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Un jour, une création : 13 décembre 1879, la petite-fille du régiment et son papa tambour-major

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13 décembre 2019
Un jour, une création : 13 décembre 1879, la petite-fille du régiment et son papa tambour-major

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Il fait plutôt frais à Paris ce 13 décembre 1879 lorsque les spectateurs se pressent devant le théâtre des Folies-Dramatiques, haut lieu disparu de l’opérette. C’est qu’on joue ce soir la dernière née de Jacques Offenbach, La fille du tambour-major. On ne s’étendra pas trop longtemps sur cette réinvention à peine maquillée par les librettiste Chivot et Duru de la Fille du régiment de Donizetti. Il est notable en revanche qu’Offenbach ait choisi de porter le fer dans le théâtre même de l’un de ses principaux rivaux, Charles Lecocq, qui a créé là sa  Fille de Madame Angot. Il faut dire qu’Offenbach a lancé son rival plus de 20 ans auparavant grâce au fameux concours remporté par Lecocq ex-aequo avec Bizet pour le Docteur Miracle. Mais voilà, Lecocq a gardé une profonde acrimonie assez haineuse vis-à-vis d’Offenbach à qui il reprochera toujours à peu près tout, et en premier lieu d’avoir retiré trop tôt son œuvre fondatrice de l’affiche. Lecocq n’aura de cesse de combattre – le terme n’est pas trop fort – Offenbach sur son terrain.

Ce 13 décembre 1879, c’est donc l’inverse. Pour Offenbach, dont la santé décline et qui a traversé des moments fort difficiles après 1870, souffrant à la fois d’attaques antisémites mais étant aussi renvoyé à ses origines allemandes, l’enjeu est de taille. Le public parisien est au rendez-vous et le succès aussi. La critique, elle, est plus mitigée, comme souvent. Certains louent l’astuce de la remise au goût du jour de « vieilleries un peu oubliées » ; d’autres trouvent l’œuvre « chauvine », garnie de références à la musique militaire. Offenbach aurait donc caressé les revanchards dans le sens du poil et il fait mouche en réutilisant le « Chant du départ », qui déclenche une vive émotion.

Voici l’ouverture de ce dernier chef-d’œuvre de son auteur dans l’opérette. Son écriture l’a beaucoup accaparé, l’amenant à remettre à plus tard son rêve, celui de terminer ses Contes d’Hoffmann. Mais il n’en aura pas le temps puisqu’il meurt quelques mois après cet ultime triomphe comique, sans avoir achevé son opéra féerique.

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