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	<title>Paris (Gaveau) - Ville - Forum Opéra</title>
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	<title>Paris (Gaveau) - Ville - Forum Opéra</title>
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		<title>Récital Roberto Alagna – Paris (Gaveau)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/recital-roberto-alagna-paris-gaveau-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2026 07:58:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est devant une salle comble que Roberto Alagna, élégamment vêtu d’un costume noir, fait son entrée sur la scène de Gaveau sous les acclamations du public. Souriant, le teint légèrement hâlé, notre ténor paraît en forme. Il annonce cependant qu’il rentre des Etats-Unis et que c’’est encore sous l’effet du « jet lag » qu’il s’apprête à &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est devant une salle comble que <strong>Roberto Alagna,</strong> élégamment vêtu d’un costume noir, fait son entrée sur la scène de Gaveau sous les acclamations du public. Souriant, le teint légèrement hâlé, notre ténor paraît en forme. Il annonce cependant qu’il rentre des Etats-Unis et que c’’est encore sous l’effet du « jet lag » qu’il s’apprête à chanter un programme qu’il qualifie d’« inchantable », avec un sourire complice, déclenchant l’hilarité des spectateurs et une nouvelle salve d’applaudissement. Le programme est en effet ambitieux. Après son « <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/recital-roberto-alagna-paris-gaveau/">Tout Puccini </a>» de l’an passé voilà qu’il dédie entièrement à Verdi ce nouveau récital qui comporte des airs pour différents types de voix, du ténor lyrique d’Alfredo au ténor héroïque d’Otello, alignant les opéras dans l’ordre chronologique de leur création.</p>
<p>La première partie, consacrée aux œuvres de jeunesse, débute avec <em>I Lombardi</em>, quatrième opéra de Verdi. Roberto Alagna aborde l’air d’Arvino avec un medium nourri et puissant, qui captive immédiatement le public. Le timbre se pare de couleurs cuivrées du meilleur effet. Quelques graillons trahissent une légère fatigue vite dissipée dès le morceau suivant : la déploration de Macduff, qui est interprétée avec une grande émotion, dans un silence recueilli. Vient ensuite la seule page en français du programme. Juxtaposer l’air de Gaston dans <em>Jérusalem</em> avec son équivalent dans <em>I Lombardi</em> est une idée particulièrement intéressante. Si l’on entend habituellement une voix plus lyrique dans cette page, Roberto Alagna convainc néanmoins par son style impeccable et sa diction souveraine. A la fin de l’air, Verdi a ajouté une cadence qui culmine au contre-ut, à l’attention de Gilbert-Louis Duprez, créateur du rôle de Gaston, que son ut de poitrine avait rendu célèbre. Roberto Alagna donne cette note en voix de tête, avec une infinie délicatesse qui réjouit l’assistance. C’est avec <em>Luisa Miller</em> que s’achève cette partie. Le grand air de Rodolfo, « Quando le sere al placido », et son récitatif particulièrement poignant sont interprétés avec un engagement dramatique intense qui révèle toute la détresse du personnage.<br />
La deuxième partie s’ouvre avec la fameuse trilogie <em>Rigoletto </em>/ <em>trovatore </em>/ <em>traviata</em>, des ouvrages que le ténor a abordés à divers moments de sa carrière. A propos de « Parmi vedere le lacrime », craignant un trou de mémoire, il précise que la dernière fois qu’il a chanté cet air, sa première fille avait six mois, avant d’ajouter qu’aujourd’hui, elle l’a fait grand-père. Le public s’amuse tandis que nous admirons l’art avec lequel Roberto Alagna sait créer une complicité bon enfant avec ses admirateurs. Le ténor chante avec aisance ces trois pages qui mettent en valeur son legato, son art de varier les couleurs et d’habiter les mots. Si l’absence de cabalette à la suite de « Parmi veder le lacrime » et « Lunge da lei » ne se fait pas sentir, en revanche « Di quella pira » manque cruellement après « Ah si ben mio ». Roberto Alagna le sait bien, c&rsquo;est pourquoi il comblera ce manque dès le premier bis. Entretemps il livre une interprétation mémorable de la grande scène qui ouvre le troisième acte de La forza del destino, « La vita è inferno all’infelice ». Sa voix puissante et souveraine, ses nuances subtiles et l’impact émotionnel saisissant dont il charge cette page, tout concourt à déclencher une interminable ovation. En bis, nous l’avons dit, Roberto Alagna propose un « Di quella pira » – dans le ton – précise-t-il, avec un ut longuement tenu, une « Donna è mobile » qui lui permet de faire briller ses aigus une dernière fois et une mort d’Otello poignante. A la fin du concert, il annonce qu’il reviendra à Gaveau la saison prochaine, pour la quatrième année consécutive, avec un programme surprenant, sans en dire davantage.</p>
<p>A la tête d’un orchestre Colonne en bonne forme, en dépit d’un ou deux légers écarts de justesse dans l’introduction de « Celeste Aida »<strong>, Giorgio</strong> <strong>Croci</strong>, toujours attentif à son interprète qu’il a souvent accompagné à la scène comme au disque, propose une direction efficace dans le respect des styles de chaque ouvrage. Si l’ouverture de <em>La forza</em> comporte quelques effets par trop retentissants dans sa conclusion, celle de <em>Luisa Miller </em>est parfaitement équilibrée. Soulignons enfin la superbe introduction de l&rsquo;air « La vita è inferno all’infelice » et son impeccable solo de clarinette.</p>
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		<title>Récital Le Consort &#8211; Paris (Gaveau)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/recital-le-consort-paris-gaveau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yves Jauneau]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Oct 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Théotime Langlois de Swarte (violon), Sophie de Bardonnèche (violon), Hanna Salzenstein (violoncelle) et Justin Taylor (clavecin) fêtaient les dix ans de leur ensemble Le Consort à la Salle Gaveau. C’est au départ autour de la sonate en trio que les quatre artistes se sont réunis, une forme instrumentale qu’ils reprendront ce soir à plusieurs reprises. &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.forumopera.com/theotime-langlois-de-swarte-je-reverais-de-diriger-don-giovanni-avec-peter-mattei/"><b>Théotime Langlois de Swarte</b></a> (violon), <b>Sophie de Bardonnèche</b> (violon), <b>Hanna Salzenstein</b> (violoncelle) et <b>Justin Taylo</b>r (clavecin) fêtaient les dix ans de leur ensemble <b>Le Consort </b>à la Salle Gaveau. C’est au départ autour de la sonate en trio que les quatre artistes se sont réunis, une forme instrumentale qu’ils reprendront ce soir à plusieurs reprises. Tous mènent avec succès une carrière soliste, comme en témoignent les divers CD publiés en leur nom depuis plusieurs années. Élargissant son effectif, Le Consort a également accompagné en récital plusieurs chanteurs lyriques, certains sont ici ce soir, tout comme <b>Louise Pierrard</b>, viole de gambe, présente à la création de l’ensemble.</p>
<p>Le concert anniversaire est un exercice de style, à la fois excitant et périlleux. Les morceaux instrumentaux font ce soir la démonstration éclatante des qualités à la fois propres à chaque soliste mais également dans l’aspect collectif du quatuor. Quelle merveille d’équilibre dans ces sonates en trio de Vivaldi ou de Dandrieu. Quelle liberté dans ces <i>Follia</i> ou ces quasi-improvisations sur le fil. Quelle beauté enfin dans ces sons frottants et quasi-dissonants de Corelli, compositeur dans lequel Le Consort ferait sans doute merveille.</p>
<p>La partie vocale appelle légèrement plus de réserve, même s’il faut souligner la générosité des chanteurs présents, tout particulièrement celle d’<b>Eva Zaïcik</b>, souffrante, et qui a crânement accepté d’affronter sur scène une toux intempestive. En début de concert, la mezzo française se montre un rien dépassée par les coloratures et la folie de Déjanire dans <i>Hercules</i> de Haende. On fond en revanche dans une mort de Didon (Purcell) bouleversante, et admire chez elle un style de tragédie lyrique royal – port de voix, déclamation, sens du mot – dans le magnifique « Venez chère ombre » de Louis-Antoine Lefebvre. Dans Vivaldi, <b>Adèle Charvet</b> impressionne dans le « Sovvente il sole », extrait de l’<i>Andromeda liberata</i>, avec un superbe dialogue entre la voix et le violon solo : legato souple, ligne tenue, expressivité juste. Elle affronte ensuite avec courage un tempo endiablé dans l’« Alma oppressa » de <i>La Fida ninfa</i>, au risque de négliger parfois la netteté de la vocalise.  Le contre-ténor <b>Paul-Antoine Bénos-Djian</b> s’avère, quant à lui, parfait dans des extraits de Purcell, dont un grisant « Strike the viol ».</p>
<p>Ne boudons pas notre plaisir : c’est sur un sentiment véritablement festif que le concert se clôt. D’abord avec le « Pur ti miro » de Monteverdi, chanté à trois, les deux mezzos et le contre-ténor se partageant délicieusement les répliques de Poppée et Néron. Puis, avec l’inévitable « Danse des sauvages » des <i>Indes galantes</i>, et, pour finir, la Gavotte finale de la Sonate en trio RV 73 de Vivaldi, morceau emblématique du Consort. On souhaite aux musiciens dix prochaines années aussi inventives et inspirées que celles qui viennent de s’écouler. Le quatuor s’apprête d’ailleurs à relever un nouveau défi : une première production lyrique en fosse, avec grand orchestre, prévue dans quelques semaines à l’Opéra Comique, l’<i>Iphigénie en Tauride</i> de Gluck.</p>
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		<item>
		<title>La IXe symphonie de Beethoven sans orchestre ?</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/la-ixe-symphonie-de-beethoven-sans-orchestre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Apr 2025 04:51:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Si la IXe symphonie de Beethoven reste l&#8217;une des œuvres les plus célèbres du répertoire classique, on connait moins (voire pas du tout) sa transcription pour deux pianos due au génie de Franz Liszt. La Salle Gaveau proposera cette rare version le 14 mai prochain pour un concert exceptionnel qui réunira les pianistes Hélène Mercier &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Si la <em>IXe symphonie</em> de Beethoven reste l&rsquo;une des œuvres les plus célèbres du répertoire classique, on connait moins (voire pas du tout) sa transcription pour deux pianos due au génie de Franz Liszt. La Salle Gaveau proposera cette rare version le 14 mai prochain pour un concert exceptionnel qui réunira les pianistes <strong>Hélène Mercier</strong> et <strong>Louis Lortie</strong>, le<strong> Chœur de l&rsquo;Orchestre de Paris</strong>, le<strong> Choeur Bergamasque</strong>, et un beau quatuor vocal avec <strong>Claire de Monteil</strong>, <strong>Delphine Haidan</strong>, <strong>Inho Jeong</strong> et <strong>Jihoon Park</strong>. La direction musicale sera assurée par <strong>Pierre-Louis de Laporte</strong>.</p>
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		<item>
		<title>Récital Roberto Alagna &#8211; Paris (Gaveau)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/recital-roberto-alagna-paris-gaveau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Mar 2025 06:22:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour son retour sur la scène de la Salle Gaveau, Roberto Alagna a choisi de rendre hommage à Puccini à travers un programme ambitieux qui aligne la totalité des opéras du compositeur toscan, en proposant au moins un extrait de chacun d’eux. Chanter à la fois Rodolfo et Dick Johnson, Rinuccio et Cavaradossi ou Calaf, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour son retour sur la scène de la Salle Gaveau, <strong>Roberto Alagna</strong> a choisi de rendre hommage à Puccini à travers un programme ambitieux qui aligne la totalité des opéras du compositeur toscan, en proposant au moins un extrait de chacun d’eux. Chanter à la fois Rodolfo et Dick Johnson, Rinuccio et Cavaradossi ou Calaf, constitue déjà une prouesse pour un ténor à l’apogée de ses moyens, alors quand on a quarante ans de carrière sur les épaules, cela tient du miracle. Ce miracle, le ténor l’avait déjà accompli sur la scène de La Scala en juin 2024, soutenu par le piano de Jeff Cohen. Cette fois c’est l’Orchestre Colonne qui l’accompagne sous la direction de Jean-Louis Ossonce et l’exploit s’avère quasiment irréprochable. Alors évidemment, certains airs lui tombent mieux dans la voix que d’autres, il le reconnaît d’ailleurs lui-même puisqu’avant de chanter l’air de Rinuccio il explique que cet air pose un problème car, tout comme celui de Rodolfo, il n’est plus de son âge et comme le public proteste gentiment, il ajoute « Mais je vais le chanter quand même » déclenchant l’hilarité générale. De fait les pages où ils se montre le plus convaincant sont celle dévolues à un ténor <em>spinto</em> voire dramatique.</p>
<p>C’est devant une salle comble que Roberto Alagna fait son entrée sur le plateau, très élégamment vêtu d’un habit à queue de pie noir, d’une chemise, d’un gilet et d’un nœud papillon noirs également, accueilli par une salve d’applaudissements nourris. Les deux premières pages sont chantées en force, un traitement qui convient mieux à l’air d’Edgar avec ses aigus claironnants qu’à la plainte nostalgique de Roberto dans <em>Le Villi</em>. Suivent les trois airs de Des Grieux, au cours desquels, la voix petit à petit se réchauffe, le medium s’assouplit et se pare de sonorités veloutées tandis que le chant se fait plus nuancé. Cette partie s’achève avec l’air de Des Grieux qui conclut l’acte trois de <em>Manon Lescaut</em>. L’interprétation bouleversante du ténor lui vaut une ovation méritée.</p>
<p>La seconde partie s’ouvre avec l’incontournable « Che gelida manina » extrait de <em>La Bohème</em>, un ouvrage que Roberto Alagna a mis à son répertoire voici plus de trois décennies, qu’il a interprété sur les plus grandes scènes, et dont il a laissé deux intégrales au disque qui font référence. Si sa prestation ne manque pas de séduction et si la magie opère toujours en dépit d’un timbre moins solaire, force est de reconnaître que l’aigu a perdu sa rondeur d’autrefois, l’effort est désormais perceptible. Saluons néanmoins la performance d&rsquo;autant plus que l&rsquo;air est chanté dans le ton. En revanche l’air de Cavaradossi n’appelle que des éloges tout comme « Addio fiorito asil » interprété avec une facilité déconcertante. Avant d’aborder <em>La fanciulla del West</em>, notre ténor explique qu’il regrette de n’avoir pas eu l’occasion de jouer les cowboys sur scène en incarnant Dick Johnson dont il donne une interprétation remarquable de « Ch’ella mi creda libero ». Le programme s’achève avec un « Nessun dorma » de bonne tenue, couronné par un si percutant qui réjouit la salle.</p>
<p>Fidèle à sa générosité notoire, Roberto Alagna offrira à son public quatre bis, et non des moindres,  qui lui permettront de parachever son parcours « puccinien », l’air de Ruggero dans <em>La rondine</em><em>,</em> qu’il conclut sur un<em> piano</em> longuement tenu, le premier air de Calaf, « Non piangere Liù » et l’air de Luigi dans <em>Il Tabarro</em>, tous trois magnifiquement interprétés, avec une forme vocale retrouvée, et enfin l’air de Rinuccio, tout à fait défendable, même s’il ne possède plus la voix légère et  juvénile qu’on attend ici. Chaque bis est précédé d’un commentaire, non dénué d’humour qui témoigne de l’aisance avec laquelle notre ténor a toujours su créer une complicité avec les spectateurs, grâce à sa faconde et son irrésistible charisme. Roberto Alagna aime son public et celui-ci le lui rend bien.</p>
<p>A la tête d’un Orchestre Colonne en bonne forme, en dépit de quelques écarts de justesse, J<strong>ean-Yves Ossonce</strong> adopte des tempos retenus et propose une direction fouillée avec un sens évident du théâtre. Toujours attentif à son interprète, leur connivence est réjouissante.</p>
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		<item>
		<title>Déstockage massif Salle Gaveau</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/destockage-massif-salle-gaveau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Feb 2025 15:16:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après le concert Sonya Yoncheva du 25 janvier dernier, on apprend que ce sont ceux de Javier Camarena (5 mai) et Leo Nucci (3 juin) qui sont à leur tour annulés. La direction précise également que les dates ne seront pas reportées. Ventes en berne, mauvaise communication (certains concerts sont parfois annoncés en cours de &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après le concert <strong>Sonya Yoncheva</strong> du 25 janvier dernier, on apprend que ce sont ceux de <strong>Javier Camarena</strong> (5 mai) et <strong>Leo Nucci</strong> (3 juin) qui sont à leur tour annulés. La direction précise également que les dates ne seront pas reportées. Ventes en berne, mauvaise communication (certains concerts sont parfois annoncés en cours de saison et passent inaperçus), nouvelle politique artistique suite au rachat de la salle par Jean-Marc Dumontet en octobre 2024 (celui-ci avait annoncé vouloir « changer l’image de Gaveau » mais aussi « essayer de doper la programmation déjà faite jusqu’à juin 2025 »)&#8230; aucune explication n&rsquo;a été donnée sur ces annulations, trop nombreuses pour être le fruit hasard. Pour l&rsquo;instant, les apparitions de <strong>Roberto Alagna</strong> (11 mars) et de <strong>Plácido Domingo</strong> (<em>Macbeth</em> en concert le 1er avril) figurent encore sur le calendrier, lequel affiche à ce jour de longues périodes de relâche (aucun spectacle entre le 6 avril et le 10 mai, et un seul en juin), peut-être pour accueillir les concerts acoustiques, seuls-en-scène et spectacles d’humour annoncés par le nouveau propriétaire.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Dix ans des Accents &#8211; Salle Gaveau</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/dix-ans-des-accents-salle-gaveau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Saintagne]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Feb 2025 05:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Quelques jours après un autre ensemble baroque, c’est au tour des Accents et de leur chef Thibaut Noally de fêter leurs 10 ans. La gâteau d’anniversaire semblait bien peu appétissant sur le site internet de la Salle Gaveau (un sempiternel Stabat Mater et des airs et duos de Haendel et Hasse non détaillés), heureusement on &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Quelques jours après <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/dix-ans-du-concert-de-la-loge-paris/">un autre ensemble baroque</a>, c’est au tour des <strong>Accents</strong> et de leur chef <strong>Thibaut Noally</strong> de fêter leurs 10 ans. La gâteau d’anniversaire semblait bien peu appétissant sur le site internet de la Salle Gaveau (un sempiternel <em>Stabat Mater</em> et des airs et duos de Haendel et Hasse non détaillés), heureusement on peut compter sur la curiosité infatigable du chef pour nous proposer une seconde partie à la hauteur de ces 10 années, en faisant rejoindre les deux chanteurs initialement annoncés par des amis de renom.</p>
<p>La soirée débute donc avec un <em>Stabat Mater</em> de Pergolesi que l’on a trouvé peu inspiré, l’orchestre se chauffe, est très professionnel, s’interdit tout brillant naturellement dans une telle œuvre (à l’exception du très dynamique « Fac ut ardeat ») mais manque aussi de chaleur et d’épaisseur. <strong>Max Emanuel Cenčić</strong> est au diapason, soignant l’émission, la profondeur des graves (superbe « Eja Mater ») et la beauté du son (« Fac ut portem ») en accord avec la contrition imposée par le sujet. <strong>Julia Lezhneva</strong>, elle, témoigne de moins de respect face au sacré et choisit un expressionisme virtuose un peu hors de propos. Il lui faut les phrases (magnifiquement) suspendues de « Quis est homo » et « Vidit suum » ou le canon du « Quando corpus » pour trouver une inspiration plus adéquate et éviter de lancer des forte trop puissants.</p>
<p>Après l’entracte, la fête commence vraiment et nos artistes semblent transformés par un répertoire plus indiqué pour une telle célébration. Débarrassé de son pupitre, Cenčić expose une virtuosité caressante, un style souverain, une sensibilité frémissante et une finesse infinie dans le délicieux aria de Porpora. Avec l’air de Flavio (rôle qu’il a <a href="https://www.youtube.com/watch?v=26PlNComZ2E">récemment</a> interprété à Bayreuth), le chanteur continue d’étonner par la largeur de l’ambitus, la longueur du souffle, et la capacité à rendre chaque phrase dramatique malgré la vitesse d’exécution.</p>
<p><strong>Carlo Vistoli</strong> jouit toujours d’un medium riche et de graves soignés, le technicien est très doué et l’acteur bien vivant (il en perds son nœud papillon !), mais nous continuons de trouver son jeu trop extérieur et ses vocalises heurtées. L’oiseau du « Se in fiorito » gagnerait à plus de délicatesse, même si l’air se prête bien à un show extraverti. Il est plus mesuré dans le duo de Rodelinda qu&rsquo;il conclut d&rsquo;une très belle cadence, intense sans être outrancière, tandis que Julia Lezhneva manque une fois encore de retenue.</p>
<p><strong>Vivica Genaux</strong> entre doucement avec un duo de Vivaldi pas inoubliable, mais qui a le mérite de faire dialoguer deux voix de contralto, plaisir rare. Elle enchaine par un toujours stupéfiant « Come in vano », guère ménagée par un orchestre surexcité : n’était quelques respirations mal placées et une ou deux croches ratées (il y en a tant, on serait bien injuste de lui en tenir rigueur !), son interprétation soulève autant l’enthousiasme que lorsqu’elle enregistrait l’air il y a 16 ans. De plus sa technique si spéciale offre en salle au martellement ultra-rapide de ses notes une résonance que le disque aplanissait.</p>
<p><strong>Anthea Pichanik</strong> donne une sobre mort de Tolomeo très incarnée, misant sur l’intelligence de la partition, une théâtralité noble et la riche étoffe de son timbre pour émouvoir. On regrettera simplement que l’entropie de l’air n’ait pas été davantage soulignée au da capo qui n’apporte que peu de variations.</p>
<p>Il revient à Julia Lezhneva de clore le concert avec un délirant « Aura beata » de Hasse, <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/hasse-serpentes-ignei-in-deserto-th-noally-les-accents/">enregistré</a> avec ce même ensemble il y a quelques mois. Et en live aussi la frénésie s’empare de l’auditeur emporté par l’hédonisme vocal d’un ange à la joie tellement puissante qu’elle en est presqu’effrayante et dont les vocalises semblent un nouveau langage, notamment dans une cadence d’un autre monde.</p>
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		<title>Récital Nadine Sierra &#8211; Paris (Gaveau)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/recital-nadine-sierra-paris-gaveau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Feb 2025 07:28:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Trois ans après son concert mémorable de février 2022, Nadine Sierra revient à Gaveau, accueillie par un public enthousiaste dont les ovations à la fin de chaque air iront en s’amplifiant tout au long de la soirée, jusquà l&#8217;apothéose finale. Il faut dire que la cantatrice est apparue dans une forme éblouissante : la voix &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Trois ans après son <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/nadine-sierra-make-our-planet-great-paris-gaveau-sur-les-cimes/">concert mémorable</a> de février 2022, <strong>Nadine Sierra</strong> revient à Gaveau, accueillie par un public enthousiaste dont les ovations à la fin de chaque air iront en s’amplifiant tout au long de la soirée, jusquà l&rsquo;apothéose finale. Il faut dire que la cantatrice est apparue dans une forme éblouissante : la voix est saine sur toute la tessiture, l’aigu a gagné en rondeur et le medium en consistance, laissant s’épanouir les moirures de son timbre velouté. De plus, son souffle qui semble inépuisable et sa technique sans faille lui permettent d’affronter avec aisance les passages les plus virtuoses des pages belcantistes qui figurent dans son programme. Un programme généreux mais sans surprise, puisqu’il est constitué d’airs qui lui sont familiers, notamment les deux airs de Juliette, l’air de Louise, et la scène de Violetta à l’acte I de <em>La traviata</em>, qu’elle avait déjà tous proposés sur cette même scène en 2022. Ce programme confortable pour la chanteuse, à défaut d’être original, lui permet d’évoluer librement sur le plateau sans avoir les yeux rivés sur sa partition.<br />
Dès son entrée en scène, dans une somptueuse robe pailletée rose pâle, un sourire radieux sur les lèvres, elle subjugue l’assistance qui ne ménage pas ses applaudissements. Les airs de Magda (<em>La rondine</em>) et de Louise lui permettent de se chauffer la voix tout en déployant des trésors de sensualité dans une interprétation pleinement convaincante. Tout au plus aurait-on souhaité, dans Louise en particulier, davantage de demi-teintes, voire de sons filés, que la cantatrice n’en a donnés. La valse de Juliette, d’une virtuosité ébouriffante, traduit à merveille les émois de la jeune fille qui s’éveille à la vie. Cette partie s’achève avec le final du premier acte de<em> La traviata</em>, un rôle que Nadine Sierra a fait sien depuis 2021 et dans lequel <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-la-traviata-paris-bastille/">elle a triomphé</a> à l’Opéra Bastille la saison passée. « Ah fors’è lui » est chanté tout en délicatesse, le timbre imprégné d’accents nostalgiques, et finit sur une longue cadence inédite. La cabalette « Sempre libera », d’une agilité sans faille, agrémentée de trilles et d’ornementations impeccables, brille de mille feux et conclut cette première partie du concert sur un contre-mi bémol longuement tenu qui met la salle en délire.</p>
<p>Après l’entracte, un « Summertime » lancinant précède un second air de Juliette dramatiquement impressionnant, au cours duquel la soprano américaine, vêtue cette fois d’une robe fourreau noire avec un décolleté orné de strass, exhibe un registre grave sonore et solide. Puis elle explique, non sans humour, qu’elle a décidé d’abandonner le rôle de Lucia à des chanteuses plus jeunes &#8211; elle n’a pourtant que 36 ans – et qu’elle s&rsquo;apprête à chanter pour la dernière fois sur scène, l’air de la folie qu’elle interprète ensuite avec une telle intensité qu’on ne peut que regretter sa décision. Faisons cependant confiance à une artiste qui a su jusqu’ici mener intelligemment sa carrière en choisissant ses rôles avec discernement. Avec la générosité qui la caractérise et sa joie communicative d’être sur scène, Nadine Sierra offrira au public survolté pas moins de quatre bis qu’elle annonce avec un ton enjoué, « I could have danced all night », un classique de la comédie musicale américaine, « Besame mucho » une chanson en hommage à sa mère et à ses origines latines, dans une transcription originale pour voix et contrebasse, accompagnée par l’excellent <strong>Marc André</strong>, et pour finir deux airs de Puccini, un inattendu « Vissi d’arte », impeccablement nuancé, qui annonce peut-être une évolution de son répertoire, et « O mio babbino caro » un air qu’elle a chanté pour la première fois en public, dit-elle, alors qu’elle était encore adolescente.</p>
<p>A la tête d’un Orchestre Lamoureux quelque peu inégal mais qui offre de bons moments, <strong>Adrien Perruchon</strong> propose une direction attentive et soignée. Saluons l’originalité des pages symphoniques et l’hommage rendu à Bizet pour le cent-cinquantième anniversaire de sa disparition, à travers l’ouverture martiale de <em>Djamileh</em> en début de soirée et, au cours de la seconde partie, le délicat prélude de <em>La Jolie fille de Perth</em>.</p>
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		<title>Du nouveau Salle Gaveau</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/du-nouveau-salle-gaveau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Oct 2024 13:57:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Acquis pour 8 millions d’euros, le lieu qui a accueilli des artistes prestigieux depuis son inauguration en 1908, conservera sa vocation de temple de la musique classique, mais avec quelques ajustements. Sur le plan des infrastructures, Jean-Marc Dumontet ne prévoit pas de travaux autres que la réfection de la façade mais annonce un nouveau logo, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Acquis pour 8 millions d’euros, le lieu qui a accueilli des artistes prestigieux depuis son inauguration en 1908, conservera sa vocation de temple de la musique classique, mais avec quelques ajustements.</p>
<p>Sur le plan des infrastructures, Jean-Marc Dumontet ne prévoit pas de travaux autres que la réfection de la façade mais annonce un nouveau logo, l’ouverture d’un restaurant dans les semaines à venir, et envisage des horaires diversifiés : 19 heures et 21 heures.</p>
<p>Axée sur la musique classique dans le respect de la tradition, la programmation, confiée à Marie-Automne Peyrègne, comprendra aussi des formes artistiques contemporaines et des événements à destination d’un public plus large : « des concerts acoustiques de têtes d’affiche, des seuls-en-scène et de l’humour ».</p>
<p>La saison 2025-26 sera communiquée au premier trimestre prochain. « Gaveau ne sera pas seulement un « garage » loué à différents producteurs. », promet Jean-Marc Dumontet, « On y verra des créations. En classique, il y a tellement à inventer, sans pour autant penser qu’on peut tout révolutionner. Dans un premier temps, je pense à dix grands rendez-vous et à des concours pour découvrir de nouveaux talents. Pour le reste, je vais inviter un grand nombre d’artistes à visiter Gaveau ces prochaines semaines. C’est en les écoutant que j’imaginerai le nouveau Gaveau. »</p>
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		<title>Rossini, le paradis perdu &#8211; Paris (Gaveau)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rossini-le-paradis-perdu-paris-gaveau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Apr 2024 14:50:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après Haendel il y a quelques mois, Rossini fédère les forces du Palais royal en un de ces concerts dont le fondateur de l’ensemble, Jean-Philippe Sarcos, a le secret. Le spectacle, mis en espace par Adrien Jourdain, a été imaginé à partir de l’alpha et de l’oméga de l’opéra rossinien : Tancrède, le premier seria d’importance, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Après <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/haendel-magicien-paris/">Haendel il y a quelques mois</a>, Rossini fédère les forces du Palais royal en un de ces concerts dont le fondateur de l’ensemble, <strong>Jean-Philippe Sarcos,</strong> a le secret. Le spectacle, mis en espace par <strong>Adrien Jourdain</strong>, a été imaginé à partir de l’alpha et de l’oméga de l’opéra rossinien : <em>Tancrède</em>, le premier <em>seria </em>d’importance, composé à l’âge de 20 ans ; et <em>Le Comte Ory</em>, la dernière œuvre comique, créée en 1828 à Paris, une année avant <em>Guillaume Tell</em> – suivi de l’inexplicable retraite lyrique, à un âge défiant toutes les réformes législatives : 38 ans.</p>
<p>Deux ouvrages dissemblables par l’esprit, mais aussi par la langue. Un tel écart stylistique s’avère un défi que relèvent les trois chanteurs invités – soprano, mezzo, ténor – selon toutes les combinaisons possibles – air, duo, trio – le temps de huit numéros répartis équitablement en deux parties, une par ouvrage.</p>
<p>« Le paradis perdu – l’intitulé du spectacle – n’est pas un nouvel opéra de Rossini », prévient en préambule Jean-Philippe Sarcos, toujours soucieux de pédagogie et de transmission, « ce titre désigne l’art du belcanto, une école de chant codifiée qui utilise la virtuosité pour exprimer des émotions ». Les trois interprètes n’emploient que partiellement ces codes. Tous disposent d’une longueur et d’une agilité suffisantes pour exécuter les innombrables roulades glissées çà et là par Rossini. Mais l’absence de certains effets consubstantiels à la technique belcantiste se fait sentir, ne serait-ce que l’usage des nuances. Ce n’est pas un hasard s’il existe à Pesaro une académie de chant destinée à la formation des chanteurs rossiniens.</p>
<p>D’une projection relative, le mezzo-soprano d’<strong>Aliénor Feix </strong>possède un beau timbre dont les couleurs framboisées s’ombrent de bordeaux lorsque la voix aborde les registres inférieurs. Trop appliqué, « Di tanti palpiti » voudrait plus de fièvre pour exprimer tant l’exaltation de l’amant que l’ardeur du guerrier. <strong>Julie Mathevet</strong> affronte bravement les coloratures dont est hérissé l’air d’Amenaïde sans que le portrait de la jeune fille, sa fraicheur, sa pudeur, sa grâce, ne prenne forme. <strong>Mathias Vidal</strong>, seul, possède la vigueur pour animer le récit, l’expérience aussi pour occuper l’espace et capter l’attention. L’appui, le mordant font Argirio impétueux, un cran en dessous cependant d’Ory, facétieux et polisson en deuxième partie. Là, les impératifs du belcanto se diluent dans une école française de chant dont le ténor est un de nos meilleurs représentants. Derrière l’assise de la voix, la clarté de la diction, les multiples intentions, se devinent l’héritage de Platée et s’annonce Offenbach. Bien qu’en retrait, soprano et mezzo-soprano avancent ici en terre moins inconnue et le trio final forme la cime d’une soirée qui, somme toute, aura observé une courbe ascendante.</p>
<p>Rossini sur instruments anciens prend des allures inattendues, plus moderne car plus vif, allégé de cet excès de rubato qui peut tirer sa musique vers un romantisme hors de propos – rappelle Jean-Philippe Sarcos toujours en préambule. Dans le même temps, la verdeur des bois et cordes, le son martial des timbales l’empoudrent d’un apprêt baroque. La mécanique du crescendo s’exerce au détriment de la dynamique dans l’ouverture de <em>Tancrède</em>. Mais la précision rythmique que le chef impose à son orchestre est une des clés de ce paradis rossinien à moitié retrouvé.</p>
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		<title>Yusif Eyvazov annule son récital Salle Gaveau</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/yusif-eyvazov-annule-son-recital-salle-gaveau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jan 2024 18:13:14 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=breve&#038;p=154979</guid>

					<description><![CDATA[<p>Souffrant, Yusif Eyvazov annonce annuler son récital Salle Gaveau prévu lundi prochain, 29 janvier. Le ténor azerbaïdjanais chantait hier soir pour la dernière fois de la saison Maurizio dans Adriana Lecouvreur à l&#8217;Opéra Bastille sans montrer le moindre signe de faiblesse. Le concert ne sera pas reporté.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Souffrant, <strong>Yusif Eyvazov</strong> annonce annuler son récital Salle Gaveau prévu lundi prochain, 29 janvier. Le ténor azerbaïdjanais chantait hier soir pour la dernière fois de la saison Maurizio dans<em> Adriana Lecouvreur</em> à l&rsquo;Opéra Bastille sans montrer le moindre signe de faiblesse. Le concert ne sera pas reporté.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/yusif-eyvazov-annule-son-recital-salle-gaveau/">Yusif Eyvazov annule son récital Salle Gaveau</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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