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	<title>Barbara BONNEY - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 14 Apr 2026 09:54:29 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Barbara BONNEY - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>Barbara Bonney : déjà !?</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/barbara-bonney-deja/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Apr 2026 09:54:27 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est un bel anniversaire qui laisse quand même un peu pantois : la grande Barbara Bonney souffle ce 14 avril ses 70 bougies ! Déjà !? Mais quel est donc ce temps qui a passé sur nous alors que nous avons encore l&#8217;impression de découvrir une jeune prodige ? Que nous avons encore l&#8217;impression qu&#8217;une &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est un bel anniversaire qui laisse quand même un peu pantois : la grande Barbara Bonney souffle ce 14 avril ses 70 bougies !</p>
<p>Déjà !?</p>
<p>Mais quel est donc ce temps qui a passé sur nous alors que nous avons encore l&rsquo;impression de découvrir une jeune prodige ? Que nous avons encore l&rsquo;impression qu&rsquo;une voix céleste est soudain venue chercher nos esprits trop terre à terre et nos cœurs trop troublés pour les amener vers la lumière, le temps d&rsquo;un air, le temps d&rsquo;un lied, le temps d&rsquo;une chanson ; juste un instant ? Est-on bien certain que ce n&rsquo;était pas l&rsquo;instant d&rsquo;avant ? Là, juste maintenant ?</p>
<p>Née aux Etats-Unis, à Montclair (ville bien nommée !) dans le New Jersey, elle commence par apprendre à jouer du piano et du violoncelle, jusqu&rsquo;à intégrer les pupitres de violoncelles d&rsquo;un orchestre de jeunes. Elle poursuit sa formation dans le New Hampshire puis, surtout, au Mozarteum de Salzbourg. Et c&rsquo;est finalement sa voix, cette voix merveilleusement lumineuse, qui va faire passer tout ce que la musicienne a en elle de sensibilité, de délicatesse, d&rsquo;incarnation. Elle débute en allemand à Darmstadt à 23 ans dans les <em>Joyeuses Commères de Windsor</em>. C&rsquo;était en 1979 !</p>
<p>Déjà !?</p>
<p>On la remarque, puis on se l&rsquo;arrache, de la Scala à Vienne en passant par le Met, Paris ou Covent Garden. Mozart ou Strauss sont les grands marqueurs de sa carrière lyrique, et elle s&rsquo;intéresse également aux œuvres baroques mais elle se tourne peu à peu vers le lied, où elle fait tout autant merveille, de Schumann à Wolf en passant par Schubert. D&rsquo;ailleurs Barbara Bonney n&rsquo;a jamais économisé sa curiosité ni renoncé à explorer d&rsquo;autres horizons, sans oublier ce qu&rsquo;elle cherchait à transmettre, comme l&rsquo;a montré son disque « Welcome to the Voice » où l&rsquo;on croise Sting ou Elvis Costello, aux côtés du Quatuor Brodsky, d&rsquo;autres artistes lyriques et de synthétiseurs. Bien sûr, le produit n&rsquo;a pas fait l&rsquo;unanimité et on peut toujours discuter le pourquoi du comment, mais il illustre à la perfection ce mélange entre curiosité, audace et rigueur artistique qui caractérisent l&rsquo;artiste. Cette même rigueur et cette même curiosité qu&rsquo;elle avait mises dans cet autre disque consacré aux mélodies scandinaves, « Diamonds in the Snow », couvert, lui, d&rsquo;éloges.</p>
<p>Bien sûr, à lire tout ceci, on ne remarquerait pas nécessairement une différence fondamentale avec d&rsquo;autres biographies de grandes interprètes dont nous célébrerions un gros anniversaire et qui ont aussi parcouru le grand répertoire, fait des pas de côté ou « cédé » au cross-over. Mais ce qui est particulièrement remarquable chez Barbara Bonney, comme chez quelques autres assurément, c&rsquo;est que la poésie qui passe par cette voix cristalline s&rsquo;accompagne d&rsquo;une personnalité inspirante et généreuse, profondément ouverte aux autres, qu&rsquo;ils soient simples mélomanes, artistes, jeunes apprenants, elle qui s&rsquo;est consacré depuis des années à la transmission comme professeure, notamment au Mozarteum qui l&rsquo;avait formée ; ou encore au Royal College of Music.</p>
<p>Le timbre, la musicalité, la ligne, l&rsquo;attention au mot, la projection&#8230; relèvent évidemment à la fois, ou alternativement, ou successivement du don et de la technique, de l&rsquo;inné et du travail. On peut bien sûr les admirer et même les révérer pour ce qu&rsquo;ils sont et il y a grandement matière à cela dans le monde lyrique.</p>
<p>Mais sont-ils si nombreux, ces artistes qui touchent votre cœur à la première écoute, qui vous prennent instantanément par la main et que vous suivez d&rsquo;instinct ? Sont-elles si nombreuses, les Sophie à qui l&rsquo;on offrirait la Rose d&rsquo;argent au premier son de la voix ? En tout cas, Barbara Bonney est de celles-ci et le temps n&rsquo;y pourra jamais rien, c&rsquo;est une question d&rsquo;éternité.</p>
<p>Happy birthday, Madame !</p>
<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="Mozart: Die Zauberflöte - Ach Ich Fühl&#039;s, Es Ist Verschwunden!" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/hKyDl3lBgt8?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
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			</item>
		<item>
		<title>Survivre au confinement : les conseils de la rédaction (3)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/survivre-au-confinement-les-conseils-de-la-redaction-3/</link>
					<comments>https://www.forumopera.com/survivre-au-confinement-les-conseils-de-la-redaction-3/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Maroillat]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Mar 2020 22:12:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/survivre-au-confinement-les-conseils-de-la-redaction-3/</guid>

					<description><![CDATA[<p>En ces temps incertains où le meilleur rempart au virus ambiant est encore de rester chez soi, Forum Opéra vous propose quelques conseils de livres, enregistrements et DVD susceptibles d’occuper vos longues journées et soirées en musique. Après l&#8217;édition du 14 mars et celle du 21 mars, voici une troisième salve de suggestions. Nos conseils &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify"><strong>En ces temps incertains où le meilleur rempart au virus ambiant est encore de rester chez soi, Forum Opéra vous propose quelques conseils de livres, enregistrements et DVD susceptibles d’occuper vos longues journées et soirées en musique. Après l&rsquo;édition <a href="https://www.forumopera.com/actu/survivre-au-confinement-les-conseils-de-la-redaction-1">du 14 mars</a> et celle <a href="https://www.forumopera.com/actu/survivre-au-confinement-les-conseils-de-la-redaction-2">du 21 mars</a>, voici une troisième salve de suggestions.</strong></p>
<hr />
<ul>
<li><strong>Nos conseils livres :</strong></li>
</ul>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/9782330086312_0.jpg?itok=O5C6oJA5" style="width: 100px;height: 189px;margin-left: 5px;margin-right: 5px;float: left" /></p>
<p><strong>Alain Duault</strong> <a href="https://www.forumopera.com/livre/johann-strauss-le-pere-le-fils-et-lesprit-de-la-valse-les-valseurs">retrace la vie des Strauss</a> sur le rythme virevoltant de leur art.  On suit au fil des mots le duel singulier que se livrent par valses interposée le père et le fils, qui atteindra son paroxysme sur fond politique. Mais au-delà du récit biographique, c’est l’influence de la valse sur les codes sociaux de l’époque qui est aussi mise en lumière. Avec la libération des corps et l’affirmation de l’individu, la valse se met au diapason des aspirations de liberté qui soufflent sur l’Europe en cette fin de siècle.</p>
<p>Aedam Musicae, 2018, 104 p.</p>
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/91kf1ywgyrl.jpg?itok=YcMrgLh9" style="width: 100px;height: 127px;margin-left: 5px;margin-right: 5px;float: left" /></p>
<p dir="ltr"><strong>Michelle Friche</strong>, journaliste au <em>Soir </em>de Bruxelles, livre un portrait saisissant de <strong>José van Dam</strong>, dans l’écrin d’une écriture sublime. A travers divers entretiens, rôle après rôle, l’auteure retrace le parcours d’une des plus belles voix de l’art lyrique mais aussi d&rsquo;un artiste discret, qui a toujours préféré l’ombre de l’humilité à la lumière de la notoriété. Elle capte par les mots l’essence d’un homme qui ne vit pas pour ses heures de gloire passées mais le regard tourné vers l’avenir, celui des jeunes à qui il transmet l’art du beau chant.</p>
<p>Buchet Chastel, mars 1988, 192p.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/91lbx78odl.jpg?itok=PWcRZaXC" style="width: 100px;height: 159px;margin-left: 5px;margin-right: 5px;float: left" /></p>
<p style="text-align:justify">Une passionnante enquête sur le <i>Sistema</i> qui doit en partie sa notoriété à <strong>Gustavo Dudamel</strong> et son orchestre Bolívar qui a brillé par sa versatilité et virtuosité. Sauver de la délinquance les jeunes des bidonvilles par la musique, est une noble cause. Mais le Sistema tout comme son fondateur, aussi adulé que décrié, est au cœur des questionnements. Œuvre altruiste, n’est-il pas aussi instrument de propagande politique ? Un livre qui se lit comme un roman à la fois bouleversant et intriguant.</p>
<p>Stock, mai 2018, 320 p.<br />
 </p>
<p> </p>
<ul>
<li><strong>Nos conseils CD :</strong></li>
</ul>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/71ns82lyzvl._ss500__0.jpg?itok=xM9-hnxA" style="width: 100px;height: 100px;margin-left: 5px;margin-right: 5px;float: left" /></p>
<p>Adèle Charvet est l’une des révélations vocales de l’année. <a href="https://www.forumopera.com/cd/long-time-ago-et-puis-quoi-encore">Son album <em>Long time ago</em></a> qui se balade en bord d’Hudson, est à l’image de l’artiste : une bouffée d’oxygène. Timbre chatoyant et velouté, diction impeccable, pétrie d’énergie, la jeune mezzo se fond avec une aisance sidérante dans tous les répertoires et nous fait voyager hors des sentiers balisés. L’éblouissant éclat de la jeunesse !</p>
<p>1 CD Alpha<br />
 </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/arianna_richard_boll_0.jpg?itok=5YbHaAoV" style="width: 100px;height: 100px;margin-left: 5px;margin-right: 5px;float: left" />L’éclectique <strong>Kate Lindsey</strong> fait revivre avec une belle poésie musicale, les tourments d’une héroïne déchirée, Ariane à Naxos, <a href="https://www.forumopera.com/cd/arianna-a-coeur-vaillant">vue par trois maîtres du baroque</a>. Dans autant de clairs-obscurs musicaux où se succèdent airs et récitatifs  tantôt lents, tantôt  rapides, l&rsquo;artiste donne corps aux tourments du personnage avec un engagement total.  Un disque à cœur vaillant dont on ne se lasse pas.</p>
<p>1 CD Alpha<br />
 </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/61bnqux6gdl._sl1200_.jpg?itok=5YeC0red" style="width: 100px;height: 100px;margin-left: 5px;margin-right: 5px;float: left" />Deux solistes, <strong>Andreas Scholl </strong>et <strong>Barbara Bonney</strong>, magnifient le récit de ce poème de la douleur. Leur complémentarité dans une lecture subtile s’illustre d’emblée dès le duo introductif où les deux voix se mêlent dans l’alchimie des timbres. Ils y distillent une tristesse lumineuse, comme une flamme qui vacille mais ne s’éteint pas. Un disque aux délicates et poignantes arabesques vocales qui laisse une empreinte d’éternité.</p>
<p>1 CD Decca<br />
 </p>
<ul>
<li><strong>Nos conseils DVD :</strong></li>
</ul>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/61krcptpg5l._sy445__0.jpg?itok=HZc6uwtQ" style="width: 100px;height: 142px;margin-left: 5px;margin-right: 5px;float: left" /></p>
<p><a href="https://www.forumopera.com/dvd/madama-butterfly-a-quoi-sert-un-dvd">Une magnifique <em>Butterfly</em></a><em> </em>dominée par la présence incandescente d’<strong>Ermonela Jaho</strong> qui épouse de tout son être le destin de la geisha au crépuscule de sa vie. La voix se distingue non par sa puissance, mais par son sens inné des nuances qui porte au sublime les douleurs lancinantes du personnage.  La superbe Suzuki d&rsquo;<strong>Elisabeth DeShong</strong> et le Pinkerton de <strong>Marcelo Puente</strong> brillent aussi de leur présence sous la direction d’un <strong>Pappano </strong>survolté qui donne une amplitude presque épique à la partition puccinienne.</p>
<p>1 DVD Opus Arte<br />
 </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/612mtxwitl._ac_sy879__0.jpg?itok=HelNf8pe" style="width: 100px;height: 136px;margin-left: 5px;margin-right: 5px;float: left" />Cette <a href="https://www.forumopera.com/dvd/haendel-le-messie-herve-niquet-rejoice">toute récente captation</a> dans la sublime chapelle de Versailles, donne toutes ses lettres de noblesses au <em>Messie </em>de Haendel. Sous la direction étincelante d’<strong>Hervé Niquet</strong> qui nous rappelle ici quel chef d’exception il est, les quatre solistes, tous fins musiciens, sont les émissaires du chant pur, dans les nuances les plus subtiles et une diction parfaite de la langue anglaise. Chacune de leurs interventions se transforme en moment de grâce. Un pur joyau.</p>
<p>1 DVD Château de Versailles Spectacles</p>
<p> </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" src="/sites/default/files/styles/large/public/61s9y4qykql._ac_sl1200_.jpg?itok=qvv9IZGt" style="width: 100px;height: 141px;margin-left: 5px;margin-right: 5px;float: left" />Cette <em>Bohème </em>atemporelle, captée à Zurich, poétise le drame et suscite le frisson. <strong>Cristina Gallardo Domâs</strong> est Mimì, par tous les pores de sa peau, dans ses joies simples et sa souffrance. Le regretté <strong>Marcello Giordani</strong> livre un Rodolfo bouleversant, avec cette voix solaire et ses aigus étincelants qui ont fait sa notoriété. A leur côté, <strong>Michael Volle</strong> et <strong>Elena Mosuc</strong> offrent, un duo Marcello/Musetta à la fois truculent et émouvant. <strong>László Polgár</strong> en Colline et <strong>Cheyne Davidson</strong> en Schaunard complètent magistralement cette belle distribution. Une perle.</p>
<p>1 DVD EMI Classics</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Bach, cantates — Paris (Pleyel)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/une-decision-par-concentus-mou/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Viet-Linh Nguyen]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2008 19:13:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avant même de tracer les premières lignes de ce compte-rendu, il convient de signaler l&#8217;existence de circonstances atténuantes de taille : Nikolaus Harnoncourt était souffrant, et a dû renoncer le jour même à diriger le concert. On comprend dès lors qu&#8217;Erwin Ortner, le chef de l&#8217;Arnold Schoenberg Chor, a relevé le défi d&#8217;un remplacement au &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          Avant même de tracer les premières lignes de ce compte-rendu, il convient de signaler l&rsquo;existence de circonstances atténuantes de taille : Nikolaus Harnoncourt était souffrant, et a dû renoncer le jour même à diriger le concert. On comprend dès lors qu&rsquo;Erwin Ortner, le chef de l&rsquo;Arnold Schoenberg Chor, a relevé le défi d&rsquo;un remplacement au débotté. Le résultat est honorable, mais bien loin de ce qu&rsquo;on aurait pu attendre d&rsquo;un ensemble aussi mythique que le Concentus Musicus Wien. Le choix des cantates était pourtant celui d&rsquo;un fin gourmet : la BWV 38, sur l&rsquo;équivalent allemand du De profundis est une œuvre archaïsante, notamment sans son chœur introductif qui contraste fortement avec les déchaînements de la BWV 70 redoutablement opératique dans sa peinture du Jugement dernier. Enfin, la BWV 30, plus tardive, est une cantate de grande dimension, qui réutilise le matériau d&rsquo;une cantate profane.</p>
<p>
Toutefois, dès les premières mesures de « Aus tiefer Not schrei ich zu dir », on se dit qu&rsquo;il y a quelque chose de pourri dans la municipalité de Leipzig et l&rsquo;on se croit revenu 40 ans plus tôt, au temps de Karl Richter ou d&rsquo;Helmut Rilling. L&rsquo;approche est massive, d&rsquo;une amplitude brouillonne, les articulations enflées. Il faut dire que les effectifs pléthoriques du chœur ne permettent guère un contrepoint lisible et subtil. Avec 42 choristes, l&rsquo;Arnold Schoenberg Chor dépasse amplement les souhaits exprimés par le compositeur dans son Mémorandum de 1730 où il écrivait qu&rsquo; « il serait préférable, si l&rsquo;ensemble le permettait, de prendre 4 sujets pour chaque voix et de pourvoir ainsi chaque chœur de 16 personnes. » Le chœur manque de précision dans les départs, d&rsquo;équilibre entre les pupitres, de dialogue et de fusion des voix. De conviction aussi, car la battue d&rsquo;Ortner, pontifiante et amollie, ne tire guère la cantate en avant.</p>
<p>Les solistes étaient en outre inégaux. Barbara Bonney a fait montre d&rsquo;une projection très dynamique dans les aigus, d&rsquo;un timbre cuivré, et d&rsquo;un remarquable tempérament dramatique. Les changements de registres ne sont pas toujours bien lissés, mais le feu de la chanteuse souffle sur la cendre orchestrale avec ardeur et puissance. A ses côtés, Elisabeth von Magnus a paru plus sage, précise et appliquée. La voix est belle quoiqu&rsquo;un peu serrée. Si on passe pudiquement sur Werner Güra en méforme avec une émission tirée et instable, la basse du jeune Timothy Sharp, chaleureuse et nuancée manque encore de profondeur, avec un timbre tirant vers le baryton léger. L&rsquo;artiste anglais a, en revanche, fait montre d&rsquo;un souci extrême de la diction lors des récitatifs.</p>
<p>Côté orchestre, on déplorera une pâte sonore sans relief ni couleur, si l&rsquo;on excepte les traversos. Le continuo du violoncelliste Herwig Tachezi (le fils de l&rsquo;organiste Herbert Tachezi ?), routinier et plat, a fait d&rsquo;autant plus regretter les souvenirs des vieux enregistrements d&rsquo;Harnoncourt où ce dernier tenait lui-même cette partie, scandant de manière quasi-déclamatoire les temps forts en détachant chaque note. Au passage, on note avec tristesse que les violons étaient pratiquement tous pourvus de mentonnières, ce qui n&rsquo;existait absolument pas à l&rsquo;époque. Un incident rare a émaillé la soirée pendant le sublime air  » Ich höre mitten in den Leiden » où l&rsquo;un des deux hautbois obligés, victime d&rsquo;un son bouché, a joué carrément faux avant de sauter une partie de sa mélodie.</p>
<p>La rutilante cantate « Wachet! Betet! Betet! Wachet! » où Bach trace avec une brusque vigueur la vision apocalyptique d&rsquo;un monde en lambeaux a pareillement souffert d&rsquo;un manque d&rsquo;implication de l&rsquo;équipe, réduisant cette peinture baroque pleine de fureur et d&rsquo;interventions virtuoses de la trompette à une fanfare dominicale. Même avec une trompette baroque au tube percé pour corriger des problèmes d&rsquo;intonations, puis avec une intéressante trompette à coulisse (tromba da tirarsi), le soliste Andreas Lackner au trille mécanique se laisse trop facilement déborder par le chœur d&rsquo;entrée, plus débraillé que grandiose. Cependant, la cohésion d&rsquo;ensemble et la liaison orchestre / chœur est nettement plus aboutie, et continuera de s&rsquo;améliorer au fur et à mesure de la représentation.</p>
<p>On ne sait si l&rsquo;entracte y est pour quelque chose mais « Freue dich, erlöste Schar » s&rsquo;est révélé nettement meilleur la première partie de soirée, avec une équipe plus enthousiaste et une baguette ragaillardie. La manipule, cohorte, voire légion de l&rsquo;Arnold Schoenberg Chor, toujours aussi fournie, a contraint Ortner à jouer uniquement sur des effets de masses ou des blocs de timbres, mais l&rsquo;esthétique redevient plus « baroque », avec des articulations plus naturelles, de plus fréquentes respirations dans les airs, un côté plus intimiste et plus ciselé. L&rsquo;air pour basse « Ich will nun hassen » d&rsquo;une fervente poésie et aux nombreuses respirations a souligné avec à-propos le caractère sacré de ces œuvres.</p>
<p>A l&rsquo;issue de ce concert au souvenir éphémère, on ne peut que souhaiter un prompt rétablissement à Nikolaus Harnoncourt, et remercier Erwin Ortner pour sa prestation imprévue, tout à fait correcte mais qui n&rsquo;a pas eu le loisir d&rsquo;insuffler une vision personnelle et puissante à des cantates d&rsquo;exception.</p>
<p> </p>
<p><strong>Viet-Linh NGUYEN </strong><br />
 </p>
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