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	<title>Blandine DE SANSAL - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Sat, 03 Oct 2026 16:42:55 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Blandine DE SANSAL - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>VIVALDI, Airs de motets, d’oratorios et d’opéras &#8211; Lyon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/vivaldi-airs-de-motets-doratorios-et-doperas-lyon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fabrice Malkani]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Oct 2026 04:00:22 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Sous le titre <em>Prima Donna</em>, le concert donné ce soir à la Chapelle de la Trinité se présente comme un hommage à Anna Giraud (ou Girò dans sa version italienne), fille d’un perruquier français établi à Mantoue, élève devenue cantatrice et proche collaboratrice de Vivaldi, qui a composé pour elle une partie des airs figurant au programme (ceux de <em>Griselda</em> et de <em>Bajazet</em>). Appelée d’abord « la petite Anne » (<em>l’Annina</em>) du prêtre roux, Anna Girò (née vers 1710) devient rapidement pour le public vénitien « <em>l’Anima del prete rosso</em> », l’âme même de Vivaldi, et chante, à partir de 1726, dans plus d’une quinzaine de ses opéras, tenant dans une douzaine d’entre eux le rôle principal. C’est la fascination exercée par sa tessiture grave et par l’intensité de son expression dramatique qui est au cœur du récital vocal de ce soir, ponctué de morceaux instrumentaux, réunissant plusieurs facettes de l’œuvre sacrée et de l’œuvre profane de Vivaldi, compositeur qui était aussi prêtre catholique et virtuose du violon.</p>
<p>Avec le motet RV 629, la soirée s’ouvre logiquement, chapelle oblige, sur une œuvre religieuse, même si elle appartient probablement, comme l’oratorio <em>Juditha triumphans</em> dont deux extraits sont donnés plus tard, à une période qui précède le rôle joué par Anna Girò dans la diffusion de l’œuvre de Vivaldi. Mais c’est une manière de présenter d’emblée la tension dramatique de textes évoquant avec force vocalises les maux terrestres, guerres, douleurs et souffrances sur un fond de musique effervescente.</p>
<p>Le contraste est saisissant entre la dimension tragique du propos initial (aria « Longe mala, umbrae, terrores ») et la dynamique dansante de l’ensemble orchestral, merveilleux <strong>Concert de l’Hostel Dieu</strong> que dirige avec une ferveur discrète et néanmoins palpable <strong>Franck-Emmanuel Comte</strong>. Dans cet écrin chaleureux en perpétuel mouvement, la mezzo-soprano <strong>Blandine de Sansal</strong> s’illustre par la maîtrise de son émission et l’apparente immobilité d’un corps qui pourtant s’anime au gré des ornementations vocales, d’une précision et d’une aisance confondantes. Aux envolées lyriques succède le recueillement du récitatif et de la prière suivie d’un retentissant <em>Alleluia</em> qui conjugue la jubilation de la voix et celle des instruments.</p>
<p>Au gré des morceaux choisis, la cantatrice, qui s’est rapidement séparée de son pupitre pour chanter librement devant le public, illustre le passage du répertoire sacré au répertoire profane. La dimension subjective du personnage d’opéra, dans l’air d’Asteria « Qual furore, qual affano » (l’un des airs originaux composés par Vivaldi pour son pasticcio <em>Bajazet</em>) ou dans celui de Griselda « Ho il cor già lacero » (<em>Griselda</em>) émancipe l’interprète de la solennité liée à la dimension collective et liturgique du motet ou de la figure d’oratorio. La gestuelle et l’expression du visage accompagnent les sauts d’octaves, les trilles, les crescendos ou les diminuendos. Dans l’air d’Irène « Sposa son disprezzata » (emprunté par Vivaldi au <em>Merope</em> de Giacomelli), avec son art du legato, sa maîtrise des longues notes tenues et du chant sur le souffle, Blandine de Sansal est bouleversante en « épouse méprisée, fiancée outragée », incarnant dans la simplicité de sa tenue inchangée, sans l’appui d’une mise en scène, la fiancée bafouée de Tamerlan – et simultanément, dans le cadre de cette soirée, le talent d’Anna Girò chantant le rôle de la princesse de Trébizonde. Cette expressivité dramatique culmine dans un autre air d’Irène (emprunté cette fois à <em>Idaspe</em> de Broschi), « Quel guerriero in camp armato », dont la rapidité d’exécution, alliée à la qualité de l’articulation et de l’émission, laissent le public admiratif et transporté d’enthousiasme.</p>
<p>Pour ce coup d’envoi de la saison 2026-2027 de la Chapelle de la Trinité, le programme a aussi ménagé des moments purement instrumentaux, avec l’<em>andante</em> du Concerto pour violon en ré majeur RV 222 et le Concerto pour violon en ré mineur RV 127, remarquablement servis par le premier violon <strong>Reynier Guerrero</strong>, ainsi que le Concerto pour violoncelle en la mineur RV 419, interprété avec grâce et virtuosité par <strong>Aude Walker-Viry</strong> et le Concert de l’Hostel Dieu.</p>
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		<title>PURCELL, Didon et Énée – Bordeaux</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/purcell-didon-et-enee-bordeaux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Sep 2026 07:00:03 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Trois dates de représentations pour le nouvel opéra proposé au Grand Théâtre de Bordeaux, c’est bien peu… Car la belle réussite qu’est cette Didon et Énée fait partie du type de spectacles qu’on aimerait qu’un grand nombre de spectateurs puisse découvrir, en particulier des néophytes, dont on imagine qu’ils ne pourront que ressortir émerveillés et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Trois dates de représentations pour le nouvel opéra proposé au Grand Théâtre de Bordeaux, c’est bien peu… Car la belle réussite qu’est cette <em>Didon et Énée</em> fait partie du type de spectacles qu’on aimerait qu’un grand nombre de spectateurs puisse découvrir, en particulier des néophytes, dont on imagine qu’ils ne pourront que ressortir émerveillés et amateurs d’opéra après cette expérience féerique et vivifiante. Heureusement, il s’agit d’une coproduction destinée à beaucoup voyager, entre autres à Limoges et à Tourcoing, et qui a été chroniquée en janvier dernier à <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/purcell-dido-and-aeneas-clermont-ferrand/">Clermont-Ferrand</a>. L’œuvre très courte de Purcell est ici agrémentée de textes issus de <em>Macbeth, </em>de <em>The Tempest </em>et de <em>Richard III</em> de William Shakespeare ainsi que <em>Le Virgile Travesti </em>de Paul Scarron, en alternant, à la façon des <em>masks</em>, les moments chantés en langue originale anglaise et les saynètes parlées, ici en français. À l’époque, l’opéra en miniature avait été composé pour une institution de jeunes filles : l’originalité consiste à reprendre la distribution d’origine exclusivement féminine, avec six chanteuses toutes lauréates du 28<sup>e</sup> Concours international de Chant de Clermont-Ferrand en 2025. Les voix s’harmonisent parfaitement et la belle idée gît dans la manière d’entrelacer les tenants et les aboutissants de la création scénique. C’est-à-dire que les musiciens, chanteurs, acteurs, danseurs et techniciens sont tous sur le pont et l’on a parfois du mal à savoir qui fait quoi, les musiciens devenant tour à tour acteurs et chanteurs, trois dames évoluent ensemble en chantant et l’une d’elle se met à danser comme la professionnelle qu’elle est, ce qui enchante et impressionne vivement, le tout dans un rythme effréné où l’on n’a guère le temps de s’ennuyer. Les décors pourraient sembler très désuets au regard des moyens actuels, mais ils sont en fait un magnifique hommage au théâtre élisabéthain, en faux carton-pâte ou tréteaux qui cachent une machinerie complexe. Le dispositif ne manque pas d’épater le spectateur, les protagonistes virevoltant sur scène achevant de magnifier l’ensemble. On ne peut que saluer le travail d’ensemble du metteur en scène en scène, scénographe, costumier, comédien et danseur (excusez du peu) <strong>Pierre Lebon</strong> et de toute son équipe.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="2048" height="1365" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Didon-et-Enee-les-marins.jpg" alt="@ Yann Cabello" class="wp-image-206847"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Yann Cabello</sup></figcaption></figure>


<p>Tout est concentré, tant dans l’œuvre synthèse de Purcell que dans le dispositif scénique. Sur une tournette, on découvre un bâtiment en arc de cercle composé d’une sorte de balcon/colonnade, puis d’un temple/palais et d’une tour/phare, dans une esthétique oscillant entre Antiquité, baroque et contemporanéité. Devant ce mur, une structure en demi-cercle qui cache l’orchestre ou sert de gradins puis d’escalier menant au temple lorsqu’on la pousse et la fait circuler, masquant ou dévoilant le clavecin lui-même mobile. À l’arrière, trois voiles surmontées de haubans, dont l’éclairage savant suffira à évoquer la tempête du prologue avec beaucoup d’efficacité, le contexte intime de l’habitation de Didon, l’ambiance sombre de la grotte des enchanteresses vouées à détruire l’histoire d’amour trop parfaite et la taverne où résonnent les chansons à boire. Enfarinés et vêtus de noir, blanc et gris, les neuf musiciens, six chanteuses ainsi que les trois comédiens et danseurs donnent l’impression constante d’être une foule nombreuse, pour notre grand plaisir. Un technicien arrive soudain, portant un mat qu’il plante au beau milieu de la scène, aidé par des musiciens qui s’en vont planter des haubans aux extrémités. Le technicien s’avère être un danseur funambule qui va hisser une voile avec des gestes d’une dextérité et d’une poésie folles. Entre songe et réalité, pantomime et théâtre, le déroulement du drame ponctué de séquences humoristiques se fait avec une précision doublée d’une fantaisie qui s’adresse au plus large public. On en redemande. Les costumes, très seyants, titillent l’imaginaire et la mémoire : on pense à certains classiques du muet, aux marins de Fassbinder ou à ceux de Billy Budd, avec des clins d’œil aussi bien vers Molière que Shakespeare. On oscille constamment entre foisonnement et simplicité avec délectation.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/carrousel-3-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-206835"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>@ Yann Cabello</sup></figcaption></figure>


<p>La distribution est de très belle qualité et tout à fait équilibrée. Les musiciens de l’<strong>Ensemble Les Surprises</strong>, en particulier, surprennent par leur sens du jeu théâtral et leur capacité à endosser tous les rôles, sans compter qu’ils jouent sans partition&#8230; À peine regrette-t-on de devoir tendre l’oreille pour profiter de tous les textes insérés dans l’œuvre par le chef <strong>Louis-Noël Bestion de Camboulas</strong> et des musiciens ou du metteur en scène puisque l’on n’a pas sonorisé – et l’on s’en réjouit – les comédiens dont la diction est parfois plus naturelle qu’apprêtée. Merveilleusement mise en valeur par ses partenaires, ses costumes et un port de reine qui paraît naturel, <strong>Blandine de Sansal</strong> est une Didon toute de noblesse et de sensibilité empreinte de mélancolie. Son grand air « When I am laid in earth » est saisissant de beauté et de maîtrise. Le somptueux legato la met, et nous avec, en état de grâce dont on se souviendra. <strong>Grace Durham </strong>incarne un Énée assez éloigné du fantasme du héros grec, ce qui correspond bien à la réalité d’un personnage qui obéit aux ordres plutôt qu’à son cœur. Mais la scène de l’évocation des ruines de Troie et du naufrage lui permettent de conférer de la noblesse au demi-dieu troyen. Les quatre interprètes des dames et sorcières offrent un somptueux contrepoint, voix ductiles, juvéniles et amples, convaincantes également quand elles abordent les rôles du Marin, d’un esprit ou de Belinda. On congratulera donc conjointement <strong>Clara Penalva</strong>, <strong>Louise Bourgeat</strong>, <strong>Eugénie Lefebvre</strong> et <strong>Juliette Gauthier </strong>au même titre que l’ensemble de la troupe, qui salue d’ailleurs en groupe et reprend une chanson à boire après la mort de Didon, ce qui ne manque pas de réjouir et combler encore davantage le public… Magique !</p>


<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="Didon et Énée - ensemble Les Surprises - Teaser" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/NuHGTPYB2i4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
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