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Académie Jaroussky, la musique pour tous

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10 décembre 2022

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C’est au départ une histoire d’amour. En Septembre 2017, Philippe Jaroussky mettait à profit l’ouverture de La Seine Musicale à Boulogne-Billancourt pour lancer son Académie musicale.  « A force de m’entendre dire, comme la plupart des artistes, qu’il faut démocratiser la culture, il m’a tout simplement demandé ce que je faisais, moi, concrètement en ce sens » raconte Philippe Jaroussky dans une de ses conversations avec Vincent Agrech*. « Il », c’est Sébastien Leroux, son compagnon, qui le décide à s’engager dans une entreprise originale d’enseignement portée par une volonté d’ouverture au plus grand nombre. Il est aujourd’hui le délégué général de l’Académie. « Pour lui, ce n’était pas forcément une décision facile, même si elle nous permettait de partager davantage de temps ensemble, autant que nos convictions communes », poursuit Philippe Jaroussky, « Mais il a finalement accepté d’y investir le sens stratégique  et le talent d’organisation qui me font cruellement défaut. »

Placée sous le statut d’association loi 1901, l’Académie Musicale Philippe Jaroussky s’est ainsi structurée autour d’un programme tricéphale qui veut ouvrir le monde de la musique classique au plus grand nombre. Cette ambition se concrétise par l’apprentissage de la musique classique dispensé à des enfants de 7 à 12 ans ; une formation d’excellence destinées à de jeunes artistes de 18 à 30 ans ; ainsi qu’une série d’action de sensibilisation et de découverte en direction des publics scolaires ou « empêchés » – malades, personnes à mobilité très réduite, personnes très âgées, hospitalisés, détenus…

Six promotions plus tard, chacune caractérisée par un nom de compositeur – de Mozart en 2017 à Debussy en 2022 –, les résultats de ces initiatives sont d’autant plus tangibles qu’ils sont mesurés régulièrement : plus de 250 académiciens tous programmes confondus ; un nombre d’heure de formation significatif (à titre d’exemple, plus de 200 heures par enfant pour les 22 élèves de la  promotion Mozart et par la même occasion plus de 1600 places de sorties culturelles proposées à leur famille), plus de 2 000 spectateurs touchés en 2019 par les 24 concerts, masterclass ou ateliers pédagogiques gratuits organisés…


© Assemblée nationale

C’est par une émission de radio que Yaël Braun-Pivet apprend l’existence de l’Académie Jaroussky. L’actuelle présidente de l’Assemblée Nationale, immédiatement séduite par l’engagement sociétal d’un projet qui rejoint sa vision de la culture comme vecteur de démocratie, invitait ce jeudi 8 décembre une poignée d’académiciens dans la Salle des Fêtes de l’Hôtel de Lassay – son lieu de résidence mitoyen du palais Bourbon. Un concert donnait ainsi à découvrir un échantillon de ces talents en devenir ou déjà confirmés. Parmi ces derniers, deux chanteurs accompagnés au piano par Ninon Hannecart-Ségal, elle aussi académicienne : le baryton Adrien Fournaison, appelé au dernier moment pour remplacer Pierre Barret-Mémy sans que le programme – Mozart, Lecocq, Lehar – ne soit modifié d’une seule note ; la soprano Clara Barbier-Serrano, moins colorature que son répertoire – la Reine de la nuit – ne le laisserait supposer mais déjà prête à conquérir les scènes.  

« Manque une prise de conscience au niveau politique de ce qui devrait être une priorité : la musique n’est pas l’oiseau qui chante sur la branche mais l’un des tuteurs grâce auxquels ce dernier peut pousser », regrettait Philippe Jaroussky interviewé par Vincent Agrech*. Il semble qu’il ait été entendu. Animée de valeurs vertueuses en adéquation avec les préoccupations de notre époque, son projet d’académie musicale apparaît aujourd’hui comme une des meilleures réponses à ce vœu longtemps demeuré pieux de démocratisation de la musique classique.

* Seule compte la musique (Via Appia, 2019)

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