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	<title>Vittorio DE CAMPO - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Vittorio DE CAMPO - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>VERDI, Nabucco &#8211; Luxembourg</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-nabucco-luxembourg/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claude Jottrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 03:59:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Déjà évoquée dans nos colonnes lors de sa création à Genève  en juin 2023, cette production internationale de Nabucco est visiblement une opération ambitieuse et ayant nécessité de gros budgets. Confié à une metteuse en scène brésilienne déjà célèbre comme cinéaste engagée ou auteure d’installations, le spectacle repose sur un dispositif scénique particulièrement dépouillé, basé &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Déjà évoquée dans nos colonnes lors de sa <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-nabucco-geneve/">création à Genève</a>  en juin 2023, cette production internationale de Nabucco est visiblement une opération ambitieuse et ayant nécessité de gros budgets. Confié à une metteuse en scène brésilienne déjà célèbre comme cinéaste engagée ou auteure d’installations, le spectacle repose sur un dispositif scénique particulièrement dépouillé, basé sur deux énormes miroirs pivotants, l’un reflétant le sol et l’autre la salle, devant lesquels va se dérouler l’intrigue, avec projection de vidéos en surimpression. Ces vidéos reprennent le plus souvent des visages en gros plan, ou des détails de ce qui se passe sous nos yeux, et les vidéastes sont d’ailleurs visibles sur la scène, un peu comme le seraient des reporters de guerre sur le théâtre d’un conflit, mêlés à l’action. Ce sont les souffrances humaines qui sont ici montrées à l’avant-plan, comme conséquences des conflits et de leurs absurdités.</p>
<p>Les lieux ne sont pas définis, c’est le mouvement des personnages et surtout de l’impressionnante masse des chœurs qui crée le spectacle. Visiblement, le propos de la metteuse en scène est clairement d’établir des résonances avec l’époque contemporaine, d’utiliser le livret pour évoquer les conflits d’aujourd’hui et exprimer l’horreur de la guerre où qu’elle naisse. Le chœur est habillé en monsieur et madame tout le monde et quelques choristes sont même répartis dans le public. Le message est clair : bon peuple de Luxembourg, la guerre est aussi votre affaire, qu’elle soit d’Ukraine, de Palestine ou d’Iran, elle vous menace comme Nabucco a menacé Jérusalem, la guerre est universelle, ne dormez pas en paix.</p>
<p>La mise en scène insiste sur la pompe et le grandiose, fait évoluer les principaux intervenants à l’avant-scène sans beaucoup de recherche mais créée grâce à la vidéo des effets de proportion très spectaculaires. Elle provoque l’événement en faisant surgir un véritable lac sur tout l’arrière du plateau, ce qui met les chanteurs en situation peu confortable, les contraignant à s’ébattre en pataugeant comme ils peuvent, voire même à se vautrer dans les flots, et en ressortir trempés jusqu’aux os à la fin de l’acte II. Ils semblent se plier de bonne grâce à cette contrainte, on espère seulement que cette eau est un peu chauffée pour éviter les refroidissements. Un chanteur, c’est fragile…</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/2023A090_Nabucco_PRE_20230609_GTG-Carole_Parodi_HD-0970-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-213429"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Carole Parodi</sup></figcaption></figure>


<p>Tout cela est évidemment assez spectaculaire, suscite de très belles images, mais est finalement peu porteur de sens en regard des contraintes et des risques imposés à toute la distribution.</p>
<p>Dans la fosse, l’orchestre de la Philharmonie de Luxembourg dirigé par <strong>Gaetano</strong> <strong>Lo</strong> <strong>Coco</strong> donne de l’œuvre une version très fidèle à la tradition, avec des tempi relativement lents, globalement de bonne tenue et pleinement au service des chanteurs.</p>
<p>Le casting de fort belle qualité est constitué de grandes voix puissantes, parmi lesquelles on soulignera tout d’abord celle de <strong>Juan</strong> <strong>Jesús</strong> <strong>Rodriguez</strong> et son interprétation remarquable du rôle-titre, remplaçant quasiment au pied levé Daniel Luis de Vincente qui a dû renoncer pour des raisons médicales. Il livre une magnifique prestation lyrique : tantôt effrayant et tantôt pitoyable, il construit son personnage avec une belle intelligence, faisant passer dans la voix ses différents états émotionnels, ce qui ajoute à la complexité du personnage, parfaitement rendue.</p>
<p><strong>Vittorio</strong> <strong>de</strong> <strong>Campo</strong> (Zaccaria) possède lui aussi une voix impressionnante, avec beaucoup de volume dans le registre grave, mais l’émission est un peu engorgée et la diction laisse souvent à désirer. Il confère à son rôle, outre une détermination infaillible, tout ce qu’il faut de grandeur et de majesté, mais on est loin de comprendre tout le texte.</p>
<p>Vaillant et nuancé, l’Ismaele de <strong>Matteo</strong> <strong>Roma </strong>donne pleine satisfaction mais semble de peu de poids face à la soprano polonaise <strong>Ewa</strong> <strong>Vesin</strong> qui campe avec une maestria et une ardeur remarquables une Abigaille déchaînée. La voix est très puissante, la technique irréprochable, elle domine de bout en bout un rôle qui lui va particulièrement bien, maintenant jusqu’au bout de sa prestation une énergie considérable. La jeune mezzo-soprano belge<strong> Lotte</strong> <strong>Verstaen</strong> se montre très crédible dans le petit rôle de Fenena, de même que <strong>Nika</strong> <strong>Guliashvili</strong> dans celui du grand-prêtre, tous les deux parfaitement bien distribués. Le jeune ténor néerlandais <strong>Hugo</strong> <strong>Kampschreur</strong> (Abdallo) a fort belle allure en scène mais semble encore vocalement un peu vert pour cet emploi.</p>
<p>Il faut également souligner le travail du chœur, une soixantaine de chanteurs qui participent pleinement à la mise en scène, et livrent – à deux reprises – une interprétation impressionnante du <em>Va</em> <em>pensiero</em> tant attendu du public. Une première fois là où le compositeur l’a prévu, chanté à l’avant de la scène immobile face au public, et une seconde fois tout à la fin du spectacle, après le grand air et la mort d’Abigaille et après une sorte d’intermède orchestral complètement inattendu – une composition contemporaine due à Antonino Fogliani qui dirigeait la première du spectacle à Genève, chanté cette fois depuis la salle, entièrement a cappella. On en frissonne encore…</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-nabucco-luxembourg/">VERDI, Nabucco &#8211; Luxembourg</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>40e International Belvedere Singing Competition — Jurmala</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/40e-international-belvedere-singing-competition-jurmala-questions-pour-un-champion/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Jun 2022 21:09:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cent-dix-neuf chanteurs de 41 nationalités différentes sélectionnés parmi 900 candidats ; 53 en demi-finale ; 15 en finale : les chiffres témoignent de l’envergure acquise au fil des ans par l’international Hans Gabor Belvedere Singing Competition. Le concours fondé en 1982 est souvent surnommé le « Wall Street des voix » avec, pour les artistes &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Cent-dix-neuf chanteurs de 41 nationalités différentes sélectionnés parmi 900 candidats ; 53 en demi-finale ; 15 en finale : les chiffres témoignent de l’envergure acquise au fil des ans par l’international Hans Gabor Belvedere Singing Competition. Le concours fondé en 1982 est souvent surnommé le « Wall Street des voix » avec, pour les artistes qualifiés, la perspective d’un engagement et, à défaut, l’opportunité de se présenter devant un jury composé des directeurs et directeurs artistiques de quelques-uns des d’opéras les plus renommés de la planète : Dresde, Berlin, New York… Autrement dit, faire plusieurs auditions en une seule, d’où la réputation de tremplin artistique.</p>
<p>Les derniers rounds de cette 40e édition avaient lieu à Jurmala, station balnéaire à une trentaine de kilomètres de Riga, en Lettonie.</p>
<p>Assister à la finale sans avoir suivi l’ensemble des épreuves éliminatoires peut rendre discutable le verdict du jury basé non sur l&rsquo;interprétation d&rsquo;un seul air mais de plusieurs. Sans cette indispensable mise en perspective, autant le premier prix décerné au contre-ténor américain <strong>Key’mon Murrah</strong> semble légitime, autant <a href="/breve/keymon-murrah-un-contre-tenor-au-sommet-du-belevedere">le reste du palmarès</a> interroge.</p>
<p>N’est-il pas prématuré d’attribuer un 2e prix à <strong>Nikita Ivasechko</strong>, baryton ukrainien de 28 ans certes prometteur mais débordé par l’ampleur technique et émotionnelle de l’air de Renato dans <em>Un ballo in maschera</em> ? Onéguine, Almaviva des <em>Noces</em> qui appartiennent aussi à son répertoire ont dû convaincre le jury de l’inverse. A en juger au seul air de Banco dans <em>Macbeth</em>, imposant mais encore limité dans la conduite du récit, le troisième prix décerné à la basse sud-africaine <strong>Rueben Mbonambi</strong> récompense davantage un talent en devenir qu’un chanteur confirmé.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/bel2_0.jpg?itok=b7N4CjKa" title="© Dzintari Concert Hall/Pauls Zvirbulis" width="468" /><br />
	© Dzintari Concert Hall/Pauls Zvirbulis</p>
<p>D’où la question : une compétition comme le Belvedere doit-elle distinguer ceux que dans le monde de l’entreprise on appelle les <em>high potential</em> ou donner la préférence des chanteurs déjà prêts à envisager une carrière internationale ?</p>
<p>Dans la première hypothèse, pourquoi ne pas avoir retenu la mezzo-soprano bulgare, <strong>Monika Zasheva</strong>, qu’une voix d’une profondeur enivrante doublée d’une agilité remarquable prédispose aux grands travestis rossiniens, si difficiles aujourd’hui à distribuer ? Pourquoi ne pas avoir primé la soprano belge,<strong> Louise Floor</strong>, dont la tenue de la ligne et l’usage des demi-teintes dans l’air de Louise sont chargés de promesses ?</p>
<p>Dans le deuxième cas, n’aurait-il pas fallu inscrire au tableau d’honneur le nom de <strong>Marianne Croux</strong> dont les aigus dardés et le sens du phrasé dessinent une Micaela d’une belle intensité ? La soprano française est déjà annoncée en Gouvernante de <em>The Turn of the Screw </em>à Dijon la saison prochaine.</p>
<p>Pour le reste, nombreux sont les candidats qui à trop vouloir démontrer sombrent dans la caricature. La tactique peut cependant s’avérer payante. La basse italienne <strong>Vittorio De Campo</strong>, dotée d’une puissance à décorner les bœufs, tonne son Filippo II et reçoit le prix du public ; <strong>Taejun Jeong</strong> piétine l’air du Toréador, malmène la prosodie française et se voit proposer un engagement au Deutche Oper Berlin.</p>
<p>Aucune contestation possible en revanche pour le premier prix, également distingué par le jury presse. Voix égale sur une longueur confortable, Key’mon Murrah crée la surprise non par sa tessiture de contre-ténor –  moins fréquente que d’autres dans un concours de chant international –, mais par un large éventail de couleurs et une justesse d’expression appréciable dans l’air d’Orfeo trop souvent débité comme les vingt-six lettres de l’alphabet. La <em>messa di voce</em>, la pureté de la ligne, des variations originales démontrent tant la technique que la musicalité. La projection, talon d’Achille de sa typologie vocale, n’a pas à souffrir de la comparaison avec les autres candidats. Il aurait fallu l’entendre dans Rossini (Arsace) ou dans l’air d’Orphée, « Amour, viens rendre à mon âme », également à son répertoire, pour juger de sa capacité à triompher de numéros plus virtuoses. Prochainement sur une grande scène internationale, n’en doutons pas.</p>
<p>A la tête d’un excellent Jurmala Festival Orchestra, <strong>Mārtiņš Ozoliņš</strong>, directeur musical par ailleurs de l’Opéra national de Lettonie, réussit à faire de chacun des airs proposés, quelles que soient les forces et faiblesses de leur interprétation, de véritables pièces de concert. Rendez-vous est d’ores et déjà pris l’année prochaine à Dortmund en Allemagne, souhaitant que la guerre en Ukraine qui a compliqué l’organisation de cette 40e édition ne soit plus qu’un (très mauvais) souvenir.</p>
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		<title>Key’mon Murrah, un contre-ténor au sommet du Belevedere</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/keymon-murrah-un-contre-tenor-au-sommet-du-belevedere/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Jun 2022 22:22:07 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Key’mon Murrah est le grand gagnant du 40e International Hans Gabor Belvedere Singing Competition dont la finale a eu lieu, hier, samedi 11 juin, à Jurmala en Lettonie. Agé de 32 ans, le contre-ténor américain remporte non seulement le premier prix, mais aussi le prix des médias et la promesse d&#8217;un engagement à Cologne. Le &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Key’mon Murrah</strong> est le grand gagnant du 40e International Hans Gabor Belvedere Singing Competition dont la finale a eu lieu, hier, samedi 11 juin, à Jurmala en Lettonie. Agé de 32 ans, le contre-ténor américain remporte non seulement le premier prix, mais aussi le prix des médias et la promesse d&rsquo;un engagement à Cologne. Le baryton ukrainien <strong>Nikita Ivasechko</strong> arrive en deuxième position, suivi de la basse sud-africaine <strong>Rueben Mbonambi</strong>. Le prix du public revient à la basse italienne <strong>Vittorio De Campo</strong> (voir le détail du palmarès ci-dessous).</p>
<p>1st prize &#8211; Euro 7.000.- &#8211; : Key’mon Murrah, USA<br />
2nd prize &#8211; Euro 3.500.- &#8211; : Nikita Ivasechko, Ukraine<br />
3rd prize &#8211; Euro 2.500.- &#8211; : Rueben Mbonambi, South Africa<br />
Wil Keune Prize &#8211; Euro 800.- : Ava Dodd, Ireland<br />
Audience Award &#8211; Euro 2.000.- : Vittorio De Campo, Italy<br />
Prize of the international media jury &#8211; 1.500.- : Key’mon Murrah, USA<br />
 <br />
Carinthischer Sommer Villach Music Festival &#8211; Rising Stars 2023 &#8211; A performance within the framework of the Carinthian Summer 2023: Maya Gour, Israel<br />
 <br />
Engagements<br />
Deutsche Oper Berlin: Taejun Jeong, Korea South<br />
Sächsische Staatsoper Dresden – Semperoper: Albert Memeti, Polen (from the semifinals)<br />
Deutsche Oper am Rhein: Nikita Ivasechko, Ukraine<br />
Theater Erfurt: Tristan Blanchet, Switzerland (from the semifinals)<br />
Dzintari Concert Hall, Jurmala: Vittorio De Campo, Italy ; Ava Dodd, Ireland<br />
Oper Köln: Key’mon Murrah, USA<br />
Special Prize to enhance further development  &#8211; Royal Opera House Covent Garden: Mateusz Lugowski, Poland (from the semifinals) ; Christian Christoff, Bulgaria (from the semifinals)</p>
<p> </p>
<p> </p>
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