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	<title>Yvan CASSAR - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Sun, 26 Apr 2026 16:32:30 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Yvan CASSAR - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>Natalie Dessay chante Broadway &#8211; Saint-Malo</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/natalie-dessay-chante-broadway-saint-malo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est un bien plaisant choc des cultures que propose le festival Classique au Large pour sa journée d&#8217;ouverture. Après un beau – et fort baroque – concert « Ni muses ni soumises » face à la mer, la famille Dessay-Naouri met le feu au Palais du Grand Large. Leur programme autour des comédies musicales de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est un bien plaisant choc des cultures que propose le festival Classique au Large pour sa journée d&rsquo;ouverture. Après un beau – et fort baroque – concert « Ni muses ni soumises » face à la mer, la famille Dessay-Naouri met le feu au Palais du Grand Large. Leur programme autour des comédies musicales de Broadway connaissant un tel engouement qu&rsquo;il a fallu – fait suffisamment rare pour être noté  ouvrir le troisième balcon à la location.</p>
<p>Si <strong>Natalie Dessay</strong> connait parfaitement l&rsquo;univers de Michel Legrand, elle est également, depuis l&rsquo;an dernier, à l&rsquo;affiche de <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/styne-gypsy-paris-philharmonie/"><em>Gypsy</em></a> de Styne avec sa fille. Le répertoire de la comédie musicale leur est donc familier. Ce spectacle survolté et pétillant, qui tourne depuis sa présentation à la Seine Musicale en 2019 avec les quatre membres de la famille, est proposé ce soir sans le père, Laurent Naouri.</p>
<p><strong>Neima Naouri</strong> y épanouit une voix jazzy assez sublime qui s&rsquo;adapte parfaitement aux accents de Barbara Streisand ou des <em>Demoiselles</em> <em>de Rochefort</em>. Forte d&rsquo;une double formation lyrique et jazz, d&rsquo;une technique au cordeau, la jeune femme possède également un formidable abattage. À elle, les morceaux exprimant la puissance féminine, la joie, la passion. C&rsquo;est une véritable tornade qui embarque le spectateur en quelques mesures de « What you don&rsquo;t know about women » de Cy Coleman ou « Everybody says don&rsquo;t » de Stephen Sondheim.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/%C2%A9Laurent-Guizard-B-1294x600.jpg" />© Laurent Guizard</pre>
<p>Dans la famille <strong>Naouri</strong>, demandons ensuite le fils,<strong> Tom</strong>, qui, en homme déconstruit de sa génération, préfère les ballades sentimentales. Il développe un timbre suave, une présence douce et et intime qui charme notamment dans « Alone again » de Gilbert O&rsquo;Sullivan.</p>
<p>La mère de ces deux talentueux musiciens, Natalie Dessay, fait montre du professionnalisme sans faille qu&rsquo;on lui connaît. De très jolis moments pleins de délicatesse comme « Somewhere » extrait du <em>West Side Story</em> de Leonard Bernstein ou « Between yesterday and tomorrow » de Michel Legrand alternent avec un volcanisme qui est tout autant dans son tempérament.<br />
Seul bémol, elle reste un peu cauteleuse avec les aigus dont elle restreint la puissance sans doute volontairement, pour aller au bout de cette soirée extrêmement généreuse.</p>
<p>Les moments de duos et trios sont particulièrement touchants, parce que nous nous reconnaissons tous dans ce microcosme familial universel comme enfant, père, mère, frère ou sœur et que la symbiose, l&rsquo;évidente connivence, la tendresse qui se dégagent de ces moments musicaux partagés sautent aux yeux. « Come on, get happy » s&rsquo;encouragent mère et fille dans un duo craquant. « I&rsquo;ve got a friend » affirment le frère et la sœur, plein d&rsquo;affection. Tous, nous voudrions ainsi chanter avec nos proches, pour le moins métaphoriquement, partager avec eux des moments de complicité comparables.</p>
<p>En dépit de l&rsquo;absence du père, rien ne manque à la soirée, d&rsquo;autant plus que le trio de jazz qui les accompagne apporte beaucoup. Contrebasse et batterie bénéficient des arrangements de l&rsquo;excellent <strong>Yvan Cassar</strong> au piano. La balance son, les micros voix sont impeccablement gérés à la technique et les vingt-six numéros passent comme l&rsquo;éclair, expression d&rsquo;un « family business » tout de joie et de sensibilité. Le plaisir est total et la salle retrouve la brise marine des remparts de Saint-Malo le sourire aux lèvres.</p>
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		<title>Festival de Sablé-sur-Sarthe 2024 : quatre jours d&#8217;exception</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/festival-de-sable-sur-sarthe-2024-quatre-jours-dexception/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Apr 2024 06:22:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Leonardo García Alarcón, parrain du Festival de Sablé, l’ouvrira, avec sa Cappella Mediterranea, pour une édition 2024 qui s’inscrit dans sa tradition tout en la renouvelant. &#160;Articulée autour du thème « Du ciel à la terre », la programmation invite à un voyage musical dans l’espace, de l’Amérique latine à Venise, en passant par l’Espagne, le Palatinat &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Leonardo García Alarcón</strong>, parrain du Festival de Sablé, l’ouvrira, avec sa <em>Cappella Mediterranea</em>, pour une édition 2024 qui s’inscrit dans sa tradition tout en la renouvelant. &nbsp;Articulée autour du thème « Du ciel à la terre », la programmation invite à un voyage musical dans l’espace, de l’Amérique latine à Venise, en passant par l’Espagne, le Palatinat et Paris, comme dans le temps, en s’ouvrant à la modernité et au contemporain, en croisant les genres. A travers quatorze manifestations, rendez-vous est pris, du 21 au 24 août 2024 pour retrouver de grands interprètes (<strong>Vincent Dumestre</strong>, <strong>Eva Zaïcik</strong>, <strong>Sébastien Daucé</strong>, entre autres) et faire de belles découvertes. Ainsi le programme original <em>Les Maîtres de Notre-Dame</em>, mêlant premières polyphonies et motets inédits &#8211; qui sera également interprété lors de la réouverture de la cathédrale Notre-Dame de Paris (le 8 décembre prochain) &#8211; au terme de ces quatre jours. Entretemps, l’offre sera généreuse, propre à séduire chacun, avec de nombreux moments de partage. Amandine Beyer, Théotime Langlois de Swarte, Nemanja Radulović et Yvan Cassar iront à la rencontre du public pour des échanges conviviaux.</p>
<p>Programme détaillé sur <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://lentracte-sable.fr/festival-de-sable/">www.festivaldesable.fr</a></p>
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		<title>Récital Roberto Alagna &#8211; Toulouse</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/recital-roberto-alagna-toulouse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Jul 2023 13:53:42 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il nous avait prévenus&#160;: «&#160;il n’y aura pas de programme précis&#160;»&#160;! Roberto Alagna, accompagné du truculent Yvan Cassar allait donc emmener ses spectateurs au gré de ses humeurs d’un beau et chaud soir occitan. Dans le cadre de la deuxième édition du Festival de Toulouse, le magnifique écrin du Théâtre du Capitole accueillait l’enfant prodigue &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Il nous avait prévenus&nbsp;: «&nbsp;il n’y aura pas de programme précis&nbsp;»&nbsp;! <strong>Roberto Alagna</strong>, accompagné du truculent <strong>Yvan Cassar</strong> allait donc emmener ses spectateurs au gré de ses humeurs d’un beau et chaud soir occitan. Dans le cadre de la deuxième édition du Festival de Toulouse, le magnifique écrin du Théâtre du Capitole accueillait l’enfant prodigue après tant d’années (à peine trentenaire il avait chanté ici Roméo), mais cette fois pour un récital.</p>
<p>Pas de programme précis donc, c’est si vrai que les spectateurs (il vaudrait mieux parler de fans, à tout le moins de public conquis d’avance) ne disposent pas de programme de salle ; nous avons donc reconstitué le programme de la soirée (à une deux chansons napolitaines près), programme qui reprend tout ce que l’on attend d’un Roberto Alagna capable comme nul autre de chauffer la salle comme une rock star et de faire reprendre en fin de soirée « Funiculì funiculà » aux spectateurs qui n’en demandent pas tant. Au programme donc, opéra français bien sûr, mais aussi italien et jusqu’à un improbable « Deh, vieni alla finestra » transposé pour voix de ténor avec accompagnement de mandoline comme il se doit. C’est que toute la seconde partie d’un programme généreux met en valeur le quintette de l’orchestre du Capitole qui équilibre trompette et mandoline. Après l’entracte, Roberto a quitté la cravate et se lance dans les chansons napolitaines, mexicaines et siciliennes, reprenant quelques-uns des tubes de ses albums solos ; <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-clan-des-siciliens/">«&nbsp;Sicilien&nbsp;»</a>, «&nbsp;<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/roberto-alagna-le-chanteur-quand-un-sourire-netait-rien-dautre-quun-sourire/">Le Chanteur&nbsp;</a>», «&nbsp;<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/roberto-alagna-caruso-1873-cest-pas-moi-cest-lautre/">Caruso 1873&nbsp;</a>».</p>
<p>C’est la première partie qui semble la plus intéressante&nbsp;; débutée crânement par un «&nbsp;Quanto è bella, quant&rsquo;è cara&nbsp;» qui lui permet d’ajuster la voix, il enchaîne sur ce qui restera pour nous ses plus belles interventions&nbsp;: l’opéra français (<em>Zémire et Azor</em>, <em>Le Roi d’Ys</em>, <em>La Juive</em>,<em> Le Cid</em>). Fougue, ardeur, générosité, les qualités&nbsp;alagniennes que l’on se surprend à retrouver intactes, comme insensibles à la patine des années. Mieux même, le bronze n’est-il pas plus dense, conférant à la voix cette touche dramatique qui sied tant aux morceaux choisis&nbsp;? Après l’opéra français, il clôture la première partie avec <em>Rigoletto</em> (on aurait aimé réentendre Alagna dans «&nbsp;La donna è mobile&nbsp;» plutôt que dans « Questa o quella&nbsp;») et un inattendu et néanmoins très réussi «&nbsp;E lucevan le stelle&nbsp;» avec piano et violoncelle à l’unisson.</p>
<p>La seconde partie est plus débridée, les chansons succèdent aux mélodies italiennes et sollicitent les instruments, pas forcément à l’aise dans ce répertoire mené tambour battant. On ne sait pas quand le programme officiel s’achève et où commencent les «&nbsp;Encore&nbsp;». Peu importe, il se fait tard et Roberto nous dit qu’il doit parcourir encore plus de 500 kilomètres ce soir. On lui souhaite bonne route.</p>
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		<item>
		<title>Saoû chante Mozart du 8 au 24 juillet</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/saou-chante-mozart-du-8-au-24-juillet/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Apr 2022 04:02:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Si le Festival de Saoû dans la Drôme s&#8217;immerge du 8 au 24 juillet dans l&#8217;oeuvre de Mozart pour claviers – Piano, piano-forte, clavecin… –, la voix n&#8217;en fera pas moins partie de la fête avec notamment une « Diva en forêt » (Natalie Dessay et sa fille Neïma Naouri, accompagnées au piano par Yvan Cassar le 11 juillet) et une « Diva au &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Si le Festival de Saoû dans la Drôme s&rsquo;immerge du 8 au 24 juillet dans l&rsquo;oeuvre de Mozart pour claviers – Piano, piano-forte, clavecin… –, la voix n&rsquo;en fera pas moins partie de la fête avec notamment une « Diva en forêt » (<strong>Natalie Dessay </strong>et sa fille <strong>Neïma Naouri</strong>, accompagnées au piano par <strong>Yvan Cassar </strong>le 11 juillet) et une « Diva au château » (<strong>Sandrine Piau </strong>et le Quatuor Psophos le 15 juillet). Plus d&rsquo;informations sur <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.saouchantemozart.com/">saouchantemozart.com</a>. </p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="468" src="/sites/default/files/styles/large/public/94a42f5ca8be4bd1e40ecd8cd6a812208b2dc7f7997fd15785d47556e7682b1b.jpg?itok=s1e_kJqR" width="312" /></p>
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		<item>
		<title>Roberto Alagna, Caruso  — Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/roberto-alagna-caruso-paris-tce-pour-le-seul-plaisir-dautres-rives/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Maroillat]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 06 Feb 2020 11:29:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour s’arrimer au programme proposé par Roberto Alagna, hier soir, au Théâtre des Champs Elysées, il fallait revenir à l’exact esprit du disque Caruso 1873. Plus qu’un voyage musical au fil du répertoire d’un artiste, ce dernier se veut un hommage vécu comme une immersion de l’intérieur, dans un style, une interprétation, une voix. « Mon &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour s’arrimer au programme proposé par <strong>Roberto Alagna</strong>, hier soir, au Théâtre des Champs Elysées, il fallait revenir à l’exact esprit du <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/roberto-alagna-caruso-1873-cest-pas-moi-cest-lautre">disque <em>Caruso 1873</em></a>. Plus qu’un voyage musical au fil du répertoire d’un artiste, ce dernier se veut un hommage vécu comme une immersion de l’intérieur, dans un style, une interprétation, une voix. « <em>Mon intention a été de le célébrer tout en conservant mon identité vocale. J’ai suivi ses tonalités, j’ai même veillé à reproduire ses respirations dans la mesure du possible, à ouvrir certains sons là où Caruso les ouvrait, à en couvrir d’autres là où il les couvrait</em> ». Bien évidemment, hors contexte studio, sans micro, il eût été difficile pour Roberto Alagna de reproduire, hier soir, en direct, la voix et la tonalité de Caruso. Mais l’artiste s’est présenté au public dans le même esprit qu’au disque : pour célébrer le ténor napolitain cristallisé dans son époque et non transposé dans la nôtre.</p>
<p>La gageure était d’abord de choisir un programme cohérent, compte tenu des échappées belles de Caruso sur tous les rivages musicaux, des airs d’opéra aux mélodies en passant par la chanson populaire, et notamment napolitaine, dont il était un ardent défenseur. Et c’est précisément de cette diversité que le récital d’hier soir (tout comme le disque) veut se faire l’écho, lui donnant, ainsi l’allure de grand télescopage temporel d’œuvres hétéroclites  mais tellement représentatif du parcours en mille éclats du ténor napolitain. Sans doute faut-il rappeler qu’à cette époque il n’existait pas de conceptualisation des enregistrements, les artistes gravaient au fil de leurs envies et les cadres artistiques n’étaient pas encore aussi définis qu’aujourd’hui. D’où cette impression de dispersion quand on réunit l’ensemble des gravures d’une voix du passé comme celle de Caruso.</p>
<p>A la densité de l’album fait place toutefois ici un florilège purement lyrique recentré sur la mélodie et l’opéra dans autant d’œuvres rares emblématiques de la transversalité du ténor napolitain. Et force est de constater que Roberto Alagna est parfaitement à l’aise dans ce répertoire italien qu’il chérit tant. Plus intriguant toutefois à l’oreille du mélomane (mais cohérent avec l’esprit de l’album) le choix d&rsquo; « Ombra mai fu » de <em>Serse </em>de Haendel, transposé pour voix de ténor, mais qui ne sied pas tout à fait à celle de Roberto, laquelle est ici fortement mise à l’épreuve, dans tous les registres. Intriguant aussi le <em>« </em>Vecchia zimarra<em> »</em> de Colline dans <em>La Bohème</em> et qui ne doit sa présence dans ce programme qu’au sauvetage par Caruso d’une basse aphone. Deux pièces dont le programme aurait pu se passer aisément sans que cela nuise au concept et à l’esprit de la soirée.</p>
<p>La seule présence de Roberto Alagna (très en voix en seconde partie de programme, après une première partie vocalement tendue) a comme toujours enflammé la salle comble de la présence perceptible de ses nombreux fans manifestement au summum du bonheur, avec les six bis dont le ténor a agrémenté le programme dont une très belle interprétation de<em> </em>la Sicilienne de Turiddu. Il serait toutefois exagéré de dire que cette soirée n’était qu’une démonstration pour admirateurs énamourés. Pour le reste de l’auditoire, la première des vertus de ce récital, et non des moindres, était de nous donner l’occasion d’entendre l’artiste <em>in vivo</em> dans des raretés absolues, enregistrées pour ce seul disque Caruso 1873. Ainsi, nous était-il offert, entre autres, <em>« </em>Pietà, Signore<em> »</em> de Louis Niedermeyer, l’air <em>« </em>O lumière du jour », du <em>Néron </em>d&rsquo;Anton Rubinstein ou encore la<em> Sérénade de Don Juan</em> de Tchaïkovski.</p>
<p>L’Orchestre national d&rsquo;Ile-de-France sous la direction alerte d’<strong>Yvan Cassar</strong> (et il faut le souligner parfois <em>troppo fortissimo</em>, obligeant le ténor à un effort conséquent) nous a fait l’offrande d&rsquo;un florilège d&rsquo;œuvres rares et d&rsquo;une rare beauté, comme le <em>Preludio sinfonico </em>de Puccini, l&rsquo;intermezzo de<em> Siberia </em>de Giordano et la <em>sinfonia </em>de l&rsquo;opéra <em>Le Maschere</em> de Mascagni. Cette dernière est d’autant plus précieuse que le soyeux et la richesse du tissu orchestral se situent dans la veine de toutes les superbes œuvres, hélas méconnues, du compositeur.</p>
<p>Une soirée en crescendo pour le seul plaisir de s&rsquo;arrimer à d&rsquo;autres rives et redécouvrir ainsi un répertoire égaré dans les couloirs du temps, échappant, dans la parenthèse d’un récital, aux abîmes de l’oubli. Et c&rsquo;est déjà beaucoup&#8230;</p>
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		<item>
		<title>Roberto Alagna. Caruso 1873</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/roberto-alagna-caruso-1873-cest-pas-moi-cest-lautre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Nov 2019 14:58:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Rendre hommage à des chanteurs qui ont vécu bien avant l’ère de la reproduction du son, cela peut se comprendre : il ne reste aucune trace de leur art, et on peut donc honorer leur mémoire en enregistrant le répertoire dans lequel ils ont brillé. Mais pour des artistes dont la gloire planétaire reposa en partie &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Rendre hommage à des chanteurs qui ont vécu bien avant l’ère de la reproduction du son, cela peut se comprendre : il ne reste aucune trace de leur art, et on peut donc honorer leur mémoire en enregistrant le répertoire dans lequel ils ont brillé. Mais pour des artistes dont la gloire planétaire reposa en partie sur le disque, que signifie cet hommage ? S’agit-il de les imiter, ou simplement de chanter les mêmes choses qu’eux, la stéréo en plus, les craquements en moins (enfin, si vous êtes nostalgique du chuintement des vieilles cires, il y a un bonus qui vous est spécialement destiné) ? En fait, c’est un bon moyen de se laver de toute accusation en plaidant non coupable : c’est pas moi, m’sieur, c’est lui qui a fait le coup !</p>
<p>Transposer le fameux largo de <em>Serse</em> pour voix de ténor ? L’idée ne vient pas de <strong>Roberto Alagna</strong>, puisqu’il se contente de chanter ce qu’Enrico Caruso a enregistré en 1920. Si vous estimez l’orchestration et l’adaptation totalement contraire à l’esprit de Haendel, peu importe, car la question n’est pas là : il s’agit seulement de faire comme a fait Caruso, à une époque où le scrupule musicologique baroqueux n’était pas de mise.</p>
<p>Présenter comme étant de Pergolèse le « Tre giorni son che Nina », air dont on pense depuis un bon moment qu’il est en réalité de Vincenzo Legrenzo Ciampi ? J’y suis pour rien, m’sieur. Le style vériste,  l’orchestration épaisse ? J’y suis pour rien, c’est Caruso qui l’a enregistré comme ça en 1919.</p>
<p>S’accaparer un air explicitement destiné à une basse et chanter, en ténor, la « Vecchia zimarra » de Colline dans <em>La Bohème</em> ? C’est la faute à Caruso, m’sieur, c’est parce qu’il a remplacé son collègue aphone au dernier acte d’une représentation, et qu’il l’a ensuite enregistré, en 1916.</p>
<p>Enregistrer des airs d’opéra français dans leur traduction italienne ? Faut demander à Caruso, m’sieur, c’est lui qui a eu l’idée. C’est pour ça que l’air de Nadir devient ici « Mi par d’udire ancora » (avec un falsetto étonnant car introduit de manière assez abrupte), et que le rêve de Des Grieux se change en « Chiudo gli occhi ». Aberration ? Bah, à l’heure où l’on invite un ténor francophone à chanter <em>Don Carlo</em> après qu’un Allemand a chanté <em>Don Carlos</em>, peut-on encore s’en étonner ? Est-ce aussi à cause de Caruso que les orchestrations sont souvent bien sirupeuses ? Peut-être bien.</p>
<p>Soyons juste, Caruso avait aussi de bonnes idées, comme celle de défendre un répertoire aujourd’hui négligé à tort : de Carlos Gomes, Placido Domingo enregistra jadis un intégrale d’<em>Il Guarany</em>, dont on entend ici un superbe duo (avec – <em>who else ?</em> – <strong>Aleksandra Kurzak</strong>), mais le programme inclut aussi un air guilleret tiré de son opéra <em>Salvator Rosa</em>. Le <em>Néron</em> d’Anton Rubinstein, commande de l’Opéra de Paris où l’œuvre ne fut jamais donnée, est peut-être encore plus méconnu. Même le trio d’<em>I Lombardi</em> ne court pas forcément les rues, et l’on est heureux de l’entendre car il convient aussi à la vocalité de Madame Alagna, et son compatriote <strong>Rafa</strong><strong>ł Siwek</strong> lui donne une réplique tout à fait adéquate.</p>
<p>Comme beaucoup d’autres après lui, Caruso donna aussi dans la chansonnette napolitaine, mais il eut peut-être le mérite d’être le premier, et d’avoir pour cela d’excellentes raisons familiales. Ici, lesdites chansons s’entremelent avec les airs d’opéra, les répertoires se télescopent, mais là aussi, c’est la faute à Caruso, puisque les airs sont présentés en ordre chronologique inversé, en finissant par le plus anciennement enregistré par le grand Enrico, forcément accompagnés au piano comme l’étaient les disques des premières années du XXe siècle. Le morceau le plus récent, Caruso ne l’a pourtant jamais interprété, puisqu’il s’agit du « Caruso » de Lucio Dalla, que Pavarotti chanta beaucoup à la toute fin de sa carrière. Cette chanson est-elle ici transposée vers le grave ? Les aigus semblent en tout cas moins éclatants que ceux de Big Luciano. De manière générale, et c’est bien naturel pour un artiste né 90 ans après Caruso, soit il y a 56 ans, la voix de Roberto Alagna n’a plus tout à fait le brillant qu’elle avait à son zénith, l’effort est devenu plus perceptible, mais au moins tous ces airs sont-ils des nouveautés absolues au sens où le ténor ne les avait absolument jamais enregistrés : pour cette raison, ses fans seront forcément comblés, puisque leur collection s’agrandira sans craindre le moindre doublon (et sans que l’on puisse non plus pratiquer la comparaison directe de l’artiste avec ce qu’il était il y a quelques années).</p>
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		<title>Gagnez des places pour le tournage de Fauteuil d’Orchestre le 28/10 à Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/gagnez-des-places-pour-le-tournage-de-fauteuil-dorchestre-le-2810-a-paris/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Oct 2019 04:00:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Lundi 28 octobre de 18h à 21h, le Théâtre des Champs-Élysées* accueillera le tournage de Fauteuil d’Orchestre animé par Anne Sinclair et diffusé sur France 3 à une date non encore communiquée. Ce 6e numéro s’attachera, comme les précédents, à présenter de jeunes artistes au grand public, tout en soufflant pour l’occasion les 350 bougies de l’Opéra de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Lundi 28 octobre de 18h à 21h, le Théâtre des Champs-Élysées* accueillera le tournage de Fauteuil d’Orchestre animé par Anne Sinclair et diffusé sur France 3 à une date non encore communiquée. Ce 6e numéro s’attachera, comme les précédents, à présenter de jeunes artistes au grand public, tout en soufflant pour l’occasion les 350 bougies de l’Opéra de Paris. Parmi les invités (sous réserve) :<strong> Natalie Dessay</strong>, <strong>Karine Deshayes</strong>, <strong>Vannina Santoni</strong>, <strong>Julien Behr</strong>, mais aussi<strong> Edgar Moreau</strong>, <strong>Emmanuel Ceysson</strong>, <strong>Yvan Cassar </strong>et <strong>Muriel Robin</strong>. <strong>Laurent Campellone </strong>dirigera l’Orchestre de Chambre de Paris. </p>
<p>En partenariat avec Morgane Production et France 3, forumopera.com vous propose de gagner des places pour assister à ce tournage. Pour participer, il suffit d’envoyer un message avant mardi 22 octobre, 18h, via <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://urldefense.proofpoint.com/v2/url?u=https-3A__www.forumopera.com_contact&amp;d=DwMFaQ&amp;c=Z96x8jGkxccf5DH9xuHxeg&amp;r=ZXJkejapMXENuwoJGGgLxmeBfwdgVlabTtiGjwMWsZo&amp;m=JwuscGxjpUV74blD5kfZPntI5MjUgAuSOxnlzzl43HY&amp;s=m7AZ3gM6wpBnMg4DnpdO9MW1ai_H32gcsCroqLgwj-w&amp;e=">notre rubrique Contact</a> en précisant dans l’objet du message « Fauteuil d’Orchestre ».</p>
<p><strong>IMPORTANT</strong> : n’oubliez pas d’indiquer dans le corps du message vos nom, prénom et numéro de téléphone. Les réponses incomplètes ne seront pas prises en compte.</p>
<p>Un tirage au sort décidera du nom des heureux gagnants. Ils seront informés quelques jours auparavant par mail des modalités de retrait des invitations (deux par gagnant ; <strong>prévoir d’arriver au Théâtre des Champs-Elysées* à 17h30 au plus tard</strong>).</p>
<p>* 15 avenue Montaigne 75008 Paris </p>
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		<title>Roberto Alagna : après Mariano, Caruso</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/roberto-alagna-apres-mariano-caruso/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 Sep 2019 04:00:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Evoqué l’an dernier lorsque nous l’avions rencontré, le prochain album de Roberto Alagna rend hommage à Enrico Caruso. Non un « biodisc », comme beaucoup en ce moment, mais un enregistrement dans le même esprit que l’album Mariano. « J’ai respecté le style Caruso, comme on le fait pour les compositeurs. Caruso était un véritable créateur. J’ai scrupuleusement &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Evoqué l’an dernier <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/actu/roberto-alagna-jai-atteint-une-sorte-de-serenite">lorsque nous l’avions rencontré</a>, le prochain album de <b>Roberto Alagna</b> rend hommage à Enrico Caruso. Non un « biodisc », comme beaucoup en ce moment, mais un enregistrement dans le même esprit que l’album <i>Mariano</i>. « <i>J’ai respecté le style Caruso, comme on le fait pour les compositeurs. Caruso était un véritable créateur. J’ai scrupuleusement adopté, de la manière la plus précise possible, sa façon de chanter, d’émettre le son, son phrasé particulier.</i> », explique le ténor dans un long texte en forme de confession, « <i>Mon intention a été de le célébrer tout en conservant mon identité vocale. J’ai suivi ses tonalités, j’ai même veillé à reproduire ses respirations dans la mesure du possible, à ouvrir certains sons là où Caruso les ouvrait, à en couvrir d’autres là où il les couvrait.</i> ».</p>
<p>Comme pour <i>Mariano</i>, <strong>Yvan Cassar </strong>a pris en charge les arrangements en même temps que la direction d’orchestre : « <i>Pour Yvan, le challenge était identique. Il fallait qu’ensemble nous entrions dans le monde de Caruso, que je me glisse dans sa peau, dans son esprit. Yvan devait entrer dans le mien, tout en dirigeant. Lui est aussi arrangeur. Il a donc fallu qu’il plonge littéralement dans cet univers, qu’il retranscrive les orchestrations car on ne possède pas de trace écrite de celles de Caruso.</i> ».</p>
<p>De l’aveu même de Roberto Alagna, établir le programme fut difficile (voir ci-dessous) : « <i>Il y a près de 300 airs et autant de possibilités. Il fallait bien sélectionner un nombre réduit de titres. J’ai voulu montrer un éventail de tous les aspects du style et des goûts personnels de Caruso, et présenter un disque qui lui ressemble et révèle certains traits de sa personnalité. Son répertoire était très éclectique, que ce soit en termes de compositeurs (Tchaïkovski, Gomes, Rubinstein etc.) et de genres. La palette est large, du solo lyrique accompagné au piano ou par l’orchestre, au duo ou au trio d’opéra mais aussi la chanson napolitaine, la chanson populaire dont il était un grand défenseur, les mélodies, la musique sacrée … J’ai tenu à ce que tout cela soit présent dans cet album</i>. » Sortie annoncée le 8 novembre 2019.</p>
<p>	1. Lucio Dalla: Caruso [2019]*<br />
	2. Gioacchino Rossini: Petite Messe Solennelle – Domine Deus  [1920]*<br />
	3. Georg Friedrich Haendel: Xerxes, Act I – Frondi tenere e belle &#8230; Ombra mai fu (Largo) [1920]*<br />
	4. Carlos Gomes: Salvator Rosa, Act I – Mia piccirella [1919]*<br />
	5. Giovanni Battista Pergolesi: Nina [1919]*<br />
	6. Anonymous, set by Louis Niedermeyer: Pieta, Signore [1918]*<br />
	7. Anton Rubinstein: Néron, Act II – O lumière du jour [1917]*<br />
	8. Teodoro Cottrau: Santa Lucia [1916]*<br />
	9. Giacomo Puccini: La Boheme, Act IV – Vecchia Zimarra, Senti [1916]*<br />
	10. Carlos Gomes: Il Guarany, Act I – Sento una forza indomita (Duett) [1914]*<br />
	11. Piotr I. Tchaïkovsky: La sérénade de Don Juan [1914]*<br />
	12. Jules Massenet: Élégie (plus Violin) [1913]**<br />
	13. Helen Rhodes (aka “Guy d&rsquo;Hardelot »): Parce que (Because) [1912]*<br />
	14. Giuseppe Verdi: I Lombardi, Act 3 &#8211; Qual voluttà trascorrere (Trio) [1912]*<br />
	15. Emanuele Nutile: Mamma mia che vo&rsquo; sapé [1909]*<br />
	16. Georges Bizet: I Pescatori Di Perle, Act I – Mi Par D&rsquo;udire Ancora [1904]**<br />
	17. Ruggero Leoncavallo: Mattinata [1904]**<br />
	18. Francesco Cilea: Adriana Lecouvreur, Act II – No, piú nobile [1902]**<br />
	19. Jules Massenet: Manon, Act II – Chiudo Gli Occhi [1902]**</p>
<p>	Bonus Vintage :<br />
	20. Ernesto de Curtis: Tu ca nun chiagne [1919]**<br />
	 <br />
	* Avec Orchestre<br />
	** Avec Piano</p>
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		<item>
		<title>L’Instant lyrique de Marina Rebeka — Paris (Elephant Paname)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/linstant-lyrique-de-marina-rebeka-paris-elephant-paname-le-cas-rebeka/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Apr 2019 05:42:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au-delà de la tentation d’assonance, il y a un cas Marina Rebeka. D’un côté, une soprano propulsée sur la scène internationale à l’âge de 28 ans – en 2008 à Pesaro en Anna dans Maometto II, un rôle conçu à la démesure d’Isabella Colbran – et un répertoire aventureux où Mozart côtoie Verdi et Leila &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Au-delà de la tentation d’assonance, il y a un cas Marina Rebeka. D’un côté, une soprano propulsée sur la scène internationale à l’âge de 28 ans – en 2008 à Pesaro en Anna dans <em>Maometto II</em>, un rôle conçu à la démesure d’Isabella Colbran – et un répertoire aventureux où Mozart côtoie Verdi et Leila des <em>Pêcheurs des perles</em> voisine avec Norma&nbsp;; de l’autre côté des avis divergents où revient souvent le reproche de placidité. On trouve en effet semés cahin-caha, sur la Toile et ailleurs, des critiques mitigées que contredit un certain nombre d’impressions personnelles. A commencer par un album Rossini, en 2017, dont on se demande encore comment il a pu passer inaperçu, ou une <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/anna-bolena-bordeaux-marina-rebeka-seule-contre-tous">Anna Bolena à Bordeaux</a> en début de saison qui s’apparentait à une démonstration de style, et à présent cet Instant lyrique, premier récital parisien d’une chanteuse que l’on s’étonne de ne pas applaudir plus souvent à Paris – une de plus ! –, nouvelle pièce à conviction d’un talent auquel on ne trouverait à appliquer d’autres adjectifs que celui d’extraordinaire, si notre époque n’avait galvaudé l’usage des superlatifs.</p>
<p>Que nous reste-t-il aujourd’hui comme mots pour décrire l’art d’une telle soprano quand la moindre petite rossignolade engendre à droite à gauche un tombereau de louanges ? A défaut, les faits, rien que les faits. Un programme déjà qui mélange genres et langues : Lieder, mélodies, opéra – comment dit-on romance en letton ? Jusque-là rien d’exceptionnel si ce n’est la manière dont Marina Rebeka empoigne chacune de ses pages, non comme on enfile des perles sur un collier de musique mais à bras-le-corps, comme autant de drames resserrés en quelques minutes. L’air d’opéra aime être traité de cette façon. La mélodie peut quand elle est ainsi montée en épingle perdre de son élégance consubstantielle. Il n’en est rien. Les Fauré paraissent insuffisamment articulés pour des oreilles francophones mais il y a dans la générosité des intentions un esprit comparable à celui qui, en architecture intérieure, surcharge les moulures et affole les cimaises des salons belle-époque. Il y a un timbre, dont on comprend qu’il puisse paraître froid, mais dont l’acier transperce. Il y a dans la matière même de ce métal un large éventail de couleurs que l’expression du visage surligne en accord avec les sentiments en jeu. Il y a un regard d’un bleu fascinant.</p>
<p>Il y a aussi, dans une effusion de sons, le courage d’insérer des pièces de compositeurs lettons dont la musique n’a pas souvent l’occasion de couler le long de la Seine et l’exploit de réussir à nous les faire aimer, telle <em>Arija</em> de Janis Medins qui doit être à Riga ce que la vocalise de Rachmaninov est à Saint-Petesbourg. Les trois mélodies de Rachmaninov, justement, offrent un condensé de tout ce dont est capable Marina Rebeka. A l’écouter ainsi dévider l’écheveau de notes, les diminuer ou les augmenter jusqu’à faire trembler les murs d’une salle trop petite pour une voix si grande, tout semble facile. Seule une grande maîtrise technique peut ainsi parvenir à donner l’impression d’évidence.</p>
<p>L’opéra apparait comme une promenade de santé à celle qui sait animer d’un feu théâtral la plus inerte des mélodies. La Castafiore elle-même ne reconnaîtrait pas l’Air des bijoux lorsqu’il est ainsi habité, imagé et pourtant, dans sa virtuosité assumée, plus italien qu’il ne l’a jamais semblé, rendu aux intentions premières de Gounod qui envisageait l’air de Marguerite comme une page brillante digne de rivaliser avec les cabalettes les plus débridées. « Dich teure Halle », extrait de <em>Tannhaüser</em>, est une tornade qui élargit encore les champs des possibles. Le soprano assoluto, ainsi désigné car capable de tout chanter, ne serait-il pas un mythe ? Peut-être si l’on en croit, après Wagner, Gounod de nouveau, en bis et en ce qu’il offre de plus léger, la valse de Juliette à laquelle ne font défaut ni les aigus, ni la cascade perlée de vocalises. <strong>Yvan Cassar</strong> prête alors main forte à <strong>Antoine Palloc</strong>, partenaire plus qu&rsquo;accompagnateur, complice comme à chaque fois et pianiste amoureux. Ils ne sont pas trop de deux pour accompagner un boléro des <em>Vêpres siciliennes</em> comme on n’osait plus en rêver depuis Anita Cerquetti, avec ce trille marqué, ces notes piquées, cette conduite de souffle, cette ligne déliée et toujours, au-delà de la palette d’effets, la recherche de sens. Aucune esbroufe mais de l’intelligence. Encore&nbsp;? En ligne de mire Norma à Toulouse la saison prochaine et, si la rumeur dit vraie, Thaïs avec un de nos plus grands barytons, mais pas à Paris – cela vous étonne&nbsp;?</p>
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		<title>L’Instant Lyrique de Natalie Dessay  — Paris (Elephant Paname)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/linstant-lyrique-de-natalie-dessay-paris-elephant-paname-breakfast-at-natalies/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Dec 2018 08:17:29 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/breakfast-at-natalie-s/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Entre deux représentations de La Légende d’une vie de Stefan Zweig au Théâtre Montparnasse, un lundi de relâche a permis à Natalie Dessay de venir à l’Eléphant Paname chanter un répertoire entre jazz et comédie musicale reprenant en partie le programme de « Pictures of America », son disque sorti l’année dernière chez Sony. Pour l&#8217;occasion, et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Entre deux représentations de <em>La Légende d’une vie </em>de Stefan Zweig au Théâtre Montparnasse, un lundi de relâche a permis à <strong>Natalie Dessay</strong> de venir à l’Eléphant Paname chanter un répertoire entre jazz et comédie musicale reprenant en partie le programme de « Pictures of America », son disque sorti l’année dernière chez Sony. Pour l&rsquo;occasion, et comme à chacune de ses apparitions depuis son départ des scènes d&rsquo;opéra, le public s&rsquo;est déplacé nombreux, rassemblant tout à la fois nostalgiques de la cantatrice qu’elle fut et curieux de l’artiste versatile qu’elle a voulu devenir.</p>
<p>Et cette artiste-là montre aujourd’hui une joie à se tenir sur scène que ceux qui la suivirent depuis ses débuts ne lui connurent pas toujours : elle sourit, plaisante sur son penchant pour les « chansons molles », fait des trous de mémoire qui lui sont coutumiers un motif d’amusement plutôt qu’un symptôme de stress. Leonard Bernstein, Michel Legrand, Irving Berlin ou Stephen Sondheim sont sa liberté retrouvée, à elle qui ne voyait plus rien d&rsquo;autre dans l’opéra qu’un amoncellement de contraintes. C’est pourtant en chanteuse d’opéra qu’elle aborde ces <em>Songs</em>. Elle leur apporte sa discipline, qui a fini par devenir sa nature. Comme une danseuse étoile qui s’encanaille dans le Modern Jazz mais conserve le port d&rsquo;une ballerine, sa technique lui donne un maintien et une stature qui viennent de loin. Les aigus filés de « Somewhere », la ligne de « Send in the clowns » révèlent la cantatrice. La sonorisation autorise un placement de voix plus intimiste et les raucités qui, dans le Lied, la mélodie ou l’opéra, apparaitraient comme des scories, passent ici pour autant d’effets ou de fantaisies ; mais même quand les rythmes heurtés de « There’s no business like show business » bousculent passablement sa diction, c’est en artiste lyrique que Natalie Dessay assoit son timbre, distille les mots, dose ses nuances.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="468" src="/sites/default/files/styles/large/public/dessay_3.jpg?itok=ApzrVMIu" title="© Maria Stuarda" width="322" /><br />
	© Maria Stuarda</p>
<p>La prestation extravertie de <strong>Gilda Solve</strong>, à ses côtés pour des duos et seule en scène pour un Gershwin des plus typiques, montre ainsi combien une chanteuse éduquée aux rythmes, aux phrasés et aux couleurs des <em>musicals </em>gère différemment sa voix. Eclairante comparaison qui ne vire jamais à la confrontation dans un répertoire qui, issu d’influences multiples, autorise toutes les sensibilités, et même des synthèses : une certaine <strong>Neima Naouri</strong>, dont l’arrivée sur scène fait croire quelques secondes à la réapparition de sa mère telle qu&rsquo;elle était lors de ses passages télévisés chez Jacques Martin au début des années 1990, agrège ainsi, dans « A piece of sky » ou dans « What you don’t know about women », une appétence spontanée pour le jazz et la pop tout autant que les probables influences parentales sur sa personnalité vocale, déjà très affirmée.</p>
<p>Jazz et pop forment aussi le langage naturel d’<strong>Yvan Cassar</strong>, surtout connu du grand public pour son travail de producteur avec de grands noms de la variété française, ce soir allié irremplaçable des chanteuses, imposant depuis son clavier une rythmique implacable qui vaut tous les filets de sécurité. A la contrebasse, <strong>Benoît Dunoyer de Segonzac</strong> a des épaules tout aussi solides, au point que l’absence de percussions ou de cuivres passe inaperçue auprès d&rsquo;un public aux anges qui obtient même, avec Claude Nougaro, un bis en français : les nostalgiques comme les curieux ont de quoi être charmés !</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/linstant-lyrique-de-natalie-dessay-paris-elephant-paname-breakfast-at-natalies/">L’Instant Lyrique de Natalie Dessay  — Paris (Elephant Paname)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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	</channel>
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