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	<title>William DESBIENS - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<title>William DESBIENS - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>STRAUSS, Elektra &#8211; Hambourg</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/strauss-elektra-hambourg/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 May 2026 08:02:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Aušrinė Stundytė a intégré il y a peu le cercle restreint des Elektra qui comptent sur le circuit. Sa prestation à Salzbourg en 2020 avait été remarquée et on comprend que Dmitri Tcherniakov ait jeté son dévolu sur la cantatrice lituanienne. Le triomphe que lui réserve fort justement le public hambourgeois à l’issue de cette &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Aušrinė Stundytė</strong> a intégré il y a peu le cercle restreint des Elektra qui comptent sur le circuit. Sa prestation à Salzbourg en 2020 avait été remarquée et on comprend que <strong>Dmitri Tcherniakov</strong> ait jeté son dévolu sur la cantatrice lituanienne. Le triomphe que lui réserve fort justement le public hambourgeois à l’issue de cette reprise d’<em>Elektra</em> dit la force d’attraction qu’exerce sur l’auditeur et le spectateur la prestation (que ce soit la voix ou le jeu) qu’elle livre ; elle est décidément entrée dans la cour des grandes Elektra du moment. Comme toujours chez le metteur en scène russe, l’exigence et la précision dans la direction d’acteurs sont de mise. Et Aušrinė Stundytė se plie aux innombrables sollicitations de Tcherniakov. Comme celle la conduisant par deux fois à reconstituer le corps de son père Agamemnon grâce à des vêtements et des polochons, à « entreprendre » sa sœur dans le duo juste avant l’arrivée d’Oreste, et l’on pourrait multiplier les exemples.<br />
Elle incarne une Elektra frêle, blessée (on devine qu’elle a pu être violentée dans sa jeunesse), se cherchant, y compris dans son identité (aux allures de garçon, elle semble trahir auprès de sa sœur un penchant lesbien), le tout dans la maîtrise d’un chant dont on connaît les exigences. La voix est splendide dans les aigus, qu’elle arrache parfois dans la douleur, mais sans aucune défaillance. Nous serons davantage réservé sur les médiums et les graves, parfois peu audibles du cinquième rang (mais après tout on pourra nous objecter que Strauss, dans sa fosse d’orchestre, avait lui-même fixé comme objectif à ses musiciens de surpasser en puissance « ces dames là-haut » !)</p>
<p>Autour de Aušrinė Stundytė, on retrouve <strong>Violeta Urmana</strong> en Klytämnestra ; elle aussi a été choisie délibérément par Tcherniakov qui avait tenu ensuite à ce qu’elle incarne Herodiade dans <em>Salome</em>. Le rôle est maîtrisé du début à la fin ; aujourd’hui les graves ont gagné en intensité, on « lit » véritablement le drame qui se déroule dans l’esprit de la mère d’Elektra. Mention aussi toute particulière pour la Chrysothemis de <strong>Jennifer Holloway</strong>. Sieglinde <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-die-walkure-bayreuth/">remarquée à Bayreuth</a> l’été dernier, la soprano américaine débute son monologue lors de son entrée prudemment, puis gagne en assurance et en présence jusqu’à la scène finale. Toutefois un peu trop dépendante visuellement de la cheffe, elle déploie des aigus puissants et ses derniers mots (« Orest ! Orest ! ») auront glacé l’assistance. Magnifique <strong>Kyle Ketelsen</strong> qui campe un Orest trouble (on comprendra pourquoi à la toute fin). La basse est bien posée, percutante, laissant transparaître aussi la douceur qui sied à l’incarnation d’un frère retrouvant sa sœur. Aegisth est un maitre de maison bien craintif et <strong>Wolfgang Ablinger-Sperrhacke</strong> donne authentique vie à ce personnage.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Elektra-4c-Monika-Rittershaus-1294x600.jpg" />© Monika Rittershaus</pre>
<p>La <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/elektra-hambourg-musee-ou-parc-dattraction/">mise en scène d’<strong>August</strong> <strong>Everding</strong></a> était restée près d’un demi-siècle au répertoire de l’Opéra d’État de Hambourg, et c’est en 2021 (le Covid avait reporté la nouvelle production prévue initialement en 2020) que Dmitri Tcherniakov a proposé cette nouvelle vision d’<em>Elektra</em>. Il s’agit là du premier volet de ce que l’on a appelé sa trilogie hambourgeoise des opéras de Strauss, <em>Salome</em> (2023) puis <em>Ariadne auf Naxos </em>(2025) complétant le trio.<br />
Plus encore que dans <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/strauss-salome-hambourg/"><em>Salome</em></a>, la transposition à laquelle opère Tcherniakov est frappante. Nous sommes, comme dans <em>Salome</em> (les décors sont presque interchangeables), dans un appartement bourgeois du XXe siècle : Orest sortira en effet de la bibliothèque un vinyle d’<em>Elektra</em>, l’enregistrement de 1966 (Solti, Nilsson, Resnik) ! Possiblement à  Vienne (bustes de Mozart et Beethoven dans les étagères).</p>
<p>C’est à un drame familial que nous sommes conviés. Au début de la pièce, Klytämnestra, atteinte de sénilité, réunit autour d’une tasse de thé ses amies qui médisent sur Elektra. Celle-ci est une femme-enfant qui n’a jamais pu mûrir, passant brutalement de l’enfance à l’âge adulte. Elle reste un être pour ainsi dire asexué, aux allures de garçon, qui, à travers des actes compulsifs répétés de manière rituelle, invoque le passé, c’est-à-dire ramène dans sa vie son père assassiné par sa mère et son amant. Elle sort les vêtements de son père d’un carton et les assemble sur la table à manger, tel un fétiche, pour reconstituer sa silhouette d’autrefois. Puis elle dispose en grand nombre sur cet autel les petits chevaux et les petits chiens de son enfance. C’est lorsqu’elle se couvre le visage de couleur sang, que l’on suppose qu’elle a été abusée dans son enfance.<br />
Chrysothemis est bien la sœur sage jusqu’au bout des ongles, dans l’incapacité de comprendre les souffrances d&rsquo;Elektra. Quant à Orest, sa mine patibulaire laisse soupçonner qu’il a plus d’un mauvais tour dans son sac, mais nul n’aurait pu imaginer qu’il s’agissait d’un tueur en série ! Après avoir trucidé sa mère et son beau-père, il pousse le vice jusqu’à ramener leurs cadavres à la table de la salle à manger, avant d’y asseoir une Elektra déjà morte dans son extase finale et même sa sœur Chrysothemis qu’il poignardera, peut-être pour s’assurer que ses forfaits n’auront eu nul témoin. Ces outrances ultimes étaient certainement dispensables.</p>
<p>C’est <strong>Anja Bihlmaier</strong> qui dirige d’une main de maître l’orchestre de l’Opéra de Hambourg en grande forme. Capable de rendre justice à la surpuissance demandée par la partition, capable aussi de laisser le plateau respirer, la cheffe allemande a délivré elle aussi une partition de toute beauté.</p>
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		<title>PUCCINI, Madama Butterfly &#8211; Hambourg</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-madama-butterfly-hambourg/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 May 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est à une lecture très riche et même assez envoûtante que nous convie Vincent Boussard qui proposa, en 2012, à l’opéra de Hambourg, sa vision de Madama Butterfly, production reprise cette saison ; nous assistons à la 44ème représentation depuis la première le 11 novembre 2012. Vincent Boussard possède à son actif près de 70 mises &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est à une lecture très riche et même assez envoûtante que nous convie <strong>Vincent Boussard</strong> qui proposa, en 2012, à l’opéra de Hambourg, sa vision de <em>Madama Butterfly</em>, production reprise cette saison ; nous assistons à la 44<sup>ème</sup> représentation depuis la première le 11 novembre 2012.</p>
<p>Vincent Boussard possède à son actif près de 70 mises en scène dans le monde entier. Forum Opéra a récemment rendu compte de quelques-unes de ses réalisations à <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-la-fanciulla-del-west-hambourg/">Hambourg</a> déjà, <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-le-nozze-di-figaro-marseille/">Marseille</a> ou encore <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/bernstein-candide-lausanne-un-candide-petillant-et-doux-amer/">Lausanne</a>.<br />
Celle-ci nous conduit d’une main assurée et par des chemins tortueux dans un monde ambigu, qui prend son point de départ au Japon mais s’en éloigne très vite, qui s’ancre dans la réalité d’un amour absolu mais s’en échappe pour un univers plus incertain, plus inconsistant aussi, qui prend ses distances avec la réalité tangible et qui confine à l’hallucination.<br />
Vincent Boussard, il le précise dans ses notes d’intention, a suivi Puccini dans le soin donné à la peinture psychologique de ses personnages. C’est cela, de toute évidence, qui l’intéresse dans <em>Butterfly</em>. Qu’est-ce qui caractérise fondamentalement Cio-Cio, de qui est-elle l’archétype et que dit-elle au monde d’aujourd’hui ? Cette recherche conduit Boussard à gommer autant que faire se peut les traits par trop japonisants, qui auraient tendance à enfermer les personnages dans une problématique circonscrite dans l’espace (la culture japonaise est omniprésente, au moins dans les deux premiers actes), mais aussi dans le temps. En élargissant le spectre spatial, il élargit aussi le temporel : ce que vit Cio-Cio ne découle pas d&rsquo;une seule problématique « coloniale », mais touche les femmes de tous horizons et, évidemment, la question de l’union, du mariage, de l’infidélité, de la place de l’enfant dans un couple désuni nous parle de nos jours au moins autant qu’il y a un siècle.</p>
<p>Ainsi donc, sans s’extraire de l’assise narrative (le Japon et ses traditions ancestrales), le metteur en scène va-t-il, petit à petit, gommer tous les accessoires (par exemple les costumes, dessinés comme souvent pour Boussard par <strong>Christian Lacroix</strong>), qui nous confineraient au pays du soleil levant. Au début du III, Cio-Cio a revêtu jeans et pull fermé (avec, notons-le, un crucifix  autour du cou) ; Suzuki sera la dernière à se défaire de son costume local pour se vêtir « à l’occidentale ». Parvenue au terme du chemin, la problématique revêtira alors une configuration totalement universelle.</p>
<p>Mais Boussard va plus loin dans la peinture psychologique et il prend alors des chemins bien tortueux (que l’on n’est pas obligé de suivre), qui, pour le coup, nous éloignent de la trame narratrice originelle, mais qui méritent tout de même notre attention. Là où Boussard prend ses distances et des libertés avec le livret, c’est dans l’évolution psychologique qu’il propose de l’héroïne. Pour lui, Madama B.F. Pinkerton est entrée, depuis son mariage, dans un monde à elle. Elle s’est construit un univers pour se protéger de la réalité qu’elle soupçonne dès le début (à savoir qu’elle ne reverra pas son mari ou bien que son mari lui aura été infidèle). Et dans cet univers quasi onirique qu’elle s’est créé, figure l’enfant. Mais un enfant imaginaire. L’enfant, ici, c’est une poupée de cire que sa mère prend dans ses bras. Que Suzuki prend aussi dans ses bras – elle qui sait que Butterfly n’a pas d’enfant mais qui entre dans son jeu pour la protéger. La scène est terrible où, à la fin du II, lorsque Cio-Cio demande à Suzuki d’emmener l’enfant, celle-ci prend la poupée de cire sous le bras, ouvre la porte qui se révèle être un placard où sont déjà remisées des dizaines d’autres poupées.</p>
<p>Autre scène impressionnante : Butterfly, qui a longtemps tourné autour du poignard, ne se fait pas hara-kiri. Elle s’échappe plutôt de ce monde, le fuit, et au moment même où elle le fait, la porte s’ouvre qui découvre un placard cette fois vide des dizaines de poupées. Seul subsiste l’« enfant » de Cio-Cio, qui tombe à terre. La question de la « Scheinmutterschaft » (fausse maternité) s’est ainsi subrepticement introduite.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Madame-Butterfly_6c-Bernd-Uhlig-1294x600.jpg" />© Bernd Uhlig</pre>
<p>Pour rendre cette vision très personnelle de l’œuvre, Boussard est entouré ce soir d’une troupe qui fait honneur au chef-d’œuvre musical qu’est <em>Madama Butterfly</em>. Il faut rendre hommage à <strong>Barno</strong> <strong>Ismatullaeva</strong>, coutumière du rôle, qui n’est peut-être pas une Cio-Cio-San d’exception (il manque des nuances dans les aigus <em>forte</em>) mais qui vient à bout d’une partition exigeante avec une assurance qui impressionne. Une seule faiblesse, à la fin du duo avec Pinkerton, au I, mais pour le reste, une voix percutante et un engagement qu’il faut saluer.<br />
<strong>Atalla</strong> <strong>Ayan</strong> est un vaillant Pinkerton dont la projection aura progressé au long de la soirée. Nous avons beaucoup apprécié le timbre du Sharpless de <strong>Kartal</strong> <strong>Karagedik</strong>, acteur très fin par ailleurs ; <strong>Ida</strong> <strong>Aldrian</strong> fait honneur au rôle de Suzuki, <strong>Jürgen</strong> <strong>Sacher</strong> (Goro), <strong>William</strong> <strong>Desbiens</strong> (Yamadori), <strong>Tigran Martirossian</strong> (Bonzo), complètent très honorablement la distribution. Une direction toutefois sans trop de relief d’<strong>Alexandre</strong> <strong>Joel</strong> à la tête de l’orchestre de l’opéra de Hambourg.<br />
Dommage enfin qu’au baisser de rideau, seuls les cinq protagonistes du III étaient présents pour les saluts.</p>
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		<title>WEBER, Der Freischütz &#8211; Hambourg</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/weber-der-freischutz-hambourg/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Apr 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est en novembre 2024 que le metteur en scène Andreas Kriegenburg, remarqué l’an passé à Bregenz dans l’Œdipe de Enesco, a proposé à l’opéra d’Etat de Hambourg une nouvelle production du Freischütz. Celle-ci est reprise avec bonheur dans une série de représentations qui n’a pas fait salle comble et c’est bien dommage. En cette avant-dernière &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est en novembre 2024 que le metteur en scène <strong>Andreas Kriegenburg</strong>, remarqué l’an passé à <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/enesco-oedipe-bregenz/">Bregenz dans l’<em>Œdipe</em></a> de Enesco, a proposé à l’opéra d’Etat de Hambourg une nouvelle production du <em>Freischütz</em>. Celle-ci est reprise avec bonheur dans une série de représentations qui n’a pas fait salle comble et c’est bien dommage. En cette avant-dernière de la saison, plusieurs groupes de lycéens ont pris bonne place et se sont fait entendre, sans que ce soit toujours à propos, dirons-nous avec retenue…<br />
Kriegenburg, précisons-le d’emblée car nous sommes à Hambourg, n’est pas un adepte forcené du Regietheater, loin de là. Sa vision du <em>Freischütz</em> n’est pas véritablement transposée, si ce n’est d’un siècle peut-être, comme nous le signale les costumes d’<strong>Andrea</strong> <strong>Schraad</strong>, mais cela n’a guère d’importance. En revanche, la question de l’ « opéra national », l’opéra allemand par excellence, demeure au centre de sa réflexion et c’est elle qui retient toute son attention. Kriegenburg restera ainsi très fidèle au texte et à l’intrigue, pour mettre en avant ce qui, selon lui, est profondément allemand, dans les personnages et leur contexte.<br />
Or c’est à une vision somme toute sévère de ses contemporains que Kriegenburg, originaire de l’ex-Allemagne de l’Est (il est né en 1963 à Magdebourg), nous convie. L’Allemagne est posée par ses traditions : la ferveur religieuse, les costumes régionaux des hommes et des femmes, les Biergärten (ces jardins où la bière coule à flot) les parties de chasse bien sûr ; les forêts allemandes, au cœur de l’imaginaire romantique allemand, sont omniprésentes grâce aux décors (signés <strong>Harald Thor</strong>) des extérieurs, tous bordés de palissades en bois brut que l’on devine tiré des forêts du Taunus.<br />
Mais l’essentiel est ailleurs et c’est ce qui intéresse Kriegenburg : la place de l’individu face au collectif dans la société allemande. Lorsqu&rsquo;un individu se démarque de la masse, la communauté sanctionne cet individualisme. C&rsquo;est exactement le sort réservé à Max : il est montré dans la position de celui qui échoue et qui se trouve rejeté par le collectif. Dès le départ, Max, qui est un peu un loser, se démarque. Il ne revêt pas les habits traditionnels des chasseurs, il s’assied à l’écart, il est isolé de la foule, de cette société compacte, capable d’exclure celui qui est autre et surtout qui échoue. S’il est accepté <em>in fine</em> (sextuor et scène conclusive), c’est par la grâce d’un <em>deus ex machina</em> qui, sous la forme d’un ermite, vient offrir une improbable fin heureuse, dont, disons-le bien, personne n’est dupe. Car la question demeure : comment l’individu, pour peu qu’il soit en décalage, réagit-il à la pression de la société majoritaire ? Et comment en arrive-t-on là ? A cet égard, le personnage de Samiel (rôle parlé excellemment tenu par <strong>Clemens Sienknecht</strong>) est considérablement mis en valeur. Présent sur scène durant tout le premier acte, où il prend parfois la parole à la place des autres personnages (bel effet ô combien signifiant), il se démultiplie aux deuxième et troisième actes où l’on retrouve une dizaine de représentants du Mal, que l’on sent omniprésents et incontournables. Chacun aura perçu à quoi, dans l’imaginaire allemand contemporain, cette figure renvoie.<br />
Il faut savoir gré à Kriegenburg d’avoir concilié une évidente fidélité au livret original et une réflexion propre sur la société allemande, d’avoir su interroger avec tact et clairvoyance mais délicatesse une œuvre profondément ancrée dans la culture d&rsquo;Outre-Rhin.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Der-Freischutz_Schlucht-c-Brinkhoff_Mogenburg-1294x600.jpg" />© Brinkhoff / Mögenburg</pre>
<p>C’est justement parce que <em>Der Freischütz</em> est profondément allemand qu’on attend qu’il soit servi dans une langue authentique. De ce point de vue-là, comme nous l’avons dit, Clemens Sienknecht parle un parfait Hochdeutsch, ce qui le place intelligemment à l’écart, voire au-dessus des autres protagonistes, dont on attendrait un parler plus dialectal. Et c’est là que le bât blesse le plus dans le rendu de l’authenticité, d&rsquo;autant plus que les dialogues parlés sont nombreux. Quelque parfaitement méritants et appliqués que soient les interprètes, aucun ne peut se fondre dans un parler local qui ne s’apprend pas ou guère et qui ici, nous fait cruellement défaut. Mis à part le rôle d’Ottokar, aucun autre n’est tenu par un germanophone, et cela s’entend.<br />
Une fois cela dit, la représentation est d’une bonne tenue vocale. <strong>Liviu Holender</strong> reprend le rôle d’Ottokar en remplacement d‘Andrew Hamilton et il fait preuve d’autorité dans la scène finale, elle-même dominée par l’apparition saisissante de l’ermite, tout de blanc vêtu, porté par la basse chantante de <strong>Hubert Kowalczyk</strong>. Rôle bref mais d’une grande intensité. <strong>Chao Deng</strong> est un Cuno moins à l’aise au I qu’au final. <strong>Alexander Roslavets</strong> et <strong>Dovlet Nurgeldiyev</strong> forment un duo Caspar &#8211; Max intense et somme toute crédible.<br />
Ce sont les voix féminines qui ont illuminé la soirée : <strong>Jane Archibald</strong> est une magnifique Agathe. Sa grande scène du II est toute d’émotion et de délicatesse ; les aigus sont purs, le timbre clair. Une mention toute particulière pour la truculente Ännchen proposée par la sud-coréenne <strong>Narea Son</strong>. Le duo avec Agathe au début du II est très attachant tout comme le trio avec Max de ce même deuxième acte. Beaucoup de souplesse, et d’agilité dans une voix lumineuse et vraiment prometteuse.<br />
Les chœurs d’hommes et de femmes font montre d’une bonne maîtrise de la langue et de la partition. Quelques décalages subsistent.<br />
L’orchestre de l’Opéra de Hambourg est dirigé par <strong>Yoel Gamzou</strong>, dernier élève de Carlo-Maria Giulini et qui deviendra à compter de septembre 2026 le nouveau directeur musical de l’Opéra de Pologne-Teatr Wilki à Varsovie. C’est lui qui avait assuré la première de cette nouvelle production l’an passé. L’orchestre sonne admirablement, les cors sont splendides, les soli de violoncelle et d’alto impeccables. On restera interrogé par quelques emballements rythmiques (thème principal de l’ouverture et conclusion orchestrale au III), qui ne s’imposaient certainement pas.</p>
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		<item>
		<title>PUCCINI, La Fanciulla del West — Hambourg</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-la-fanciulla-del-west-hambourg/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 29 Mar 2025 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Créée en 2015, la production de Vincent Boussard transpose l&#8217;action dans une époque moderne indéterminée. N&#8217;étaient des costumes bigarrés disparates qui semblent parfois sortis d’un défilé de mode branchouille (ils sont co-signés par l&#8217;ancien couturier Christian Lacroix), on pourrait se croire dans le Midwest des États-Unis, ou au Canada, en Colombie-Britannique, quelque part du côté &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Créée en 2015, la production de<strong> Vincent Boussard</strong> transpose l&rsquo;action dans une époque moderne indéterminée. N&rsquo;étaient des costumes bigarrés disparates qui semblent parfois sortis d’un défilé de mode branchouille (ils sont co-signés par l&rsquo;ancien couturier Christian Lacroix), on pourrait se croire dans le Midwest des États-Unis, ou au Canada, en Colombie-Britannique, quelque part du côté des prospecteurs de gaz de schiste. La modernisation est plaisante et plutôt bien vue, mais elle fait l&rsquo;impasse sur quelques ressorts du livret. À l&rsquo;époque de la <em>Ruée vers l’or</em> (1849-1850) en effet, les prospecteurs sont des déclassés qui espèrent faire fortune et qui ont rompu leurs attaches avec le Nord industriel. La justice était sommaire voire inexistante et l&rsquo;argent difficile à gagner : ceci explique la méfiance des prospecteurs envers les nouveaux venus (ici, Dick Johnson) et leur rapidité à condamner à la pendaison un simple tricheur sans procès (ce ne sont pas eux qui auraient opté pour une peine de substitution). De nos jours, les prospecteurs ne sont que de simples salariés qui ne s&rsquo;enrichiront jamais autant que ceux qui les emploient : le rêve américain a du plomb dans l&rsquo;aile. Par ailleurs, contrairement à ce que l&rsquo;on imagine généralement, <em>La Fanciulla del West</em> ne se termine d’ailleurs pas vraiment par un <em>happy end</em>. Certes, Dick Johnson échappe à la mort, mais il est condamné avec Minnie à abandonner sa quête d&rsquo;un avenir meilleur. Leurs rêves de bonheur sont irrémédiablement brisés : la pièce originale de Belasco est encore plus claire à ce sujet, l&rsquo;auteur faisant suivre la scène de pardon (la dernière dans l&rsquo;opéra) par une ultime scène où les deux amants retournent vers l&rsquo;Est en pleurant sur leurs espoirs détruits. La transposition fait l&rsquo;impasse sur cette dimension et nous montrent même des amants réjouis au milieu des lamentations de leurs anciens compagnons, malentendu classique. Cette réserve exprimée, la production tient la route, avec de beaux moments de théâtre. La direction d&rsquo;acteurs est en effet impeccable, crédible et fouillée dans le détail. Le déroulé dramatique est quasi cinématographique, mais dans un univers visuel un brin déjanté très spectaculaire. On exprimera néanmoins une réserve sur le manque de crédibilité de la scène où Dick Johnson blessé vient se cacher dans la maison de Minnie : selon le livret, Dick est caché dans le grenier ; ici, il est étendu dans un escalier, à la vue de tous, et on se demande comment Rance fait pour ne pas le voir. Les décors sont originaux dans leur esthétique et dramatiquement efficaces. À quelques détails près donc, le spectacle est original et réussi et tient parfaitement la route, dix ans après sa création.</p>
<p>Remplaçant Paolo Cargnani qui lui même se substituait à Antonino Fogliani,<strong> Francesco Ivan Ciampa</strong> n’a sans doute pas mesuré pleinement les conditions d’équilibre entre le plateau et la fosse. L&rsquo;orchestre est superbe mais le chef italien le laisse se déchainer sans retenue dans un maelström épuisant couvrant continuellement les voix, qu’il s’agisse des chœurs ou des solistes (lesquels ne sont pourtant pas les premiers venus en terme de puissance de projection). La direction est dynamique mais assez classique. Ce fracas constant n’a même pas le mérite d’éclairer la complexité de la partition, peu de détails particuliers ressortant de la fosse, à quelques rares exception près : par exemple les percussions qui viennent souligner le galop du cheval du postillon, ou encore de l&rsquo;imitation de hennissement lorsqu&rsquo;est évoqué l&rsquo;épisode de la mâchoire d&rsquo;âne de Samson.</p>
<p><strong>Anna Pirozzi</strong> campe une Minnie maternelle, figure protectrice et réconfortante de la troupe des mineurs. La voix est souple, et le soprano offre des aigus puissants dénués de dureté. Le médium et le grave, particulièrement sollicités, sont moins prégnants, la voix manquant un peu de la largeur attendue pour le rôle (et ce n’est pas le chef qui aide). On a ainsi davantage l’impression d’entendre un <em>soprano spinto</em> verdien que l&rsquo;authentique <em>soprano drammatico</em> effectivement requis (Anna Pirozzi chante avec talent des rôles de <em>soprano drammatico d&rsquo;agilità</em> comme Lady Macbeth ou Abigaile, mais dans le cas de Minnie, nulle agilité n&rsquo;est requise). <strong>Gregory Kunde</strong> faisait ce soir sa prise de rôle en Dick Johnson. L&rsquo;orchestre de Puccini est plus clément avec le ténor, et le chanteur américain souffre moins du déluge de décibels émanant de la fosse. Ses deux airs sont des miracles d’intelligence vocale dans lesquels son passé belcantiste viennt appuyer une voix qui a évolué vers les emplois de <em>spinto</em>. Les aigus sont percutants, confondant d’aisance, mais sans compromission avec la noblesse du chant : Kunde campe ainsi un Dick Johnson à la fois émouvant par les nuances de son chant, et excitant par son énergie. Bien dirigé, le ténor américain témoigne de qualités d’acteurs qu’on ne lui a pas toujours connues. A titre d&rsquo;exemple, tous ses échanges avec Minnie au premier acte nous laissent sur une subtile impression d’indécision : on ne saisit pas la part de fourberie du voleur qui visite les lieux de son futur larcin et celle de la flamme amoureuse qui renait. Enfin, la complicité est parfaite entre Kunde et Pirozzi et, en dépit de la maturité des deux artistes, on finit par croire à cette intrigue amoureuse. On regrettera (mais c&rsquo;est le lot des théâtres de répertoire) que l&rsquo;on n&rsquo;ait pas profité de la présence de ces deux artistes pour donner la version du duo de l&rsquo;acte II modifié par Puccini pour la création romaine de 1922, laquelle se termine par un contre-ut pour les deux protagonistes (1). Avec sa silhouette longiligne qui domine le plateau, <strong>Claudio Sgura</strong> campe un Rance de grande prestance et d’une autorité naturelle. Vocalement, l’aigu est un peu blanc et la voix manque toutefois un peu de puissance, en particulier dans le contexte de cette exécution musicale. La composition théâtrale est en revanche très réussie, d’autant que le personnage du shérif est assez complexe : bas dans ses instincts libidineux, rancunier, d’une violence à peine contenue, mais aussi joueur, et empreint d’une certaine noblesse dans le respect de la parole donnée ou lorsqu’il se plie à contre-cœur à la clémence des mineurs (Scarpia par exemple se pose moins de questions et a moins de scrupules).</p>
<p>Puccini a prévu un nombre impressionnant de rôles secondaires, les dotant chacun d’une personnalité propre. Le ténor <strong>Andrew Dickinson</strong> est excellent en Nick (le serveur du bar philosophe), bien chantant et bon acteur. En Ashby, l&#8217;employé de la Wells Fargo, <strong>Han Kim</strong> offre une belle voix de basse, sonore et au timbre clair. On retrouve avec plaisir<strong> Tigran Martirossian</strong> en Sonora. Au début des années 2000, le baryton-basse s’illustra dans des rôles de premier plan, notamment dans le belcanto romantique, et son chant n’a rien perdu de ses qualités pour ce rôle de caractère. En Harry, <strong>Mziwamadoda Sipho Nodlayiya</strong> offre une voix haut perchée bien conduite, très séduisante. Le baryton <strong>David Minseok Kang</strong> rend avec délicatesse la romance nostalgique de Jake Wallace. La basse <strong>Grzegorz Pelutis</strong> campe bien le désespoir de Larkens pour lequel les mineurs se cotisent afin qu&rsquo;il puisse rentrer au pays. <strong>Nicholas Mogg</strong> est un Sid (le tricheur) veule à souhait. <strong>Charles Rice</strong> est un Bello véhément. Le ténor <strong>Ziad Nehme</strong> sait exprimer la délicatesse maladroite de Joe. Paul Kaufmann (Trin) est un efficace ténor de caractère. Physiquement et vocalement, le baryton-basse <strong>Keith Klein</strong> est épatant en <em>bad boy</em> (José Castro). Le rôle de Wowkle est très court mais <strong>Aebh Kelly</strong> sait attirer l&rsquo;attention par son beau timbre sombre de mezzo, et par sa composition d’une domestique revêche, indisciplinée et méfiante. Au premier acte, l&rsquo;intervention de Billy Jackrabbit, l&rsquo;amérindien amateur d&rsquo;eau-de-feu, est coupée, probablement jugée politiquement incorrecte en dépit de son triste réalisme : <strong>Mateusz Ługowski</strong> conserve ses répliques du début de l&rsquo;acte II et peut déployer une belle voix de basse au timbre chaud. L&rsquo;acte III permet d&rsquo;apprécier en solo le Happy expressif de&nbsp;<strong>William Desbiens</strong>. Comme on le voit, la troupe est de haut niveau, condition indispensable à la représentation de cet ouvrage exigeant, enfant préféré de son auteur mais qui n&rsquo;a jamais vraiment trouvé son public en dépit de ses qualités. Ajoutons que les chœurs sont également excellents.</p>
<pre>(1) Il existerait 8 versions de <em>La Fanciulla del West.</em> Dès la première, Arturo Toscanini avait d'ailleurs allégé certains détails de l'orchestration, avec la bénédiction de Puccini.</pre>
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		<title>Paris Opera Competition : les 9 finalistes sont&#8230;</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/paris-opera-competition-les-9-finalistes-sont/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Sep 2021 16:39:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;issue des auditions en ligne les 3, 4, 6 septembre derniers via la plateforme RecitHall, les membres du Comité Artistique du Paris Opera Competition ont sélectionné neuf des quarante-cinq candidats (voir ci-dessous). Ces neuf chanteurs se retrouveront à Paris pour préparer un spectacle mis en scène par Florence Alayrac, qui tiendra lieu de finale publique le samedi &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>A l&rsquo;issue des auditions en ligne les 3, 4, 6 septembre derniers via la plateforme RecitHall, les membres du Comité Artistique du Paris Opera Competition ont sélectionné neuf des quarante-cinq candidats (voir ci-dessous). Ces neuf chanteurs se retrouveront à Paris pour préparer un spectacle mis en scène par <strong>Florence Alayrac</strong>, qui tiendra lieu de finale publique le samedi 22 janvier 2022, au Palais Garnier, à 19h30. Cette formule originale permet au jury de professionnels de juger les finalistes non seulement sur leur voix et leur technique mais aussi sur leur jeu de scène. L&rsquo;Orchestre Prométhée sera dirigé par <strong>Pierre-Michel Durand</strong>. </p>
<hr />
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<li>Maria Brea, soprano, Venezuela, 31 ans</li>
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<p>Née à Caracas, Maria Brea a remporté plusieurs concours internationaux, elle chante sur scène les rôles de Nedda dans Pagliacci de Leoncavallo, Frasquita dans Carmen de Bizet, Olga dans Fedora de Giordano…</p>
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<li>Maria Carla Pino Cury, soprano, Chili, 31 ans</li>
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<p>Soprano colorature, Maria Carla Pino Cury a étudié à Bâle où elle a chanté les rôles de Lucia dans le Viol de Lucrèce de Britten, Papagena dans la Flûte Enchantée de Mozart, Serpina dans la Serva Padrona de Pergolese. Elle travaille régulièrement à l’Opéra de Düsseldorf.</p>
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<li>Serena Saenz Molinero, soprano, Espagne, 27 ans</li>
</ul>
<p>Après des études au Conservatoire de Barcelone, Serena Saenz Molinero a intégré le Staatsoper Berlin International Opera Studio. Elle a chanté les rôles de Papagena, et de Pamina dans la Flûte Enchantée de Mozart, et aussi Frasquita dans Carmen de Bizet, Valdvogel dans Siegfried de Wagner dirigé par Daniel Baremboïm, ainsi que Zerlina dans Don Giovanni.</p>
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<li>Deniz Uzun, mezzo-soprano, Allemagne, 28 ans</li>
</ul>
<p>Deniz Unzun est membre de la troupe de l’Opéra de Zurich depuis la saison 2016/2017. Elle a chanté le rôle d’Hänsel dans Hänsel und Gretel, L&rsquo;Enfant dans L&rsquo;Enfant et les Sortilèges, Zelim dans l’opéra de Vivaldi La Verita in Cimento, le rôle de Ino dans la production de Semele de Haendel avec Cecilia Bartoli dans le rôle-titre.</p>
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<li>Anna Harvey, mezzo-soprano, UK, 27 ans</li>
</ul>
<p>Diplômée de la Royal Academy of Music à Londres, Anna Harvey a intégré la troupe du Deutsche Oper am Rheim à Berlin, troupe avec laquelle elle a chanté les rôles importants de mezzo-soprano. Elle chantera à Berlin Anio dans la Clémence de Titus de Mozart, Varvara dans Katia Kobanova, ainsi que Hänsel dans Hänsel und Gretel, Flora dans la Traviata.</p>
<ul>
<li>Aytaj Shikhalizada, mezzo-soprano, Azerbaïdjian, 28 ans</li>
</ul>
<p>Aytaj Shikhalizada est membre de l’Opéra Studio du Staasoper unter den Linden à Berlin où elle chanté le rôle de Schäferin dans Jenufa de Janacek sous la direction de Simon Rattle. À Dortmund, elle était Rosine dans le Barbier de Séville de Rossini, et à Versailles Isabella dans l’Italienne à Alger de Rossini, dirigé par Jean-Christophe Spinosi.</p>
<ul>
<li>Anton Kuzenok, ténor, Allemagne, 30 ans</li>
</ul>
<p>En tant que soliste du Samara State Opera et Ballet Theatre en Russie, Anton Kuzenok a interprété le Prince dans l’Amour des Trois Oranges, Lensky dans Eugene Onegin, Alfredo dans La Traviata, Vladimir Igorevich dans le Prince Igor, Tamino dans la Flûte Enchantée, le Duc de Mantoue dans Rigoletto.</p>
<ul>
<li>Luke Scott, baryton, UK/Écosse, 27 ans</li>
</ul>
<p>Le baryton écossais Luke Scott étudie à la Sibelius Academy de Londres et il est diplômé de Guildhall School of Music and Drama.<br />
	Ses rôles de prédilection sont David de L’Amico Fritz, Sid dans Albert Herring, Guglielmo dans Così fan tutte, le Comte Almaviva dans les Noces de Figaro, Nardo dans la Finta Giardinera….</p>
<ul>
<li>William Desbiens, baryton, Canada, 24 ans</li>
</ul>
<p>Le baryton canadien William Desbiens a étudié à New-York et il est membre du studio Opéra Mascarade de Florence. Il interprète les rôles de Dandini de la Cenerentola de Rossini, du Comte Almaviva des Noces de Figaro de Mozart, et de Silvio de Pagliacci de Leoncavallo entre autres.<br />
	 </p>
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