C’est à un de ses plus éminents professeurs que l’Ecole Normale de Musique Alfred Cortot a tenu à rendre hommage hier : la soprano Edith Selig, dont on annonce la disparition à l’âge de 91 ans, y a enseigné sans discontinuer de 1988 à 2014. Avant cette carrière au service de l’enseignement, qu’elle exerça jusqu’aux Etats-Unis et au Japon, c’est à la scène que la soprano s’est consacrée pendant une trentaine d’année. Lauréate du Conservatoire de Strasbourg et du CNSM de Paris, deux institutions dont elle sort avec des premiers prix de chant, Edith Selig suit également les cours de Pierre Bernac. Si son Eurydice partagea les planches avec l’Orphée de Rita Gorr, c’est l’oratorio et la mélodie qui furent son langage naturel : en atteste l’enregistrement, dès 1958, de la Deuxième Symphonie de Gustav Mahler sous la direction de Carl Schuricht, ainsi que des cantates de Bach ou encore le Te Deum de Charpentier. Son vaste répertoire, où la musique baroque, alors largement méconnue, occupait une large part, ne négligeait pas non plus la musique contemporaine. Cofondatrice, aux côtés notamment de Régine Crespin, de la European Voice Teachers Association (EVTA), elle siégea dans les jurys de nombreux concours, désireuse de transmettre son art et de découvrir de nouveaux talents.
Mort de la cantatrice et enseignante Edith Selig
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Brève
27 octobre 2020
Mort de la cantatrice et enseignante Edith Selig
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