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	<title>Arpi SINANYAN - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Arpi SINANYAN - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Neue Stimmen 2026, finale – Gütersloh</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/neue-stimmen-2026-finale-gutersloh/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Picard]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Oct 2026 04:00:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La vingt-et-unième édition du concours Neue Stimmen a ses vainqueurs ! Ils étaient quelque 1 126 candidats, venant de 69 pays, à avoir tenté leur chance lors des présélections de cette année. La finale du vendredi 9 octobre, qui s’est tenue comme d’habitude à Gütersloh, a distingué six chanteurs sur les huit qui avaient été &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La vingt-et-unième édition du concours <strong>Neue Stimmen</strong> a ses vainqueurs ! Ils étaient quelque 1 126 candidats, venant de 69 pays, à avoir tenté leur chance lors des présélections de cette année. La finale du vendredi 9 octobre, qui s’est tenue comme d’habitude à Gütersloh, a distingué six chanteurs sur les huit qui avaient été admis à ce dernier tour. L&rsquo;impression générale qui se dégage de la soirée est celle d&rsquo;un très bon niveau d&rsquo;ensemble : même si l’on peut (et l’on va) établir des distinctions entre les finalistes, chacun d’entre eux a proposé une prestation qui mériterait amplement d’être applaudie sur des scènes professionnelles, ce qui n&rsquo;est pas toujours le cas, même dans des concours aussi prestigieux que celui-ci.</p>
<p>Récipiendaire du 1<sup>er</sup> Prix féminin,<strong> Arpi Sinanyan</strong> a conquis le jury avec sa voix sombre et ample, dont elle a prouvé l’intensité dramatique en interprétant Lisa (<em>La Dame de pique</em>, Tchaïkovski) et Margherita (<em>Mefistofele</em>, Boito). La voix est impressionnante de profondeur et de volume, ce qui ne l’empêche pas de triompher avec netteté des quelques coloratures de « L’altra notte in fonde al mare ». Sans doute aurait-on aimé entendre un peu plus de contrastes et de ligne, et l’on a cru entendre des aigus un peu tendus, mais le velours mélancolique de cette jeune voix mérite effectivement l’attention.</p>
<p>À seulement 22 ans, <strong>Jiazhou Wang</strong> s’est distingué par la vigueur de son baryton percutant et bien projeté. Devenant le plus jeune vainqueur de l’histoire du concours, il s’avère en outre un comédien sympathique, que le public a chaudement applaudi, notamment après son « Largo al factotum » (<em>Il barbiere</em>, Rossini), auquel revenait la lourde tâche d’ouvrir la soirée. « Hai già vinta la causa », après l’entracte, est de la même étoffe, brillante et irrésistible – tout juste pourrait-on lui reprocher dans les dernières mesures des coloratures savonnées et un aigu un peu écourté.</p>
<p>Qu’il nous soit permis de dire tout le bien qu’on a pensé des chanteurs qui se hissent à la seconde place et qu’on aurait bien vu, de notre côté, remporter les premiers prix : la soprano kazakhe <strong>Aigerim Altynbek</strong> a proposé un « Depuis le jour » (<em>Louise</em>, Charpentier) proprement stupéfiant, servi par un timbre riche de mille couleurs ainsi qu’un contrôle admirable des dynamiques (même si le français est très perfectible) et cela alors même qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un air parfaitement redoutable. « Embroidery in childhood » tiré de <em>Peter Grimes</em> lui a moins réussi : malgré ses mélismes hypnotiques qui mettaient en avant la pure beauté de sa voix, l’air exigeait des sauts de registres difficiles à négocier et était peut-être moins marquant pour l’exercice d’une finale de concours. Mais on suivra avec intérêt la suite de la carrière de cette chanteuse, déjà membre de l’académie de la Scala de Milan.</p>
<p>De son côté, le baryton-basse géorgien <strong>Irakli Pkhaladze</strong> était peut-être le chanteur le plus mûr sur le plan artistique : son Rachmaninov (« Ves’ tabor spit », <em>Aleko</em>) révélait à la fois une splendide basse chantante dans la grande tradition slave, mais aussi un interprète conscient de ses moyens qui sait distiller ses effets avec une vraie intelligence dramatique. Il triomphe avec bonheur et aisance de l’air de Leporello, prouvant ainsi que les rôles comiques ne lui échappent pas non plus et que la basse sait se faire barytonnante. Le chanteur avait déjà été aperçu cet été à l’académie du Festival d’Aix ; nul doute qu’il ne restera pas longtemps membre de l’excellent studio du Staatsoper unter den Linden de Berlin, où il a fait ses classes ces deux dernières années.</p>
<p>Le podium féminin est complété par la soprano chinoise <strong>Liere Wu</strong>, qui a, elle aussi, impressionné en s’emparant de deux tubes véristes (« Sì, mi chiamano Mimì » et « Io son l’umile ancella ») assumés avec fraîcheur, émotion – et un très beau <em>messa di voce</em>. Enfin, le ténor mexicain <strong>Rafael Rojas</strong> se fait une place sur la troisième marche du podium masculin, grâce à ses interprétations de Donizetti (« Fra poco a me ricovero », <em>Lucia di Lammermoor</em>) et de Verdi (« De’ miei bollenti spiriti », <em>La traviata</em>). On avouera, très personnellement, n’avoir été que peu touché par cette voix aux registres inégaux et au style un peu trop volontaire. Le public en a jugé bien autrement, puisqu’il lui a attribué son prix, après un vote recueilli à l’entracte dans la salle.</p>
<p>N’oublions pas les deux derniers finalistes, qui s’en tirent avec un lot de consolation (et une beau coup de projecteur !) : la soprano chinoise <strong>Ziyi Dai</strong>, dont le soprano léger, tout charmant et agile qu’il soit, n’a pas convaincu dans l’exercice de la pure ligne belcantiste (« O rendetemi la speme », <em>I puritani</em>) et a montré des signes de faiblesse dans la (longue) scène de <em>La traviata</em> qui refermait le programme ; et le ténor chinois <strong>Yiming Liu</strong>, membre de l’Académie de l’Opéra de Paris, qui a proposé un Tamino de bonne tenue mais sans vraie caractérisation et un Ernesto plus discutable sur le plan stylistique, notamment en raison d’un <em>passaggio</em> systématiquement négocié en volume et en force.</p>
<p>La soirée était accompagnée par <strong>l’orchestre philharmonique de Duisbourg</strong>, dirigé par <strong>Vitali Alekseenok</strong>. Si la phalange n’est pas de toute première qualité, son niveau très honorable nous fait pâlir d’envie quand on songe que Duisbourg n’est jamais que la quinzième ville allemande en population… Les chanteurs ont pu compter sur la baguette attentive du chef, qui prend bien garde à les suivre et à ne pas les mettre en difficulté. Espérons avoir la chance d’entendre prochainement ces jeunes chanteurs dans des projets à la hauteur de leur talent.</p>
<p>Une captation de la finale est disponible <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.youtube.com/watch?v=ah7deGLHnTI&amp;t=392s">sur la chaîne YouTube OperaVision</a> jusqu’au 9 avril 2027.</p>
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		<title>44e International Hans Gabor Belvedere Singing Competition &#8211; Jurmala</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/44e-international-hans-gabor-belvedere-singing-competition-jurmala/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jun 2026 04:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un concours de chant lyrique, quelle que soit sa position sur l’échiquier mondial, est toujours riche d’enseignements. A fortiori, le Belvedere. Surnommée le « Wall street des voix », la compétition fondée en 1982 par le directeur de la Wiener Kammeroper Hans Gabor, constitue un observatoire privilégié des tendances et talents appelés à façonner le &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Un concours de chant lyrique, quelle que soit sa position sur l’échiquier mondial, est toujours riche d’enseignements. A fortiori, le Belvedere. Surnommée le « Wall street des voix », la compétition fondée en 1982 par le directeur de la Wiener Kammeroper Hans Gabor, constitue un observatoire privilégié des tendances et talents appelés à façonner le paysage vocal international.</p>
<p>Premier constat : l’inégalité géographique qui interroge sur la vitalité musicale de certains pays. Parmi les neuf finalistes, quatre Etats-uniens, deux Sud-coréens, plus d’Africains quand il n’y a pas si longtemps ils étaient majoritaires, et une seule européenne : <strong>Annija Kristiana Adamsone</strong>, soprano lettone dont la nationalité n’est peut-être pas étrangère à la sélection, tout comme elle a pu influencer le prix d’un public possiblement chauvin. Charmante, sa valse de Juliette chantée dans un français peu intelligible, flirte parfois avec la justesse et dans la cadence finale s’aventure sur des cimes audacieuses qu’il aurait été stylistiquement sage de ne pas escalader.</p>
<p>Ce qui nous amène – deuxième constat – à nous interroger sur l’accompagnement dont bénéficient – ou non – ces jeunes chanteurs. Nombreux sont les candidats dont l’air présenté en finale ne nous a pas paru être le plus à même de mettre les qualités en valeur. Ainsi <strong>Eva Rae Martinez</strong>, soprano américaine de 25 ans, dont la voix, malgré sa jeunesse, apparaît déjà trop étoffée pour Susanna. L’esprit est là, porté par une présence, la ligne est tracée d’un trait souple et continu mais la fraîcheur, la vivacité attendues dans « Deh vieni non tardar » font défaut. Ainsi<strong> Elizabeth Hanje</strong>, également soprano et américaine, égarée dans « Addio senza rancor », telle une reine dans une mansarde. Trop d’ampleur, trop de densité, trop de vibrato pour un personnage – Mimi – qui réclame davantage de fragilité et de simplicité. Ainsi <strong>Demetrious Sampson JR</strong>, ténor américain incapable d’offrir à Rodolfo le minimum requis par « Che gelida manina » : la plastique du timbre, la maîtrise du <em>passagio</em>, la gestion du souffle et de la lumière indispensable à l’éclosion du jeune poète. À leur décharge, cet air final est imposé par le jury et dépend du matériel orchestral à disposition.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/belvedere-final-221-1294x600.jpg" />© Pauls Zvirbulis</pre>
<p>Troisième constat : le défaut de caractérisation. Les trois premiers prix – les barytons-basses <strong>Sungmin Park </strong>et <strong>Son Jin Kim</strong>, la soprano iranienne <strong>Forooz Razavi</strong> –, ont pour points communs, une conduite naturelle du chant, une indéniable maîtrise technique, une égalité des registres et une absence d’expression. Le premier, vainqueur de la compétition, est encore trop jeune – 26 ans ! – pour donner à éprouver les affres de Filippo II errant dans les corridors sombres de l’Escurial. L’air est de ceux dont l’interprétation ne s’épanouit qu’avec le temps et la maturité. Le deuxième possède une projection à décorner les bœufs dont il aurait pu faire meilleur usage pour que la « calomnia » éclate comme il se doit – non que le « colpo di cannone » ne soit pas assourdissant mais il aurait fallu une graduation sonore mieux dosée pour que l’effet soit complet. La dernière, enfin, déroule le fil de La Romance à la lune sans la moindre recherche de couleurs et d’intentions.</p>
<p>Cette pauvreté interprétative tient en grande partie à un déficit de nuances. Tous les candidats chantent bien, d’une voix de qualité supérieure pour la plupart, mais dans une palette dynamique trop restreinte, entre <em>mezzo-forte</em> et <em>forte</em>. En cause peut-être la direction de <strong>Mārtiņš Ozoliņš,</strong> très énergique – comme dans <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/grieg-peer-gynt-riga/"><em>Peer Gynt</em> à Riga la veille</a>. C’est le moment de citer le nom de la soprano arménienne <strong>Arpi Sinanyan</strong> dont « Tacea la notte » tissé dans un velours au chatoiement enivrant voudrait plus de science belcantiste – des sons filés, enflés, diminués, trillés. A 23 ans, il est heureusement temps encore… À l’inverse, seule exception confirmant la règle, <strong>Leah Bedenko</strong> – mezzo-soprano américaine de 28 ans – pèche par un excès de tempérament. Notes trop appuyées, teintes assombries, duretés desservent « Una voce poco fà ». Rosine est une jeune fille déterminée, non une virago.</p>
<p>Finalement, l’histoire se répète : cette année comme les deux précédentes, le jury, constitué de directeurs de casting et de maisons d’opéra, a placé sur la première marche du podium un baryton-basse sud -coréen. Signe de la vitalité d’une école de chant remarquable, assurément. Reste que l’art lyrique se nourrit aussi d’accents singuliers et de personnalités divergentes, quand l’uniformité, même portée à un haut degré d’excellence, finit souvent par engendrer l’ennui.</p>
<p>&gt; Voir <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/belvedere-2026-double-sud-coreen-sur-le-podium/">le palmarès détaillé</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/44e-international-hans-gabor-belvedere-singing-competition-jurmala/">44e International Hans Gabor Belvedere Singing Competition &#8211; Jurmala</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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