<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Emy GAZEILLES - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/emy-gazeilles/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/emy-gazeilles/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Fri, 20 Jun 2025 05:48:27 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.3</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Emy GAZEILLES - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/emy-gazeilles/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Rennes 2025-26: L&#8217;Opéra en partage</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/rennes-2025-26-lopera-en-partage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Jun 2025 05:48:25 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=breve&#038;p=192801</guid>

					<description><![CDATA[<p>« L&#8217;Opéra en partage », voilà la bannière sous laquelle Matthieu Rietzler dévoile sa nouvelle saison le jour-même de l&#8217;opération Opéra sur Ecran(s) qui fait résonner la Flûte Enchantée, gratuitement, dans plus de 70 lieux entre Bretagne et Pays de Loire. Cette nouvelle saison débute dès le 30 août avec un premier temps fort en &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/rennes-2025-26-lopera-en-partage/"> <span class="screen-reader-text">Rennes 2025-26: L&#8217;Opéra en partage</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/rennes-2025-26-lopera-en-partage/">Rennes 2025-26: L&rsquo;Opéra en partage</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« L&rsquo;Opéra en partage », voilà la bannière sous laquelle Matthieu Rietzler dévoile sa nouvelle saison le jour-même de l&rsquo;opération <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.opera-rennes.fr/fr/evenement/opera-sur-ecrans-la-flute-enchantee">Opéra sur Ecran(s)</a> qui fait résonner <em>la Flûte Enchantée</em>, gratuitement, dans plus de 70 lieux entre Bretagne et Pays de Loire.</p>
<p>Cette <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.opera-rennes.fr/fr/programmation">nouvelle saison</a> débute dès le 30 août avec un premier temps fort en plein air le 30 aout. Le très beau <em>Rinaldo</em> de la Co[opéra]tive applaudi ici même en <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/rinaldo-rennes-demons-et-merveilles/">2021</a> reprend du service, en plein air, à l&rsquo;éco-musée de la Bintinais après que Claire Dancoisne l&rsquo;ait adapté cet été pour le Festival de Saint-Céré.</p>
<p>Pour le reste, fidèle à ses partenariats fructueux, Rennes accueillera des incontournables comme <em>Lucia di Lammermoor</em> en février 2026, sous le regard de Simon Delétang, coproduit avec Angers-Nantes Opéra, mais également Massy, le Théâtre Impérial de Compiègne – Opéra de Compiègne et le Théâtre de Lorient – CDN.</p>
<p>D&rsquo;autres œuvres sont plus audacieuses, à l&rsquo;exemple de cet alléchant <em>Robinson Crusoé</em> de Jacques Offenbach, également à l&rsquo;affiche du Théâtre des Champs-Elysées sous la houlette de Laurent Pelly – et applaudit dans plus de 80 communes à l&rsquo;occasion d&rsquo;Opéra(s) sur écrans en juin prochain &#8211; ou encore<em> La Calisto</em> de Francesco Cavalli coproduit avec le Festival d’Aix-en-Provence sous la houlette de Sébastien Daucé et de son ensemble Correspondances dans une mise en scène prometteuse de Jetske Mijnssen dès le mois d&rsquo;octobre.</p>
<p>Ces deux spectacles sont crées en complicité avec Angers-Nantes Opéra, tout comme le nouvel opus de la Co[opéra]tive, mis en scène par David Lescot, en janvier 2026&nbsp;: l&rsquo;opéra de chambre de Pauline Viardot, <em>Cendrillon</em>.</p>
<p>Enfin, après leur <em>Carnaval Baroque</em>, Vincent Dumestre et Le Poème Harmonique proposeront cette fois une version méconnue de<em> L’Avare</em> de Molière, mise en musique par Francesco Gasparini.</p>
<p>Enfin, la création contemporaine ne sera pas oubliée en mai 2026 avec <em>I didn’t know where to put all my tear</em>s croisant la musique de Benjamin Britten et celle de Marko Nikodijević en création mondiale le 29 mars 2026 à l’Opéra national de Nancy-Lorraine</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/rennes-2025-26-lopera-en-partage/">Rennes 2025-26: L&rsquo;Opéra en partage</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Angers-Nantes Opéra 2025-26 : Fragilisé mais déterminé</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/angers-nantes-opera-2025-26-fragilise-mais-determine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Jun 2025 08:24:45 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=breve&#038;p=192795</guid>

					<description><![CDATA[<p>La création imminente et ambitieuse de la Messe pour une planète fragile sur un texte de &#160;de la poétesse sud-africaine Antjie Krog et une musique de Guillaume Hazebrouck viendra clore la semaine prochaine la saison 2024-25 d&#8217;Angers Nantes Opéra. Voilà huit ans maintenant qu&#8217;Alain Surrans a quitté l&#8217;opéra de Rennes pour Angers Nantes Opéra, tout &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/angers-nantes-opera-2025-26-fragilise-mais-determine/"> <span class="screen-reader-text">Angers-Nantes Opéra 2025-26 : Fragilisé mais déterminé</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/angers-nantes-opera-2025-26-fragilise-mais-determine/">Angers-Nantes Opéra 2025-26 : Fragilisé mais déterminé</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La création imminente et ambitieuse de la <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.angers-nantes-opera.com/messe-pour-une-planete-fragile"><em><i>Messe pour une planète fragile</i></em></a> sur un texte de &nbsp;de la poétesse sud-africaine <strong>Antjie Krog et une musique de Guillaume Hazebrouck viendra clore la semaine prochaine la saison 2024-25 d&rsquo;Angers Nantes Opéra.</strong></p>
<p>Voilà huit ans maintenant qu&rsquo;Alain Surrans a quitté l&rsquo;opéra de Rennes pour Angers Nantes Opéra, tout en conservant des liens forts avec la maison bretonne qu&rsquo;il avait dirigé pendant quatorze ans, impulsant de nombreuses et fructueuses collaborations. Il achèvera son mandat en Pays de Loire le 1er janvier prochain, cédant la place à Alexandra Lacroix de manière sereine et concertée.</p>
<p><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.angers-nantes-opera.com/#3">L&rsquo;ultime saison</a> qu&rsquo;il programme conserve son ambition en dépit du contexte brutal qui est celui des coupes budgétaires drastiques imposées par la Région Pays de Loire ainsi que par le département de Loire Atlantique. Les deux métropoles ainsi que le ministère de la Culture ont partiellement amorti le choc par effort financier complémentaire. Si les levers de rideaux passent de 72 à 60, sacrifiant en particulier les programmations baroques, de danse et de certains projets du chœur, en revanche, il semble hors de propos de transiger avec la qualité des propositions.</p>
<p>Les coproductions les plus prestigieuses promettent le meilleur comme <em>La Calisto</em> de Francesco Cavalli avec le Festival d’Aix-en-Provence en novembre ou encore, début juin, <em>Robinson Crusoé</em> de Jacques Offenbach avec le Théâtre des Champs-Elysées sous la houlette de Laurent Pelly et des décors, costumes, réalisés par les ateliers d’Angers-Nantes Opéra.</p>
<p>En mars, une large coproduction rassemblera les opéras de Rennes et Massy, le Théâtre Impérial de Compiègne – Opéra de Compiègne et le Théâtre de Lorient – CDN pour <em>Lucia di Lammermoor</em>.</p>
<p>Alain Surrans ne renonce pas à l&rsquo;innovation avec <em>Solaris</em>, un vidéo-opéra contemporain écrit par Othman Louati dont l&rsquo;opéra &#8211; <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/louati-les-ailes-du-desir-rennes/"><em>les Ailes</em></a> <em>du Désir</em>, toujours avec Miroirs Etendus &#8211; avait déjà été applaudi dans le cadre de la Co[opéra]tive.</p>
<p>Cette dernière, incontournable, sera à nouveau présente en mars 2026 avec <em>Cendrillon</em> de Pauline Viardot.</p>
<p>Enfin Patricia Petibon illuminera dès novembre la version de concert de <em>l’Amour sorcier</em> et <em>La Vie brève</em> de Manuel de Falla,</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/angers-nantes-opera-2025-26-fragilise-mais-determine/">Angers-Nantes Opéra 2025-26 : Fragilisé mais déterminé</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>POULENC, Dialogues des Carmélites &#8211; Rouen</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/poulenc-dialogues-des-carmelites-rouen/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jan 2025 16:59:45 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=181664</guid>

					<description><![CDATA[<p>A rebours de l’épure verticale, du noir et blanc, des jeux d’ombre et de lumière qui souvent prévalent, la nouvelle production de Dialogues des Carmélites à Rouen ose la couleur et la ligne courbe, éclaboussant de théâtre le chef-d’œuvre de Poulenc sans en trahir la lettre, accusant sa violence, lui insufflant dans le même temps &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/poulenc-dialogues-des-carmelites-rouen/"> <span class="screen-reader-text">POULENC, Dialogues des Carmélites &#8211; Rouen</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/poulenc-dialogues-des-carmelites-rouen/">POULENC, Dialogues des Carmélites &#8211; Rouen</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>A rebours de l’épure verticale, du noir et blanc, des jeux d’ombre et de lumière qui souvent prévalent, la nouvelle production de <em>Dialogues des Carmélites</em> à Rouen ose la couleur et la ligne courbe, éclaboussant de théâtre le chef-d’œuvre de Poulenc sans en trahir la lettre, accusant sa violence, lui insufflant dans le même temps un élan, une continuité, un suspense même, qui trouve sa résolution dans la scène finale d’une grande force visuelle, aussi aboutie et originale que les précédentes. Les différents décors sont autant de perspectives ouvertes sur l’ouvrage. La projection sur le rideau de textes chargés de replacer l’œuvre dans son contexte historique contrebalance la transposition dans un univers contemporain. Etait-il nécessaire d’abuser du procédé ? Libre à chacun d’interpréter les<em> Dialogues</em> à sa manière. C’est une des rares faiblesses d’une approche iconoclaste mais stimulante. <strong>Tiphaine Raffier</strong> signe là sa première mise en scène d’opéra. Souhaitons que ce ne soit pas la dernière.</p>
<p>Du haut de son pupitre, <strong>Ben Glassberg</strong> adopte un parti similaire. Que de flamme, que de fureur dans cette lecture orageuse, à la façon d’un <em>Dies Irae. </em>Que de théâtre aussi dans l’impulsion donnée à la partition, la manière d’en exacerber les tensions, d’en surligner les arêtes, quitte à en négliger la tendresse et l’ascèse – la pudeur des sentiments, la ferveur des prières, la douceur méditative des interludes. Débordant de la fosse dans les loges de part et d’autre de la scène, l’Orchestre de l’Opéra Normandie Rouen se jette vents et percussions debout dans ce qui s’apparente à une course à l’abîme. Le chœur de la foule gronde ; celui des Carmélites s’élève dans une belle alchimie de timbres.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" class="aligncenter" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Dialogues4-1-1294x600.jpg" />© Caroline Doutre</pre>
<p>Cette nouvelle production se distingue aussi par l’emploi de chanteurs francophones, condition souvent nécessaire et en l’occurrence suffisante à l’intelligibilité du texte. Tous font leurs premiers pas dans leur rôle (sauf erreur de notre part). Tous enrichiront leur interprétation au contact répété de la partition, mais tous confortent l’extrême de la proposition musicale et scénique. Blanche est encore large pour <strong>Hélène Carpentier</strong>. Le parler apporte parfois aux mots un poids, une couleur que le chanter ne parvient pas toujours à exprimer, ce qui n’empêche pas la soprano amiénoise d’imposer sa Novice, fébrile, déterminée, insubordonnée et finalement touchante dans sa quête d’absolu. Si la Lidoine fougueuse d’<strong>Axelle Fanyo</strong>, aux accents moins maternels que sauvages, est affaire de goût, la Croissy de <strong>Lucile Richardot</strong> ne peut manquer de surprendre, elle que l’on associe à tort au répertoire baroque, oubliant qu’elle fut Geneviève dans <em>Pelléas</em> à plusieurs reprises et se rêve Cassandre dans <em>Les Troyens</em>. A ce rôle de première prieure trop souvent confié à des voix en bout de course, elle offre au-delà d’un timbre troublant, une chair et un tempérament. Son agonie est de celles qui glacent le sang, sans abuser d’effets expressionnistes, effrayante et pitoyable dans sa chemise d’hospitalisation. <strong>Emy Gazeilles</strong>, Constance d’une fraîcheur qui n’est pas légèreté, et <strong>Eugénie Joneau</strong>, Mère Marie torturée aux aigus fulgurants apportent leur juste contrepoint à ce carmel au bord de la crise de nerf.</p>
<p>Auparavant, <strong>Jean-Fernand Setti</strong> a écrasé de sa présence et de sa projection le Marquis de la Force, au détriment du Chevalier de <strong>Julien Henric.</strong> Le jeune ténor, nommé dans les Révélations des Victoires de la Musique Classique 2025, gagne peu à peu en confiance pour finalement faire valoir dans le duo avec Blanche une ligne souple tracée d’une voix saine aux aigus habilement négociés. Parmi les autres seconds rôles, tous irréprochables si courte soit leur intervention, un mot pour l’Aumonier de <strong>François Rougier</strong> d’une probité exemplaire, dont la miséricorde n’est pas la première des caractéristiques, à l’image finalement de cette production de <em>Dialogues des Carmélites</em> à laquelle ne fait défaut qu’un seul constituant, omniprésent pourtant d’un bout à l’autre de l’ouvrage : Dieu.</p>
<p>Prochaines représentations à Rouen, les 30 janvier, 1<sup>er</sup> et 4 février 2025. Reprise à Nancy en 2026.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/poulenc-dialogues-des-carmelites-rouen/">POULENC, Dialogues des Carmélites &#8211; Rouen</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>HAYDN, Die Schöpfung &#8211; Montpellier</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/haydn-die-schopfung-montpellier/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Nov 2024 04:59:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=176675</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dès son premier séjour londonien, Haydn rencontra William Herschel, au moment où il découvrait les grands oratorios de Haendel, et certains avancent que l’idée de la Création aurait été communiquée par l’astronome au compositeur à la recherche d’un sujet. « Oratorio biblique et maçonnique », « &#8230;certainement l’œuvre de Haydn qui porte le plus fortement la marque de &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/haydn-die-schopfung-montpellier/"> <span class="screen-reader-text">HAYDN, Die Schöpfung &#8211; Montpellier</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/haydn-die-schopfung-montpellier/">HAYDN, Die Schöpfung &#8211; Montpellier</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dès son premier séjour londonien, Haydn rencontra William Herschel, au moment où il découvrait les grands oratorios de Haendel, et certains avancent que l’idée de <em>la Création</em> aurait été communiquée par l’astronome au compositeur à la recherche d’un sujet. « Oratorio biblique et maçonnique », « &#8230;certainement l’œuvre de Haydn qui porte le plus fortement la marque de la Franc-maçonnerie », rappelait Jacques Chailley, auquel nous renvoyons les curieux (1). La plus pertinente définition du déisme des Lumières, opposé au dogmatisme, était donnée par Voltaire à l’article « Religion » de son dictionnaire philosophique.  <em>La Création</em> nous invite à regarder plus haut, à nous approprier l’harmonie du monde, la lumière sans l’aveuglement, une forme de béatitude humble, souriante. Après l’incroyable version scénique que programmait l’Opéra national de Lorraine en février dernier (Le Livre et l’Encyclopédie  <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://forumopera.com/spectacle/haydn-die-schopfung-nancy/">https://forumopera.com/spectacle/haydn-die-schopfung-nancy/</a>) , Montpellier nous offre à son tour une <em>Création</em> (2), une singulière première.</p>
<p>Apparue depuis peu sur nos grandes scènes, l’Avignonnaise <strong>Emy Gazeilles</strong> a fait une entrée remarquée dans la carrière. Gabriel, puis Eve, ses trois airs interviennent dans la première moitié de l’ouvrage, elle sera de tous les ensembles qui suivront. La conduite de la ligne, le soutien, l’aisance dans tout le registre ne souffrent pas de sa grossesse avancée. Le timbre, citronné, gagnera en rondeur au fil des interventions pour s’épanouir pleinement. Elle se joue des difficultés, les aigus sont aisés. « Nun beut die Flur » (n°8), la pastorale avec les clarinettes, bassons solistes, est ravissante, et les traits (« erhöt », « den Wunden Heil ») irréprochables. Il en ira de même avec « das zarte Taubenpaar » puis « ihr reizenden Gesang », redoutables, de son aria suivante (« Auf starken Fittige », n°15). <strong>Maciej Kwasnikowski</strong>, le ténor polonais à la voix vaillante et stylée, chante Uriel (3). Son souci constant du texte – toujours intelligible – et de la ligne de chant, associés à des moyens exemplaires, nous vaut un bonheur constant. Le timbre, la projection sont au rendez-vous, au service d’une expression naturelle, telle qu’on l’aime. L’essentiel des récitatifs, accompagnés par le seul clavecin (4) ou par l’orchestre, lui sont confiés ainsi qu’à la basse. Leur vie mérite d’être soulignée. Raphael, puis Adam, sont confiés à <strong>Alexandre Baldo</strong>, baryton-basse que l’on retrouvera en Abimelech (<em>Samson et Dalila</em>) à Saint-Etienne. L’allemand, (aux « r » roulés), exotique, surprend et s’oublie. Les graves sont solides, ronds, la voix est ample, sonore. Impétueux, inégal dans son premier air, il rayonnera dans son second (« Nun scheint im vollem Glanze », n°22). Les ensembles (les cinq trios vocaux comme les deux duos, avec ou sans le chœur) n’appellent que des éloges. Le final nécessitant quatre solistes, la mezzo <strong>Dominika Gajdzis</strong> s’intègrera à l’ensemble pour donner la réplique au chœur.</p>
<p>Souvent sollicité, seul ou avec les solistes, ce dernier, préparé par <strong>Noëlle Gény</strong>, se montre irréprochable, aussi engagé que concentré, précis, équilibré. Le « Stimmt an die Saiten » (n°10), très haendelien, avec sa fugue, est exemplaire. On pourrait tout citer, notamment les grands ensembles qui couronnent chacune des trois parties.</p>
<p>Le changement de titulaire, annoncé quelques jours auparavant, augurait mal de cette <em>Création</em> montpelliéraine, quelles que soient les qualités des solistes retenus. On ignorait alors que le chef, spécialiste du grand répertoire lyrique italien, était familier de l’ouvrage, pour l’avoir dirigé à maintes reprises. <strong>Marco Crispo</strong> gagne à être connu. L’espace de quelques jours lui a permis de tisser des liens étroits avec tous ses musiciens et chanteurs, et cette complicité est perceptible. Le geste est ample, clair, efficace, l’expression souriante comme grave, complice. Le dynamisme qu’il insuffle, son attention constante à chacun, l’énergie, la vigueur comme la tendresse sont manifestes. C’est un Haydn juste, affable, dont la jubilation intérieure, sincère, humaine, sans emphase, indemne de frivolité ou de complaisance, trouve la grandeur et l’humilité : la pleine dimension d’une sacralité débarrassée de ses atours sacerdotaux, naturelle. Rien de mystique ni de victorieux, l’admiration la plus sincère pour le miracle du grand œuvre que constitue <em>la Création</em>.</p>
<p>Instrumentiste ou chanteur, la concentration et l’engagement d’une première, l’enthousiasme de chacun sont la marque de ce moment de partage. L’orchestre se montre sous son jour le meilleur, homogène, équilibré, réactif. Les phrasés sont dessinés avec intelligence et goût. L’unique réserve tient à la perception de la petite harmonie, essentielle à l’illustration du livret : placée derrière les cordes, comme à l’accoutumée, l’émission paraît en retrait, et ajoute à la perte de la verdeur des timbres des instruments d’époque. Cependant, on oublie vite les couleurs orchestrales que nous prodiguent ces derniers dans les interprétations « historiquement informées », tant la chaleur radieuse que dégage cette lecture inspirée nous captive. Aucun entracte ni la moindre césure entre les trois parties, la tension dramatique y gagne. Au terme de l’ouvrage, la joie profonde, partagée, sorte de communion rare, est perceptible.</p>
<p>Les chaleureuses ovations du public, longtemps retenues, lui valent la reprise du chœur conclusif, fait inhabituel et particulièrement bienvenu : chacun des interprètes, libéré de la tension de cette création, y donne le meilleur de lui-même, ajoutant encore à l’exécution précédente. Le bonheur.</p>
<pre>(1) Dans deux articles (<em>L’Education musicale</em>, n° 246-248, 1978) à l’occasion de l’inscription de <em>La Création</em> au CAPES et à l’agrégation, il décrit l’histoire détaillée de sa gestation, depuis la commande de Salomon jusqu’à la mise en musique du texte traduit en allemand par Van Swieten, qui avait déjà collaboré avec le compositeur (la version vocale des <em>Sept paroles du Christ</em>). Auparavant une analyse de la partition lui permettait de justifier son interprétation. Précédé du « Vollendet ist das grosse Werk » confié au chœur, « Herr, blickt Alles auf », avec sa colonne d’harmonie (bois et cors), confirmerait si besoin l’influence maçonnique du livret comme de la musique. Voltaire, disparu vingt ans auparavant, écrivait à l’article « Religion » de son Dictionnaire philosophique une page prémonitoire, la section seconde étant l’introduction la plus pertinente à l’ouvrage de Haydn (page 1502, de l’édition de la Fondation Voltaire, Laffont, coll. Bouquins, 2019).
(2) Pour incroyable que cela puisse paraître, malgré l’activité musicale intense de Montpellier, y compris celle du Festival Radio-France, il aura fallu attendre 226 ans pour que l’oratorio de Haydn y soit donné. L’Opéra comédie a fait le plein à cette occasion, et l’on regrette que tant de travail et de talents n’aient pu se traduire que lors de cet unique concert. Signalons aussi l’excellente notice d’introduction du programme de salle, fait rare, signée Benjamin François.
(3) Uriel, à la différence de Gabriel et Raphaël, ne figure pas parmi les archanges bibliques, emprunté aux religions orientales, il apparaît dans les apocryphes.
(4) Le clavecin paraît vraiment grêle, les basses quasi inaudibles, pour assurer l’accompagnement des récitatifs secco. Peut-être un piano-forte (comme pour <em>les Saisons</em>) aurait-il mieux convenu, même si « cembalo » est explicitement mentionné dans la partition.</pre>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/haydn-die-schopfung-montpellier/">HAYDN, Die Schöpfung &#8211; Montpellier</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>MASSENET: Don Quichotte, Paris (ONP)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/massenet-don-quichotte-paris-onp/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 May 2024 05:35:17 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=162645</guid>

					<description><![CDATA[<p>Après Cendrillon à l’automne 2023, Don Quichotte est le second opéra de Massenet que l’OnP propose cette saison, un choix judicieux qui évite de réduire le musicien à ses deux ouvrages les plus fameux, Manon et Werther. Souhaitons que d’autres partitions du compositeur stéphanois suivront bientôt. Don Quichotte n’avait plus été joué sur la scène &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/massenet-don-quichotte-paris-onp/"> <span class="screen-reader-text">MASSENET: Don Quichotte, Paris (ONP)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/massenet-don-quichotte-paris-onp/">MASSENET: Don Quichotte, Paris (ONP)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Après <em>Cendrillon</em> à l’automne 2023, <em>Don Quichotte</em> est le second opéra de Massenet que l’OnP propose cette saison, un choix judicieux qui évite de réduire le musicien à ses deux ouvrages les plus fameux, <em>Manon</em> et <em>Werther</em>. Souhaitons que d’autres partitions du compositeur stéphanois suivront bientôt. <em>Don Quichotte</em> n’avait plus été joué sur la scène de l’Opéra Bastille depuis les représentations de 2002 où José van Dam chantait le rôle-titre dans une réalisation de Gilbert Deflo. Cette fois, le choix s’est porté sur <strong>Damiano Michieletto,</strong> l’un des metteurs en scène les plus demandés aujourd’hui qui, pour sa quatrième collaboration avec l’OnP en dix ans, signe une production pleinement aboutie en appliquant à l’ouvrage un traitement que l’on pourrait qualifier de radical. Plus de Fiera ni de places publiques, plus de sierra entourée de montagnes non plus, plus de patio de Dulcinée où l’on festoie, en un mot, plus d’Espagne. Celle-ci n’est suggérée que par un groupe des danseurs et de danseuses, vêtus de costumes traditionnels entièrement noirs qui, tels des ombres, viennent tournoyer autour de Don Quichotte en lieu et place des moulins, car dans cette conception, le chevalier à la longue figure, vieilli et malade, revit chez lui les événements les plus marquants de son existence, sous l’œil bienveillant de Sancho. Le rideau se lève sur une immense salle de séjour aux murs vert pâle. Au centre, un canapé et deux fauteuils verdâtres entourent une table basse blanche, à gauche une bibliothèque blanche remplie de livres et à droite un buffet, blanc également. Don Quichotte apparaît, entouré de Pedro, Garcias, Rodriguez et Juan, qui sont sortis du buffet ou de dessous le tapis comme des fantômes du passé bientôt rejoints par la foule qui surgit derrière le mur du fond, amovible. Des chevaux de manèges descendus des cintres et les vidéos discrètes et pertinentes de <strong>Roland Horvarth</strong> contribuent à matérialiser les hallucinations du vieux chevalier. La totalité de l’action se déroule dans cet intérieur confiné et froid où réside Don Quichotte avec Sancho Pança, tout à tour homme à tout faire, cuisinier ou infirmier. Les décors de <strong>Paolo Fantin</strong>, sont élégants et raffinés, les costumes bigarrés des personnages qui constituent la foule tranchent avec ceux de Don Quichotte et Sancho aux teintes plus sobres, Au quatrième acte, Dulcinée porte une robe décolletée de couleur vive. La direction d’acteurs d’une grande précision capte durablement l’attention et permet d’entrer progressivement dans l’univers imaginé par le metteur en scène vénitien, largement ovationné au rideau final en dépit de quelques huées éparses rapidement couvertes par les applaudissements.</p>


<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="900" height="599" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Don-Quichotte-23-24-©-Emilie-Brouchon-OnP-7-1.jpg" alt="" class="wp-image-162663"/><figcaption class="wp-element-caption">Don Quichotte 23-24 © Emilie Brouchon &#8211; OnP </figcaption></figure>


<p>Pas de huées en revanche pour la distribution, acclamée sans réserve par le public. <strong>Emy Gazeilles</strong>,<strong>&nbsp;Marine Chagnon</strong> et <strong>Nicholas Jones</strong>, tous trois membres de la troupe de l’OnP, forment avec <strong>Samy</strong> <strong>Camps</strong> un quatuor vocal harmonieux et se révèlent excellents comédiens. Bien connu du public parisien, <strong>Etienne Dupuis</strong> possède une voix homogène et bien timbrée, une diction impeccable et une belle ligne de chant nuancée. Il campe un Sancho sensible et attentionné qui gagne en émotion tout au long de la soirée jusqu’au dernier acte où son « Ô mon maître, ô mon grand » a mis la larme à l’œil de bien des spectateurs. <strong>Gaëlle Arquez</strong> ajoute un nouveau rôle, et non des moindres, à la dizaine de ceux qu’elle a déjà chantés sur notre première scène nationale. La Belle Dulcinée est un personnage moins extraverti que Carmen, qu’elle interprétait en 2022. Elle en fait une séductrice frivole en apparence mais non dépourvue de lucidité comme en témoignent ces vers chantés avec nostalgie « Lorsque le temps d’amour a fui que reste-t-il de nos bonheurs ? », ni de compassion envers Don Quichotte. Avec son timbre fruité et son adéquation au style de cette musique elle emporte amplement l’adhésion. <strong>Christian Van Horn</strong> qui a déjà incarné avec bonheur Méphisto dans <em>Faust</em> et les quatre méchants des <em>Contes d’Hoffmann</em> ajoute un nouvel ouvrage français à son répertoire <em>in loco</em>. C’est avec conviction qu’il s’empare du Chevalier à la longue figure à qui il prête son timbre rocailleux bien adapté à son personnage. On aura noté de réels progrès dans la diction de notre langue et l’on espère qu’au fil des représentations son incarnation, certes touchante, gagnera encore en émotion. Les Chœurs préparés par <strong>Ching-Lien Wu</strong> sont comme à l’accoutumée irréprochables.</p>
<p>Au pupitre, <strong>Patrick Fournillier</strong> fait des merveilles. Sa direction nerveuse, chatoyante et précise ainsi que sa parfaite maîtrise du style de cette musique lui ont valu au rideau final une salve d’applaudissements nourris. &nbsp;</p>
<p></p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/massenet-don-quichotte-paris-onp/">MASSENET: Don Quichotte, Paris (ONP)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>MASSENET, Cendrillon &#8211; Paris (Bastille)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/massenet-cendrillon-paris-bastille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Oct 2023 06:55:15 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=149087</guid>

					<description><![CDATA[<p>Créée à l’Opéra-Comique en 1999, la Cendrillon de Massenet a fait au printemps 2022 une entrée tardive au répertoire de l’OnP dans une production de Mariame Cément qui nous est reproposée cette saison avec une distribution presque entièrement renouvelée. La metteuse en scène a choisi de situer l’action au temps de la création de l’ouvrage, &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/massenet-cendrillon-paris-bastille/"> <span class="screen-reader-text">MASSENET, Cendrillon &#8211; Paris (Bastille)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/massenet-cendrillon-paris-bastille/">MASSENET, Cendrillon &#8211; Paris (Bastille)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Créée à l’Opéra-Comique en 1999, la <em>Cendrillon</em> de Massenet a fait au printemps 2022 une entrée tardive au répertoire de l’OnP dans une production de <strong>Mariame Cément</strong> qui nous est reproposée cette saison avec une distribution presque entièrement renouvelée. La metteuse en scène a choisi de situer l’action au temps de la création de l’ouvrage, c’est à dire peu avant l’exposition universelle de 1900, manifestation emblématique de la Belle Époque où la France connaît sa seconde révolution industrielle. De fait, l’élément principal du décor des actes un, trois et quatre imaginé par <strong>Julia Hansen</strong> est une énorme machine constituée d’engrenages, de turbines, de tuyaux, de passerelles, d’un tableau de bord clignotant et de cylindres munis d’une porte coulissante. Cette machine qui occupe la quasi-totalité du plateau, transforme les demi-sœurs de Cendrillon en princesses bonnes à marier lorsqu’elles pénètrent dans l’un des cylindres et ressortent par un autre, vêtues de robes à crinolines rose bonbon et de perruques blondes bouclées. D&rsquo;autre part, elle fait apparaître dans l’embrasure d’un troisième cylindre, la marraine de Cendrillon en fée électricité auréolée d’ampoules lumineuses. Au deuxième acte, l’intérieur du château du prince n’est pas sans évoquer la verrière du Grand Palais. C’est dans une montgolfière que Cendrillon se rendra au bal. Le dernier cadeau de la fée à Cendrillon lors du dénouement sera une paire de baskets scintillantes pour remplacer sa chaussure perdue, une évocation sans doute de l’intemporalité de l’ouvrage.</p>
<p>La direction d’acteur, extrêmement fluide et subtile permet de saisir les relations entre les personnages et leurs pensées intimes y compris durant les passages orchestraux. Au début de chaque acte, sur un écran descendu des cintres, apparaît à la manière des intertitres du cinéma muet, une illustration des événements à venir mimés par des personnages en ombre chinoise.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-full"><img decoding="async" width="900" height="600" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Cendrillon-2023-2024-©-Elisa-Haberer-OnP-16.jpg" alt="" class="wp-image-149098"/><figcaption class="wp-element-caption">Cendrillon 2023-2024 © Elisa Haberer &#8211; OnP</figcaption></figure>


<p>La distribution, globalement homogène, aligne des interprètes vocalement et stylistiquement idoines mais dont la diction, à une ou deux exceptions près, souffre d’un manque d’intelligibilité qui nuit à la compréhension immédiate des dialogues que le public est obligé de suivre grâce aux surtitres. Déjà présentes lors des représentations de 2022, les interprètes des six esprits, issues des Chœurs de l’OnP, chantent avec grâce et malice leur partie. Trois autres membres des Chœurs s’illustrent dans des rôles secondaires, <strong>Fabio Bellenghi</strong>, impeccable premier ministre, <strong>Laurent Laberdesque</strong>, dont la voix bien timbrée sied au Surintendant des plaisirs et <strong>Luca Sannai</strong>, Doyen de la faculté au timbre clair et sonore. Les demi-sœurs de Cendrillon sont incarnées avec brio par deux membres de la toute jeune troupe lyrique de l’OnP, <strong>Marine Chagnon</strong>, qu’on a pu entendre en Tisbe, la demi-sœur de la Cendrillon rossinienne à Garnier en 2022, possède un joli timbre de mezzo-soprano qui se marie idéalement avec le soprano limpide d’<strong>Emy Gazeilles </strong>dont ce sont les débuts à l’OnP. Curieusement, Mariame Clément fait de ces deux personnages non pas les deux petites pestes habituelles qui écrasent Cendrillon de leur dédain mais des complices qui se montrent affectueuses lorsque leur demi-sœur est souffrante. Belle prestation de <strong>Philippe Rouillon </strong>dont la voix sombre et bien projetée sied parfaitement au personnage épisodique du roi. L’autre père de la distribution est incarné par <strong>Laurent Naouri</strong>, tout à fait convaincant dans ce rôle d’époux soumis et de papa aimant mais velléitaire qui se rebelle tardivement. La voix est certes moins glorieuse qu’autrefois mais le style et l’impeccable diction emportent aisément l’adhésion. <strong>Daniela Barcellona</strong> retrouve avec bonheur le rôle de Madame de la Haltière, insupportable et cancanière à qui elle confère une certaine bonhommie qui la rendrait presque sympathique. Vocalement, la mezzo-soprano italienne dotée d’une voix large et fruitée parvient à se faire entendre sans effort. Son air « Lorsqu’on a plus de vingt quartiers » est chanté avec une truculence réjouissante. Dotée d’un timbre ravissant et d’un registre aigu brillant, <strong>Caroline Wettergreen</strong> vocalise avec aisance. Chacune de ses apparitions est saluée par une salve d’applaudissements amplement mérités. Dans le rôle du prince charmant, <strong>Paula Murrihy</strong> effectue des débuts remarqués à l’OnP. Le timbre est délicatement ambré, la voix homogène et la diction convenable. La mezzo-soprano irlandaise se montre particulièrement émouvante dans son air « Allez, laissez-moi seul » et passionnée dans le duo qui conclut l’acte deux. Face à elle, <strong>Jeanine de</strong> <strong>Bique</strong> campe une Lucette / Cendrillon touchante dans son premier air «&nbsp;Ah que mes sœurs sont heureuses&nbsp;», exaltée lors de son duo avec le prince et désespérée au troisième acte dans son monologue «&nbsp;Seule, je partirai&nbsp;». Cependant, force est de reconnaître que la diction est particulièrement floue et que la voix manque de projection suffisante pour se faire entendre dans le grand vaisseau de l’Opéra Bastille. Sans doute eût-elle été davantage à son affaire à Garnier voire à l’Opéra-Comique où l’ouvrage a été créé.</p>
<p>Au pupitre <strong>Keri-Lynn Wilson</strong> dirige avec beaucoup de précision et de sensibilité cette partition foisonnante dont elle sait mettre en valeur toutes les subtilités. C&rsquo;est un accueil chaleureux du public qu&rsquo;a reçu la cheffe d&rsquo;origine ukrainienne pour ses débuts à l&rsquo;OnP.&nbsp; &nbsp; &nbsp;&nbsp;</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/massenet-cendrillon-paris-bastille/">MASSENET, Cendrillon &#8211; Paris (Bastille)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Concours Voix Nouvelles 2023 : le palmarès</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/concours-voix-nouvelles-2023-le-palmares/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 10 Oct 2023 19:28:23 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=breve&#038;p=143187</guid>

					<description><![CDATA[<p>1er prix (10 000€) : Lauranne OLIVA, France 2e prix (7 000€) : Leo VERMOT-DESROCHES, France 3e prix (4 000€) : Juliette MEY, France 4e lauréat : Héloïse POULET, France 5e lauréat : Lotte VERSTAEN, Belgique 6e lauréat : Emy GAZEILLES, France Prix des Opéras Suisses : Lauranne OLIVA, France Prix du public : Livia &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/concours-voix-nouvelles-2023-le-palmares/"> <span class="screen-reader-text">Concours Voix Nouvelles 2023 : le palmarès</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/concours-voix-nouvelles-2023-le-palmares/">Concours Voix Nouvelles 2023 : le palmarès</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>1er prix (10 000€) : Lauranne OLIVA, France<br />
2e prix (7 000€) : Leo VERMOT-DESROCHES, France<br />
3e prix (4 000€) : Juliette MEY, France<br />
4e lauréat : Héloïse POULET, France<br />
5e lauréat : Lotte VERSTAEN, Belgique<br />
6e lauréat : Emy GAZEILLES, France</p>
<p>Prix des Opéras Suisses : Lauranne OLIVA, France<br />
Prix du public : Livia LOUIS-JOSEPH-DOGUÉ, France</p>
<p>La finale du Concours sera retransmise sur France Musique le 29 décembre 2023 à 20h.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/concours-voix-nouvelles-2023-le-palmares/">Concours Voix Nouvelles 2023 : le palmarès</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Scène Émergente &#8211; Orange (Chorégies)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/scene-emergente-orange-choregies/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Maroillat]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Jul 2023 04:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=136340</guid>

					<description><![CDATA[<p>«&#160;Débuter n’est pas un défaut&#160;». On connait désormais ce leitmotiv de Jean-Louis Grinda, emprunté d’ailleurs à son père, qui a motivé la création de cette Scène Emergente, partie intégrante désormais des Chorégies d’Orange qui ouvrent la voie aux jeunes voix. En ce jeudi soir, le théâtre des Princes accueillait trois jeunes chanteurs dans un programme &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/scene-emergente-orange-choregies/"> <span class="screen-reader-text">Scène Émergente &#8211; Orange (Chorégies)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/scene-emergente-orange-choregies/">Scène Émergente &#8211; Orange (Chorégies)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>«&nbsp;Débuter n’est pas un défaut&nbsp;». On connait désormais ce leitmotiv de Jean-Louis Grinda, emprunté d’ailleurs à son père, qui a motivé la création de cette Scène Emergente, partie intégrante désormais des Chorégies d’Orange qui ouvrent la voie aux jeunes voix. En ce jeudi soir, le théâtre des Princes accueillait trois jeunes chanteurs dans un programme qui ne craint pas la transversalité temporelle, visitant les répertoires du 18e au 20e siècle. La soprano <strong>Emy Gazeilles</strong> est une habituée des Chorégies, de <em>Pop the Opera</em> en 2017 aux deux dernières éditions de <em>Musique en fêtes</em>. La mezzo-soprano <strong>Floriane Hasler</strong>, a été distinguée d&rsquo;un quatrième prix au concours Reine Élisabeth et débutait hier soir aux Chorégies, tout comme le contre-ténor <strong>Rémy Brès-Feuillet </strong>lequel renoue avec la tradition de l’école anglaise, où à la pyrotechnie vocale, il privilégie le style et les nuances.</p>
<p>Ne craignant pas la comparaison, ce dernier ouvre d’ailleurs audacieusement le programme par le célèbre « Ombra mai fu », dans lequel se sont illustrés de nombreux contre-ténors. Le jeune artiste se sort toutefois avec brio de ce qui aurait pu avoir des allures de piège, en nous livrant une interprétation habitée, chaque phrasé, <em>legati&nbsp;</em>et&nbsp;<em>crescendi,</em> distillés dans un chant pur débarrassé de toute fioriture inutile. Dans « Venti turbini prestate » de Rinaldo, Rémy Brès-Feuillet fait montre d’une grande aisance dans les vocalises périlleuses de cet air. Ses trilles sont délicats et son chant d’une grande sobriété. Le chanteur possède un timbre rare et une vocalité de contraltiste qui lui permet de distiller dans son chant une riche palette de couleurs tant dans le registre aigu que dans le grave, d&rsquo;une belle intensité. La flexibilité de la voix lui permet également d’épouser avec talent d&rsquo;autres répertoires. Ainsi, dans la chanson intimiste « Je ne t’aime pas » de Kurt Weill, il cultive l’art consommé du dire, tant chanté que parlé et se distingue comme un fin mélodiste. Dans la fragilité et la retenue, le chanteur s’abandonne aux mots auxquels il confère tout le relief voulu et dont le raffinement donne ici une parure subtile et bouleversante à une étreinte fulgurante qui se meut en rupture brutale. Rémy Brès-Feuillet est un interprète rare, et il convient de le suivre de près dans l’avenir.</p>
<p>Lors de la finale du Concours Reine Elisabeth nous avions été impressionnés par la voix de la mezzo-soprano Floriane Hasler<strong>.</strong> Ce que nous avons pu entendre sur la Scène Émergente confirme cette première impression d&rsquo;écoute. D’emblée, dès son premier air « Che scompiglio, che flagello » de <em>La Finta Semplice,</em> on est interpellé par la maturité de l’artiste. Son charisme, sa posture lui permettent autant d’incarner que de chanter ses personnages d’un soir. De sa voix au timbre rond, chaleureux et homogène, aux beaux graves profonds, elle excelle dans « Cruda sorte » d’Isabella de <em>L’Italienne à Alger</em>. Elle est ici magnifique d’expressivité et de legato. Loin d’un exercice de style destiné à se mettre en avant, la jeune artiste semble n’avoir comme seul dessein que de restituer la vérité d’un personnage au plus près de l’essence de l’œuvre. Tragédienne et comédienne, elle donne corps, avec maestria, aux émotions contrastées d&rsquo;Isabella. De même, dans l’air de Charlotte « Va, laisse couler mes larmes » de Werther, elle exalte une infinie mélancolie dans un halo de lumière. Le registre en clair-obscur lui sied à merveille. Timbre chaud et exalté, voix ambrée, elle est bouleversante dans cet aveu que sa voix porte bien au-delà des mots et des notes dans une émotion pure et authentique. Floriane Hasler est une jeune artiste qu&rsquo;il conviendra de ne pas lâcher du regard tant elle est prometteuse.</p>
<p>Quant à la régionale de l’étape, comme l&rsquo;a rappelé Jean-Louis Grinda en préambule du spectacle, Emy Gazeilles, elle avait manifestement avec elle l’ardent soutien de la salle, les Avignonnais s’étant mobilisés en masse pour l’applaudir. Nous avions pu remarquer ses qualités vocales en Gilda dans le duo avec <strong>Diego Godoy</strong> en duc de Mantoue <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/musiques-en-fete-2023/">dans le dernier <em>Musiques en fête. </em></a>Ici, dans le duo de <em>Giulio Cesare</em>, elle distille le juste dosage entre élégance et virtuosité, servi par un legato soigné. En outre, une délicate connivence est particulièrement palpable entre la jeune soprano et Rémy Brès-Feuillet, avec cette complémentarité idéale d’un soprano aérien et d’un contre-ténor tout en intériorité, aux timbres suffisamment différenciés, pour donner pleinement vie et crédibilité au couple Cléopâtre/César. Emy Gazelles se distingue aussi dans un registre plus léger qui se marie bien avec son profil de colorature, tant en solo dans une chanson traditionnelle du répertoire provençal, qu’en duo avec Floriane Hasler dans « Au bord de l’eau »&nbsp;de Paladhile<strong>,</strong> et en trio dans « Chanson Espagnole »&nbsp;de Camille Saint-Saëns. En revanche, on sera plus réservé sur son interprétation de « E strano&#8230;Sempre libera » de <em>La Traviata</em> et de l’air de Marguerite de <em>Faust.</em> La démonstration vocale et les aigus, appuyés et amplifiés ne suffisent pas. Pour incarner Violetta, il faut savoir en effet restituer le vécu frivole du personnage mais aussi donner corps à un cœur à l’agonie. Et il manque ici l’amplitude, la maturité, une profondeur dans la caractérisation nécessaire pour habiter pleinement le personnage. Même dans sa désinvolture apparente, Violetta ne minaude pas, elle porte en elle une fêlure, une douleur dite avec l’âme. De même Marguerite est une personnage plus profond qu’il n’y paraît, et qui avant même l’air des bijoux exprime dans la ballade du Roi de Thulé tout le mystère des légendes nordiques. Les qualités vocales de la chanteuse sont évidentes. Mais sa tessiture de colorature léger se prêterait davantage au répertoire mozartien (Despina de <em>Cosi Fan Tutte</em> par exemple), d’Offenbach, de Messager ou même d&rsquo;Hervé qui a écrit de sublimes partitions pour de vraies voix d&rsquo;Opéra. Emy Gazeilles en a l’étoffe et le talent.</p>
<p>La pianiste <strong>Kira Parfeevets</strong> qui accompagne les jeunes artistes dans un style enlevé et nerveux sait à l’évidence épouser les articulations, les touchers, les phrasés pour s’accorder au chant et à l’esprit de chaque pièce. Elle s’associe également avec efficacité à la flûte et au tambourin de <strong>Paulin Reynard</strong>, Directeur de production aux Chorégies d’Orange et par ailleurs excellent musicien, dans une adaptation inspirée de l<em>’Arlésienne</em> de Bizet. On soulignera également l’<em>Impromptu</em> de Schubert par le très prometteur jeune <strong>Maximilien Celles</strong> qui, à l’âge de 16 ans, fait déjà preuve d’une grande maturité et d&rsquo;une certaine assurance d&rsquo;ailleurs, puisque que c&rsquo;est suite à un courrier adressé aux Chorégies pour participer à <em>Musiques en Fêtes,</em> qu&rsquo;il a été retenu <em>in fine</em> pour la Scène Émergente !</p>
<p>Les rives de la jeunesse sont salvatrices, elles nous poussent toujours et encore à la découverte, c’est sans doute pourquoi on court avec bonheur, en l’occurrence ici à Orange, vers ces parenthèses musicales privilégiées qui nous amènent sous les étoiles exactement.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/scene-emergente-orange-choregies/">Scène Émergente &#8211; Orange (Chorégies)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Concours voix nouvelles 2023 : les dix finalistes sont…</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/concours-voix-nouvelles-2023-les-dix-finalistes-sont/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 02 Jul 2023 06:13:43 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=breve&#038;p=135314</guid>

					<description><![CDATA[<p>A l’issue de la demi-finale des 28 et 29 juin à l’Opéra de Massy, les dix candidats sélectionnés pour la finale nationale le dimanche 8 octobre à l’Opéra Comique sont&#160;: COPPENS Linsey – mezzo-soprano, Belgique DUFY Lila – soprano, France GAZEILLES Emy – soprano, France LOUIS-JOSEPH-DOGUÉ Livia – soprano, France Outre-mer MEY Juliette – mezzo-soprano, &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/concours-voix-nouvelles-2023-les-dix-finalistes-sont/"> <span class="screen-reader-text">Concours voix nouvelles 2023 : les dix finalistes sont…</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/concours-voix-nouvelles-2023-les-dix-finalistes-sont/">Concours voix nouvelles 2023 : les dix finalistes sont…</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>A l’issue de la demi-finale des 28 et 29 juin à l’Opéra de Massy, les dix candidats sélectionnés pour la finale nationale le dimanche 8 octobre à l’Opéra Comique sont&nbsp;:</p>
<p>COPPENS Linsey – mezzo-soprano, Belgique<br />
DUFY Lila – soprano, France<br />
GAZEILLES Emy – soprano, France<br />
LOUIS-JOSEPH-DOGUÉ Livia – soprano, France Outre-mer<br />
MEY Juliette – mezzo-soprano, France<br />
OLIVA Lauranne – soprano, France<br />
POULET Héloïse – soprano, France<br />
THILL Valentin – ténor, France<br />
VERMOT-DESROCHES Léo – ténor France<br />
VERSTAEN Lotte – mezzo-soprano, Belgique</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/concours-voix-nouvelles-2023-les-dix-finalistes-sont/">Concours voix nouvelles 2023 : les dix finalistes sont…</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Musiques en Fête &#8211; Orange</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/musiques-en-fete-2023/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Maroillat]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jun 2023 04:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=134308</guid>

					<description><![CDATA[<p>Musiques en Fête, incontournable levé de rideau des Chorégies, donne chaque année un avant-gout de la parure revêtue par le festival. Cette année, la volonté affichée par Jean-Louis Grinda est de placer les Chorégies sous le signe du renouveau et cela se remarque dès cette parenthèse introductive, grande fête populaire de l’art lyrique. Outre les &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/musiques-en-fete-2023/"> <span class="screen-reader-text">Musiques en Fête &#8211; Orange</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/musiques-en-fete-2023/">Musiques en Fête &#8211; Orange</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Musiques en Fête</em>, incontournable levé de rideau des Chorégies, donne chaque année un avant-gout de la parure revêtue par le festival. Cette année, la volonté affichée par <strong>Jean-Louis Grinda</strong> est de placer les Chorégies sous le signe du renouveau et cela se remarque dès cette parenthèse introductive, grande fête populaire de l’art lyrique. Outre les nombreux nouveaux talents mis sur le devant de la scène du Théâtre antique, le programme traditionnellement pluriel, a été recentré sur la voix et l’opéra avec des solos, duos, trios, quatuors et même un hilarant  septuor, allant du <em>Bel Canto</em> au répertoire dramatique, en passant par le Baroque. « Cette année, j’ai voulu renouveler les distributions avec de nouvelles voix que je suis allé chercher un peu partout et qui participent de l’espoir que l’opéra perdure en dépit de tous les Cassandre ! Et puis j’ai voulu en même temps renouveler le répertoire avec des œuvres que pour la plupart nous n’avons pas encore entendues à Musiques en Fête »<em>,</em> nous a confié <strong>Alain Duault, </strong>concepteur historique du programme.</p>
<p>Lundi soir, <em>Musiques en fêtes</em>, s’est donc décliné sur un air nouveau. La famille s’est enrichie de jeunes visages, et parmi ceux-ci, l’heureuse surprise de ce florilège vocal, la soprano d’origine éthiopienne <strong>Mariam Battistelli</strong>. Débordant d’énergie, facétieuse, elle reprend ici avec brio le rôle de Musetta qu&rsquo;elle avait déjà interprété à Monte Carlo en 2020. On peut aujourd&rsquo;hui mesurer tout le chemin parcouru par la jeune chanteuse depuis sa prestation monégasque. Son passage par l’Ecole de perfectionnement du Palais des Arts de la Reine Sofia, lui a été manifestement bénéfique.  Elle interprète Musette avec une facilité et une décontraction qui montre déjà tout du potentiel de la jeune soprano. Autre attraction vocale de la soirée, la mezzo-soprano <strong>Anna Goryachova</strong>, qui a fait sensation l&rsquo;année dernière en Roméo dans <em>I Capuletti et I Montecchi, </em>se lance ici dans le répertoire baroque avec « Venti, turbini, prestate » du <em>Rinaldo</em> de Haendel avec des moyens vocaux exceptionnels servis par un timbre à la fois sombre et moiré conférant à son interprétation profondeur couleurs, et expressivité. Elle cultive la virtuosité et un art consommé de l’ornementation qui révèlent une artiste de fière et belle allure. Autres nouvelles venues : <strong>Aurélie Jarjaye</strong> à la voix émouvante dotée d’un léger vibrato, touche au cœur dans « Memories » de <em>Cats</em> et <strong>Sandra Hammoui</strong>, au chant soigné et au timbre clair, mais qui ne possède pas tout à fait la légèreté et la dimension aérienne requises pour le « Ah non credea mirarti » de <em>La Somnambula</em>.</p>
<p>Coté masculin, le ténor <strong>Julien Henric </strong>a suscité le frisson dans l’air de Roméo « Lève-toi Soleil » servi par un timbre superbe, une voix homogène et assurée, un aigu percutant, avec une projection et une diction impeccables. Le ténor <strong>Diego Godoy</strong> impressionne par l’ampleur de ses moyens et son engagement dans « Di quella pira » de <em>Il Trovatore</em>. L’artiste ne manque pas d’ardeur et d’héroïsme, même si on s’attendrait toutefois, avec une telle puissance, à plus de nuances et davantage d’amplitude et de virtuosité. Il s’est en revanche montré beaucoup plus à son aise en  Duc de Mantoue, dont il a la brillance et l’assurance, motivé sans doute par sa partenaire (que de baisers dans ce duo !) <strong>Emy Gazeilles</strong>, Gilda au timbre clair et à luminosité  juvénile. Les ténors étaient d’ailleurs fort bien représentés dans cette soirée, puisqu’outre Julien Henric et Diego Godoy, <em>Musiques en fête </em>accueillait également <strong>Kaëlig Boché</strong> en Don José. Il n’a guère été aisé au jeune chanteur de trouver ses marques face à la Carmen stratosphérique de <strong>Marina Viotti</strong> dans le duo final de l’acte 1. Dans <em>La Fleur que tu m&rsquo;avais jetée</em>, au-delà de qualités évidentes de timbre et de ligne de chant, il a toutefois manqué puissance et charisme au jeune ténor pour être pleinement convaincant. Le rôle de Don José n&rsquo;est donc pas (encore) pour lui. En revanche, à ce stade, il ferait merveille dans Ferrando de<em> Cosi</em> <em>Fan tutte</em> dont il possède le phrasé, le timbre et les nuances piano. La basse <strong>Adrien Mathonat</strong> confère à l’air « O wie will ich triumphieren » de somptueuses couleurs vocales.  Sa descente vers les tréfonds abyssaux de sa tessiture pourrait toutefois être moins tendue et davantage audible, mais la voix convoque à l&rsquo;évidence l’émotion. Aucune basse française ne possède actuellement comme celle-ci une telle densité de timbre si caractéristique des chanteurs de l’Europe de l’Est.</p>
<p>Parmi les artistes davantage familiers de l’évènement, Le baryton-basse argentin <strong>Nahuel di Pierro</strong> s’est quant à lui distingué par la noblesse du grain profond d’une voix chaude, mais aussi une diction impeccable qui rendent son interprétation de « Vi ravviso, o luoghi ameni » de <em>La Somnambula</em> magistrale.</p>
<p>Outre les nouveaux visages, certaines voix de la grande famille de <em>Musiques en Fête</em> ont répondu présent, tel <strong>Florian Sempey</strong> superbe d’autorité et de présence dans « Estuans Interius », du <em>Carmina Burana</em> de Orff, <strong>Jerôme Boutillier</strong> égal à lui-même dans le Toast d’Escamillo qu’il habite comme à son habitude avec maestria, Côté féminin, les stars de la soirée, ont incontestablement été Marina Viotti et <strong>Catherine Hunold</strong>, venue en <em>invitée </em>de dernière minute. Sa participation à <em>Musiques en Fêtes</em> a permis de faire découvrir au public qu’elle n’est pas seulement wagnérienne, mais également une grande interprète dramatique capable de s’emparer avec brio de Macbeth ou Norma, dans laquelle elle a d&rsquo;ailleurs brillé en duo avec une Marina Viotti, superlative. Cette dernière a montré qu’elle était en effet capable d’épouser tous les répertoires avec une aisance déconcertante : de Bellini à Bizet en passant par une « Historia de un amor » d’Almaran, où elle se fond à la perfection dans le style andalou jouant de son timbre rond et corsé pour livrer une lecture éminemment sensuelle. Pour rester dans l’exceptionnel et le spectaculaire, il convient de mentionner le moment de bravoure et la pyrotechnie vocale de la soprano Catalane <strong>Sarah Blanch Freixes</strong> dans l’exubérant « Glitter and be gay » tiré de <em>Candide</em> de Berstein. La colorature virtuose est aussi une comédienne hors paire qui tient la scène en véritable show-woman, obligeant d&rsquo;ailleurs le caméraman à épouser son ballet de contorsions scéniques pour pouvoir la suivre ! Dans la même veine de l&rsquo;<em>entertainment</em> de haute volée, et complétant ce florilège vocal, la chanteuse <strong>Isabelle Georges</strong> s’est illustrée avec brio dans  « My heart belongs to Daddy » de Cole Porter. Portant haut la tradition du Music-Hall combinée à la maestria et l&rsquo;éclectisme de l&rsquo;entertainer à l&rsquo;Américaine, elle nous livre un numéro pétillant et plein d&rsquo;allant.</p>
<p>Pour accompagner ce parterre d’artistes, l’Orchestre national de Montpellier, le Chœur de Parme et le Chœur de l’Opéra de Monte-Carlo, avec la maîtrise de l’Opéra d’Avignon dirigés par les chefs <strong>Luciano Acoccella</strong> et <strong>Didier Benetti</strong> qui ont été rejoints cette années par la jeune cheffe <strong>Chloé Dufresne</strong> Révélations « chef d&rsquo;orchestre » aux Victoires de la musique et assistante de <strong>Gustavo Dudamel</strong> la direction musicale du Los Angeles Philharmonic. Mentionnons également le chœur d&rsquo;enfants de <em>Pop the Opera</em> dans un émouvant medley Disney.</p>
<p>Musiques en Fête nous a offert lundi soir une belle soirée lyrique, qui ne se perd pas sur des chemins de traverse. Renouant ainsi avec l’esprit de ses années fondatrices, cette treizième édition conçue comme une ode à la voix (et aussi à la joie) a su, sans nul doute,  capturer le regard et l&rsquo;intérêt tant du grand public que de l’amateur éclairé.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/musiques-en-fete-2023/">Musiques en Fête &#8211; Orange</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
