strong>, quant à elle, divise son plateau du proscenium au fond de scène comme autant de strates du réel. L’espace y est donc indéterminé – fontaine champêtre à l’avant, chambre à l’arrière alors qu’un espace indéterminé occupe le centre du plateau. La chambre de Lucia, dont le lit est la métonymie hautement signifiante reste donc visible pendant tout le spectacle. L’idée est pertinente puisque le mariage et la fidélité de la jeune fille sont bien l’enjeu du drame. Ce parti pris aurait toutefois acquis une plus parfaite cohérence si la nuit de noces y avait été également évoquée puisque cette dernière se déroule paradoxalement hors scène. L’utilisation d’un cyclo y compose, quoi qu’il en soit, de touchantes ombres chinoises, en particulier à la mort de Lucia qui accompagne celle d’Edgardo.</p>
<p>L’autre bonne idée de mise en scène est la présence silencieuse du fantôme de la fiancée assassinée de Ravenswood, évoquée par l&rsquo;héroïne au premier acte. Elle accompagne l’action de sa déambulation spectrale et prémonitoire allant jusqu’à s’unir à Edgardo dans la mort, résonance tragique entre sa triste fin et celle des amants sacrifiés. Là encore, si l’on voulait chipoter l’on pourrait déplorer que cet esprit disparaisse pendant les scènes du contrat de mariage et de la folie alors qu’il aurait pu y trouver une place légitime.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="264" src="/sites/default/files/styles/large/public/luccia36.png?itok=4P2x2F37" title="©festival Lyrique en mer" width="468" /><br />
	© festival Lyrique en mer</p>
<p>Les costumes oscillent d’un Moyen Âge fantasmé au cuir contemporain en passant par le XVIIIe siècle. L’unité est assurée par des écharpes en tartan et un joli travail de teintes.</p>
<p>Le raffinement dans le travail des couleurs se retrouve plus encore dans la fine direction de Philippe Walsh : les tempi sont toujours au service de l&rsquo;expressivité des chanteurs soutenus sans faille. La réduction orchestrale de Francis Griffin pour 14 instruments est remarquablement efficace, mettant en valeur les talents de chambriste de chaque musicien. Il faut dire que la configuration de la salle place l’orchestre en pleine lumière, devant la scène. A vrai dire, cela pourrait nuire à la plongée du spectateur dans l’histoire, heureusement, la qualité du plateau scénique évite cet écueil par une implication exemplaire. La direction d’acteur de Denise Mulholland apporte beaucoup de justesse et d’émotion aux différents protagonistes de la tragédie. Le couple des amoureux s’avère à cet égard tout à fait poignant. La jeune soprano maltaise <strong>Nicola Said</strong> est une épatante Lucia : unité des registres, richesse du timbre, aigus souverains, vocalises souples et faciles, elle pourrait sans doute améliorer encore la tenue du souffle pour des finales plus soignées mais ce n’est qu’un détail au vu d’une prestation profondément émouvante. L’actrice n’est pas moins touchante que la chanteuse, rendant crédible l’égarement de la jeune femme déchirée entre devoir et sentiments.</p>
<p>Si le spectateur a la gorge serrée c’est également grâce à la très belle performance d’<strong>Aaron Short</strong>, Edgardo sincère à l’émission équilibrée, simple, pure, à la projection sans faille dont les duos amoureux tout comme la fin tragique s’avèrent assez bouleversants.</p>
<p>Face aux amants sacrifiés, <strong>Christian Bowers</strong> campe un Ashton de belle prestance à la voix pleine, aux riches couleurs, au timbre généreux tandis que <strong>Colin Ramsey</strong>, pour sa part, compose un Raimondo à la voix un peu engorgée mais très impliqué scéniquement.</p>
<p>Le chœur rassemble les 14 jeunes chanteurs de l’académie d’été du festival dont l’effectif se partage équitablement entre artistes français et américains. Ils forment un ensemble engagé et vaillant, à la pâte sonore riche et ronde. Il aura son heure de gloire en soliste le 11 août prochain avec une version prometteuse de <em>Passionnement</em>, d’André Messager.</p>
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		<title>PUCCINI, Tosca — Belle-Ile-en-mer</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/tosca-belle-ile-en-mer-floria-la-belle-en-lile/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Aug 2018 05:42:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Hors saison, à Belle-Ile, vous aurez peut-être la surprise d&#8217;entendre d’étonnantes discussions : ici, ce sont deux dames qui, à la poissonnerie, échangent sur les difficultés rythmiques du Sanctus de la Messe Nelson de Haydn ; là, ce sont deux enfants dont les conciliabules, devant la boulangerie, évoquent moins le mérite comparé des crocodiles et des carambars, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Hors saison, à Belle-Ile, vous aurez peut-être la surprise d&rsquo;entendre d’étonnantes discussions : ici, ce sont deux dames qui, à la poissonnerie, échangent sur les difficultés rythmiques du Sanctus de la <em>Messe Nelson</em> de Haydn ; là, ce sont deux enfants dont les conciliabules, devant la boulangerie, évoquent moins le mérite comparé des crocodiles et des carambars, que les démêlés tragiques de Tosca et Scarpia. Telle n’est pas la moindre réussite du Festival Lyrique-en-mer, qui depuis vingt ans, fédère les iliens autour d’un projet lyrique d’envergure. Bénévoles et amateurs se révèlent les rouages indispensables permettant la création de 26 opéras et 73 concerts de musique sacrée en deux décennies. Autre charme propre aux festivals d’été, le public des soirées mêle complaisamment îliens et intelligentsia parisienne en vacances. Tous célèbrent ce soir le destin déchirant de Tosca dans une mise en scène sobre mais efficace de <strong>Stephanie Havey</strong> qui utilise fort intelligemment les trois courtes semaines de répétition tout comme la faible ouverture de scène dont elle dispose. Quelques éléments de décors mobiles campent l’église puis les créneaux du château Saint-Ange et sa geôle tandis qu’un grand crucifix s’abat un peu plus à chaque acte, à l’image des espoirs de Tosca. Des aspirations piétinées comme cette croix qui lui sert de rampe pour le saut final.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/enfant_0.jpg?itok=trweKoGz" title="© Lauren Pasche" width="468" /><br />
	© Lauren Pasche</p>
<p>L’harmonie en doré et noir qui unifie costumes et décor est d’une élégante sobriété. Elle est réveillée par des touches de rouge comme ces simples rubans appliqués sur des costumes de ville qui créent une mystérieuse hiérarchie militaire et résonnent du sang des victimes du tyran romain. Scarpia, justement, est superbement incarné par <strong>Tyler Simpson</strong>, un pilier du festival. Fort d’une projection percussive, d’une excellente diction, il s’enorgueillit surtout d’une belle prestance à la dureté retenue, au sourire glaçant. Face à lui s’épanouit la formidable Tosca de <strong>Natalya Romaniw</strong>, à la présence déchirante d’une grande justesse, à la voix longue dotée un beau legato, de médiums et graves soyeux, d’aigus larges, puissants et solaires. Elle confirmera cette convaincante prise de rôle à l&rsquo;Opéra National d&rsquo;Ecosse la saison prochaine. On aurait aimé l’entendre dans Tatyana ou Jenůfa, deux rôles qu’elle a récemment interprétés outre-Manche. Son amoureux de théâtre, <strong>Adorján Pataki</strong>, appelle un jugement plus nuancé. Si le timbre est glorieux et les médiums fermement campés, les aigus, en revanche, décrochent trop souvent. <strong>John Paul Huckle </strong>propose un Angelotti convaincant, à la voix charnue, que l’on souhaiterait entendre plus longuement ; <strong>Christian Bowers</strong> incarne un sacristain enjoué à la projection très naturelle. Le chœur d’enfants du festival ainsi que les jeunes artistes en formation complètent avantageusement la distribution.</p>
<p>La réduction d’orchestre réalisée par <strong>Philip Walsh</strong> fait la part belle aux instruments à vents – clarinette et basson tout particulièrement – qui souffrent moins que les cordes, éprouvées en cette soirée caniculaire. L’effectif – regroupant une quinzaine d’instrumentistes – n’en demeure pas moins efficace. La direction engagée du chef britannique permet une intensité dramatique intacte, une précieuse utilisation des couleurs, des nuances, enrichies d’un travail de chambriste remarquable pour les musiciens souvent seuls à assurer leur pupitre. L’équipe de bénévoles – très investie – a grand mérite de créer ainsi des œuvres du grand répertoire dans ce paradis bellilois ! Comme souvent dans les festivals bretons, la proximité des spectateurs avec la scène est porteuse d’une émotion toute particulière dont les estivants auraient tort de se priver.</p>
<p> </p>
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		<title>DONIZETTI, L&#039;elisir d&#039;amore — Belle-Ile-en-mer</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/lelisir-damore-belle-ile-en-mer-un-sacre-coup-de-jeune/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Cormier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Aug 2017 06:18:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Créée à Malte en 2015, sous la direction musicale de Philip Walsh, cette joyeuse production du chef d’œuvre de Donizetti par Denise Mulholland, correspondait idéalement à ce que Belle-Île souhaitait présenter à la salle Arletty pour cette saison inscrite sous le signe de l’amour. Metteur-en-scène d’origine écossaise et chanteuse, formée à Londres, détentrice de nombreuses &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Créée à Malte en 2015, sous la direction musicale de <strong>Philip Walsh</strong>, cette joyeuse production du chef d’œuvre de Donizetti par <strong>Denise Mulholland</strong>, correspondait idéalement à ce que Belle-Île souhaitait présenter à la salle Arletty pour cette saison inscrite sous le signe de l’amour. Metteur-en-scène d’origine écossaise et chanteuse, formée à Londres, détentrice de nombreuses récompenses et riche d’une carrière internationale, Denise Mulholland est actuellement directrice du Théâtre national de la Jeunesse à Malte. Avec elle, le livret de Felice Romani inspiré de celui d’Eugène Scribe pour <em>Le Philtre</em> d’Aubert prend un sacré coup de jeune. On saute du XIX<sup>e</sup> siècle aux années 1950, en plein boom économique et on quitte la campagne pour une villégiature de rêve sur la côte amalfitaine. Cela n’est pas sans conséquences sur l&rsquo;impact des personnages et sur leur relations. La propriétaire d’une pension au bord de la mer (Adina) ne se conduit pas  exactement comme une fermière. Un ancien escroc du marché noir (Dulcamara) n’agit pas tout à fait comme un camelot de village. Un bel officier de marine arrogant (Belcore) n’a pas la même force comique qu’un sergent entreprenant. Avec la bousculade d’une folle jeunesse entourant Giannetta devenue femme de chambre, la séance de lecture de <em>Tristan et Iseult </em>par Adina et les apparitions hilarantes de Belcore et de Dulcamara ont une portée moindre. En revanche, où qu’il se trouve et quoi qu’il fasse, le personnage de Nemorino demeure exclusivement habité par sa passion amoureuse.</p>
<p>Depuis l’ouverture gazouillante et dansante, la musique avec son alternance de gaité et de mélancolie, ses chœurs guillerets, ses morceaux de bravoure, ses duos et ses cavatines conserve tout son charme. Donizetti a parfaitement réussi la synthèse entre l’opéra <em>buffa</em> italien et l’opéra comique français. Finement mais fermement conduit par Philip Walsh, le petit orchestre est éblouissant. Notons qu’au deuxième acte quelques effets scéniques surprenants réglés au cordeau et bien en phase avec la musique font mouche.</p>
<p>Si les <strong>Jeunes artistes du festival</strong> s’en donnent à cœur joie sous la houlette de <strong>Lauren Urqhart</strong> (Giannetta), la jeune soprano <strong>Adéline Le Mer</strong> tire timidement son épingle du jeu dans le rôle d’Adina. Elle ne manque ni d’élégance ni de qualités vocales mais il faut attendre son dernier air « Prendi, per mi sei libero » pour qu’elle dévoile son potentiel. Le Belcore du baryton américain <strong>Jonathan Meyer,</strong> confirme ses qualités déjà appréciées dans <a href="https://www.forumopera.com/cosi-fan-tutte-belle-ile-en-mer-jubilatoire-avec-les-moyens-"><em>Cosi fan tutte </em>l’an dernier</a> : prestance, projection, articulation. Quant au baryton italien, <strong>Emilio Marcussi</strong>, il démontre ici sa familiarité avec le style rossinien acquis notamment à l’Académie de Pesaro. Il possède la faconde et la technique du chant syllabique nécessaires pour camper un solide Dulcamara aussi bien dans sa cavatine « Udite, udite » que dans la barcarolle avec Adina « Io son ricco e tu sei bella ». Reste à dire combien nous avons apprécié le ténor américain <strong>Tyler Nelson</strong>. Velouté du timbre, puissance, phrasé impeccable&#8230; et surtout, engagement dramatique de chaque instant. Depuis son air d’entrée « Quanto è bella, quanto è cara » jusqu’à la fameuse romance « Una furtiva lagrima », sans le moindre cabotinage, Nelson se montre exceptionnel dans ce rôle qui lui va vraiment comme un gant. Les applaudissements enthousiastes qu’il reçoit à la fin du spectacle démontrent que le public en est conscient.</p>
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		<title>Gloria&#124;Requiem — Belle-Ile-en-mer</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/gloria-de-vivaldi-et-requiem-de-mozart-belle-ile-en-mer-double-plaisir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Cormier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 12 Aug 2017 05:59:05 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/double-plaisir/</guid>

					<description><![CDATA[<p>En cette douce soirée d’été, après avoir fait vibrer les charmantes églises de Locmaria et de Bangor, le Chœur et l’Orchestre du Festival de Belle-Île ont conquis le public de sa « capitale » administrative . Grâce à un travail assidu, ils ont produit des interprétations intenses auxquelles les fidèles amis et les soutiens d’une manifestation lyrique &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En cette douce soirée d’été, après avoir fait vibrer les charmantes églises de Locmaria et de Bangor, le Chœur et l’Orchestre du Festival de Belle-Île ont conquis le public de sa « capitale » administrative . Grâce à un travail assidu, ils ont produit des interprétations intenses auxquelles les fidèles amis et les soutiens d’une manifestation lyrique à vocation internationale devenue incontournable, se montrent de plus en plus sensibles. Alors que le soleil n’est pas encore couché, ce public se presse pour emplir entièrement la belle église de Palais, remarquable pour ses mosaïques originales et ses vitraux colorés.</p>
<p>Pour commencer, nous baignons dans la joie avec un magnifique <em>Gloria</em> de Vivaldi dirigé par <strong>David Jackson.</strong> Pianiste, compositeur, chef de chant à la Maîtrise de Notre Dame de Paris ainsi qu’aux conservatoires de Versailles et de Meudon — également depuis plusieurs années au festival lyrique de Belle-Île — il fait ici brillamment ses débuts au pupitre. Sa lecture dynamique et rigoureuse veillant à faire ressortir toutes les couleurs instrumentales et à bien détacher les plans sonores des douze parties de l’œuvre est  d’une précision admirable. Avec leurs voix diaphanes et lumineuses, les trois sopranos et les deux mezzos solistes intégrées au chœur, ne tombent à aucun moment dans la théâtralisation. C’est beau, c’est poétique, c’est fervent, tout en demeurant absolument vivaldien. On retiendra  en particulier  « <em>In terra Pax », </em> « <em>Domine Deus </em>» et, surtout, le superbe « <em>Qui sedes ad dexteram Patris » </em>! </p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/requiem_palais_2017_web-5829.jpeg?itok=n10__clV" title="Gloria © Léonor Matet" width="468" /><br />
	Gloria © Léonor Matet</p>
<p>Après l’entracte, avec le célèbre <em>Requiem</em> de Mozart, l’heure est beaucoup plus grave. Sous la baguette experte de <strong>Philip Walsh,</strong> directeur artistique du Festival, les mêmes forces orchestrales et chorales comprenant comme précédemment les<strong> Jeunes artistes </strong>et avec la participation d’un quatuor vocal opératique, interprètent cette œuvre ultime dont la genèse obscure a fait l’objet de bien des suppositions et controverses. Aujourd’hui, le travail de plusieurs générations de musicologues a permis d’établir que si la composition a bien eu lieu dans des conditions tragiques nécessitant l’intervention maladroite de l’entourage du <em>divin</em> Mozart, l’authenticité de l’inspiration et des intentions de ce <em>Requiem, </em>conçu face à la mort, ne fait aucun doute.</p>
<p>La solide voix de baryton basse assortie d’une excellente articulation de <strong>Tyler Simpson,</strong> résonne avec force ; alors que, sans démériter, le ténor et la soprano — peut-être surmenés ? — manquent quelque peu de conviction. Quoi qu’il en soit, la majesté d’«<em> Introitus </em>», la fureur de « <em>Dies irae </em>», la lourde menace  de « <em>Tuba mirum </em>», la piété résignée de « <em>Lacrimosa </em>»,  la joie de « <em>Domine Jesu </em>», la solennité  de « <em>Sanctus</em> » sont parfois en dessous de ce qu’on attend du prodigieux génie mozartien. Cependant en dépit du rafistolage de la partition maintes fois dénoncé, nous sommes submergés par une profonde émotion. Et comme le souhaite Philip Walsh dans son introduction à ce bouleversant requiem, nous le ressentons comme « <em>une invitation optimiste à l’éternité, et pas uniquement comme la fin terrifiante et tumultueuse de la vie de ce grand compositeur</em>».</p>
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		<title>Belle-Île Festival : Philip Walsh désormais Maître à bord</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Cormier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jun 2017 14:44:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Quand nous avons découvert en 2012 le Festival lyrique de Belle-Île, né du coup de foudre du baryton américain, metteur-en-scène et pédagogue, Richard Cowan, décédé l’an dernier, c’était déjà sa 15e édition. Son fondateur avait mis au point une formule magique pour en faire un moment unique. Au programme, un chef-d’œuvre de musique sacrée exécuté &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Quand nous avons découvert en 2012 le Festival lyrique de Belle-Île, né du coup de foudre du baryton américain, metteur-en-scène et pédagogue, Richard Cowan, <a href="https://www.forumopera.com/breve/belle-ile-hommage-mozartien-a-richard-cowan">décédé l’an dernier</a>, c’était déjà sa 15<sup>e</sup> édition. Son fondateur avait mis au point une formule magique pour en faire un moment unique. Au programme, un chef-d’œuvre de musique sacrée exécuté dans les églises de l’île, des opéras mis-en-scène avec les moyens du bord mais d’une qualité professionnelle indéniable, un programme pédagogique convivial et exigeant. À la manœuvre, un orchestre de chambre constitué de solistes confirmés, plus un Chœur local préparé avec soin tout au long de l’année, des artistes lyriques prometteurs en début de carrière internationale, des jeunes chanteurs en formation.</p>
<p>Cet hiver, à la suite de luttes intestines entraînant la démission en bloc du conseil d’administration, l’aventure a failli prendre fin <a href="https://www.forumopera.com/breve/lyrique-en-mer-echouage-et-remise-a-leau">une fois de plus</a><a href="https://www.forumopera.com/breve/lyrique-en-mer-echouage-et-remise-a-leau">.</a> Grâce au soutien de ses fidèles sponsors, un nouveau conseil d’administration restreint a pu se constituer. Il a nommé le talentueux chef britannique <strong>Philip Walsh </strong>(directeur musical depuis 2001) Directeur Artistique du Festival. Pour sa 20<sup>e</sup> édition, qu’il a voulu « sous le signe de l’amour » Philip Walsh a programmé le <em>Gloria </em>de Vivaldi, le <em>Requiem </em>de Mozart, <em>L&rsquo;elisir d’amore</em> de Donizetti dans une mise en scène de <strong>Denise Mulholland Ains</strong>, acclamée à Malte en 2015. Le14 août, il y aura à la citadelle Vauban un concert d’Orchestre avec soprano sur le thème des Nuits d’été. Sans oublier, paraît-il à la demande des chanteurs, deux soirées cabaret Lyrique en Jazz à la salle Arletty. Plus d&rsquo;informations sur <a href="http://www.lyrique-belle-ile.com/">lyrique-belle-ile.com </a>.</p>
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