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	<title>Clara BARBIER-SERRANO - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Clara BARBIER-SERRANO - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>CAMPO, La Petite Sirène &#8211; Toulon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/campo-la-petite-sirene-toulon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Nov 2025 03:30:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Perdre sa voix, c&#8217;est perdre son identité. Régis Campo aurait pu centrer sa version de la Petite Sirène autour de l&#8217;injustice, de la trahison, de la quête métaphysique*. Il choisit de resserrer l&#8217;action autour d&#8217;une problématique ontologique que l&#8217;opéra de Toulon accueille après une large tournée en région Paca. Dans son compte-rendu de la Première &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Perdre sa voix, c&rsquo;est perdre son identité. <strong>Régis Campo</strong> aurait pu centrer sa version de <em>la Petite Sirène</em> autour de l&rsquo;injustice, de la trahison, de la quête métaphysique*. Il choisit de resserrer l&rsquo;action autour d&rsquo;une problématique ontologique que <strong>l&rsquo;opéra de Toulon</strong> accueille après une large tournée en région Paca.</p>
<p>Dans son compte-rendu de la Première niçoise, en mars 2024,<a href="https://www.forumopera.com/spectacle/campo-la-petite-sirene-nice"> Julian Lembke</a> soulignait combien, au fil de ses créations, sous la diversité des esthétiques, le compositeur revenait toujours à un même « malaise face au monde&#8230; un huis clos [récurrent] où l’homme lutte avec (ou contre) ce qu’il est. ».<br />
Lauréat des Victoires de la Musique Classique 2025 pour <em>Dancefloor With Pulsing</em>, l&rsquo;artiste marseillais commet ici à la fois livret et partition. Sa réécriture du conte s&rsquo;avère d&rsquo;une remarquable justesse et Bérénice Collet l&rsquo;a encore enrichi de deux courtes scènes contemporaines qui encadrent le récit d&rsquo;Hans Christian Andersen en une parfaite mise en abyme : une adolescente d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, par le biais du rêve, expérimente le risque d&rsquo;un choix délétère. Il s&rsquo;agit de suivre un potentiel prédateur, certes, mais surtout de s&rsquo;exposer au danger de tout sacrifier, de s&rsquo;oublier dans l&rsquo;espoir d&rsquo;une vie meilleure.</p>
<p>Outre la modernisation du propos, l&rsquo;actualisation partielle de l&rsquo;action présente également l&rsquo;avantage de teinter d&rsquo;espoir une fable fort sombre. Aspirant à l&rsquo;Ailleurs, se sentant incomprises, les deux jeunes filles s&rsquo;apprêtent à commettre l&rsquo;irréparable au prix d&rsquo;une mutilation irréversible, réelle ou symbolique. L&rsquo;éclairage du conte rêvé permet finalement à notre moderne Ondine d&rsquo;arbitrer différemment et d&rsquo;échapper au pire. Vertu pédagogique du mythe, accentuée par l&rsquo;omniprésence de l&rsquo;eau, élément idéal pour dire l&rsquo;accès à l&rsquo;inconscient.</p>
<p><strong>Bérénice Collet</strong> et <strong>Christophe Ouvrard</strong> transforment habilement la chambre de l&rsquo;adolescente en monde sous-marin par des truchements variés : Les lampes sont autant de bulles d&rsquo;air, l&rsquo;armoire centrale se fait conque ; elle s&rsquo;ouvre pour laisser passage aux figures d&rsquo;autorité. Elle devient tableau animé lorsqu&rsquo;elle se pare de coraux en papiers découpés et d&rsquo;une maquette de bateau pour simuler un naufrage. Les vidéos de <strong>Christophe Waksmann</strong> participent naturellement à l&rsquo;effet aquatique tout comme la gestuelle ondulante adoptée par les interprètes féminines. Corsages blancs ajourés et longues jupes aux teintes irisées, les costumes de Christophe Ouvrard &#8211; sublimes &#8211; flattent les silhouettes Belle Epoque.</p>
<p>Avec la même créativité que dans le matériau visuel, tant dans le livret que la musique, Régis Campo exploite tous les possibles de la voix parlée jusqu&rsquo;au chanté, utilise avec créativité l&rsquo;instrumentarium à sa disposition. Cordes, flûte, clarinette, percussion, harpe et synthétiseur convoquent autant<em> le Vaisseau Fantôme</em> que la pop musique, sans oublier « l&rsquo;aquarium » du <em>Carnaval des animaux</em>.<br />
L&rsquo;aquatique transparaît naturellement de manière inventive depuis les glissando, jusqu&rsquo;au diapré des arpèges en passant par les thèmes récurrents accompagnant les émotions des personnages.</p>
<p>Le rythme général du spectacle &#8211; français non surtitré &#8211; est d&rsquo;une formidable fluidité. Sans peser jamais, chaque situation est parfaitement dessinée. Voilà qui s&rsquo;avère idéal dans le cadre d&rsquo;un spectacle jeune public, ce que prouve d&rsquo;ailleurs la qualité d&rsquo;écoute remarquable des jeunes spectateurs.</p>
<p><strong>Jane Latron</strong> à la tête de l&rsquo;<strong>orchestre de l’Opéra de Toulon</strong> installe les atmosphères en quelques coups de pinceaux avec de jolis contrastes, des couleurs variées aux incandescences gourmandes.</p>
<p>Comme dans la version de l&rsquo;écrivain danois, ici se mêlent tragique et grotesque : la langue de la petite sirène est si longue qu&rsquo;il est bien difficile de la couper, la sorcière est un crabe retors&#8230; Le personnage du prince est bien falot, assez vulgaire même dans sa gloutonnerie. La petite sirène devrait s&rsquo;horrifier de le voir dévorer goulûment un plateau de fruit de mer, mais, asservie à sa passion, s&rsquo;obstine dans son amour aveugle et non-réciproque. <strong>Sebastian Monti</strong> porte fort bien le rôle assez court qui lui est dévolu, tout comme <strong>Marion Vergez-Pascal</strong> &#8211; timbre fruité et une belle présence – en sœur aînée compatissante.</p>
<p><strong>Marion Lebègue</strong> prend en charge deux rôles clefs où s&rsquo;imposent pareillement son autorité vocale, ses graves larges et pleins, sa diction précise. Elle s&rsquo;amuse à nuancer ses couleurs entre une grand-mère plus ronde et les accents grinçants de la sorcière, machiavélique à souhait.</p>
<p>Enfin, <strong>Clara Barbier-Serrano</strong> campe une merveilleuse petite sirène à l&rsquo;émission naturelle, au timbre ductile du parlando jusqu&rsquo;aux vocalises et sur l&rsquo;ensemble de l&rsquo;ambitus. Comédienne délicate et sensible, elle se révèle bouleversante lorsqu&rsquo;elle tente d&rsquo;apprendre à marcher ou accepte de se dissoudre, simple écume sur la mer.</p>
<p>Vous pourrez encore applaudir ce très beau spectacle à Charleroi en décembre puis à Aix-en-Provence au printemps prochain.</p>
<pre>*dans le conte d'Andersen, la Petite Sirène aspire avant tout à une âme immortelle</pre>
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		<title>CAMPO, La Petite Sirène – Nice</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/campo-la-petite-sirene-nice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julian Lembke]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Mar 2024 07:17:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le monde lyrique contemporain, des coopérations nombreuses sont parfois nécessaires pour donner naissance à une nouvelle œuvre. L’opéra de Nice, en partenariat avec les maisons d’Avignon, Toulon et Marseille ainsi que le Théâtre de l’Odéon (Marseille) et la compagnie ARCAL, présente actuellement le nouveau-né de Régis Campo : une adaptation de La Petite Sirène &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le monde lyrique contemporain, des coopérations nombreuses sont parfois nécessaires pour donner naissance à une nouvelle œuvre. L’opéra de Nice, en partenariat avec les maisons d’Avignon, Toulon et Marseille ainsi que le Théâtre de l’Odéon (Marseille) et la compagnie ARCAL, présente actuellement le nouveau-né de Régis Campo : une adaptation de <i>La Petite Sirène</i> de Hans Christian Andersen.</p>
<p>Campo est un compositeur inclassable. Si des musiciens tels que Gérard Grisey, Henri Dutilleux ou Georges Bœuf figurent parmi les rencontres cruciales de sa vie d’artiste, il écrit aussi des œuvres inspirées de la musique de Björk ou Ennio Morricone. Son concerto pour thérémine et orchestre <i>Dancefloor With Pulsing</i> vient d’être donné en création française au Festival Présences – aux côtés de Steve Reich. Sa musique n’est cependant pas néo-classique, pas plus qu’elle n’est spectrale ou modale. Elle joue de manière espiègle avec les codes et le «&nbsp;climat&nbsp;» d’une esthétique qui dépasse celle de la musique contemporaine. Cela peut être perçu comme provocant. Il y a bientôt dix ans, <i>Libération</i> titrait «&nbsp;Régis Campo, <em>bad boy</em> du contemporain ».</p>
<p>Les textes qu’il choisit de mettre en musique sont tout aussi variés. Après deux opéras d’après <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-faute-au-copi/"><i>Les Quatre Jumelles</i></a>&nbsp;de Copi et <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/quai-ouest-strasbourg-dans-la-solitude-des-hangars-squattes/"><i>Quai Ouest</i></a> de Bernard-Marie Koltès, il s’empare de la mythique <i>Petite Sirène</i> danoise. Malgré toute la joie et l’exubérance que transmet la musique de Campo, les trois pièces ont en commun un certain malaise face au monde. Il s’agit de huis clos où l’homme lutte avec (ou contre) ce qu’il est. Cette ambiguïté entre le comique et un fond sombre s’avère particulièrement efficace lorsqu’il convient d’atteindre un large public. La <i>Sirène </i>s’adresse certes aux enfants, avec son «&nbsp;monde enchanteresse&nbsp;» et sa célébration de la beauté et du merveilleux – dans les mots du compositeur – mais Campo voulait aussi rester fidèle à la symbolique du conte, à ses «&nbsp;couleurs étranges&nbsp;». Avec la metteuse en scène Bérénice Collet, il place le récit d’Andersen dans un cadre contemporain. Une Jeune fille veut en finir avec son ancienne vie. La veille de sa fugue méticuleusement planifiée, elle s’endort et fait un rêve de l’histoire telle qu’on la connaît : la Petite Sirène désire voir autre chose que le royaume sous les vagues. Elle sauve le Prince d’un naufrage en pleine mer et tombe amoureuse de lui. Afin de pouvoir le suivre, elle conclut un marché diabolique avec une Sorcière. En échange de sa voix, elle reçoit deux jambes, mais ressent une douleur perçante à chaque pas qu’elle fait. Le Prince ne lui rend pas cette affection. Il épouse une autre princesse et la Sirène meurt, transfigurée en écume flottant sur l’océan. À son réveil, la Jeune fille change d’avis. À présent, elle souhaite reprendre sa vie en main.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="373" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/DSC_2043-Avec-accentuation-Bruit-1-1024x373.jpg" alt="" class="wp-image-157672"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Opéra Nice Côte d&rsquo;Azur / Dominique Jaussein, Clara Barbier Serrano (la Petite Sirène)</sup></figcaption></figure>


<p>Cette dichotomie entre rêve et vie réelle, un monde et son double, se répercute sur la production de l’opéra. La Sirène et le Prince naissent d’un tas de vêtements d’adolescent – le lit de la Fille – tandis que les habitants de la mer sont vêtus de robes combinant inspiration baroque et faux corail. Un fragment d’une grande armoire domine la scène, entouré de lampes de bureau à l’aspect de réverbères. Cet objet central des décors de <strong>Christophe Ouvrard</strong> se transformera tour à tour en palais, grotte sous-marine ou vrai placard. La création vidéo de Christophe Waksmann est pour beaucoup dans ces métamorphoses qui semblent à la fois agrandir et déformer l’espace scénique. Les mouvements des sirènes, stylisés et comme ralentis sous le poids de l’eau, contrastent avec ceux, plus naturels, de la Fille et du Prince. Les lumières d’Alexandre Ursini, entre clarté blafarde et tons aquatiques, renforcent ce jeu de perspectives.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>
<p>La musique reprend la mise en abîme du conte. Le son de notification des textos que la Fille échange avec une amie est imité à l’orchestre qui cristallise des structures autour de cet élément étranger. Une sorte de rideau sonore apparaît au début et à la fin du rêve lorsque la scène est progressivement engloutie dans les couleurs de la mer. Si ce type d’illustration existe dans la partition, c’est à un niveau plus abstrait que celle-ci déploie toute sa force. Campo enchaîne des situations répétitives et minimalistes aux sonorités étincelantes tels des reflets dans l’eau, des variations sur la nature du milieu océanique. Les structures évoluent imperceptiblement, englobant tout le spectre orchestral entre des ombres épaisses dans l’extrême grave et des gestes véloces dans l’aigu. La direction de Jane Latron révèle le moindre détail de la partition, tout en gardant son apparente limpidité. Le compositeur expose le maximum des capacités sonores de son petit ensemble consistant en cordes, flûte, clarinette, percussion, harpe et synthétiseur. En même temps, il se réfère à l’esthétique d’un Tim Burton et la musique de film de Danny Elfman. Par moments, l’orchestre semble méditer sur la scène précédente ou réfléchir à la suivante, créant un contraste avec l’action scénique. C’est à ces moments-là que l’espièglerie de l’écriture de Campo devient presque mystique et indépendante de l’apparence réelle des choses.<span class="Apple-converted-space"> </span></p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img decoding="async" width="696" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/DSC_1942-Avec-accentuation-Bruit-1.jpg" alt="" class="wp-image-157673"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Opéra Nice Côte d&rsquo;Azur / Dominique Jaussein, Mathilde Ortscheidt (la Grand-mère), Elsa Roux (la Sœur)</sup></figcaption></figure>


<p>De la voix parlée à la mélodie, en passant par une sorte de <i>Sprechgesang</i>, le chant établit une relation plus ou moins étroite avec l’orchestre. Certaines lignes s’y confondent parfaitement tandis que d’autres s’en émancipent. Parmi les voix se dessine une hiérarchie qui souligne l’envie de liberté respective des personnages. La soprano <strong>Clara Barbier Serrano</strong>, qui endosse aussi le rôle de la Fille, campe une Petite Sirène surprise par son propre enthousiasme, au timbre vocal clair, ferme et très naturel, permettant aussi quelques envolés expressives. Sa sœur, interprétée par <strong>Elsa Roux</strong>, est plus adulte, plus consciente des dangers qui guettent dans le monde des hommes. Sa voix de mezzo-soprano a davantage de structure et de nuances lyriques. Enfin, la Grand-mère est une véritable <i>mater familias</i>. <strong>Mathilde Ortscheidt</strong> la joue avec beaucoup de gravité. Bien que mezzo-soprano, son timbre prend des accents de contralto, notamment dans le scène de la Sorcière qu’elle interprète également. C’est finalement ce personnage qui présente le plus large spectre de moyens théâtraux, allant de petits <em>glissandi</em><i> </i>hystériques et d’une élocution affectée jusqu’à de brèves exclamations chantées qui finissent dans une véritable folie. Pour le texte de ce passage purement phonétique, un des rares à diverger de l’original d’Andersen, Campo a utilisé les alphabets pseudo-celtes de J.R.R. Tolkien.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="542" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/DSC_1763-Avec-accentuation-Bruit-1-1024x542.jpg" alt="" class="wp-image-157674"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Opéra Nice Côte d&rsquo;Azur / Dominique Jaussein, Étienne de Benazé (le Prince)</sup></figcaption></figure>


<p>Le Prince (<strong>Étienne de Benazé</strong>), quant à lui, fait preuve d’ambigüité. D’une grande fragilité lorsque il se remet du naufrage – ses aigus aériens ne sont qu’un souvenir de ce qui s’est passé – il s’avère indifférent et superficiel par la suite, davantage porté sur la nourriture que sur la Sirène. Ces moments grotesques produisent un effet paradoxal selon le type de public. Si des enfants apprécient le comportement potache du prince alors que la Sirène arrive à peine à marcher, la Sorcière qui coupe la langue élastique et rallongée de cette dernière, ou encore la scène où des jambes lui poussent comme dans un acte d’accouchement, le spectateur adulte ne reste pas insensible à l’aspect troublant et infiniment triste de ces situations.<span class="Apple-converted-space">&nbsp;</span></p>
<p>Le public sort enchanté et touché de cet opéra qui fera le tour des maisons partenaires avant d’arriver à Marseille en avril 2025, où il est déjà attendu avec impatience.<span class="Apple-converted-space">&nbsp;</span></p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/campo-la-petite-sirene-nice/">CAMPO, La Petite Sirène – Nice</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Académie Jaroussky, la musique pour tous</title>
		<link>https://www.forumopera.com/academie-jaroussky-la-musique-pour-tous/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 10 Dec 2022 07:50:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est au départ une histoire d’amour. En Septembre 2017, Philippe Jaroussky mettait à profit l’ouverture de La Seine Musicale à Boulogne-Billancourt pour lancer son Académie musicale.  « A force de m’entendre dire, comme la plupart des artistes, qu’il faut démocratiser la culture, il m’a tout simplement demandé ce que je faisais, moi, concrètement en ce sens » &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est au départ une histoire d’amour. En Septembre 2017, <strong>Philippe Jaroussky </strong>mettait à profit l’ouverture de La Seine Musicale à Boulogne-Billancourt pour lancer son Académie musicale.  « A force de m’entendre dire, comme la plupart des artistes, qu’il faut démocratiser la culture, il m’a tout simplement demandé ce que je faisais, moi, concrètement en ce sens » raconte Philippe Jaroussky dans une de ses conversations avec Vincent Agrech*. « Il », c’est Sébastien Leroux, son compagnon, qui le décide à s’engager dans une entreprise originale d’enseignement portée par une volonté d’ouverture au plus grand nombre. Il est aujourd’hui le délégué général de l’Académie. « Pour lui, ce n’était pas forcément une décision facile, même si elle nous permettait de partager davantage de temps ensemble, autant que nos convictions communes », poursuit Philippe Jaroussky, « Mais il a finalement accepté d’y investir le sens stratégique  et le talent d’organisation qui me font cruellement défaut. »</p>
<p>Placée sous le statut d’association loi 1901, l’Académie Musicale Philippe Jaroussky s’est ainsi structurée autour d’un programme tricéphale qui veut ouvrir le monde de la musique classique au plus grand nombre. Cette ambition se concrétise par l’apprentissage de la musique classique dispensé à des enfants de 7 à 12 ans ; une formation d’excellence destinées à de jeunes artistes de 18 à 30 ans ; ainsi qu’une série d’action de sensibilisation et de découverte en direction des publics scolaires ou « empêchés » – malades, personnes à mobilité très réduite, personnes très âgées, hospitalisés, détenus…</p>
<p>Six promotions plus tard, chacune caractérisée par un nom de compositeur – de Mozart en 2017 à Debussy en 2022 –, les résultats de ces initiatives sont d’autant plus tangibles qu’ils sont mesurés régulièrement : plus de 250 académiciens tous programmes confondus ; un nombre d’heure de formation significatif (à titre d’exemple, plus de 200 heures par enfant pour les 22 élèves de la  promotion Mozart et par la même occasion plus de 1600 places de sorties culturelles proposées à leur famille), plus de 2 000 spectateurs touchés en 2019 par les 24 concerts, masterclass ou ateliers pédagogiques gratuits organisés…</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/7186j-272.jpg?itok=nEy8qp2b" title="© DR" width="468" /><br />
	© Assemblée nationale</p>
<p>C’est par une émission de radio que Yaël Braun-Pivet apprend l’existence de l’Académie Jaroussky. L’actuelle présidente de l’Assemblée Nationale, immédiatement séduite par l’engagement sociétal d’un projet qui rejoint sa vision de la culture comme vecteur de démocratie, invitait ce jeudi 8 décembre une poignée d’académiciens dans la Salle des Fêtes de l’Hôtel de Lassay – son lieu de résidence mitoyen du palais Bourbon. Un concert donnait ainsi à découvrir un échantillon de ces talents en devenir ou déjà confirmés. Parmi ces derniers, deux chanteurs accompagnés au piano par <strong>Ninon Hannecart-Ségal</strong>, elle aussi académicienne : le baryton <strong>Adrien Fournaison</strong>, appelé au dernier moment pour remplacer Pierre Barret-Mémy sans que le programme – Mozart, Lecocq, Lehar – ne soit modifié d’une seule note ; la soprano <strong>Clara Barbier-Serrano</strong>, moins colorature que son répertoire – la Reine de la nuit – ne le laisserait supposer mais déjà prête à conquérir les scènes.  </p>
<p>« Manque une prise de conscience au niveau politique de ce qui devrait être une priorité : la musique n’est pas l’oiseau qui chante sur la branche mais l’un des tuteurs grâce auxquels ce dernier peut pousser », regrettait Philippe Jaroussky interviewé par Vincent Agrech*. Il semble qu’il ait été entendu. Animée de valeurs vertueuses en adéquation avec les préoccupations de notre époque, son projet d’académie musicale apparaît aujourd’hui comme une des meilleures réponses à ce vœu longtemps demeuré pieux de démocratisation de la musique classique.</p>
<p>* <em>Seule compte la musique</em> (Via Appia, 2019)</p>
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