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	<title>Lee BISSET - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Lee BISSET - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>WAGNER, Die Walküre – Londres (ROH)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-die-walkure-londres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 May 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Royal Opéra House continue la tétralogie initiée il y a un an et demi autour du duo Antonio Pappano / Barrie Kosky. Les deux creusent la même veine fertile en cette première journée et donnent une cohérence supplémentaire à cette lecture « anthroposcénique » de l’épopée wagnérienne. L’ancien directeur musical, nommé premier « conductor &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le Royal Opéra House continue la tétralogie initiée il y a un an et demi autour du duo <strong>Antonio Pappano</strong> / <strong>Barrie Kosky</strong>. Les deux creusent la même veine fertile en cette première journée et donnent une cohérence supplémentaire à cette lecture « anthroposcénique » de l’épopée wagnérienne.</p>
<p>L’ancien directeur musical, nommé premier « conductor laureate » du ROH juste avant le lever de rideau en remerciement de ses 22 années à la tête de la maison propose une lecture limpide et nerveuse. L’enchevêtrement des <em>Leitmotive</em> reçoit la même attention que lors du prologue et l’orchestre brille dès les premières mesures : la tempête d’ouverture, mordante et crescendo, installe le spectateur dans l’ambiance urgente et poisseuse du huis clos du premier acte. Fréquemment, soyeux et rubato viennent embellir cette architecture solide et soutenir le lyrisme et le romantisme sans ostentation. On apprécie le détail global et l’attention portée au plateau que ce geste ample et dépouillé met au service du drame.</p>
<p><strong>Barrie Kosky</strong> de son côté tisse d’une main habile les <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-das-rheingold-londres-roh/">deux fils rouges initiés pendant <em>Das Rheingold</em></a>. L’ancienne Pachamama – servi par le magnétisme de l’actrice Illona Linthwaite – revit impuissante la lente destruction du monde par ses propres enfants. Juchée sur une toute petite tournette, elle s’étourdit d’un spectacle cataclysmique, deuxième axe force de cette tétralogie : la terre de cendre, les arbres calcinés, les héros morts, carcasses de cendres friables. L’humanité fait peine à voir : police brutale (Hunding), femme battue à peine contrebalancée par une Fricka aristocratique et égoïste ; héros mi-gamin des rues mi-vétéran d’une guerre moderne tétanisé par le stress post-traumatique ; Wotan commandant suprême, certes animé par Eros mais ayant déjà succombé à Thanatos. Ce dispositif fonctionne à l’économie de moyens tout en proposant des images fortes : Siegmund recouvert de son sang et de la sève du monde qui meurt, les yeux dans les yeux avec son père, Brunnhilde aspirée dans l’arbre du monde auquel Wotan met le feu. Surtout il s’anime grâce à une direction d’acteur minutieuse et prenante.</p>


<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Christopher-Maltman-and-Stanislas-de-Barbeyrac-in-Die-Walkure-©2025-Monika-Rittershaus-683x1024.jpg" alt="" class="wp-image-188728" width="684" height="1025"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Monika Rittershaus</sup></figcaption></figure>


<p>La distribution vient couronner cette solide proposition. Les huit Walkyries remplissent leur office de manière incendiaire, parfois au détriment de la cohésion de leurs ensemble.<strong> Soloman Howard</strong> n’a guère qu’à ouvrir la bouche pour incarner un Hunding autoritaire au timbre presque trop distingué pour le chef de meute. Sa protectrice, Fricka, trouve en <strong>Marina Prudenskaya</strong> une interprète charismatique, au-delà de la scène de dispute autour d’une Rolls Royce, c’est bien la conduite du discours, la puissance de la voix qui dessinent une déesse aristocratique gardienne du bon droit. <strong>Stanislas de Barbeyrac</strong> offre de son côté un portrait très original de Siegmund. Il en dispose désormais de l’ambitus et des moyens. Les amateurs de « Wälse » mâles en auront pour leurs décibels. Pourtant dans le panorama des ténors wagnériens, le français apporte une science des nuances et des couleurs rafraîchissantes. <strong>Natalya Romoniw</strong> avait la lourde tâche de remplacer Lise Davidsen. Moins volumineuse que sa consœur, elle dispose néanmoins de moyens conséquents qu’elle magnifie par une technique excellente et une présence scénique naturelle. Le personnage, malmené au départ, désespéré puis résolu, est crédible de bout en bout : le chant, ses nuances et ses inflexions épouse cette incarnation scénique. Dans la même veine, <strong>Elisabet Strid</strong> maîtrise toute la grammaire nécessaire à la composition de Brunnhilde. L’aigu est parfois un peu court dans les appels de son entrée mais on apprécie le trille qui n’est pas sacrifié. En ce soir de première, la soprano se voit contrainte à l’économie dans le dernier acte, la fatigue vocale l’emportant. Elle s’en tire avec les honneurs grâce à un <em>sprechtgesang</em> bien maîtrisé. <strong>Christopher Maltman</strong> enfin réunit toutes les qualités de ses partenaires de scène : endurance, puissance, sens des nuances, charisme scénique… aussi abouti que son Dieu du prologue, cette Walkyrie le voit justement triompher.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-die-walkure-londres/">WAGNER, Die Walküre – Londres (ROH)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Richard STRAUSS &#8211; Elektra, Londres (ROH)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/richard-strauss-elektra-londres-roh/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 16 Jan 2024 08:52:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il reste encore quelques remous du sillage laissé par le Covid dans les programmations des maisons d’opéra. La nouvelle production d’Elektra, signée Christrof Loy pour le Royal Opera House de Londres, en fait partie. Prévue initialement il y a trois ans et demi, elle ne voit le jour qu’en ce début 2024 et réunit aussi &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Il reste encore quelques remous du sillage laissé par le Covid dans les programmations des maisons d’opéra. La nouvelle production d’<em>Elektra</em>, signée <strong>Christrof Loy</strong> pour le Royal Opera House de Londres, en fait partie. Prévue initialement il y a trois ans et demi, elle ne voit le jour qu’en ce début 2024 et réunit aussi <strong>Antonio Pappano</strong> et <strong>Nina Stemme</strong>.</p>
<p>La première du vendredi 12 janvier laisse une sensation mitigée. Le travail de Christof Loy, rigoureux et soigné ne semble pas vouloir dépasser les quelques belles images qu’il propose. La faute à un décor sous-éclairé de grande bâtisse bourgeoise usé jusqu’aux fondations, où la domesticité et ses éternels costumes noirs (de soubrette ou non) s’affaire en permanence, délayant la tragédie dans des fenêtres qu’on ouvre sans raison. Les embrassades entre la mère et la fille sont devenues un lieu commun depuis la relecture de Patrice Chéreau. Loy les reprend, ne cherche pas les monstres, mais au lieu de faire de Klytemnestra une femme blessée, en quête d’absolution, il affuble Karita Mattila – qui n’attend que ça il faut bien le dire – des troubles obsessionnels de la meurtrière ravagée. On n’y comprend plus rien. Le pot-pourri global d’idées de scénographie et d’axes de lectures vus ailleurs, sans angle personnel au final, n’aide personne sur le plateau, la direction d’acteur ne venant jamais éclairer ni une situation, ni un trait de caractère.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Charles-Workman-Agisth-Lukasz-Golinski-Orest-Michael-Mofidian-Orests-Companion-in-Elektra-%C2%A9-ROH-2024.-Photo-by-Tristram-Kenton7620-1294x600.jpg" />© ROH</pre>
<p>En fosse, Antonio Pappano conduit un orchestre sans faille, très coloré. Las, le geste s&rsquo;avère bien plus symphonique que lyrique. Les ravissements restent purement décoratifs et ne viennent jamais innerver un drame qui manque d’urgence et d’épaisseur. A tout le moins le plateau se trouve protégé par le chef dont c’est la dernière nouvelle production en tant que directeur musical.</p>
<p>Nina Stemme aura donc maintenu sa participation malgré l’important report et endosse une dernière fois les haillons de l’Atride. Elle ne semble pas tout à faite remise d’une fluxion hivernale (elle a depuis du renoncer à la représentation du 15 janvier) – même si aucune annonce n’est faite. Son portrait reste toujours aussi juste, celui d’une Elektra à la fois violente et fragile, aussi prompte à cajoler qu’à menacer, mais force est de constater que ce soir la voix ne la suit plus partout où elle voudrait. Elle nous confessait qu’à son âge,<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="_wp_link_placeholder" data-wplink-edit="true"> il y a des soirs sans</a>. Les notes les plus extrêmes du rôle, celles qui viennent couronner le premier monologue et la confrontation avec Klytemnestra, sont à présent hors de portée, virus hivernal ou non. La fatigue qui émaille la ligne et le timbre au fil de la représentation lui sont certainement plus imputables. Après la série londonienne, Nina Stemme défendra une dernière fois le rôle en version concert, avec Kirill Petrenko à la baguette. A ses côtés, <strong>Sara Jakubiak</strong> effectue ses débuts londoniens avec les qualités qu’on lui connaît : un engagement brûlant et une probité irréprochable. <strong>Karita Mattila</strong> ne possède pas l’ambitus nécessaire pour rendre justice à Klytemnestra. Dès lors son portrait perd en impact vocal ce qu’il regagne dans une moindre mesure grâce à l’abattage de l’ancien soprano. <strong>Charles Workman</strong> ne fait qu’une bouchée des quelques chausses-trappe d’Ägith. Enfin, <strong>Lukasz Golinski</strong> s’avère un Orest prometteur : tout le matériau – un timbre sombre et mat, un volume confortable – est là. Il demande encore à être poli et approfondi pour compléter un portrait encore trop monolithique.</p>
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		<title>Longborough Festival : quatre productions dont la fin du Ring wagnérien</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/longborough-festival-quatre-productions-dont-la-fin-du-ring-wagnerien/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Nov 2022 17:23:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Aux côtés des quatre « G » britanniques (Glyndebourne, Garsington, Grande Park Opera et Grange Festival), il y a aussi Longbourough et sa salle de moins de 500 places. Petite capacité, mais grandes ambitions : après un Ring intégral en 2013, le festival en prépare un second pour 2024 dans une production d&#8217;Amy Lane. Après les trois &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Aux côtés des quatre « G » britanniques (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/breve/glyndebourne-le-riche-programme-de-ledition-2023">Glyndebourne</a>, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/breve/garsington-proposera-quatre-operas-dont-3-nouvelles-productions-pour-son-edition-2023">Garsington</a>, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/breve/le-grange-park-opera-proposera-3-productions-en-2023">Grande Park Opera </a>et <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/breve/quatre-nouvelles-productions-au-grange-festival-en-2023">Grange Festival</a>), il y a aussi Longbourough et sa salle de moins de 500 places. Petite capacité, mais grandes ambitions : après un <em>Ring</em> intégral en 2013, le festival en prépare un second pour 2024 dans une production d&rsquo;<strong>Amy Lane</strong>. Après les trois autres volets donnés les saisons passées, le programme 2023 proposera le <em>Götterdämmerung</em>, toujours sous la direction d&rsquo;<strong>Antony Negus</strong>, avec <strong>Bradley Daley </strong>(Siegfried), <strong>Lee Bisset</strong> (Brünnhilde), <strong>Freddie Tong </strong>(Alberich) et <strong>Julian Close</strong> (Hagen). Les distributions vocales ne sont pas encore communiquées pour la reprise de la mise en scène de Max Hoehn pour <em>L&rsquo;Elisir d&rsquo;amore </em>dirigé par <strong>Alice Farnham</strong>, ni pour <em>L&rsquo;Orfeo</em>  (<strong>Robert Howarth </strong>à la tête de <em>La Serenissima</em> dans une mise en scène d&rsquo;<strong>Olivia Fuchs</strong>) ou <em>The Fairy Queen. </em>En ce qui concerne ce dernier ouvrage, un nouvel arrangement <em>genre-bending</em>, mélangeant baroque et musique populaire a été confié au compositeur et violoniste baroque <strong>Naomi Burrell </strong>associé au compositeur et chef d&rsquo;orchestre <strong>Harry Sever</strong>. </p>
<p> </p>
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