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	<title>Cecilia BARTOLI - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Cecilia BARTOLI - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>ROSSINI, Il Viaggio a Reims &#8211; Salzbourg</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rossini-il-viaggio-a-reims-salzbourg/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claude Jottrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Aug 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Créée au printemps dernier dans le cadre du Festival de Pentecôte dont Cecilia Bartoli est la directrice artistique depuis 2012, cette production revient pour le festival d’été, auquel elle apporte une note de fraîcheur et de divertissement bienvenue, au sein d’une programmation fort sérieuse. Confiée au facétieux Barrie Kosky, la comédie de Rossini, qui repose &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Créée au printemps dernier dans le cadre du Festival de Pentecôte dont Cecilia Bartoli est la directrice artistique depuis 2012, cette production revient pour le festival d’été, auquel elle apporte une note de fraîcheur et de divertissement bienvenue, au sein d’une programmation fort sérieuse.</p>
<p>Confiée au facétieux <strong>Barrie</strong> <strong>Kosky</strong>, la comédie de Rossini, qui repose sur un livret particulièrement ténu et dont toute trame dramatique est absente, relève du divertissement pur, de la farce, traitée dans un mode burlesque assumé, ce qui fait toute la réussite du spectacle.</p>
<p>Pour une raison qu’on s’explique mal, si ce n’est de mettre à l’honneur (ou de flatter l’égo ?) d’une cantatrice qui n’en n’a pas besoin, le metteur en scène prend quelque liberté avec le livret, et transforme le but de ce voyage raté, à l’origine le couronnement du roi Charles X, en un concert de la célèbre cantatrice La Ceci (suivez mon regard…). Bartoli, en effet, est au cœur du spectacle, entourée de ses partenaires favoris, les Musiciens du Prince-Monaco, de leur chef Capuano qui est son complice privilégié depuis des années, et de quelques autres des chanteurs qui l’accompagnent dans ses différents projets.</p>
<p>Comme il s’en explique dans le programme, Barrie Kosky s’est inspiré de l’univers d’Offenbach, de celui de Feydeau ou de Groucho Marx pour trouver le ton qu’il cherchait, celui d’une comédie déjantée entièrement tournée vers le divertissement mais réglée au cordeau, faisant correspondre à la virtuosité de la partition une précision scénique tout aussi virtuose : chaque geste est produit en rythme, les portes claquent dans le tempo de l’orchestre et une fébrile agitation permanente de tous les protagonistes répond au déluge de notes de la musique de Rossini. Sur ce plan, le spectacle est particulièrement bien réglé, scéniquement très réussi pour la plus grande joie des festivaliers.</p>
<p>Les différents ressorts habituels du comique sont convoqués tour à tour, comique de situation, la scène des coups de pistolets tirés dans tous les sens (comme dans un <em>saloon</em> de western) mais qui n’atteignent personne, comique de répétition (une harpe traverse la scène aux moments les plus incongrus), coups de théâtre inattendus (l’apparition de la Ceci à la toute fin du spectacle), etc..</p>
<p>Les décors (tout en noir et blanc inspirés de gravures anciennes) et surtout les costumes (Victoria Behr) particulièrement riches et colorés – sauf pour le personnel de l’hôtel assimilé au décor – contribuent grandement à la beauté visuelle des tableaux proposés-là. On retiendra le somptueux buffet du banquet final, véritablement spectaculaire, le tableau le plus réussi de la soirée, même si la scène tire en longueur. Jusqu’aux coiffures, plus excentriques les unes que les autres, les maquillages, les accessoires, tous les éléments du spectacles ont été convoqués dans un seul but : épater la galerie avec une débauche de moyens et faire rire. Mesuré à l’aune de ce but unique, louable mais finalement modeste, la réussite est totale.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="683" height="1024" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/il_viaggio_a_reims_2026-c-sf-monika-rittershaus-045b-1-683x1024.jpg" alt="" class="wp-image-218998"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© DR</sup></figcaption></figure>


<p>Musicalement, la satisfaction est sans doute un peu moindre ; pris par le maelstrom général et l’agitation incessante qui anime la scène, les chanteurs, parmi lesquels de très grandes pointures, peinent à trouver un climat favorable à l’épanouissement du beau chant. Rares sont ceux qui livrent ici le meilleur d’eux-mêmes.</p>
<p>Ce meilleur vocal, <strong>Cecilia Bartoli</strong> doit sans doute aller le chercher dans le passé. La voix n’a plus tout à fait l’homogénéité ni la souplesse légendaires qui ont fait sa gloire. Elle garde bien entendu de grandes qualité, un très visible plaisir d’être en scène avec tout son monde autour d’elle, un engagement scénique de tous les instants. Mais cette gloire passée justifie-t-elle qu’on modifie le livret pour lui trouver un second rôle (muet, celui de la Ceci dont on vient écouter le concert). Elle campe en Corinna une chanteuse d’opéra un peu sur le retour ; si c’est volontaire, cette sorte d’autodérision assumée est certainement une preuve d’intelligence.</p>
<p>D’autres tirent subtilement leur épingle du jeu : <strong>Marina Viotti</strong> en comtesse polonaise se montre très solide et parvient sans peine à surmonter l’orchestre, <strong>Mélissa Petit</strong> est souveraine dans le rôle de la Comtesse de Folleville avec des aigus perlés du meilleur effet et son jeu de scène un peu outré mais tellement drôle. Le baryton georgien <strong>Misha Kiria</strong> en impose dans le rôle du Baron Trombonok, de même que le ténor <strong>Dmitry Korchak</strong> aux aigus saisissants dans celui du comte Liebenskof, tous les deux parfaitement distribués, ainsi d’ailleurs que <strong>Ildebrando D’Arcangelo</strong>, qui prête sa voix et son talent au rôle de Lord Sydney. Pour les autres, la performance scénique l’emporte sur la performance vocale : l’outrance, la caricature voulue par la mise en scène dans la définition de chaque personnage masque les individualités vocales. C’est le cas pour <strong>Tera Erraught</strong> dans le rôle de Madame Cortese, de <strong>Peter Kellner</strong> en Don Alvaro, ou de <strong>Florian Sempey</strong> dans le rôle de Don Pofondo, le collectionneur d’antiques. Il faut dire aussi que les rôles sont tellement nombreux que les interventions solistes de chacun sont limitées. Le médecin Don Prudenzio est interprété par <strong>Gianni Romeo</strong>, lui aussi submergé par la caricature de son personnage. Aucun ne démérite vraiment, ils remplissent efficacement leur rôle, mais ils sont comme noyés dans la masse d’une performance de troupe. Parmi les plus petits rôles, signalons la basse polonaise <strong>Rafal Pawnuk</strong>, remarquable de présence et de justesse dans le rôle d’Antonio.</p>
<p>Dans la fosse,<strong> Gianluca Capuano</strong> se bat avec une partition plus fournie et techniquement plus difficile qu’il n’y paraît. Le résultat sonore, trop sonore par rapport aux voix, manque de subtilité et de légèreté, en particulier dans les redoutables vocalises où les chanteurs cherchent à alléger le plus possible l’émission au profit d’une plus grande précision et d’une plus grande souplesse, mais se heurtent à un substrat orchestral qui les couvre.</p>
<p>Il n’empêche, ne boudons pas notre plaisir : ce Voyage à Reims nous aura bien fait rire, on sort l’œil ébloui et l’âme ravie, réconcilié avec la vie.</p>
<p style="margin: 0cm; font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman', serif; color: #000000; font-style: normal; font-weight: 400;"> </p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/rossini-il-viaggio-a-reims-salzbourg/">ROSSINI, Il Viaggio a Reims &#8211; Salzbourg</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Joyeux anniversaire à la regina Cecilia !</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/joyeux-anniversaire-a-la-regina-cecilia/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Cedric Manuel]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Jun 2026 12:41:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La grande Cecilia Bartoli souffle aujourd&#8217;hui ses 60 bougies. Soixante années, dont une bonne partie à nous régaler par sa virtuosité, sa vitalité, son énergie incommensurable, tout comme par son exigence qu&#8217;elle prolonge aujourd&#8217;hui dans la direction artistique à Monte-Carlo ou au Festival de Pentecôte à Salzbourg. D&#8217;ailleurs, pas besoin de longs discours : écoutons &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La grande Cecilia Bartoli souffle aujourd&rsquo;hui ses 60 bougies. Soixante années, dont une bonne partie à nous régaler par sa virtuosité, sa vitalité, son énergie incommensurable, tout comme par son exigence qu&rsquo;elle prolonge aujourd&rsquo;hui dans la direction artistique à Monte-Carlo ou au Festival de Pentecôte à Salzbourg. D&rsquo;ailleurs, pas besoin de longs discours : écoutons là en lui adressant des brassées de fleurs et d&rsquo;hommages ! Auguroni, Maestra !</p>
<p>&nbsp;</p>
<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="Cecilia Bartoli - &quot;Non più mesta&quot; - Rossini (The Cenerentola)" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/X-kRgs3H7so?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
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		<title>Festival de Salzbourg : Hinterhäuser enfin remplacé</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/festival-de-salzbourg-hinterhauser-enfin-remplace/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Apr 2026 09:24:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Nous l’apprenons de différentes sources, Markus Hinterhäuser, remercié de la direction du Festival de Salzbourg, a été remplacé ce mardi 7 avril 2026. La direction « par intérim » , pour laquelle le nom de Cécilia Bartoli avait circulé, sera assurée par Karin Bergmann jusqu’à l’automne 2027. C’est la première fois dans l’histoire de la vénérable institution &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Nous l’apprenons de différentes sources, <strong>Markus Hinterhäuser</strong>, <a href="https://www.forumopera.com/breve/markus-hinterhauser-et-salzbourg-cest-fini/">remercié de la direction du Festival de Salzbourg</a>, a été remplacé ce mardi 7 avril 2026. La direction « par intérim » , pour laquelle <a href="https://www.forumopera.com/breve/cecilia-bartoli-refuse-la-direction-de-salzbourg/">le nom de <strong>Cécilia Bartoli </strong>avait circulé</a>, sera assurée par <strong>Karin Bergmann</strong> jusqu’à l’automne 2027.<br />
C’est la première fois dans l’histoire de la vénérable institution autrichienne qu’une femme en sera à la tête. Bergmann, âgée de 73 ans, est forte d’un parcours qui l’a vue passer par Bochum et Hambourg, avant de diriger le Wiener Burgtheater. Actuellement elle est en poste à Gmunden, en charge des Festwochen für Theater und Literatur.<br />
Curieusement, c’est elle qui fut à l’origine du différend entre son prédécesseur et le conseil d’administration du Festival, puisqu’il fut reproché à Hinterhäuser d’avoir voulu imposer Karin Bergmann à la tête de la direction théâtrale du festival, sans autre forme de procès, et surtout en faisant fi du processus de sélection prévu.<br />
Une conférence de presse se tient à Salzbourg ce jeudi 8 avril ; celle-ci devrait clôturer, au moins provisoirement, un feuilleton qui avait fait couler beaucoup d’encre dans le Salzburgerland et au-delà.</p>
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		<title>Cecilia Bartoli refuse la direction de Salzbourg</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/cecilia-bartoli-refuse-la-direction-de-salzbourg/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 17:20:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cecilia Bartoli a décliné la proposition de prendre, ad interim, la direction générale du Festival de Salzbourg. Cette offre intervenait dans un contexte de crise, marqué par l’éviction brutale du directeur artistique Markus Hinterhäuser, conséquence de tensions avec le conseil d’administration. Face à cette vacance inattendue, plusieurs noms avaient circulé pour assurer l’intérim, dont celui de Cecilia &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Cecilia Bartoli a décliné la proposition de prendre, <em>ad interim</em>, la direction générale du Festival de Salzbourg. Cette offre intervenait dans un contexte de crise, marqué par <a href="https://www.forumopera.com/breve/markus-hinterhauser-et-salzbourg-cest-fini/">l’éviction brutale du directeur artistique Markus Hinterhäuser</a>, conséquence de tensions avec le conseil d’administration. Face à cette vacance inattendue, plusieurs noms avaient circulé pour assurer l’intérim, dont celui de Cecilia Bartoli, déjà figure centrale de l’institution.</p>
<p>Après « mûre réflexion », l’artiste a cependant décliné, invoquant des engagements professionnels préexistants :</p>
<blockquote><p>Il y a quelques jours, le Conseil d’administration du Festival de Salzbourg m’a invitée à assumer la direction du Festival en tant que Directrice générale ad interim. Bien que profondément honorée par cette marque de confiance, mes engagements artistiques actuels ne me permettent malheureusement pas d’accepter une responsabilité aussi importante en parallèle. Longue vie au Festival de Salzbourg !</p></blockquote>
<p>Cette décision ne remet pas en cause son ancrage à Salzbourg, où elle dirige depuis 2012 le Festival de Pentecôte. Son mandat à cette fonction a d’ailleurs été récemment prolongé jusqu’en 2031, signe de la confiance renouvelée des instances dirigeantes.</p>
<p>Cette continuité contraste avec l’instabilité actuelle du festival d’été, plongé dans une période d’incertitude institutionnelle. Créé en 1920, le Festival de Salzbourg demeure une référence mondiale de l’opéra et de la musique classique. Le refus de Cecilia Bartoli laisse donc ouverte la question de la succession et de la gouvernance à court terme.</p>
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		<item>
		<title>HAENDEL, Giulio Cesare in Egitto &#8211; Zurich</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/haendel-giulio-cesare-in-egitto-zurich/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Charles Sigel]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 Mar 2026 05:01:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=209967</guid>

					<description><![CDATA[<p>Sans nul doute, dans quelques années, on se souviendra encore de deux lamentos inoubliables par Cecilia Bartoli et d’un autre, non moins virtuose, par Carlo Vistoli, highlights vocaux de ce Giulio Cesare zurichois et moments saillants d’une très belle et très amusante production, mise en scène avec du pep et beaucoup d’invention par Davide Livermore &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Sans nul doute, dans quelques années, on se souviendra encore de deux lamentos inoubliables par <strong>Cecilia Bartoli</strong> et d’un autre, non moins virtuose, par <strong>Carlo Vistoli</strong>, <em>highlights</em> vocaux de ce <strong>Giulio Cesare</strong> zurichois et moments saillants d’une très belle et très amusante production, mise en scène avec du pep et beaucoup d’invention par <strong>Davide Livermore</strong> et dirigée superbement par <strong>Gianluca Capuano.</strong> On se souviendra aussi d’une <strong>Anne Sophie Von Otter</strong> n’ayant rien perdu de son art du chant et d’un<strong> Max Emanuel Cenčič</strong> particulièrement en verve. Ça fait beaucoup de choses, donc recommençons par le début.</p>
<p>À l’instar de Haendel et de son librettiste Nicola Francesco Haym, Davide Livermore ne s’occupe guère d’une lecture politique de l’intrigue, ce qui d’ailleurs dans le contexte actuel serait périlleux. Il en fait une fantaisie égyptienne, à la <em>Mort sur le Nil</em> (on y pense <em>volens nolens</em>) mâtinée d’une touche de <em>Cigares du Pharaon</em>. Peut-être parce que le spectacle est né en janvier 2024 à l’Opéra de Monte-Carlo (dont <strong>Cecilia Bartoli</strong> est la directrice), on s’embarque pour une croisière de carte postale.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/giulio_cesare_in_egitto_c_monika_rittershaus_110-1024x768.jpeg" alt="" class="wp-image-209977"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Cecilia Bartoli © Monika Rittershaus</sub></figcaption></figure>


<h4><strong>Une croisière de charme</strong></h4>
<p>Très beau décor de coursives et d’escaliers métalliques, d’un blanc immaculé. On est sur un de ces bateaux qui descendent le Nil jusqu’à Assouan, celui-ci est le <em>Tolomeo</em> (à la fin de l’histoire après quelques complots et assassinats, il sera rebaptisé <em>Cesare</em>).</p>
<p>Et tandis que retentit la vigoureuse ouverture à la française par l’orchestre <strong>La Scintilla</strong>, la formation baroque maison de l’Opéra de Zurich, proposant dès les premières mesures un son à la fois corsé et nerveux sur instruments « d’époque », défile une foule de touristes des « années folles », ou prétendues telles, en canotiers et chapeaux-cloches, croisant sur le quai de départ silhouettes orientales en tarbouches et pantalons bouffants, marins en culottes courtes blanches et un commandant en fringant uniforme bleu marine (Carlo Vistoli, cheveux gominés, plus latin lover que jamais).</p>
<p>Le décor très mobile (de <strong>Giò Forma</strong>) ne cessera de monter dans les cintres et d’en redescendre, permettant de jouer sur plusieurs niveaux et s’ouvrant sur un cyclorama où seront projetées d’incessantes et très belles vidéos, signées <strong>D-Wok</strong>, partenaire attitré de Davide Livermore. Aux belles images en technicolor de désert, de pyramides et de felouques sur le Nil auxquelles on s’attend, succèderont de très fortes images (en noir et blanc) de tempête, de vagues gigantesques, d’explosions, d’incendies, et même de bataille aérienne. De drame en un mot.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="576" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/giulio_cesare_in_egitto_c_monika_rittershaus_125-1024x576.jpeg" alt="" class="wp-image-209982"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Carlo Vistoli et Cecilia Bartoli © Monika Rittershaus</sub></figcaption></figure>


<h4><strong>La violence des passions</strong></h4>
<p>Autrement dit, ce contraste très visuel entre d’un côté l’aimable croisière « de charme » du début (à quoi s’ajoutera une extravagante fête hollywoodienne au deuxième acte) et de l’autre les images brutales d’une nature déchaînée, sera la métaphore d’une lecture de ce <em>Giulio Cesare</em> basculant de la satire et de la caricature au drame intime vécu par les protagonistes. De même que la musique de Haendel se grise de pyrotechnies vocales en tous genres pour mieux creuser ensuite les douleurs de l’amour ou celles du deuil.</p>
<p>Davide Livermore, marchant sur les pas d’Agatha Christie, raconte une énigme (qui a tué Pompée ?) sur laquelle vient se greffer un récit d’ambition (celle de Ptolémée), une histoire de vengeance (celle de Cornelia), et surtout une passion amoureuse, contrariée bien sûr, celle de Cléopâtre et Cesare. Un mélange des genres dont le public londonien, qui connaissait son Shakespeare, était familier. Et Livermore oscillant entre la bouffonnerie et la gravité (d’autant plus saisissante) s’inscrit dans cette tradition shakespearienne. Si le spectacle fonctionne si joliment, c’est bien parce que, tout décalé qu’il soit, il traduit fidèlement l’esprit de l’opéra de Haendel : « Je veux raconter leur histoire, pas la mienne », dit-il.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/giulio_cesare_in_egitto_c_monika_rittershaus_25-1024x768.jpeg" alt="" class="wp-image-209976"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Kangmin Justin Kim, Carlo Vistoli,  Anne Sophie Von Otter © Monika Rittershaus</sub></figcaption></figure>


<h4><strong>Second degré</strong></h4>
<p>Et il peut s’appuyer sur l’humour de ses interprètes. Ainsi Anne Sophie Von Otter est parfaite en veuve douloureuse (mais vindicative) et sa haute silhouette très digne fait penser irrésistiblement à Maggie Smith dans <em>Downtown Abbey</em> ; elle manipule Sesto, son benêt de fils, collé à ses basques, en petit costume d’enfant gâté. Toute revêche qu’elle soit, elle soulève une passion érotique qui fait bouillir le général égyptien Achilla (l’assassin de Pompée, sur ordre de Tolomeo), une culotte de peau ridicule. Quant à Tolomeo, le frère de Cléopâtre, c’est un intrigant de mélodrame dont Max Emanuel Cenčič fait une manière de diplomate levantin en redingote rayée, une espèce de Rastapopoulos, si l’on veut filer la métaphore tintinophile. Non moins libidineux qu’Achilla, lui aussi voudra s’emparer de la veuve.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/giulio_cesare_in_egitto_c_monika_rittershaus_139-1024x768.jpeg" alt="" class="wp-image-209984"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>à droite Max Emanuel Cenčič © Monika Rittershaus </sub></figcaption></figure>


<h4><strong>Une version de chanteurs, mais d’abord de chef</strong></h4>
<p>Musicalement Carlo Vistoli annonce tout de suite la couleur avec l’air d’entrée de Cesare, festival de notes piquées, orné d’une vertigineuse colorature du haut en bas de sa tessiture : la voix est à la fois agile et corsée, et d’une puissance de projection assez étonnante. L’euphorie de la victoire ne durera pas : Achilla lui apportera le corps de Pompée mort, d’où une aria <em>di furore,</em> emmenée par Gianluca Capuano à une allure d’enfer (précision des violons, pulsation des cordes basses) et brillantissime démonstration de virtuosité, d’aisance, de précision rythmique d’un Vistoli déchaîné.</p>
<p>Dans la déploration de Cornelia, « Priva son d&rsquo;ogni conforto », Anne Sophie Von Otter, accompagnée avec un soin attentif par un consort de flûtes, théorbe, harpe et cordes graves, donnera à entendre une élégance de phrasé intacte, évoquant la douleur du personnage par de très belles demi-teintes. Auxquelles répondra l’air de vengeance de Sesto, « Svegliatevi nel core », véhément mais un peu hirsute, comme le seront souvent ses airs rapides. Un peu plus tard dans son aria lente « Cara speme », <strong>Kangmin Justin Kim</strong> montrera une maîtrise du cantabile, un placement de la voix (très claire), une délicatesse de touche infiniment plus idoines.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="732" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Capture-decran-2026-03-10-a-18.18.54-1024x732.png" alt="" class="wp-image-209993"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Cecilia Bartoli © Monika Rittershaus</sub></figcaption></figure>


<p>Cecilia Bartoli, elle non plus, ne sera pas tout de suite à son meilleur, et son premier air, « Non disperar, chi sa ? » la cueillera à froid : hérissé de pointes acérées, il inquiétera d’abord, mais sa partie centrale, puis la reprise, éclairée de coloratures et de trilles acrobatiques, rassureront et donneront l’impression de retrouver la Bartoli.</p>
<p>En revanche, Max Emanuel Cenčič dans « L’empio, sleale, indegno » sera d’emblée au top de sa forme : homogénéité, chaleur du timbre, égalité des ornements, caractérisation du personnage par des moyens purement vocaux, <em>sprezzatura</em>, la démonstration est brillante.</p>
<h4><strong>Tout d’un coup l’émotion</strong></h4>
<p>Morceau de bravoure s’il en est, l’aria fameuse « Va tacito e nascosto » verra Vistoli rivaliser avec un cor solo brillantissime (cor naturel bien sûr, la performance de <strong>Juan Bautista Bernat Sanchis</strong> n’est pas mince) et leur dialogue <em>a cappella</em> sera flamboyant. De même que <strong>Renato Dolcini</strong> dans l’air « Tu sei il cor di questo core » d’Achilla : le baryton italien, pour lequel c’est une prise de rôle, impressionne par sa voix timbrée, très homogène, chaleureuse et une virtuosité étonnamment légère dans les airs ornés – et pas mal d’humour dans ce rôle de reître enamouré.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/giulio_cesare_in_egitto_c_monika_rittershaus_148-1024x576.jpeg" alt="" class="wp-image-209986"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Renato Dolcini © Monika Rittershaus</sub></figcaption></figure>


<h4><strong>L&rsquo;émotion sans prévenir</strong></h4>
<p>Mais ce qui laissera le public pétrifié d’émotion à la fin du premier acte, ce sera bien l’aria « Son nata a lagrimar » de Cornelia, introduit par un prélude orchestral d’une étonnante densité (ces accords d’une plénitude saisissante !) : à nouveau Von Otter y fait des merveilles de phrasé, dosant les silences avec subtilité, entraînant Sesto dans son mouvement. Le tempo se ralentit, leur duetto semble s’immobiliser, on ne sait plus qui indique le mouvement, d’elle ou de Capuano, on s’étonne de la fraîcheur conservée de la voix dans le registre supérieur. Le rideau se fermera très lentement sur l’ultime image des deux corps, mère et fils, gisant au sol, partageant la même souffrance, sur une coda orchestrale d’une impalpable transparence.</p>
<h4><strong>Vistoli décoiffant…</strong></h4>
<p>Le deuxième acte commence comme une fiesta organisée par Cléopâtre (sous l’aspect de Lydie). Ambiance cabaret oriental, odalisques agitant des éventails à plumes, trio jazz sur le côté, nappes blanches et seaux à champagne. Vêtue de voiles telle Claudette Colbert dans le <em>Cléopâtre</em> de Cecil B. de Mille, c’est surtout dans la reprise de l’air « V’adoro, pupille » que Bartoli donnera à entendre ces sons filés, ces pianissimi impalpables dont elle a gardé le secret et qui ont le don de faire fondre les auditeurs (la première partie de l’air aura paru plus tendue).</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="614" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/giulio_cesare_in_egitto_c_monika_rittershaus_12-1024x614.jpeg" alt="" class="wp-image-209973"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Le début du deuxième acte © Monika Rittershaus</sub></figcaption></figure>


<p>À quoi Carlo Vistoli répliquera par un numéro délirant : en smoking blanc de crooner, empoignant son pied de micro après un « one, two, three, four » de rocker, il fera de « Se in fiorito ameno prato » une démonstration d’aisance et de panache avec des déferlantes de vocalises aviaires (à cause de l’<em>augellin</em> du texte) dans une performance à la Presley (avec ondulations de bassin, époque « Elvis the pelvis ») : transparence de la voix, agilité des appoggiatures, trilles et vocalises virtuoses, notes hautes en chapelet, duetto avec le violon solo de la <em>Kapellmeisterin</em> de La Scintilla montée sur scène pour rivaliser avec lui, cadence a cappella et <em>messa di voce</em> de compétition, et bien sûr triomphe à l’applaudimètre !</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/giulio_cesare_in_egitto_c_monika_rittershaus_5-1024x576.jpeg" alt="" class="wp-image-209970"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Carlo Vistoli © Monika Rittershaus</sub></figcaption></figure>


<p>Si l’air <em>di tempesta</em> « L&rsquo;angue offeso mai non posa » de Sesto ne convaincra guère, sur un tempo agitato désordonné très peu séduisant et guère flatteur pour sa voix (mais quelle énergie et quel rebond de l’orchestre derrière lui), en revanche Bartoli sera étonnante de légèreté et d’agilité dans l’air « Venere bella », avec de délicieux allègements.</p>
<p>Non moins délicieuse, sa manière de gaffer et d’avouer à Cesare venu la rejoindre sur son lit qu’elle n’est pas Lydie mais Cléopâtre. De toute façon leur idylle sera interrompue par des soubresauts de bombardements, et s’ensuivra un étourdissant air <em>di vendetta</em> de Cesare, « Al lampo dell’armi », où Vistoli pourra déployer avec un brio décoiffant tout son arsenal de vocalises, sur un tempo foudroyant, nouvelle occasion de dire à quel point la direction donne vie &#8211; et ici fureur &#8211; à la musique de Haendel. Derrière lui le Nil se soulève en vagues noires très angoissantes (rarement la vidéo nous aura semblé si bien utilisée).</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="674" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/giulio_cesare_in_egitto_c_monika_rittershaus_7-1024x674.jpeg" alt="" class="wp-image-209971"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Carlo Vistoli © Monika Rittershaus</sub></figcaption></figure>


<h4><strong>…et Bartoli bouleversante</strong></h4>
<p>À peine sera-t-il sorti que Bartoli pourra dans « Se pietà di me non senti » interpréter le premier des lamentos extraordinaires qu’on évoquait au début.<br />Sans doute se souvient-elle que c’est sur cette même scène qu’il y a quelque vingt-cinq ans elle chanta pour la première fois ce rôle. Elle est ici confondante de pathétique, allant jusqu’au filet de voix (mais dont on perd rien, tant la technique est souveraine). Elle ralentit le tempo à l’extrême, puis l’accélère, anime le discours, portée par un accompagnement tour à tour d’une délicatesse chambriste puis soulevant de grandes vagues de cordes graves, dans un air écrit par Haendel pour la Cuzzoni qui sans doute, comme Bartoli, maîtrisait souverainement les <em>portamentos</em> aériens dans le registre supérieur, les pianissimi et les ornements expressifs, les trilles lents notamment.</p>
<p>Superbe image de la chanteuse seule sur la scène vide, entourée de rouge de tous les côtés.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/giulio_cesare_in_egitto_c_monika_rittershaus_121-1024x576.jpeg" alt="" class="wp-image-209980"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>Cecilia Bartoli © Monika Rittershaus</sub></figcaption></figure>


<h4><strong>Le bel canto même</strong></h4>
<p>Elle n’est pas au bout de ses malheurs. Faite prisonnière par son propre frère, qui ne la ménage guère (aria « Domerò la tua fierezza » où Cenčič est à nouveau incendiaire), il ne lui restera que ses yeux pour pleurer.<br />L’aria « Piangerò » semblera monter une marche de plus vers le sublime. Non seulement c’est un nouvel exemple d’une voix miraculeusement conservée, mais surtout c’est un extraordinaire moment d’émotion, comme suspendu. Les coloratures furieuses de la partie centrale ne rendent que plus bouleversante la reprise de la phrase initiale, d’une matière impalpable, d’une limpidité totale, montant jusqu’à l’extrême aigu sur un tempo ralenti à l’extrême. On touche là à l’essence même du bel canto.</p>
<p>Impression que prolongera Carlo Vistoli, qui ne voudra pas être en reste : le récitatif accompagné « Dall&rsquo;ondoso periglio » conduit à l’aria « Aure deh per pietà », par le truchement d’une incroyable <em>messa di voce</em> sur <em>Aure</em> et une note tenue interminablement. Ce n’est pas tant l’exploit vocal qui étonne ici, que la parfaite musicalité, la sincérité de l’expression, et, on y revient, le bel canto retrouvé : l’expression par les couleurs mêmes de la voix. Legato impeccable, pleins et déliés, dynamique expressive, sobriété aussi parfaite qu’était tout à l’heure pétaradante la virtuosité de « Se in fiorito ameno prato ».</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="659" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/giulio_cesare_in_egitto_c_monika_rittershaus_21-1024x659.jpeg" alt="" class="wp-image-209975"/><figcaption class="wp-element-caption"><sub>La dernière image : le Tolomeo est devenu le Cesare © Monika Rittershaus</sub></figcaption></figure>


<p>Mais Bartoli aura encore le loisir de briller, notamment dans l’aria rapide « Da tempeste il legno infranto » où, la voix décidément chauffée à blanc, elle enchaînera avec gourmandise les notes piquées staccato, les trilles <em>ribattuti</em> et autres fantaisies scintillantes, à chaque reprise de l’air plus audacieuse et plus libre. Rayonnante.</p>
<p>La réconciliation générale indispensable donnera prétexte à un ravissant duetto Cléopâtre-Césare sur un rythme de danse, un unisson où leurs couleurs de voix fusionneront idéalement.</p>
<p>Avant un grand final avec chœur (réapparition des touristes) libérant l’enthousiasme du public zurichois, et des <em>bravi</em> <em>!</em> jaillissant de partout.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/haendel-giulio-cesare-in-egitto-zurich/">HAENDEL, Giulio Cesare in Egitto &#8211; Zurich</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Cecilia Bartoli à la cérémonie d&#8217;ouverture des JO</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/cecilia-bartoli-a-la-ceremonie-douverture-des-jo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jan 2026 17:05:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cecilia Bartoli participera à la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026, le 6 février prochain. L’annonce a été faite par le comité d’organisation, qui confirme également la présence du pianiste Lang Lang. Ambassadrice emblématique de la tradition lyrique italienne, la mezzo-soprano s’inscrira au cœur d’une soirée placée sous le signe de l’Armonia, &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Cecilia Bartoli participera à la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026, le 6 février prochain. L’annonce a été faite par le comité d’organisation, qui confirme également la présence du pianiste <strong>Lang Lang</strong>. Ambassadrice emblématique de la tradition lyrique italienne, la mezzo-soprano s’inscrira au cœur d’une soirée placée sous le signe de l’<em data-start="556" data-end="565">Armonia</em>, mêlant sport, art et culture. Sa participation vient renforcer un plateau artistique déjà très médiatisé, où figurent notamment <strong>Andrea Bocelli</strong>, <strong>Laura Pausini</strong> et <strong>Mariah Carey</strong>.</p>
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		<title>Salzbourg 2026 : voyage, voyage avec Cecilia Bartoli</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/salzbourg-2026-voyage-voyage-avec-cecilia-bartoli/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Dec 2025 06:17:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour l’édition 2026 du Festival de la Pentecôte (22–25 mai), Cecilia Bartoli place le voyage au cœur de la programmation. Après plusieurs années consacrées aux grandes villes musicales, la directrice artistique ouvre cette fois une véritable carte des déplacements : traversées, retours mythiques, odyssées intimes. En tête d’affiche, Rossini et Il viaggio a Reims, dont &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p data-start="192" data-end="507">Pour l’édition 2026 du Festival de la Pentecôte (22–25 mai), <strong>Cecilia Bartoli</strong> place le voyage au cœur de la programmation. Après plusieurs années consacrées aux grandes villes musicales, la directrice artistique ouvre cette fois une véritable carte des déplacements : traversées, retours mythiques, odyssées intimes.</p>
<p data-start="509" data-end="787">En tête d’affiche, Rossini et <em data-start="539" data-end="559">Il viaggio a Reims</em>, dont Bartoli interprétera Corinna pour la première fois. Barrie Kosky promet une mise en scène « feydeausque » pour accompagner ce défilé de dix solistes virtuoses, réunis autour de Gianluca Capuano et des Musiciens du Prince.</p>
<p data-start="789" data-end="1024">Le thème se prolonge avec <em data-start="815" data-end="833">La Petite Sirène</em> de John Neumeier, ballet entre mer et terre porté par le Hamburg Ballet, ainsi qu’avec Monteverdi et son <em data-start="939" data-end="956">Retour d’Ulysse</em>, présenté dans une production mêlant marionnettes et voix baroques.</p>
<p data-start="1026" data-end="1245">Bartoli proposera aussi <strong data-start="1050" data-end="1070">Voyage de ma vie</strong>, un gala retraçant son parcours, avant que Christina Pluhar et L’Arpeggiata ne referment le festival avec <strong data-start="1177" data-end="1191">Übers Meer</strong>, traversée musicale de la Méditerranée et d’ailleurs.</p>
<p data-start="1247" data-end="1329">Un week-end conçu comme une invitation à prendre le large — destination Salzbourg.</p>
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		<title>Récital Cecilia Bartoli et Lang Lang &#8211; Paris (Philharmonie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/recital-cecilia-bartoli-et-lang-lang-paris-philharmonie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 06:55:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En tournée à travers l’Europe, Cecilia Bartoli et Lang Lang ont fait escale à Paris, le temps d’un concert prestigieux à la Philharmonie qui, pour l’occasion, affichait salle comble. Les deux artistes, unis par une complicité de longue date, entrent sur la scène, longuement applaudis par un public enthousiaste. Lui, portant chemise et costume noir, &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En tournée à travers l’Europe, <strong>Cecilia Bartoli</strong> et <strong>Lang Lang</strong> ont fait escale à Paris, le temps d’un concert prestigieux à la Philharmonie qui, pour l’occasion, affichait salle comble. Les deux artistes, unis par une complicité de longue date, entrent sur la scène, longuement applaudis par un public enthousiaste. Lui, portant chemise et costume noir, elle, arborant successivement deux robes somptueuses et presque identiques, la première d’un rouge écarlate, la seconde vert émeraude, un clin d’œil sans doute aux couleurs du drapeau de son pays. C’est un programme copieux, éclectique et varié que les deux stars ont concocté, qui couvre plus de deux siècles de musique, de Scarlatti à Puccini, en passant par le baroque italien, le bel canto et la mélodie française. Un programme qui témoigne de la versatilité des interprètes et de leur capacité à rendre justice avec bonheur à des compositeurs d’écoles et de styles aussi différents.</p>
<p>La première partie fait la part belle à la musique baroque avec des airs isolés, maintes fois rabâchés par des générations de chanteuses,   tels « Se tu m’ami » ou « Caro mio ben », auxquels Cecilia Bartoli apporte une intensité inédite, des extraits d’opéras comme le rare <em>I zingari in fiera</em> de Paisiello, ou d’oratorio, en l’occurrence le fameux « Lascia la spina » que la mezzo-soprano italienne chante depuis des années mais dont elle semble renouveler l’interprétation à chaque fois. Son legato souverain, la perfection de ses trilles, son art de la demi-teinte et sa manière de varier les couleurs font merveille dans cette célèbre page que Lang Lang conclut par une superbe coda dans un silence recueilli. Cette partie culmine avec la longue cantate <em>Arianna a Naxos</em> de Haydn dont la chanteuse livre une interprétation à couper le souffle, tant elle est incarnée et tant sont mis en valeur avec justesse les différents affects de l’héroïne, la mélancolie, l’effarement, la colère et le désespoir enfin, dans un final mené à un train d’enfer. Puis, Cecilia Bartoli repose sa voix le temps d’un impromptu de Schubert, sous les doigts délicats de Lang Lang avant d’aborder, un éventail noir et or à la main, « Una voce poco fa », l’air de Rosine qui fut son premier rôle au théâtre en 1988. Malgré les années, la voix, toujours saine, n’a rien perdu de son éclat, mieux, le medium a gagné en consistance et l’aigu en volume. Si la cantatrice sollicite un peu moins que naguère son suraigu dans les variations, sa technique est toujours souveraine et les pyrotechnies vocales, accompagnées par un Lang Lang endiablé, déchaînent l’enthousiasme du public.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Lang-Lang-Cecilia-Bartoli-by-Marco-Borrelli-1-1294x600.jpg" />©Marco Borelli</pre>
<p>Plus apaisée, la seconde partie fait la part belle à la mélodie. L’art de la mezzo-soprano lui permet de différencier subtilement les trois premières pages si éloignées stylistiquement les unes des autres : Mélancolique dans <em>L&rsquo;Orpheline du Tyrol</em>, elle se fait mutine dans l’étonnante <em>Coccinelle</em> de Bizet, petit chef d’œuvre de comique musical, avant de se lancer dans une interprétation débridée des <em>Filles de</em> <em>Cadix</em> en s’accompagnant avec des castagnettes pour la plus grande joie de l’auditoire. Puis elle passe avec le même bonheur de la nostalgique <em>Vaga luna</em> bellinienne à la facétieuse <em>Me voglio fa</em> <em>‘na casa</em>, une chanson napolitaine de Donizetti avant de nous proposer un florilège de petites ariettes de Puccini qui constituent une jolie découverte, suivies de l’incontournable « O mio babbino caro »      dont elle souligne le côté dramatique avec beaucoup d’émotion. Une chanson de De Curtis, précède l’inusable<em> Danza</em> de Rossini au cours de laquelle la cantatrice, un tambourin à la main, et son pianiste, plus complices que jamais, multiplient les variations à l’envi. Tout au long de la soirée Lang Lang s’est révélé un accompagnateur de haute volée, avec une rare capacité à s’adapter aux styles des divers compositeurs choisis par sa partenaire à qui il a proposé un soutien sans faille. Ses quelques pages en solo ont été des moments de grâce, notamment son <em>Clair de lune </em>de Debussy, planant dans un silence quasi religieux</p>
<p>Trois bis viennent conclure cette soirée féerique, l’air de Chérubin de Mozart qui est avec Rossini, l&rsquo;un des compositeurs fétiches de Cecilia Bartoli depuis ses débuts, puis « Non ti scordar di me » de De Curtis, une mélodie de salon délicatement nostalgique, et pour finir sur une note ensoleillée, l’incontournable « O sole mio ».</p>
<p><em>[modification] : le présent article a été modifié le 13 novembre à 09:21 sur intervention du conseil de rédaction</em>.</p>
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		<title>Récital Cecilia Bartoli et Lang Lang – Baden-Baden</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/recital-cecilia-bartoli-et-lang-lang-baden-baden/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Nov 2025 06:24:18 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=202800</guid>

					<description><![CDATA[<p>En 2008, Cecilia Bartoli avait réalisé son marathon de concerts pour célébrer l’anniversaire de la naissance de Maria Malibran : Lang Lang faisait partie des interprètes qui l’avaient accompagnée. On raconte qu’un coup de foudre artistique s’était produit entre eux… Cette année, c’est tout un programme de récitals en Europe (Hambourg, Dortmund, Cologne, Paris ou encore &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En 2008, <strong>Cecilia Bartoli</strong> avait réalisé son marathon de concerts pour célébrer l’anniversaire de la naissance de Maria Malibran : <strong>Lang Lang</strong> faisait partie des interprètes qui l’avaient accompagnée. On raconte qu’un coup de foudre artistique s’était produit entre eux… Cette année, c’est tout un programme de récitals en Europe (Hambourg, Dortmund, Cologne, Paris ou encore Amsterdam) qui réunit les deux stars. Au Festspielhaus de Baden-Baden, les 2500 places se sont rapidement arrachées, à tel point que les organisateurs ont eu une idée : rajouter des chaises directement sur la scène, de part et d’autre des artistes. Cette première pour la grande salle badoise, à savoir cumuler des spectateurs à la fois dans la salle et sur la scène semble avoir séduit et convenu à tout un chacun, à commencer par les privilégiés qui étaient au plus près. Il est vrai qu’avoir Lang Lang en face de soi et Cecilia Bartoli qui se tourne de temps à autre pour décocher une œillade à ses voisins d’un soir est une expérience inoubliable, surtout quand on est fan de la première heure. Certes, la belle romaine projette sa voix face à la salle, pas dans notre direction, mais la sensation de grande intimité qui se dégage de la proximité directe s’avère être un cadeau exceptionnel.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" class="aligncenter" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/20251031_Bartoli_LangLang_c-Marco-Borrelli-1-1-1294x600.jpg" />© Marco Borrelli</pre>
<p>Le duo d’exception propose ce soir un programme extrêmement varié, essentiellement romantique, franco-italien, allant de Scarlatti à Puccini et de Bizet à Debussy, composé de courtes pièces célébrissimes mêlées à quelques raretés. Si virtuosité il y a, ce n’est pas tant au niveau des pyrotechnies vocales ou de la dextérité rapide au clavier qu’elle se situe, les airs de bravoure étant rares, que dans l’apparente aisance et évidence qui se dégage de la performance des deux complices, visiblement à l’écoute et au diapason l’un de l’autre, quitte à enchaîner, par exemple, un <em>Impromptu </em>schubertien avec <em>Una voce poco fa</em> sans pause avec un naturel confondant. L’interprétation commune met en valeur le moindre frémissement, les plus infimes subtilités d’airs qu’on croit connaître par cœur et qui révèlent évidemment toujours de nouveaux trésors et de surprenantes émotions. L’indémodable « Lascia la spina » est ainsi à la fois totalement éthéré et d’un chatoiement coloré d’une richesse inouïe. Les doigts de Lang Lang, eux aussi, semblent ne faire qu’effleurer les touches, mais chaque note flatte l’oreille avec un mélange assez détonant de classicisme épuré et de sensualité sans égale. Les frissons obtenus nous mettent au bord des vapeurs, comme on aurait dit au xix<sup>e</sup> siècle… Les mélodies belliniennes ont droit au même traitement : la simplicité de la note et de la ligne mélodique, sans doute, mais portée par une volupté et un raffinement à se pâmer. La belle romaine, à qui <a href="https://www.forumopera.com/breve/paroles-dartistes-cecilia-bartoli-ou-les-couleurs-dune-voix-en-francais-with-english-subtiles/">Camille De Rijck demandait cet été de qualifier sa voix</a>, la définissait comme flexible et colorée, de nature picturale, évoquant le Caravage. En effet, on se croirait avec elle dans la chapelle Contarelli de l’église Saint-Louis-des-Français à Rome décorée par Caravaggio, dans une tempête d’émotions maîtrisées servie par une palette au premier abord sombre, quoique d’une richesse qui balaie tout le spectre coloré, si on sait y regarder de plus près. Cela dit, c’est davantage au Caravage apparemment plus lumineux et serein qu’on pense, devant une Cecilia Bartoli qui n’a plus vingt ans et la fougue de la prime jeunesse, mais une technique époustouflante de maestria servie par un métier mieux que solide qui transpire de la star, radieuse et superbe, dans une merveilleuse robe rouge incarnat puis déclinée, dans un modèle quasi identique vert émeraude qui met admirablement en valeurs ses formes généreuses et ultra-féminines. La diva est couronnée d’une cascade de cheveux magnifiques, rassemblés en une coiffure sophistiquée qu’on n’oserait certainement pas qualifier de queue de cheval mais qui est comme son chant : à la fois naturel et élaboré, évident et généreux, absolument pas apprêté, mais simplement splendide et si profondément humain.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" class="aligncenter" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/20251031_Bartoli_LangLang_c-Marco-Borrelli-7-1-1294x600.jpg" />© Marco Borrelli</pre>
<p>On pourrait se lancer dans une analyse de chaque pièce choisie au cours de cette soirée et s’amuser, entre autres, des liens entre les œuvres ; une <em>Arianna a Naxos</em> de Haydn admirée par Rossini, par exemple, dont on entend après un <em>Impromptu</em> de Schubert le « Una voce poco fa » dont les chausse-trape virtuoses ne posent aucun problème à l’infatigable mezzo… On préfèrera n’évoquer que l’intense poésie qui s’est dégagée et intensifiée au cours de cette belle soirée, avec des moments où l’émotion ne pouvait que déborder : comment résister à « O, mio babbino caro », délicat et sincère, profondément habité, sublimé par le <em>Clair de lune </em>de Debussy grâce à un Lang Lang en apesanteur, tout en offrant gaieté, énergie et bonheur dans la <em>Danza</em> ou la <em>Coccinelle </em>de Bizet, à grands renforts de castagnettes, tambourins et mouvements de bouche pour imiter la guitare au besoin…</p>
<p>Tout coule de source et s’équilibre harmonieusement, avec cette curieuse sensation de ne susciter aucun effort apparent aux deux artistes en fusion, à la fois idoles inatteignables et figures familières et amicales en visite. En guise de rappel, un « Non ti scordar di me » d’une qualité nostalgique rarissime, une Séguedille endiablée et un <em>O sole mio</em> craquant, récompensés par toute une collection de bouquets offerts à nos vaillants interprètes. Merveilleuse expérience que ce concert donné à 2500 personnes qu’on a vécu comme un récital de chambre entre intimes. Un souvenir déjà précieux.</p>
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		<title>Paroles d&#8217;artistes : notre boîte à bijoux d&#8217;archives audio</title>
		<link>https://www.forumopera.com/dossier/paroles-dartistes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Aug 2025 23:03:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Paroles d&#8217;artistes ambitionne de retrouver dans les larges archives audio et vidéo des rédactrices et rédacteurs de Forumopera, des témoignages exclusifs &#8211; drôles ou sensibles &#8211; des artistes qui font le monde de l&#8217;opéra. Tous nos contenus sont extraits d&#8217;interviews réalisées par des membres de l&#8217;équipe. 28.08.2025Philippe Herreweghe et l&#8217;art mnémotechnique.Il ouvre la partition et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Paroles d&rsquo;artistes ambitionne de retrouver dans les larges archives audio et vidéo des rédactrices et rédacteurs de Forumopera, des témoignages exclusifs &#8211; drôles ou sensibles &#8211; des artistes qui font le monde de l&rsquo;opéra. Tous nos contenus sont extraits d&rsquo;interviews réalisées par des membres de l&rsquo;équipe.</p>


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<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="Paroles d&#039;artistes" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/videoseries?list=PLCojEbyMSN9XvNW_Qr60loOQpinTYJaXI" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
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<p><strong>28.08.2025</strong><br /><a href="https://youtu.be/lqlLih26u34?si=k0r9sD7olzrZdwXv">Philippe Herreweghe et l&rsquo;art mnémotechnique.</a><br />Il ouvre la partition et il nous montre comment il s&rsquo;y prend.</p>
<p><strong>26.08.2025</strong><br /><a href="https://youtu.be/diBwqH2sRXE?si=PoSPW1vHxRnJ3aA3">Leo Nucci : Le baryton au coeur d&rsquo;or</a><br />Il y a quinze ans, l&rsquo;immense artiste nous disait la crainte que s&rsquo;amenuise le sentiment d&rsquo;humanité. </p>
<p><strong>18.08.2025</strong><br /><a href="https://youtu.be/ABAjeJvPQsk?si=q4jrP8ZEEosWaYu3">Annick Massis : entend bien devenir « une vieille joyeuse ».</a><br />Réflexion subtile sur le temps qui passe.</p>
<p><strong>10.08.2025<br /></strong><a href="https://youtu.be/5_eiVclAOds?si=xRvkGPDPeZ1JLP__">Sandrine Piau : « tant qu&rsquo;on peut voir le visage d&rsquo;un enfant dans celui d’un adulte, on est sauvé »</a><br />Quand la soprano française parle à la manière de Maeterlinck<strong><br /><br />09.08.2025<br /></strong><a href="https://youtu.be/0oYge6Ehy8Y">Hugues Cuenod à 103 ans « 60 ans de carrière « sans voix ni technique »</a><br />Il avait pris l&rsquo;habitude de dire « comment voulez-vous que je perde ma voix, je n&rsquo;en ai jamais eue »<br /><strong><br />08.08.2025<br /></strong><a href="https://www.forumopera.com/breve/paroles-dartistes-angel-blue-lopera-na-pas-besoin-du-black-face/">Angel Blue : « L’opéra n’a pas besoin du black-face »</a><br />La polémique a deux ans, Angel Blue a depuis conquis Vérone.</p>
<p><strong>06.08.2025<br /></strong><a href="https://youtu.be/wITnoZxTHNE?si=ATso0VlY_mBs1UDf">Alberto Zedda : « Rossini permet de trouver des réponses esthétiques à des questionnements éthiques »</a><br />Et en bonus, <a href="https://youtube.com/shorts/3XUWAk--wK8?feature=share">une réflexion sur Rossini et Mantegna.</a><br />Comme cet incroyable artiste nous manque.</p>
<p><strong>04.08.2025<br /></strong><a href="https://youtube.com/shorts/cgSAcowKrxo">Dominique Visse et son affriolant manteau de vison</a><br />Un jeune homme a l&rsquo;ondoyante coiffure, dans la nuit, un manteau de vison. Qui sait, sur un malentendu ?</p>


<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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<p><strong>31.07.2025<br /><a href="https://youtube.com/shorts/hzZmKHxtzZo">Sébastien Daucé : Ce moment où les artisans devinrent artistes</a><br /></strong>Nous avons le plaisir d&rsquo;échanger avec le jeune fondateur de l&rsquo;ensemble Correspondance depuis de longues années.&nbsp;</p>
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<p><strong>29.07.2025</strong><br /><a href="https://youtube.com/shorts/zC-GFL9b7Ps">Sonya Yoncheva : “Une chanteuse a le droit d’avoir une famille, une courtisane d’aspirer à l’amour”</a><br />Plaidoyer pour la liberté des femmes à travers leurs conditions.</p>
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<p><strong>20.07.2025</strong><br /><a href="https://youtu.be/sgSGCFVFDCg">Kazushi Ono tente l&rsquo;abolition de la parole face à la partition du Turandot</a><br />Nous avons rencontré Kazushi Ono en 2019.</p>
<p><strong>14/07/2025</strong><br /><a href="https://youtu.be/SPtIRW-g0Xg">Thomas Hampson au sujet des masterclass rugueuses de Frau Schwarzkopf : « Elle n&rsquo;était pas un dragon »</a><br />Nous avons rencontré Thomas Hampson en 2015.</p>
<p><strong>14/07/2025</strong><br /><a href="https://youtube.com/shorts/n1MK9YxfgzI">Sir Antonio Pappano : « Puccini était-il un dandy patenté ? »</a><br />Retrouvez <a href="https://youtu.be/xlprFW7IEfs">l&rsquo;interview complète</a></p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/dossier/paroles-dartistes/">Paroles d&rsquo;artistes : notre boîte à bijoux d&rsquo;archives audio</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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