Quelle publication n’est pas hantée par l’idée des coquilles ? Elles sont au rédacteur ce que le spectre de Banquo est à Macbeth, ce que l’ombra di Nino est à Semiramide, ce que la bière sans alcool est à Falstaff. Loin de nous l’idée de jeter la première pierre à l’Opéra National de Paris qui – ces dernières semaines – s’est rendu coupable de coquilles spectaculaires dans ses programmes de salle(s). Tout le monde a vu passer le désormais mythique « Madama Butterfly de Vincenzo Bellini », c’est aujourd’hui Les Indes Galantes qu’on qualifie d’opéra-balet (sic). Cela n’est rien, évidemment et ceux qui prétendent qu’il est indigne qu’une grande institution culturelle commette de telles bourdes ne savent pas ce que c’est que de composer un texte et une mise en page dans l’effervescence. Espérons simplement que cela ne soit pas le symptôme d’équipes fatiguées et débordées par le rythme effréné de la vie quotidienne d’une maison d’opéra où les burn-out sont légion.
L’Opéra de Paris et les coquilles
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Brève
30 septembre 2019
L’Opéra de Paris et les coquilles
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