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	<title>Emiliano GONZALEZ TORO - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Emiliano GONZALEZ TORO - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>A Toulouse, une saison 2026-27 riche en retrouvailles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/a-toulouse-une-saison-2026-27-riche-en-retrouvailles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 06:35:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au mi-temps d&#8217;un cru 2025-26 déjà riche en réussites (Thaïs de Massenet, la rare Passagère de Weinberg, la reprise de Lucia di Lammermoor de Donizetti mise en scène par Nicolas Joel) et encore porteur de promesses (Verdi et Strauss arrivent, avec Otello et Salome), Christophe Ghristi a présenté à la presse la prochaine saison de l&#8217;Opéra national du Capitole de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Au mi-temps d&rsquo;un cru 2025-26 déjà riche en réussites (<em>Thaïs</em> de Massenet, la rare <em>Passagère </em>de Weinberg, la reprise de <em>Lucia di Lammermoor </em>de Donizetti mise en scène par <strong>Nicolas Joel</strong>) et encore porteur de promesses (Verdi et Strauss arrivent, avec <em>Otello </em>et <em>Salome</em>), <strong>Christophe Ghristi</strong> a présenté à la presse la prochaine saison de l&rsquo;Opéra national du Capitole de Toulouse, qui occasionnera plusieurs retrouvailles attendues. Avec le répertoire d&rsquo;abord : la reprise de <em>Rusalka </em>de Dvorak dans la mise en scène somptueusement aquatique de<strong> Stefano Poda</strong> ouvrira les festivités, avec une distribution réunissant <strong>Ruzan Mantashyan</strong>, <strong>Pavol Breslik</strong> et <strong>Ricarda Merbeth</strong> sous la direction de <strong>Giacomo Sagripanti</strong>. Avec des œuvres plus entendues depuis longtemps ensuite : après cinquante ans d&rsquo;absence, le <em>Lohengrin </em>de Wagner fera son retour dans la ville rose, dans une nouvelle production d&rsquo;un habitué des lieux, <strong>Michel Fau</strong>, et avec une distribution que Christophe Ghristi a voulue « méridionale » (<strong>Michele Spotti</strong> dans la fosse, <strong>Airam Hernandez</strong> dans le rôle-titre, <strong>Chiara Isotton</strong> en Elsa, mais aussi la première Ortrud de <strong>Sophie Koch</strong>). <em>Peter Grimes </em>de Britten, n&rsquo;avait, de son côté, pas été joué depuis plus de 20 ans ; il reviendra dans la mise en scène signée <strong>David Alden</strong> pour l&rsquo;English National Opera, et permettra d&rsquo;entendre les débuts de <strong>Nikolai Schukoff</strong> dans le rôle éponyme, ainsi que ceux de <strong>Yolanda Auyanet</strong> en Ellen Orford, tandis que <strong>Frank Beermann</strong> sera à la baguette. Entre un <em>Barbier de Séville </em>mettant en lumière plusieurs étoiles montantes du chant rossinien sous la direction d&rsquo;<strong>Alfonso Todisco</strong> et un nouveau <em>Couronnement de Poppée </em>de Monteverdi confié à l&rsquo;Ensemble I Gemelli de <strong>Mathilde Etienne</strong> et <strong>Emilio Gonzalez Toro</strong>, avec notamment <strong>Adèle Charvet</strong> et <strong>Maximiliano Danta</strong> dans les rôles principaux, on guettera la création <em>in loco </em>du <em>Roi Arthus </em>de Chausson, que chantera pour la première fois <strong>Stéphane Degout</strong>. épaulé par <strong>Catherine Hunold</strong> et <strong>Bror Magnus Todenes</strong> (direction musicale <strong>Victorien Vanoosten</strong>, mise en scène <strong>Aurélien Bory</strong>). Ce dernier ouvrage dialoguera avec son lointain prédécesseur signé Purcell, ce <em>King Arthur </em>joué en version de concert par le Concert Spirituel de <strong>Hervé Niquet</strong>. De même, la <em>Médée</em> de Charpentier (également en concert, avec <strong>Marie-Nicole Lemieux</strong>,<strong> Juliette Mey</strong>, <strong>Frédéric Caton</strong> ou encore<strong> Claire Lefilliâtre</strong> et l&rsquo;Ensemble Les Epopées de <strong>Stéphane Fuget</strong>) fera écho à celle de Cherubini, jouée en fin de saison dans sa version italienne, avec les prises de rôle de <strong>Karine Deshayes</strong> et <strong>Roberto Alagna</strong> &#8211; retrouvailles là encore, et non des moindres puisque la dernière apparition du ténor français dans une production du Capitole date de&#8230; 1997 !</p>
<p>Aux côtés d&rsquo;une saison chorégraphique qui mettra à l&rsquo;honneur <strong>George Balanchine</strong> et <strong>Peter Martins</strong>, <strong>Hans van Manen</strong> et <strong>Edward Clug</strong> et proposera également une création de <strong>Benjamin Pech</strong> (<em>Les Trois Mousquetaires</em>) et un spectacle jeune public autour de la figure du Petit chaperon rouge (musique<strong> Benoît Menu</strong>, chorégraphie <strong>Andreas Heise</strong>), la saison des récitals, proposée à un tarif défiant toute concurrence (20 euros la place, et ça descend même à 5 euros pour les Midis du Capitole, qui permettront tout de même d&rsquo;entendre <strong>Sandrine Piau</strong> et <strong>David Kadouch</strong>, <strong>Jean-François Lapointe</strong> ou <strong>Rose Naggar-Tremblay</strong>) confirme les ambitions de la maison en la matière : au programme, rien moins que <strong> Rachel Willis-Sorensen</strong>,<strong> Joseph Calleja</strong> ou encore <strong>Asmik Grigorian</strong>, qui se souvient être venue enfant à Toulouse, quand son père, le ténor Gegam Grigorian, y chantait. Encore une histoire de retrouvailles !</p>
<p>La réservation pour les abonnements ouvrira dès le 31 mars sur <a href="https://opera.toulouse.fr/">le site de l&rsquo;Opéra National Capitole de Toulouse</a></p>
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		<title>VIVALDI, Battle &#8211; Monte-Carlo</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/vivaldi-battle-monte-carlo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Mar 2026 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le cadre époustouflant du Musée océanographique, le printemps des Arts accueille un amusant concept de « Battle Vivaldi », clin d’œil à l&#8217;univers du rap comme aux célèbres joutes musicales de l&#8217;histoire. En effet, étudiant Farnace, Mathilde Étienne et son complice Emiliano Gonzalez Toro ont découvert qu&#8217;un même rôle pouvait être attribué à des &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le cadre époustouflant du Musée océanographique, le printemps des Arts accueille un amusant concept de « Battle Vivaldi », clin d’œil à l&rsquo;univers du rap comme aux célèbres joutes musicales de l&rsquo;histoire.</p>
<p>En effet, étudiant <em>Farnace</em>, <strong>Mathilde Étienne</strong> et son complice Emiliano Gonzalez Toro ont découvert qu&rsquo;un même rôle pouvait être attribué à des chanteurs aux tessitures différentes, parfois sans en changer les tonalités. Ainsi est née l&rsquo;idée d&rsquo;une « battle » entre ténor et contre-ténor.</p>
<p>Les deux interprètes, <strong>Emiliano Gonzalez Toro</strong> et <strong>Jake Arditti</strong>, dégagent une énergie peu commune. Alors qu&rsquo;ils s&rsquo;amusent à surjouer le conflit, le spectateur a le sentiment d&rsquo;assister au combat de deux ogres tant les timbres sont charpentés et généreux.<br />Ce duel, naturellement, n&rsquo;appelle pas d&rsquo;autre vainqueur que la musique, comme le souligne la récitante-arbitre, Mathilde Étienne, après avoir fait du public le juge – à l&rsquo;applaudimètre – de ce réjouissant combat des chefs.</p>
<p>L&rsquo;exploration des affects vivaldiens est structurée en trois moments vocaux – fureur, loyauté, soupirs – avec des airs chantés intégralement ou au contraire partagés entre les deux hommes. Cette configuration inhabituelle donne à entendre, de manière saisissante, combien chaque personnalité colore une même ligne vocale de manière unique.</p>
<p>Avec « Ricordati che sei » les intentions théâtrales sont lancées avec tant de conviction que l&rsquo;on croit assister à un dialogue, comme si s&rsquo;exprimaient tours à tours les deux faces d&rsquo;un même affect.</p>
<p>« Gelido in ogni vena » également extrait de <em>Farnace</em>, dégage une atmosphère aux antipodes avec une sublime introduction instrumentale tout en forte/piano, une mélodie déchirante qui met en valeur les sauts d&rsquo;octaves de Jake Arditti comme la voix toute de larmes d&rsquo;Emiliano Gonzalez Toro.</p>
<p>Le troisième duo tiré de l&rsquo;<em>Orlando Furioso</em>, « Nel profondo oscuro e cieco mondo », parachève la soirée dans une pyrotechnie étourdissante où parfois, une même vocalise est partagée par les deux artistes. Leurs deux techniques sont très différentes, mais l&rsquo;interprétation pareillement électrisante.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/2026.03.14_La-grande-battle_Musee-oceanographique-_DSC2348©-Alice-Blangero-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-210122"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>©  Alice Blangero</sup></figcaption></figure>


<p>Les mélismes du contre-ténor s&rsquo;enrichissent d&rsquo;un swing qui contamine jusqu&rsquo;à son corps qui danse dès son premier solo « Farà la mia spada ». Précision, agilité, maîtrise des registres se confirment lorsque <em>Il Giustino</em> prend le relais de <em>Tigrane</em> avec « vedrò con mio diletto ». Le propos s&rsquo;y affirme plus impérieux que fragile en dépit du texte et « Lo seguitai felice », tiré de <em>l’Olimpiade,</em> nous donne enfin à entendre un être touchant car désemparé.</p>
<p>Pour sa part, la sensibilité d&rsquo;Emiliano Gonzalez Toro comme l&rsquo;opulence, le velouté du timbre font merveille dès « Il piacer de la vendetta » d&rsquo;<em>Il Giustino</em>. Les graves sont bien timbrés, les aigus brillants, les couleurs variées dans « Tu vorresti col tuo pianto » tout comme dans « Cessa tiranno amor », respectivement tirés de <em>Griselda</em> et <em>l’Incoronazione di Dario</em>.</p>
<p>Le ténor italo-suisse dirige alternativement l&rsquo;Ensemble I Gemelli avec une fougue presque rageuse ou leur laisse la parole pour des interventions pleines de verve et de créativité où la chatoyance des couleurs et des timbres réjouit l&rsquo;oreille. La pâte sonore est aussi ductile que généreuse, l&rsquo;interprétation fine et enlevée tout ensemble.</p>
<p>Le duel vocal se fait tournoi avec l&rsquo;amicale confrontation entre hautbois baroque, moderne et virtuel. <strong>François Salès</strong> fait montre d&rsquo;une maestria particulièrement convaincante en créant <em>Spenta Mainyu</em> de Michel Petrossian.</p>
<p>Si le prétexte de ce programme est le conflit, la joie domine en réalité la soirée avec une prodigalité aussi proverbiale que contagieuse. A juger sur pièce au festival de Froville le 29 mai prochain avec un nouveau belligérant en la personne de Key&rsquo;Mon Murrah. Le Printemps des Arts de Monte-Carlo, pour sa part, poursuit la fête jusqu&rsquo;au 19 avril avec une <a href="https://www.printempsdesarts.mc">programmation</a> exigeante au tarif de 20 euros par concert, faisant preuve d&rsquo;un volontarisme qui mérite d&rsquo;être souligné.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/vivaldi-battle-monte-carlo/">VIVALDI, Battle &#8211; Monte-Carlo</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>LULLY, Roland – Versailles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/lully-roland-versailles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Mariage]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2026 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Composé en 1685, Roland est l&#8217;avant-dernier opéra de Jean-Baptiste Lully et Philippe Quinault. Situé entre Amadis et Armide, il forme avec eux une trilogie d&#8217;inspiration épique. En effet, alors même que toutes leurs tragédies lyriques précédentes se fondaient sur des mythes antiques, ces trois œuvres puisent leur intrigue dans des romans de chevalerie. Roland – &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400;">Composé en 1685, <em>Roland</em> est l&rsquo;avant-dernier opéra de Jean-Baptiste Lully et Philippe Quinault. Situé entre <em>Amadis</em> et <em>Armide</em>, il forme avec eux une trilogie d&rsquo;inspiration épique. En effet, alors même que toutes leurs tragédies lyriques précédentes se fondaient sur des mythes antiques, ces trois œuvres puisent leur intrigue dans des romans de chevalerie. Roland – paladin invincible, rendu fou par la trahison amoureuse d&rsquo;Angélique – est né sous la plume de l&rsquo;Arioste, dans son poème épique <em>Roland furieux. </em>Ce texte connaîtra une grande fortune lyrique au siècle suivant, aussi bien chez Haendel que Haydn, sans oublier Rameau avec ses <em>Paladins</em>. Le sujet offre au poète comme au compositeur un terrain dramatique d&rsquo;une richesse rare, avec des touches de merveilleux, des personnages passionnés, une méditation sur l&rsquo;amour et la gloire. Quinault y distille une subtile ironie dans son rapport à l&rsquo;œuvre originale, qui affleure dans les situations les plus convenues et confère à l&rsquo;ensemble une dimension légère que l&rsquo;on pourrait aisément manquer : on ne rit pas à gorge déployée dans <em>Roland</em>, moins franchement en tout cas que dans <em>Cadmus et Hermione</em>, mais on est autorisé à sourire plus d&rsquo;une fois.</p>
<p style="font-weight: 400;">C&rsquo;est précisément cette dimension qu&rsquo;<strong>Emiliano González Toro</strong> et <strong>Mathilde Étienne</strong> entendent pleinement révéler, en opposition à l&rsquo;interprétation de référence de Christophe Rousset, parue chez Naïve en 2005, où <em>Roland</em> apparaît comme une œuvre plus grave et solennelle. La mise en espace, vraisemblablement signée par Mathilde Étienne (même si le programme crédite les deux artistes à la « direction », indiquant par là que le travail scénique et musical ne font qu&rsquo;un), se concentre ainsi sur le travestissement burlesque de la source épique. Les personnages sont tous un peu ridicules, par leur comportement extrême ou maladroit, rejoignant par là l&rsquo;apparence bizarre que pouvait revêtir pour la cour de France les personnages de ces romans de chevalerie, éloignés du canon français de l&rsquo;époque. Mais la caractérisation et la gestuelle adoptées par les interprètes versent trop souvent dans le cartoonesque, forçant un trait que le texte ménage avec soin. Là où Quinault instille l&rsquo;ironie par touche, la scène tend parfois à l&rsquo;asséner, proposant une lecture au forceps de l&rsquo;œuvre. Ce déséquilibre entre l&rsquo;intention dramaturgique et son exécution demeure le principal bémol de la soirée, même si on peut saluer cette approche singulière de Lully et Quinault, qui ne demanderait qu&rsquo;à être affinée.</p>
<p style="font-weight: 400;">Dans la fosse, ou plutôt face aux chanteurs, selon une disposition historiquement informée qui favorise le dialogue entre le continuo et les voix, les instrumentistes d’<strong>I Gemelli</strong> font merveille, sous la direction souple et attentive de González Toro. Chaque scène est justement caractérisée et on retrouve dans l’accompagnement la subtilité qui manque parfois sur le plateau. Le continuo miroitant constitue l&rsquo;un des attraits majeurs de la soirée : violes et clavecin tissent sous les voix un réseau de couleurs changeantes, sensibles à la moindre inflexion du texte. On retiendra surtout la manière dont le duo d&rsquo;Angélique et Médor au troisième acte, avant même que n&rsquo;advienne la vaste chaconne, en emprunte déjà la forme : le continuo y établit une pulsation obstinée, presque monteverdienne, sur laquelle les deux voix s&rsquo;enlacent avec une grâce confondante. González Toro et ses instrumentistes savent mettre à profit leur connaissance du répertoire italien pour révéler ce qui reste d’influence italienne dans la musique de Lully.</p>
<p>Pour incarner le rôle-titre, <strong>Jérôme Boutillier</strong> n&rsquo;était peut-être pas un choix idéal. On sait l&rsquo;interprète admirable dans le répertoire du XIXe siècle et son Cadmus était honorable à la Philharmonie en janvier, mais la couleur vocale est ici trop uniforme pour épouser les contours de la déclamation exigés par le genre. Le parti pris d&rsquo;un Roland exclusivement bouffe (une sorte d&rsquo;enfant outragé dont le jeu et la gestuelle appuient chaque effet jusqu&rsquo;à l&rsquo;épuisement) est par ailleurs d&rsquo;une lisibilité si univoque qu&rsquo;il prive le personnage de toute profondeur. Reste que l&rsquo;interprète a un charme et un charisme naturels qui font assurément leur effet. <strong>Karine Deshayes</strong> possède elle aussi une voix a priori plus bâtie pour le répertoire du XIXe siècle. Elle incarne Angélique avec une voix très ronde et ample, qu&rsquo;elle allège cependant avec soin pour épouser les exigences du style. Les éclats sont ménagés, réservés à des moments choisis, comme cette montée soudaine sur le mot « gloire » à l&rsquo;acte III, qui saisit par sa densité inattendue. Elle trouve dans cet emploi une noblesse et une forme d&rsquo;expressivité qui font aisément oublier ce que l&rsquo;instrument peut avoir de surdimensionné dans ce répertoire. En Médor, <strong>Juan Sancho</strong> confirme qu&rsquo;il est l&rsquo;une des voix de haute-contre les plus accomplies de sa génération. Aussi éloquent dans la plainte que dans l&rsquo;éclat, aussi engagé dramatiquement que ciselé dans le phrasé, il donne au personnage une présence lumineuse et constante qui emporte tout sur son passage.</p>
<p><strong>Alix Le Saux</strong>, un peu en retrait dans le prologue, gagne en mordant et en autorité au cinquième acte : c&rsquo;est avec un charisme puissant que sa fée Logistille convie Roland à suivre son destin glorieux. De son côté, <strong>Lila Dufy</strong> offre à Témire une voix ductile et joliment colorée, même si l&rsquo;articulation, parfois un peu pâteuse, nuit à la saveur du texte. <strong>Victor Sicard</strong> prête à Démogorgon une belle voix homogène, portée par un soin réel de la déclamation et une longueur de souffle qui impressionne. <strong>Morgan Mastrangelo</strong> révèle dans les rôles de Coridon et Astolfe une voix de haute-contre d&rsquo;une grande finesse et souplesse, mais dont la projection semble légèrement sous-dimensionnée pour l&rsquo;Opéra Royal. <strong>Nicolas Brooymans</strong> est un Ziliante expressif et bien caractérisé. Quant à <strong>Pierre-Emmanuel Roubet</strong>, il éblouit en Tersandre par l&rsquo;éloquence et la précision de son expression, surtout dans son récit frémissant du quatrième acte, grand moment de théâtre.</p>
<p style="font-weight: 400;"><strong>Les Pages et les Chantres du Centre de Musique Baroque de Versailles</strong>, placés sous la direction de <strong>Fabien Armengaud</strong>, s&rsquo;imposent comme l&rsquo;un des points forts de la soirée. La franchise des timbres de tous les pupitres fait merveille, y compris la verdeur savoureuse des voix des pages, ainsi que la précision de la prononciation. Les quelques chanteuses extraites du chœur se montrent remarquables, en particulier une soprano dont le moelleux du timbre et la finesse déclamatoire rappellent, avec une troublante évidence, Agnès Mellon dans ses plus grandes heures. On se prend à rêver à l’allure différente qu’aurait pu prendre la soirée si les rôles principaux avaient été tenus par ce type de voix. Il faudra attendre la parution de l’enregistrement audio pour juger si la prise de son aura su capter ce que la soirée avait de meilleur – et espérer que González Toro et Étienne auront l’occasion d’affiner, dans de futures productions, leur approche singulière, qui ne demande qu’à trouver son plein équilibre.</p>
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		<title>VIVALDI, Farnace &#8211; Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/vivaldi-farnace-paris-tce/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yves Jauneau]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Oct 2025 04:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Créé à Venise en 1727, Farnace s’impose comme l’un des opéras les plus souvent repris de Vivaldi et bénéficie d’un enregistrement de référence sous la direction de Diego Fasolis, avec Max Emanuel Cenčić dans le rôle-titre. La version entendue ce soir se fonde sur la reprise de l’œuvre donnée à Pavie en 1731, où le &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">Créé à Venise en 1727, </span><i><span style="font-weight: 400;">Farnace</span></i><span style="font-weight: 400;"> s’impose comme l’un des opéras les plus souvent repris de Vivaldi et bénéficie d’un enregistrement de référence sous la direction de Diego Fasolis, avec Max Emanuel </span>Cenčić <span style="font-weight: 400;">dans le rôle-titre. La version entendue ce soir se fonde sur la reprise de l’œuvre donnée à Pavie en 1731, où le rôle-titre, initialement confié à la contralto Maria Maddalena Pieri, passa à un ténor, probablement Antonio Barbieri.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Belle surprise : ce </span><i><span style="font-weight: 400;">Farnace</span></i><span style="font-weight: 400;"> annoncé en version de concert s’avère en réalité bien plus qu’une simple exécution musicale. Les chanteurs, en costume, se passent de partitions, incarnant pleinement leurs personnages. La mise en espace conçue par </span><b>Mathilde Étienne</b><span style="font-weight: 400;"> offre un double bénéfice : elle rend l’action lisible, jusqu’au happy end un peu abracadabrant, tout en insufflant une véritable théâtralité à l’ensemble. </span><b>Emiliano Gonzalez Toro</b><span style="font-weight: 400;">, d’abord à la direction pour l’ouverture, rejoint rapidement ses partenaires chanteurs, ces derniers donnant de temps à autre à l’orchestre des signes de départ ou de rythme. L’ensemble instrumental, disposé sur scène, ménage un espace central où se déploie le jeu, conférant à l’ensemble une énergie communicative. Si la mise en espace est vivante, elle pousse parfois certains chanteurs à fragiliser légèrement leur ligne vocale. De même, le style vocal n’est pas toujours exempt de reproches : on note une tendance systématique à conclure les airs sur une note tenue aiguë, pratique efficace sur le public mais moins séduisante d’un point de vue purement musical.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">La distribution réunie ce soir se distingue par la diversité des profils vocaux et quelques belles surprises. Emiliano Gonzalez Toro se montre parfaitement à l’aise dans la tessiture barytonnante du rôle-titre. Son premier air, impressionnant de virtuosité, est mené avec un sens du risque qui force l’admiration. Le célèbre « Gelido in ogni vena », saisissant de dramatisme, compte parmi les plus beaux moments du spectacle. </span><b>Key’mon W. Murrah</b><span style="font-weight: 400;"> (Gilade) s’impose comme une révélation : contre-ténor à l’aigu aisé, il séduit par la souplesse du chant et une musicalité irréprochable, malgré une projection contenue. </span><b>Deniz Uzun</b><span style="font-weight: 400;"> (Tamiri) impressionne par une ampleur vocale digne d&rsquo;une Eboli, avec un grave nourri et un legato soigné qui donnent au personnage une densité inattendue. </span><b>Adèle Charvet</b><span style="font-weight: 400;"> (Berenice) déploie une voix magnifiquement homogène, avec un jeu scénique vif et nuancé. </span><b>Juan Sancho</b><span style="font-weight: 400;"> (Pompeo) affirme une présence autoritaire et un style d’une justesse constante, même si certains aigus téméraires paraissent superflus. </span><b>Séraphine Cotrez</b><span style="font-weight: 400;"> (Selinda) séduit par sa vivacité scénique et son sens du rythme, même si la virtuosité trouve parfois ses limites. Enfin, </span><b>Alvaro Zambrano</b><span style="font-weight: 400;"> (Aquilio) complète l’ensemble avec un chant clair et précis, d’une élégance irréprochable.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les musiciens de </span><b>I Gemelli</b><span style="font-weight: 400;">, dirigés d’une main de maître au premier violon par </span><b>Stéphanie Paulet</b><span style="font-weight: 400;">, contribuent largement à la réussite de la soirée, alliant virtuosité et homogénéité. Par ailleurs, un continuo magnifiquement assuré ponctue l’action et illustre avec subtilité les récitatifs, avec la harpe de </span><b>Marie-Domitille Murez</b><span style="font-weight: 400;">, le clavecin de </span><b>Violaine Cochard</b><span style="font-weight: 400;"> et le théorbe de </span><b>Romain Falik</b><span style="font-weight: 400;">.</span></p>
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		<title>BACH, messe en si mineur &#8211; Raphaël Pichon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/bach-messe-en-si-mineur-raphael-pichon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claude Jottrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 May 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une des partitions les plus monumentales de Bach, revue et complétée dans les derniers mois de la vie du compositeur, probablement avec l’aide de son fils Johann Christoph Friedrich, la Messe en si est, par sa construction architecturée, son ampleur et sa portée spirituelle, un chef-d’œuvre absolu de la musique liturgique, toutes religions confondues. Porté &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Une des partitions les plus monumentales de Bach, revue et complétée dans les derniers mois de la vie du compositeur, probablement avec l’aide de son fils Johann Christoph Friedrich, la Messe en si est, par sa construction architecturée, son ampleur et sa portée spirituelle, un chef-d’œuvre absolu de la musique liturgique, toutes religions confondues.</p>
<p>Porté par sa parfaite compréhension du contrepoint et de l’étagement des voix, <strong>Raphaël Pichon</strong> livre ici une interprétation ambitieuse dont le ressort principal repose sur le contraste des tempi, soit très lents, soit très rapides, sans qu’on ne comprenne bien le sens de cette alternance ni le lien avec le texte, mais toujours menés avec une rigueur immuable et quasi mécanique, propre à mettre en évidence le caractère monumental de l’œuvre et la virtuosité des interprètes. Cette volonté d’introduire du relief dans la partition, pour toute légitime qu’elle soit, pourrait néanmoins reposer sur des critères plus variés, une palette de couleurs plus large, une variété dans les attaques, un continuo plus imaginatif.</p>
<p>Le chœur de l’ensemble Pygmalion est ici composé de trente chanteurs, six par pupitre, et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’est guère avantagé par la prise de son, assez lointaine, ce qui donne une impression d’espace et de profondeur sonore, mais qui ne rend pas justice à la diction ni au travail de précision, peu perceptibles ici. L’orchestre – au contraire – très en avant et particulièrement soigné, semble faire l’objet de toute l’attention du chef. Au final, l’interprétation de Raphaël Pichon paraît assez froide, la dimension liturgique est peu présente, on est loin du texte et loin de l’émotion des fidèles, ce qui est un peu étonnant lorsqu’on se souvient de la foi particulièrement humaine et bienveillante du compositeur, qui mit toute sa vie et toute sa science au service de son Dieu.</p>
<p>Le chœur d’entrée, <em>Kyrie</em> très lent et solennel, est opposé au <em>Christe eleison</em>, très rapide au contraire, mais qui donne aux deux solistes, <strong>Julie Roset</strong> (soprano) et <strong>Beth Taylor</strong> (mezzo-soprano) l’occasion de briller. Tempo rapide également pour le <em>Gloria</em>, aux limites de la capacité d’exécution des chanteurs.</p>
<p>Le <em>Gratias agimus tibi</em>, monumental, magnifique construction architecturale, suscite l’admiration, mais la solennité ne doit pas masquer l&rsquo;intensité d’expression. L’expression de la foi, ce qu’on pourrait appeler aussi la ferveur spirituelle est fort peu présente.</p>
<p><strong>Lucile Richardot</strong>, alto, ne séduit guère dans son premier air, <em>Qui Sedes</em>, voix pincée et peu épanouie.</p>
<p>La basse <strong>Christian Immler</strong> offre dans le <em>Quoniam</em> une simplicité bienvenue : la voix est puissante, l’émission très libre et l’intensité dramatique vient sans doute d’autant plus naturellement qu’il ne recherche aucun effet. La première partie de l’œuvre se termine par le chœur <em>Cum Sancto Spiritu</em>, vraiment précipité.</p>
<p>Sans passer en revue systématiquement les 23 numéros de la partition, signalons tout de même au passage l’I<em>ncarnatus est </em>intimiste, recueilli mais curieusement dépourvu d’intensité dramatique, le <em>Crucifixus</em>, avec une belle âpreté dans les attaques de l’orchestre, moins dans les chœurs par manque de consonnes (encore un effet de la prise de son), les effets très spectaculaires de rapidité et de virtuosité dans <em>Et resurexit, </em>la qualité de l’air de basse <em>Et in Spiritum,</em> suivi (nouveau saisissant contraste de tempo mais cette grammaire-là devient un peu répétitive) du <em>Confiteor</em> très rapide.</p>
<p>Le monumental <em>Sanctus</em> fait son effet, malgré un chœur très lointain à la prononciation peu articulée.</p>
<p>Vient ensuite le <em>Benedictus</em>, un dialogue très réussi entre le ténor <strong>Emiliano Gonzales Toro</strong> et la flûte dans une belle atmosphère chambriste. Lucile Richardot semble bien plus à l’aise dans son second air,  <em>l’Agnus Dei</em>, acmé de cette grande fresque, simple et recueilli, émouvant, parfait.</p>
<p>Dans le chœur final<em> Dona nobis Pacem</em>, le chef confirme ses choix stylistiques et sa maîtrise du sens de la grandeur et de la construction.</p>
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		<title>MONTEVERDI, Vespro della Beata Vergine</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/monteverdi-vespro-della-beata-vergine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Olivier Rouvière]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Apr 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après un Orfeo et un Retour d’Ulysse fort réussis, on s’attendait à ce qu’I Gemelli enregistrent le Couronnement de Poppée. Raté : ce sont les Vêpres qui paraissent. Emiliano Gonzalez Toro justifie ce choix sans détour dans l’entretien liminaire : « il était important que je puisse graver les Vêpres, une œuvre dans laquelle la place du ténor &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Après un <em>Orfeo</em> et un <em>Retour d’Ulysse</em> fort réussis, on s’attendait à ce qu’I Gemelli enregistrent le <em>Couronnement de Poppée</em>. Raté : ce sont les <em>Vêpres</em> qui paraissent. <strong>Emiliano Gonzalez Toro</strong> justifie ce choix sans détour dans l’entretien liminaire : « il était important que je puisse graver les <em>Vêpres</em>, une œuvre dans laquelle la place du ténor est centrale, à un moment où je pouvais encore le faire » (dans <em>Poppée</em>, on le sait, le ténor est cantonné aux rôles de caractère).</p>
<p>Le projet a été soigneusement répété et élaboré durant deux ans, donnant lieu à une parution somptueuse : un livre-disque de près de 300 pages, riche d’une quinzaine d’essais dus à la plume érudite de <strong>Mathilde Étienne</strong> (mezzo, cofondatrice et codirectrice de l’ensemble), relevé de superbes enluminures et lettrines dues au pinceau inspiré de Natacha Lockwood.</p>
<p>Quant au contenu musical, il tient sur un seul disque, Toro ayant fait le choix de ne pas enrober les treize pièces de Monteverdi dans l’apparat liturgique que certains lui adjoignent et qui, souvent, encombre l’écoute.</p>
<p>Quelques mots encore sur les choix interprétatifs, eux aussi résumés dans la passionnante interview ouvrant le livre. Toro insiste sur le caractère vocal, lyrique de ce <em>Vespro</em> qu’il souhaite confier à une « assemblée d’individus » : une équipe de solistes chevronnés, pour la plupart bien connus des amateurs d’opéra. Si cette vision s’oppose aux lectures les plus résolument chorales (Herreweghe, Schneidt, McCreesh, Pickett, Pichon, etc.), elle ne va pas jusqu’à l’ascèse d’un Alessandrini, limitant strictement l’interprétation à une voix par partie – à douze chanteurs seulement. Ici, on en compte le double, pour un ensemble instrumental à peu près équivalent dans les deux cas (18/19 interprètes).</p>
<p>Reste la question du diapason, compliquée par le fait que le <em>Magnificat</em> et le <em>Lauda</em> <em>Jerusalem</em>, notés en <em>chiavette</em>, supposent une transposition, généralement une quinte plus bas (que Pichon choisissait de ne pas effectuer). Toro opte pour l’abaissement d’une tierce de ces pièces, interprétant l’ensemble à un diapason relativement élevé (465 Hz), censé préserver son caractère festif.<br />
Si nous nous sommes attardé sur ces options, un peu barbantes pour les néophytes, c’est qu’elles conditionnent bien évidemment le caractère de la lecture. Sur le papier, elles nous ont toutes, sans exception, parues pertinentes. À l’écoute, le bilan est plus mitigé.</p>
<p>Commençons par les motifs de satisfaction, surtout réservés par les <em>concerti</em> pour solistes, ce qui n’étonnera personne. Des deux grands soli pour ténor, le premier, <em>Nigra sum</em>, a été confié à la voix incisive, claire et légèrement vibrée de <strong>Zachary Wilder</strong>, le second, <em>Audi Coelum</em>, au timbre plus chaud et velouté de Toro lui-même (auquel Wilder sert d’écho) : tous deux caressent l’oreille par un chant riche en couleurs et nuances – et une diction superlative. Superbement réussi s’avère aussi le duo de sopranos <em>Pulchra es</em>, où la lumineuse <strong>Nurial Rial</strong> se marie à l’ombreuse <strong>Éléonore Pancrazi</strong>.</p>
<p>Le caractère bondissant, la ferveur dansante conférés aux pages « chorales » que sont le <em>Laudate pueri</em> à huit voix et le <em>Nisi Dominus</em> à dix emportent également les suffrages : chaque « identité vocale » s’y voit préservée sans que, pour autant, la cohérence structurelle n’éclate.</p>
<p>Les réserves arrivent avec les pièces mixtes, celles qui font le plus évidemment alterner sections virtuoses pour solistes et pages pour tutti. Le <em>Magnificat</em> (à 7 voix, celui à 6, alternatif, n’ayant pas été retenu) – sans doute la pièce la plus opératique du corpus – s’en tire assez bien, même si les passages contemplatifs (« Esurientes », « Suscepit ») nous semblent plus inspirés que les passages véhéments. On trouve déjà ici un surcroît d’hédonisme, proche du style de Garrido, qu’on peut juger émollient. Ce défaut se retrouve amplifié dans le <em>Dixit Dominus</em> et le <em>Laetatus sum</em>, qui pâtissent d’une alternance un peu mécanique, qu’on pouvait déjà reprocher à l’ancienne version Corboz – notons d’ailleurs que Toro dédie son enregistrement à ce grand précurseur des lectures montéverdiennes. Dans ces psaumes, on souhaiterait percevoir davantage la présence d’un chef, capable de mettre en valeur l’architecture et de soutenir la tension (/l’attention).</p>
<p>Enfin, il faut déplorer deux (presque) ratages. Celui de la <em>Sonata sopra Sancta Maria</em> est peut-être dû à une prise de son morcelée ainsi qu’au charisme limité des cornistes/sacqueboutiers (on a entendu tellement mieux, par exemple chez Savall, qui reste notre référence).</p>
<p>Celui du <em>Duo Seraphim</em> est plus surprenant, eu égard au talent des trois ténors (<strong>Nicholas Scott</strong> se joignant à Toro et Wilder). Dans cette pièce que beaucoup considèrent comme l’acmé des <em>Vêpres</em>, la sauce ne prend à aucun moment, faute d’une réelle théâtralité, d’un jeu plus affirmé sur les contrastes et retards, faute d’assumer ce caractère de « duel vocal » que soulignait à l’envi la première version de Gardiner (par ailleurs si datée).</p>
<p>Plastiquement très séduisante mais un peu lisse, cette lecture des <em>Vêpres</em> pâtit, en somme, d’un certain refus de parti pris, de l’absence d’une « vision ». En ce sens, elle nous paraît finalement moins attachante que le récent et audacieux enregistrement de La Tempête (Alpha, 2019), dont les oripeaux orientalisants pouvaient agacer. Car, dans ce corpus éminemment disparate que sont les <em>Vêpres</em>, un rien d’artifice, voire de folie, n’est pas superflu…</p>
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		<title>MANTOVANI, Voyage d&#8217;automne &#8211; Toulouse</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/mantovani-voyage-dautomne-toulouse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Nov 2024 06:04:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est sur un terrain glissant qu’a choisi de s’aventurer Bruno Mantovani pour son troisième opus opératique, Voyage d’automne, opéra en trois actes qui vient d&#8217;être créé au théâtre du Capitole de Toulouse. Christophe Ghristi, le directeur artistique, déjà auteur du livret du deuxième opéra de Mantovani, Akhmatova, avait passé commande de cette pièce qui traite &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est sur un terrain glissant qu’a choisi de s’aventurer Bruno Mantovani pour son troisième opus opératique, <em>Voyage d’automne</em>, opéra en trois actes qui vient d&rsquo;être créé au théâtre du Capitole de Toulouse. Christophe Ghristi, le directeur artistique, déjà auteur du livret du deuxième opéra de Mantovani, <em>Akhmatova</em>, avait passé commande de cette pièce qui traite d’un épisode peu glorieux de l’histoire de France, reprise par Pascal Dufay dans son <em>Voyage d’automne</em>, paru au début de ce siècle. Dorian Astor, dramaturge au Capitole, a été chargé de composer le livret à partir de cet ouvrage, sous-titré <em>Octobre 1941, des écrivains français en Allemagne</em>, ce qui dit assez bien ce dont il s’agit.<br />
Au mois d&rsquo;octobre 1941, sur l&rsquo;invitation de Joseph Goebbels, des écrivains français de premier plan partent à la découverte de l&rsquo;Allemagne d&rsquo;Adolf Hitler. On les conduit à Weimar pour construire une Europe de la Culture ; ils voyageront, en train, seront reçus avec tous les honneurs et en échange devront faire la propagande à leur retour à Paris. Parmi eux, des fascistes convaincus comme Drieu La Rochelle, Brasillach ou Ramon Fernandez, mais aussi de grands stylistes « apolitiques » tels Jacques Chardonne et Marcel Jouhandeau. Ce voyage d&rsquo;automne démonte les ressorts d&rsquo;une manipulation. Il éclaire l&rsquo;incroyable défaillance qui a pu conduire de subtils romanciers jusque dans le bureau de Hitler. Dorian Astor tire de l&rsquo;ouvrage de Dufay un livret d&rsquo;une grande densité, où les dialogues sont parfaitement ciselés, tout en nuance (l&rsquo;homosexualité de Jouhandeau) et font mouche-&nbsp; et où la progression dramatique culmine avec la grande scène de la Songeuse au III.<br />
En dehors de ce qui s’apparente à une succession de huis clos (les trois actes sont divisés en douze tableaux) exclusivement masculins, trois scènes isolées sont inspirées d’un poème de Getrud Kolmar, poétesse juive allemande assassinée à Auschwitz en 1943, et dont « La Songeuse », unique personnage féminin de l’œuvre, est une sorte de mise en abîme de la comédie bourgeoise et décadente où s’affairent écrivains français et officiers allemands. Cette femme, respiration poétique, lyrique, est la seule à s’élever (dans sa grande scène du III, elle est du reste perchée sur des échasses !), elle est la seule à décrypter, à lire ce qui se passe et à nous le dire dans un langage métaphorique &nbsp;qui contraste et matifie le restant de l’ouvrage. Mantovani lui confie un monologue qui reprend l’intégralité du poème de Kolmar « Die Sinnende » (« La Songeuse ») qui donne donc son nom au personnage et qui commence par ces vers :<br />
«&nbsp;Quand je serai morte, mon nom planera / Un petit moment au-dessus du monde. /Quand je serai morte, je pourrais encore exister /Quelque part contre des clôtures derrière le champ.&nbsp;».</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" class="" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/17112024-_MIR5428-Migliorato-NR-1294x600.jpg" alt="" width="694" height="322">
© Mirco Magliocca</pre>
<p>Il s’agit là, dramatiquement et musicalement d’un des sommets de la pièce. C’est <strong>Gabrielle Philiponet</strong> qui campe cette Songeuse et qui porte ce rôle avec une force indescriptible. Elle happe notre regard dès sa première apparition avant que la voix, parfaitement placée, jamais mise en difficulté, y compris par la langue allemande, ne s’empare de nous. Ses trois apparitions (la première est muette, la deuxième est limitée à la première strophe du poème, qu’elle reprendra intégralement dans la grande scène du III) nous montrent une femme tout de blanc vêtue, comme planant au-dessus de ce qu’on devine être le champ des ruines de notre humanité.<br />
Pour cette scène qui transporte l’auditeur, Mantovani compose une musique d’une force incommensurable avec un simple accompagnement de cordes graves et de quelques vents, tout en chromatismes, eux-mêmes parcourus de glissandi électrisants.<br />
Toute la pièce ne peut pas être de la même densité musicale, et cette première écoute nous dit combien il faudra la réentendre pour en discerner davantage les subtilités. Dans l’ensemble l’écriture vocale de ce <em>Voyage d’automne</em> est dans le prolongement de celle d’<em>Akhmatova</em> mais peut-être avec un plus grand naturel dans la prosodie. Le compositeur a accordé une grande importance à l’intelligibilité du texte et c’est le plus souvent l’orchestre qui porte le lyrisme. Mantovani dit avoir eu beaucoup de difficultés à trouver le début dont il a écrit vingt-deux versions différentes. « C’est l’idée de poème symphonique qui a débloqué les choses. L’orchestre est le personnage principal de cet opéra : il est le vecteur du sens de la couleur, il a sa propre autonomie. » De fait, les dialogues sont souvent limités à du parlé-chanté avec un lyrisme limité – si l’on excepte une bonne partie du troisième acte avec un quintette quasi <em>a cappella</em> et un monologue de Drieu poignant, porté par <strong>Yann Beuron</strong>, décidément à l’aise dans tous les répertoires.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" class="" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/17112024-_MIR5014-Migliorato-NR-crop-1294x600.jpg" alt="" width="688" height="319">
© Mirco Magliocca</pre>
<p>Pour le reste du plateau vocal, <strong>Pierre-Yves Pruvot</strong> est un Jouhandeau torturé à souhait et qui lutte en permanence avec sa conscience et ses sentiments. Le baryton renferme bien la noirceur du personnage. <strong>Stephan Genz</strong>, en officier nazi Heller est un peu en retrait dans la projection mais tient un personnage non moins ambivalent. Pas sûr qu’<strong>Emiliano Gonzalez Toro</strong> soit parfaitement à l’aise dans le rôle de Ramon Fernandez&nbsp;; nous ne lui avons pas trouvé son rayonnement habituel. <strong>Vincent Le Texier</strong> est, on le sait, une valeur sûre et totalement investi dans le rôle de ce Chardonne sans scrupule. <strong>Jean-Christophe Lanièce</strong> (Brasillach) et <strong>Enguerrand De Hys</strong> (Hans Baumann) tout aussi remarquables. Enfin une mention particulière au contre-ténor <strong>William Shelton</strong> (annoncé souffrant) et qui donne du rôle du nazi Wolfgang Göbst une version aussi inattendue qu’effroyable et pour tout dire subjuguante.<br />
La mise en scène est assurée par <strong>Marie Lambert-Le Bihan</strong>, qui a récemment proposé <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/poulenc-dialogues-des-carmelites-liege/">un <em>Dialogue</em> <em>des Carmélites</em> à Liège</a> et en ces mêmes lieux une <em>Clemenza</em>. Elle a choisi de s’éloigner de la reconstitution historique, de s’affranchir du poids de certains symboles qui visuellement ne sont pas nécessaires sur le plateau. De fait, on ne voit pas de signe nazi&nbsp;; pas besoin de croix gammée pour faire comprendre ce qui se joue. L’univers épuré conçu par <strong>Emanuele Sinisi</strong>, un plan incliné circulaire des plus classiques pour seul décor, des fauteuils pour figurer le voyage en train, un riche travail de lumières (signées <strong>Yaron Abulafia</strong>) –&nbsp; et notamment cette scène hypnotique au III où l’exécution de prisonniers juifs est rendu par les seuls spots aveuglants. La direction d’acteurs au cordeau qui invite à un voyage intense et poétique à travers l’Histoire et les questions éternelles du Bien et du Mal qu’elle pose à chacun d’entre nous, en nos âmes et consciences.<br />
Après <em>L’autre côté</em> en 2006 à l’Opéra du Rhin et <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/un-ouvrage-intrigant-mais-fascinant/"><em>Akhmatova</em> à l’ONP en 2011</a> de Bruno Mantovani, c’est encore <strong>Pascal Rophé</strong> qui est dans la fosse d’orchestre pour cette première de <em>Voyage d’automne</em>. Parfaitement au fait du langage musical du compositeur, il dirige musiciens, choristes (appliqués mais à l’allemand perfectible) et chanteurs avec une précision d’orfèvre. Il rend notamment toute la tension, parfois à la limite du supportable, engendrée par la musique, en contre-points de situations ou de dialogues que seul le spectacle scénique peut montrer aujourd’hui.<br />
Rare privilège enfin de voir saluer au baisser de rideau le compositeur et le librettiste d’un opéra qui aura marqué les esprits et qui entre par la grande porte dans le répertoire du XXIe siècle.</p>
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		<title>CACCINI, La liberazione di Ruggiero dall’isola d’Alcina &#8211; Toulouse</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/caccini-la-liberazione-di-ruggiero-dallisola-dalcina-toulouse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Oct 2024 05:59:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le premier mérite de cette représentation unique de La liberazione di Ruggiero dell’isola d’Alcina (abrégé Alcina et à ne pas confondre avec celle de Haendel) au Théâtre du Capitole de Toulouse est sans conteste de nous permettre de découvrir une œuvre on ne peut plus rare (elle ne figure pas dans les 1001 opéras de &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le premier mérite de cette représentation unique de <em>La liberazione di Ruggiero dell’isola d’Alcina</em> (abrégé <em>Alcina</em> et à ne pas confondre avec celle de Haendel) au Théâtre du Capitole de Toulouse est sans conteste de nous permettre de découvrir une œuvre on ne peut plus rare (elle ne figure pas dans les <em>1001 opéras</em> de Piotr Kaminski, c’est dire !). On se souvient d’une représentation chroniquée par Forumopéra <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-liberazione-di-ruggiero-dallisola-dalcina-bruxelles-lopera-ca-ne-simprovise-pas/">à Bruxelles en 2016</a>.<br />
On la doit, et c’est une deuxième caractéristique intéressante, à une compositrice : Francesca Caccini (1587-après 1641) était d’abord et avant tout chanteuse, luthiste, poétesse et professeur de musique italienne. Francesca Caccini, née à Florence, est la fille de Giulio Caccini et de Lucia di Filippo Gagnolandi, chanteuse. À sa naissance, son père est au service des Médicis et l’initie très jeune à la musique. Il lui apprend le chant, le clavecin, le luth, la théorie musicale et la composition. À l&rsquo;âge de vingt ans, elle est engagée comme musicienne sous l&rsquo;autorité du Grand-duché de Toscane.<br />
L’excellente réputation de Francesca l’a conduite à répondre à des propositions de la cour d’Henri IV ; c’est du reste au mariage de ce dernier avec Marie de Médicis que fut donné ce qui est considéré aujourd’hui comme le tout premier opéra, <em>Euridice</em>, composé par Jacopo Peri en 1600. Elle fait partie des premières chanteuses virtuoses qui sont alors l’objet d’une adulation « furieuse » de la part de la noblesse comme du clergé. Et elle était très généreusement défrayée, dit-on.<br />
Cette <em>Alcina</em> est considérée comme le premier opéra composé par une femme. Elle est classée <em>opera comica</em>, en quatre scènes, écrite à partir d’un livret de Ferdinand Saracinelli d’après l’<em>Orlando furioso</em> de l’Ariosto. Cet opéra aurait été créé le 3 février 1625 à la Villa Poggio Imperiale de Florence. L’œuvre eut un tel succès que deux nouveaux opéras furent commandés à Caccini. Malheureusement, ceux-ci n’ont pas été préservés, ni retrouvés à ce jour.<br />
La trame est somme toute assez indigente : l’enchanteresse Melissa arrive sur l’île d’Alcina, avec l’intention de libérer Ruggiero des griffes de la maléfique sorcière qui a ensorcelé le héros et l’a éloigné de son véritable amour, Bradamante. Melissa prend l’apparence d’Atlante et réveille Ruggiero. Elle se moque de lui et lui reproche d’être tombé sous le charme d’Alcina et l’exhorte à redevenir soldat. Ruggiero se ressaisit et décide de quitter Alcina. Celle-ci revient, découvre que Ruggiero l’a quittée et devine que sa propre fin ne saurait tarder. Alcina s’en va, furieuse, avouant sa défaite.<br />
C’est sans doute la pauvreté du livret qui prive cette pièce de véritables moments dramatiques, le point culminant étant sans conteste le final de la scène 2 avec la confrontation entre Alcina et Ruggiero ; et encore s’agit-il essentiellement d’un quasi monologue de la sorcière, sorte de lamento où se perçoivent les tempêtes qui traversent l’esprit d’Alcina.<br />
Il faut rendre hommage à l’ensemble <em>I Gemelli</em> et ses onze musiciens qui nous permettent cette découverte. <strong>Emiliano Gonzalez Toro</strong>, qui chante Ruggiero et, cette fois-ci, ne dirige pas (c’est <strong>Violaine Cochard</strong> qui le relaie discrètement depuis son clavecin) est donc de retour à Toulouse. Son <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/monteverdi-il-ritorno-dulisse-in-patria-toulouse/">Il ritorno d’Ulisse in patria</a> avait connu un franc succès la saison dernière. Le rôle masculin principal est peu caractérisé et son duo avec Alcina tourne court. Les rôles principaux sont ceux de la sorcière et de l’enchanteresse. Melissa est fièrement incarnée par <strong>Lorrie</strong> <strong>Garcia</strong> au mezzo envoûtant : on comprend qu’il ait agi sur l’esprit de Ruggiero. <strong>Alix</strong> <strong>Le</strong> <strong>Saux</strong> qui, à Bruxelles était en décembre dernier l’Euryclée du <em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/monteverdi-il-ritorno-dulisse-in-patria-bruxelles/">Ritorno </a></em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/monteverdi-il-ritorno-dulisse-in-patria-bruxelles/">donné par I Gemelli</a> tient le rôle de la sorcière. Son morceau de bravoure est donc le final de la scène 2 qu’elle rend avec force et conviction. Il faut remarquer la belle homogénéité de l’ensemble vocal. <strong>Juan</strong> <strong>Sancho</strong> (Neptune et Astolfo), <strong>Natalie</strong> <strong>Perez</strong> (la demoiselle et la messagère), <strong>Cristina</strong> <strong>Fanelli</strong> (la sirène) et <strong>Pauline</strong> <strong>Sabatier</strong> (sirène) composent, en plus de leurs rôles, un chœur très cohérent. Mention spéciale à <strong>Nicolas</strong> <strong>Brooymans</strong> (le monstre) et <strong>Jordan</strong> <strong>Mouaissia</strong> (le berger et la Vistule) pour leur duo enchanteur à la première scène. Enfin <strong>Mathilde Etienne</strong> ne se contente pas de –bien – chanter une sirène, elle propose une mise en espace astucieuse. L’ensemble orchestral de tout premier plan est séparé en deux : cordes frottées et vents à jardin, cordes pincées et percussions à cour. Entre les deux, un espace où peuvent se mouvoir les personnages et où auraient dû se donner les ballets – incontournables dans l’opéra du début du XVIIe siècle.</p>
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		<title>Le programme du Festival de Pâques d&#8217;Aix 2025 est paru</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/le-programme-du-festival-de-paques-daix-2025-est-paru/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Oct 2024 09:38:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dominique Bluzet et Renaud Capuçon, duettistes aux commandes depuis le tout premier jour, viennent de présenter le programme de la 12ème édition du festival de Pâques d’Aix-en-Provence, forte de 777 artistes invités et 24 concerts payants. A la différence du festival estival, l’art lyrique est peu représenté, et particulièrement cette année. Voyons le détail. Nous &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/le-programme-du-festival-de-paques-daix-2025-est-paru/"> <span class="screen-reader-text">Le programme du Festival de Pâques d&#8217;Aix 2025 est paru</span> Lire la suite »</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dominique Bluzet</strong> et <strong>Renaud Capuçon</strong>, duettistes aux commandes depuis le tout premier jour, viennent de présenter le programme de la 12<sup>ème</sup> édition du festival de Pâques d’Aix-en-Provence, forte de 777 artistes invités et 24 concerts payants. A la différence du festival estival, l’art lyrique est peu représenté, et particulièrement cette année. Voyons le détail.<br />
Nous retrouvons la traditionnelle Passion de Bach, cette année <em>Matthieu</em>, servie par <strong>Alexis Kossenko</strong>, à la tête de l’ensemble Les Ambassadeurs – La Grande Écurie. Kossenko va devoir opérer la fusion entre deux ensembles distincts : sa jeune formation Les Ambassadeurs et l’ensemble La Grande Écurie, riche d’une histoire prestigieuse sous la guidance du regretté Jean-Claude Malgoire, qui fut l’un des premiers orchestres sur instruments d’époque. Après un magnifique Vivaldi – malheureusement numérique, pandémie oblige – en 2021, la franco-italienne <strong>Lea Desandre</strong> revient au festival de Pâques avec l’ensemble Jupiter de <strong>Thomas Dunford</strong>. Elle met son timbre rond aux aigus lumineux au service de la musique de Haendel, auquel elle a déjà consacré un CD à la dramaturgie soigneusement élaborée intitulé «&nbsp;<a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/eternal-heavenhaendel-haendel-au-paradis/">Eternal Heaven</a>&nbsp;». Le programme du concert n’est pas précisé.<br />
Il y a eu <em>Le Retour d’Ulysse dans sa patrie</em> en 2017. Place aux <em>Vêpres de la Vierge</em> de Monteverdi servies par l’ensemble I Gemelli, mené par son « chef-chanteur » <strong>Emiliano Gonzalez Toro.<br />
</strong>Après une <em>Passion selon saint Matthieu</em> en 2023, les Talens Lyriques et <strong>Christophe Rousset</strong> reviennent à Aix pour un autre programme Bach parfaitement de saison, articulé autour de <em>l’Oratorio</em> <em>de Pâques</em> qui sera donné exactement 300 ans après sa première audition, le dimanche de Pâques 1725.<br />
Le festival de Pâques d’Aix-en-Provence se tiendra du 11 au 27 avril 2025.<br />
Tout le programme est sur le site du <a href="https://festivalpaques.com/">festival</a>.</p>
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		<title>HAENDEL, La resurrezione &#8211; Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/haendel-la-resurrezione-paris-tce/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yves Jauneau]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 05 Oct 2024 08:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Parcourant l&#8217;Italie de la mi-1706 jusqu’au début de 1710, Haendel composa plusieurs œuvres vocales pour Florence, Naples et Venise. C&#8217;est à Rome, dans le Palazzo Bonelli du marquis Ruspoli, que sa Resurrezione di Nostro Signor Gesù Cristo fut créée avec faste en 1708, à l&#8217;occasion des fêtes de Pâques. Cet oratorio sacré, qui relate les &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Parcourant l&rsquo;Italie de la mi-1706 jusqu’au début de 1710, Haendel composa plusieurs œuvres vocales pour Florence, Naples et Venise. C&rsquo;est à Rome, dans le Palazzo Bonelli du marquis Ruspoli, que sa <i>Resurrezione di Nostro Signor Gesù Cristo</i> fut créée avec faste en 1708, à l&rsquo;occasion des fêtes de Pâques. Cet oratorio sacré, qui relate les événements allant de la Crucifixion à la Résurrection, se développe sur deux niveaux dramatiques : d&rsquo;un côté, la confrontation céleste entre l&rsquo;Ange et Lucifer, et de l&rsquo;autre, sur Terre, le chagrin de Marie-Madeleine et de Marie-Cléophas, accompagnées par l&rsquo;Évangéliste Jean, qui témoigne et proclame la victoire du Christ ressuscité.</p>
<p>Dans le rôle de l&rsquo;Ange, <b>Suzanne Jerosme</b>, voix éclatante et superbement projetée, captive dès son périlleux air d&rsquo;ouverture (« Disserratevi, o porte d’Averno »), qu’elle interprète avec un aplomb remarquable. La soprano est tout aussi impressionnante dans les arias plus lentes du personnage, où elle fait preuve d’une grande expressivité et d’un sens raffiné de la ligne musicale. Elle livre également des récitatifs empreints d&rsquo;une belle tension dramatique, palpable lors des affrontements avec Lucifer. Dans ce rôle, <b>Robert Gleadow</b> se montre diabolique à souhait, frôlant parfois l’outrance. Il vocifère et tourne avec rage les pages de sa partition, soulignant avec force les passages les plus sombres et menaçants. Cependant, cette intensité dramatique se fait parfois au détriment de la ligne vocale, quelque peu chahutée dans l&rsquo;aria « O voi, dell’Erebo ».</p>
<p>Le rôle de Marie-Madeleine fut créé par la soprano Margherita Durastanti, future première Agrippina l&rsquo;année suivante à Venise dans l&rsquo;opéra éponyme du compositeur. Cependant, sous la pression des autorités ecclésiastiques romaines, et notamment de l&rsquo;influence du pape Clément XI, qui interdisait aux femmes de chanter sur scène dans les représentations publiques, la cantatrice dut se retirer de la représentation suivante, remplacée par un castrat. <b>Emöke Barath</b>, dont la voix a gagné en profondeur sans perdre son aisance dans les aigus ni son agilité, incarne une Marie-Madeleine pleine de douceur et de piété, habitant intensément le personnage. La soprano hongroise se montre particulièrement touchante dans l&rsquo;extraordinaire lamentation chromatique « Per me già di morire », où elle exprime avec émotion le désespoir et la résignation de Maddalena face à la mort du Christ.</p>
<p><b>Lucile Richardot</b> inonde sa Marie-Cléophas de noblesse et de profondeur émotionnelle. Son legato impeccable et sa prestance scénique apportent toute la dignité nécessaire au personnage. Un peu gênée par l&rsquo;agilité vocale dans le grave au début de « Naufragando va per l’onde », la mezzo-soprano bouleverse dans la superbe partie centrale de ce même air, où sa voix épouse à merveille les plaintes des hautbois. <b>Emiliano Gonzalez Toro</b> incarne quant à lui un Évangéliste Jean plein de ferveur, insufflant à sa voix une vitalité constante tout au long du récit. Le ténor enrichit son rôle de belles subtilités vocales. Ainsi, son dialogue avec le <i>traverso</i>, la viole de gambe et le théorbe dans l&rsquo;aria en sicilienne « Così la tortorella » est un modèle de raffinement et de subtilité dans l’ornementation.</p>
<p>L&rsquo;ensemble instrumental présent lors de la création, mené par nul autre qu&rsquo;Arcangelo Corelli au premier violon, fut sans doute l&rsquo;un des plus prestigieux pour lesquels Haendel ait jamais écrit. Selon les archives du Marquis Rispoli, il comptait près d&rsquo;une quarantaine de cordes et un <em>instrumentarium</em> inhabituel, avec même un trombone (dont la partition autographe ne laisse toutefois nulle trace). On est donc quelque peu surpris, dès les premières notes de l&rsquo;ouverture, par la sonorité plus modeste de l&rsquo;orchestre réuni ce soir. Toutefois, le <b>Concert de la Loge</b> parvient à compenser cette réduction d&rsquo;effectifs en rendant justice à l&rsquo;œuvre par une interprétation raffinée et pleine de nuances.</p>
<p>L’œuvre offre, il y est vrai, de multiples occasions aux instrumentistes de briller. Ainsi, la viole de gambe, si rare dans l’œuvre de Haendel, permet à <b>Atsushi Sakai </b>d&rsquo;accompagner de manière poignante les émotions des personnages. <b>Julien Chauvin</b>, toujours alerte et inventif, propose de magnifiques cadences dans ses interventions en solo, et mène l&rsquo;ensemble avec un panache indéniable. Surtout, il fait preuve d&rsquo;une rigueur de tous les instants face à cette partition, qui, comme toutes les œuvres vocales italiennes du <i>Caro Sassone</i>, demande énormément d&rsquo;engagement et de précision aux instrumentistes.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/haendel-la-resurrezione-paris-tce/">HAENDEL, La resurrezione &#8211; Paris (TCE)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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