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	<title>D&#039;AVIGNEAU Gabriel Marie - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>D&#039;AVIGNEAU Gabriel Marie - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>OFFENBACH, La Périchole — Asnières</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-perichole-asnieres-oya-kephale-au-perou/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 May 2019 05:49:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Grand moment d’émotion au théâtre Armande Béjart d’Asnières où l’on vient d’apprendre que cette dernière représentation de La Périchole signait également la fin de la collaboration entre la cheffe d’orchestre Laëtitia Trouvé et l’association Oya Kephale. Pendant 15 ans, en tant que directrice artistique de la troupe, elle a su insuffler une énergie à la &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Grand moment d’émotion au théâtre Armande Béjart d’Asnières où l’on vient d’apprendre que cette dernière représentation de <em>La</em> <em>Périchole</em> signait également la fin de la collaboration entre la cheffe d’orchestre <strong>Laëtitia Trouvé</strong> et l’association <strong>Oya Kephale</strong>. Pendant 15 ans, en tant que directrice artistique de la troupe, elle a su insuffler une énergie à la fois musicale et d’exigence de qualité à tous les amateurs et professionnels qui sont passés sur le plateau et dans la fosse. Avec pour ligne de mire les grandes opérettes d’Offenbach, dont certaines ont connu sous sa baguette plusieurs productions. En cette année anniversaire, saluons donc bien bas son humanisme et souhaitons-lui encore bien des satisfactions dans les nouveaux généreux projets qu’elle entreprend.</p>
<p>	C’est évidemment un peu dommage que la troupe ne se soit jamais trouvé un metteur en scène permanent aussi talentueux. Car autant la qualité musicale a toujours été irréprochable, autant le côté scénique – pourtant très honorable – n’arrive pas au même niveau d’excellence. Et il faut dire qu’avec <em>La Périchole</em>, on mesure les limites de la démonstration. L’œuvre est-elle trop difficile et composite ? Laëtitia Trouvé la définit comme l’opérette la plus aboutie d’Offenbach : « Son écriture magistrale et ce dosage parfait entre humour, colère, bienveillance, tendresse, moquerie et amour fou, font de <em>La Périchole</em> une œuvre exceptionnelle où chaque numéro est un petit bijou d’intelligence musicale. » Mais, de fait, on a ce soir plus l’impression d’assister à une suite de perles formant un somptueux collier, plutôt qu’à un ensemble solidement structuré.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" height="234" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/11_photo_emeric_guyard_6_modifie-1.jpeg?itok=mDqq6BOE" width="468" /><br />
	© Photo Emeric Guyard<br />
	 </p>
<p>Comme à l’accoutumée, des personnalités se distinguent de l’ensemble. <strong>Sonia Jacobson</strong>, dont on avait apprécié la <a href="https://www.forumopera.com/la-grande-duchesse-de-gerolstein-asnieres-le-mystere-de-la-chambre-rouge">Grande Duchesse</a> l’an passé, est une solide Périchole, et même si elle n’en a pas tout à fait le côté mezzo, elle en assume avec brio toutes les facettes lyriques. Elle détaille très joliment ses trois airs, évidemment très attendus, « La lettre », « Je suis un peu grise » et « Mon dieu, que les hommes sont bêtes », sans aucune outrance ni vulgarité, et même peut-être un peu trop sur la retenue, mais c’est en tous cas de la très belle ouvrage. A ses côtés, <strong>Gabriel Marie d’Avigneau</strong> est un excellent Piquillo, à la voix à la fois claire et nuancée, à l’excellente diction et au jeu scénique accompli. <strong>Alexandre Lu Minh</strong> est paradoxalement desservi par son allure juvénile, alors que sa voix correspond plutôt bien au Vice-roi. Une mention spéciale pour les trois cousines, en regrettant quand même leur côté bien peu subversif…</p>
<p>	Cette nouvelle production de <em>La Périchole</em> présente donc la marque habituelle d’Oya Kephale, une qualité musicale exemplaire en un soin particulier de la prononciation, mais est entachée des mêmes faiblesses que certains des précédents spectacles, avec des costumes plutôt trop traditionnels et moins réussis que d’habitude, des scènes parlées trop longues et pas assez rapides, des chœurs (au demeurant très bons musicalement) coincés dans des attitudes et des mises en place stéréotypées, et certains personnages pas toujours assez clairement caractérisés. Quant à certaines voix un peu tendues, cela peut s’expliquer par le fait de chanter l’œuvre trois soirs de suite, ce que peu de professionnels oseraient envisager.</p>
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		<title>OFFENBACH, La Grande-duchesse de Gérolstein — Asnières</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-grande-duchesse-de-gerolstein-asnieres-le-mystere-de-la-chambre-rouge/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 May 2018 08:37:41 +0000</pubDate>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La chef d’orchestre <strong>Laëtitia Trouvé</strong> vient saluer à la fin la baguette entre les dents, symbole de la rage de vaincre qu’elle transmet à l’orchestre et au plateau. Son regard, incisif et malicieux à la fois, montre que l’on a affaire à une forte personnalité, ayant à cœur de réussir d’impossibles gageures. Car monter <em>La Grande Duchesse</em> (titre original <em>La Chambre rouge</em>), production entière musicale et scénique dans un temps très limité de répétitions, est bien l’un des paris les plus difficiles qui soient. Celui-ci est pourtant mené à bien par la troupe d’Oya Kephale qui mêle professionnels et amateurs et se maintient au niveau des meilleures. La tradition française de ce type de troupe, qui a périclité avec le temps contrairement au monde anglo-saxon, n’en compte plus aujourd’hui que moins d’une dizaine. Et pourtant quelle richesse musicale et humaine que ce travail rigoureux menant musiciens, choristes, solistes et spectateurs vers  les chemins du grand opéra.</p>
<p>	Certes, <em>La Grande Duchesse</em> est une œuvre particulièrement difficile. De sordides questions de droits, rappelées dans le programme, empêchent pour des raisons financières d’utiliser les versions les plus récentes de Monsieur Keck. Il est curieux de constater qu’aucune dérogation ne soit prévue pour des troupes d’amateurs dont les quelques bénéfices sont reversés à des associations caritatives. C’est donc la version de la création qui est utilisée ce soir, avec quelques coupures et aménagements. Ainsi, la seconde partie de la soirée, avec son interminable souterrain, trouve-t-elle une forme qui restructure le propos et le rend beaucoup plus intelligible et agréable que les actuelles versions « revues » qui réintègrent notamment ce qu’Offenbach avait lui-même déjà coupé.  En revanche, la suppression du délicieux air du Prince Paul au premier acte (« La Gazette de Hollande ») n’est pas une erreur, c’est une faute.</p>
<p><img decoding="async" alt="" height="248" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/1_e._guyart_-_oya_kephale-_3_preview.jpeg?itok=s8ws4Ks-" width="468" /><br />
© Photo E. Guyart/Oya Kephale</p>
<p>Les solistes s’en tirent globalement très bien. Bien sûr, il faut déjà une Grande Duchesse, et elle est bien là. <strong>Sonia Jacobson</strong> apporte une décontraction scénique toute britannique, sémillante et malicieuse, sans lourdeur ni vulgarité. Même si elle n’a pas les graves profonds dont on pourrait rêver (on en a vu d’autres – et des plus grandes – être confrontées au même problème), elle joue sans truquer, aussi à l’aise dans les parties parlées que chantées.  Le couple Fritz et Wanda  est tout à fait convaincant, <strong>Matthieu Ségot</strong> chantant un Fritz à la voix sonore et particulièrement bien projetée, tout en jouant le personnage d’une manière un peu lunaire, et <strong>Ombeline Ségot </strong>prêtant à Wanda son allant et sa jolie voix. Le prince Paul de <strong>Gabriel Marie d’Avigneau</strong>, ténor léger très musical, est presque trop séduisant, au point que l’on ne comprend plus très bien pourquoi la Grande Duchesse hésite tant à l’épouser. <strong>Vianney Boyer</strong> est un baron Puck bien enferré dans ses convictions, tandis que <strong>Mathieu Guigue</strong> campe un général Boum qui, à défaut de panache, se fait entendre d’une voix forte. Outre le personnage un peu monolithique du baron Grog de <strong>Thibault van der Stichel</strong>, les comparses <strong>Stéphanie Rivage, Marie-Andine Bouvattier </strong>et <strong>Thibault Néron Bancel</strong> complètent agréablement la distribution.</p>
<p>	Les costumes colorés et drôles réalisés collectivement arrivent à faire oublier parfois une mise en scène un peu irrégulière, et si l’on salue la direction d’acteurs de <strong>Clémence de Vimal</strong>, on note que la collégialité du travail scénique fait regretter la patte d’un maître d’œuvre responsable de l’ensemble de la production. En effet, paradoxalement, alors que la première partie de l’œuvre, qui contient les airs les plus célèbres, avait connu un immense succès à la création, et la seconde un relatif insuccès, c’est tout le contraire qui se passe ce soir : on assiste à une première partie au premier degré, sans allant (trop grande lenteur des échanges parlés pourtant allégés), dans une mise en scène plutôt fade et statique, où les chœurs ressemblent à des automates sans âme, et où les solistes – privés de tout élément de décor et de mobilier même simplifié – en sont encore à chanter leur air plantés sans bouger au milieu de la scène. Tout bascule dans la seconde partie, où l’on retrouve la troupe dans sa forme idéale, avec de vrais éléments de décor, et des mouvements efficaces soigneusement mis en place. Comme toujours dans ce cas là, on mesure ce qu’il a pu manquer de temps pour parfaire et rééquilibrer l’ensemble du spectacle, qui a néanmoins ravi la nombreuse assistance présente lors des six représentations données dans la grande salle du beau théâtre Armande Béjart.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-grande-duchesse-de-gerolstein-asnieres-le-mystere-de-la-chambre-rouge/">OFFENBACH, La Grande-duchesse de Gérolstein — Asnières</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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