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	<title>Michel DE SOUZA - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Michel DE SOUZA - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>PUCCINI, Turandot — Londres (ROH)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/turandot-londres-roh-lendemain-qui-chante/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 09 Jul 2017 07:10:29 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le samedi 8 juillet, notre confrère <a href="https://www.forumopera.com/turandot-londres-roh-trente-trois-ans-mais-pas-une-ride">Jean Michel Pennetier part de sa demi-satisfaction à l&rsquo;écoute de Turandot interprétée par Lise Lindstrom</a>. Peut-être eût-il fallu qu’il vînt plutôt le lendemain. <strong>Christine Goerke</strong> possède une voix au volume considérable qui surplombe l’orchestre et le chœur sans effort dans les tutti du deuxième acte. Mordant, acéré, son chant qui découpe les mots sans renoncer au legato, lacère chaque énigme avec véhémence. Le vibrato serré de la soprano américaine accentue encore le métal du timbre. Pour autant, cette voix massive se réchauffe dans le médium et le grave de même que le passé de mozartienne de l’interprète lui sert pour conduire avec intelligence l’évolution de son personnage, du monolithe meurtrier à la femme sensible et frémissante. C’est un <strong>Aleksandrs Antonenko</strong> en pleine santé vocale qui lui fait face : il assume de manière péremptoire le contre-ut de « ti voglio ardente d’amor », à l’image de Roberto Alagna la veille. Mais les harmoniques de la voix sont peu séduisants et le timbre nasal acidifie son « Nessun dorma ». Il manque quelques pianos et sons filés à <strong>Hibla Gerzmava</strong> pour enluminer une Liù par ailleurs sensible et investie. Le trio des masques est lui aussi renouvelé. <strong>Michel de Souza</strong> convainc tout à fait en Ping, talonnés par le Pang très bien caractérisé d’<strong>Aled Hall</strong>. <strong>Pavel Petrov</strong> propose un Pong plus en retrait.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="330" src="/sites/default/files/styles/large/public/turandot-roh-1034_aled_hall_as_pang_michel_de_souza_as_ping_pavel_petrov_as_pong_c_roh._photo_by_tristram_kenton.jpg?itok=jKlQ_irI" title="© Tristram Kenton" width="468" /><br />
	© Tristram Kenton</p>
<p><strong style="font-size: 14px">Dan Ettinger</strong> opte pour une lecture assez lente, qui minimise les excès de décibels et prend le temps de travailler sur la couleur orchestrale. Violons, violoncelles et harpes notamment s’épanchent dans un beau lyrisme. </p>
<p>	Tous s&rsquo;accordent avec la même aisance que leurs comparses la veille à la proposition pessimiste d’<strong>Andrei Serban</strong>. Pour compléter les remarques de Jean Michel Pennetier, on notera que la cruauté l&#8217;emporte dans les rapports entre tous les personnages. Ainsi, pour frapper sur le gong à la fin du premier acte, Calaf saisit le baton-guide du Timur, ce qui l’envoie au sol. De même, le destin tragique de Liu au troisième ne semble guère le concerner. Trente ans après la création, voici un angle fort de cette lecture du conte qui lui donne encore toute sa modernité au milieu de décors et de costumes classiques.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>PUCCINI, La Bohème — Genève</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-boheme-geneve-cherchez-la-cle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jonathan Parisi]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Dec 2016 13:13:46 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Représenter La Bohème n’est pas si aisé qu’on pourrait le penser tant les pièges de ne rien dire de plus, ou pire de ne rien dire d’aussi bien, se présentent en nombre. D’abord, la partition de Puccini résonne en chacun comme une musique intérieure, presqu’intime lorsqu&#8217;on est tombé dans la marmite petit. Du même coup, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">Représenter <em>La Bohème</em> n’est pas si aisé qu’on pourrait le penser tant les pièges de ne rien dire de plus, ou pire de ne rien dire d’aussi bien, se présentent en nombre. D’abord, la partition de Puccini résonne en chacun comme une musique intérieure, presqu’intime lorsqu&rsquo;on est tombé dans la marmite petit. Du même coup, un lien étroit et affectif existant avec l’œuvre, il émerge des préférences, si ce n’est des références, des attentes, si ce n’est des exigences. Mais bouder son plaisir, et demeurer à la maison, disque en mains et mouchoirs en poche, ne sera jamais la solution en matière de spectacle vivant. Alors il fallut ce rendre, et d’ailleurs avec entrain, au Grand Théâtre de Genève, toujours installé à l’Opéra des Nations, pour cette <em>Bohème</em> avec double distribution.</p>
<p class="rtejustify">Dès le lever de rideau, le ton est donné. Dans un maigre décor, tout en transparence et figurant la libre circulation des membres de cette petite communauté comme celle du froid et du vent, Rodolfo se tient, contemplatif, sous les flocons de neige. Le metteur en scène <strong>Matthias Hartmann</strong> fait alors évoluer ses bohèmes dans un espace très ouvert, facilitant <em>a priori</em> leur frénésie. Pourtant, force est de constater que le jeu de scène demeure quelque peu statique – nul drame car l’immobilisme peut joliment s’habiter – mais surtout un peu systématique – dicté par le texte seul – et finalement un peu artificiel. Cela est doublement regrettable que le livret procure aux personnages une épaisseur qui promet d’aller bien au-delà des actions principales, et de rendre à cette jeune équipée toute la profondeur d’âme et d’esprit que Murger suscitait. Le deuxième acte et son décor en poulailler n’arrange rien, et fige une action d’ordinaire bouillonnante. Il faut les deux actes suivants pour que peu à peu, la magie opère et l’engagement collectif emporte la réussite du tableau final, où tour à tour les corps se figent, cette fois magnifiquement et avec sens, impuissants face à la mort. Sous les flocons de neige, Rodolfo reçoit l’ultime caresse de sa muse…</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="350" src="/sites/default/files/styles/large/public/laboheme_casta_c_caroleparodi_08.jpg?itok=7TnFzTQQ" width="468" /></p>
<p class="rtejustify">Et l’on s’en félicite, car notre Rodolfo de la soirée trouve en <strong>Dmytro Popov</strong> une voix idéale. L’émission nette, le phrasé souple, l’aigu ample sont autant de qualités que déploie le ténor ukrainien, conquérant le public dès le célèbre « Che gelida manina ». On regrette néanmoins une certaine lourdeur de jeu, qui devrait avantager l’impétueux <strong>Sébastien Guèze</strong>, avec lequel il chante en alternance. A ses côtés, la Mimi de <strong>Nino Machaidze</strong> est sans conteste l’artiste de la soirée. Si elle déploie parfois trop de gestes inutiles et campe une couseuse plus piquante que tendre, elle offre au personnage un timbre aux harmoniques chaleureux et des accents de plus en plus sincères au fur et à mesure qu&rsquo;avance le drame. Le couple Musetta/Marcello est tout aussi bien servi par<strong> Julia Novikova </strong>et <strong>Andrè Schuen</strong>. Le soprano argenté et le charisme étincelant de la <em>vipera </em>pousse le peintre dans ses plus vifs retranchements. Le geste scénique se double alors d&rsquo;une voix de baryton ample dotée d&rsquo;une grande musicalité. Les seconds rôles, tels le Schaunard farfelu de <strong>Michel de Souza</strong> et le Colline éclairé de <strong>Grigory Shkarupa</strong>, sont à la hauteur du plateau, définitivement solide et équilibré.</p>
<p class="rtejustify">A la tête de l’Orchestre de la Suisse Romande,<strong> Paolo Arrivabeni</strong> accomplit un travail soigné, articulant avec grande lisibilité le discours puccinien si loquace et énergique. La tendresse de certains accents est cependant quelque peu sacrifiée ça et là, au prix d’une volonté évidente de fluidité. S’appesantir ? Non, il ne saurait en être question, mais fouiller les méandres d’une partition bouleversante jusque dans ses moindres replis intérieurs : oui, c’est bien ici la marge de progression possible. Par bonheur, onze autres représentations sont programmées, multiples occasions de chercher nous aussi, avec Mimi et Rodolfo, la véritable clé de <em>La Bohème</em>.</p>
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