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	<title>Alain GABRIEL - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Alain GABRIEL - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Le Songe d&#039;une nuit d&#039;été</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Oct 2018 05:46:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Il y a deux espèces de musique, la bonne et la mauvaise. Et puis il y a la musique d’Ambroise Thomas », a dit un jour Emmanuel Chabrier. Le bon mot a été répété à l&#8217;envi, et fait aujourd&#8217;hui figure de jugement définitif. Venant d&#8217;un wagnérophile au tempérament provocateur, il est pourtant à prendre avec des &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>« Il y a deux espèces de musique, la bonne et la mauvaise. Et puis il y a la musique d’Ambroise Thomas », a dit un jour Emmanuel Chabrier. Le bon mot a été répété à l&rsquo;envi, et fait aujourd&rsquo;hui figure de jugement définitif. Venant d&rsquo;un wagnérophile au tempérament provocateur, il est pourtant à prendre avec des pincettes et n&rsquo;est pas sans injustice. Le lyricomane curieux cherchera sans doute à découvrir le compositeur au travers de son titre le plus connu et le plus joué, <em>Mignon. </em>Malheureusement, ce n&rsquo;est pas nécessairement l&rsquo;ouvrage le plus accessible au public actuel, qui le juge souvent un peu mièvre. Mais Thomas est aussi l&rsquo;auteur d&rsquo;un <em><a href="/video/un-jour-une-creation-9-mars-1868-hamlet-dambroise-thomas-agite-depuis-150-ans">Hamlet</a></em>, défendu au disque par Sherril Milnes et Joan Sutherland d&rsquo;une part, Thomas Hampson et June Anderson d&rsquo;autre part, <a href="/spectacle/chapeau-bas-a-stephane-degout">et qui fit les beaux soirs du Théâtre de la Monnaie il y a quelques années</a>. Voilà qui n&rsquo;est pas mal pour une musique vouée aux gémonies. Cet opéra semble d&rsquo;ailleurs <a href="https://www.forumopera.com/liste-spectacles/compositeur/thomas-ambroise-4371">retrouver le chemin des scènes</a> et les spectateurs parisiens auront à leur tour la chance de le redécouvrir salle Favart en décembre, avec les excellents Stéphane Degout et Sabine Devieilhe. Les spectateurs messins ont quant à eux eu la chance d&rsquo;entendre la rare <em>Françoise de Rimini,</em> dernier opéra du compositeur, également dans une veine dramatique.</p>
<p>Avec<em> </em><em>Le Songe d&rsquo;une nuit d&rsquo;été</em>, Thomas renouvelle son style, faisant mentir ceux qui l&rsquo;accusaient de n&rsquo;être qu&rsquo;un faiseur routinier. Il s&rsquo;agit ici d&rsquo;une comédie plaisante au livret étonnant. Le premier acte se passe dans une taverne où la reine Elizabeth a trouvé refuge avec sa suivante Olivia, après s&rsquo;être égarée. William Shakespeare en personne y est en train de faire la fête avec ses camarades. Elizabeth ne dévoile pas son identité et tente de convaincre le poète, qui n&rsquo;en a que faire, d&rsquo;être plus raisonnable. Quand celui-ci est ivre-mort,  elle ordonne à Sir John Falstaff, gouverneur de Richmond Palace, de transporter le dramaturge dans le parc voisin. Shakespeare se réveille dans une certaine confusion. La reine a pris l&rsquo;apparence d&rsquo;une muse et les sens du jeune homme s&rsquo;échauffent vite : pour sauver l&rsquo;honneur d&rsquo;Elizabeth, sa suivante va jusqu&rsquo;à se substituer à elle. Cela n&rsquo;est pas du goût de Latimer, le soupirant d&rsquo;Olivia, qui se croit trahi. Il provoque Shakespeare en duel. Latimer s&rsquo;effondre et, croyant l&rsquo;avoir tué, Shakespeare le jette dans la Tamise. La plus grande confusion règne d&rsquo;autant qu&rsquo;Olivia a accidentellement dévoilé l&rsquo;identité de la reine. De retour à Whitehall Palace, Elizabeth donne l&rsquo;ordre à Falstaff et à tous les acteurs de l&rsquo;imbroglio nocturne d&rsquo;oublier les événements. Ramené devant la reine, Shakespeare redevient ardent, convaincu de son amour. Celle-ci le repousse en lui expliquant que toute l&rsquo;aventure ne fut que le songe d&rsquo;une nuit d&rsquo;été. « Le songe d&rsquo;une nuit d&rsquo;été&#8230; », répète le dramaturge qui s&rsquo;imagine déjà attelé à un nouvel ouvrage&#8230;. L&rsquo;apothéose finale associe pour l&rsquo;éternité le poète national et la Reine d&rsquo;Angleterre. La musique de Thomas ne se départit pas d&rsquo;un certain académisme, mais elle est constamment enjouée, un brin savante pour ce genre si léger. L&rsquo;orchestration est soignée à défaut d&rsquo;être novatrice (on devra me croire sur parole car le son de cette captation n&rsquo;est pas à la hauteur du spectacle en salle). Ici, pas de mélodies faciles : l&rsquo;ouvrage se laisse plus facilement apprivoiser par une seconde écoute, même si la première séduit par son caractère de gaité française typique de cette époque. Le temps passe vite malgré quelques trois heures et quart de musique !</p>
<p>La distribution est une des meilleures réunies par le Théâtre Français de la Musique de Pierre Jourdan. <strong>Ghyslaine Raphanel</strong> est superbe, offrant sans effort apparent les coloratures de la reine Elizabeth. L&rsquo;Olivia de <strong>Cécile Besnard</strong> offre un timbre rond avec de beaux pianisssimi. Dramatiquement juste, <strong>Alain Gabriel</strong> trouve ici l&rsquo;un de ses meilleurs emplois. <strong>Jean-Philippe Courtis</strong> offre un Falstaff bonhomme, tout en rondeur, mais son n&rsquo;entendra pas cette fois <a href="https://youtu.be/gb2aoKtu9OI?t=39">les incroyables trilles de son grand air</a>. <strong>Franco</strong> <strong>Ferrazzi</strong> offre une belle voix de ténor léger et sa légère gaucherie scénique convient parfaitement au personnage. La basse <strong>Gilles Dubernet</strong>, à qui l&rsquo;on doit également de magnifiques décors très traditionnels (qui rappellent le <em>Falstaff</em> de Franco Zeffirelli) est impeccable vocalement et scéniquement. <strong>Michel Swierczewski</strong> dirige avec ardeur, métier et amour cette partition surprenante.</p>
<p>La production de <strong>Pierre Jourdan</strong> est on ne peut plus traditionnelle. Aux décors de Gilles Dubernet déjà cités, s&rsquo;ajoutent les somptueux costumes de la Royal Skakespeare Company. Tout ici flatte l&rsquo;oeil et les adeptes des relectures modernes grinceront des dents à juste titre (on est très loin de la production un brin déjantée de <em><a href="/dvd/noe-jouissif">Noé</a></em>, mais aussi de celle de <em><a href="/dvd/henry-viii-a-laube-de-la-renaissance-de-lopera-francais">Henry VIII</a></em>, classique mais très sobre). Le travail de Jourdan est ici essentiellement sur le jeu des acteurs, la fluidité des mouvements. Seule surprise, le clin d&rsquo;oeil final (dont nous ne dirons pas plus) qui déclenche les applaudissements jusqu&rsquo;à la conclusion de la musique. Enfin, la captation vidéo est bonne pour l&rsquo;époque. Ce <em>Songe d&rsquo;une nuit d&rsquo;été</em> restera comme l&rsquo;une des plus belles réussites du Théâtre Français de la Musique pendant cette période passionnante du Théâtre Impérial de Compiègne, éphémère comme les rêves. </p>
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		<title>Henry VIII</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/henry-viii-a-laube-de-la-renaissance-de-lopera-francais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Oct 2018 19:12:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Voulu par Napoléon III mais inachevé du fait de la défaite de 1870, le Théâtre Impérial de Compiègne, œuvre de Gabriel-Auguste Ancelet, dut attendre la fin des années 1980 pour être terminé par Renaud Bardon (connu comme co-responsable de la reconversion de la gare d’Orsay en musée). On devra cette résurrection à Pierre Jourdan qui, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Voulu par Napoléon III mais inachevé du fait de la défaite de 1870, le Théâtre Impérial de Compiègne, œuvre de Gabriel-Auguste Ancelet, dut attendre la fin des années 1980 pour être terminé par Renaud Bardon (connu comme co-responsable de la reconversion de la gare d’Orsay en musée). On devra cette résurrection à <strong>Pierre Jourdan</strong> qui, à partir de 1987 et au travers de l’association « Pour le Théâtre impérial de Compiègne » mène la campagne pour la restauration.  À la suite, il crée une autre association, « le Théâtre Français de la Musique », qui sera responsable de la programmation des spectacles. La salle est inaugurée le 21 septembre 1991 avec une rareté bien oubliée, le <em>Henry VIII</em> de Camille Saint-Saëns. Le pari est audacieux, car l’ouvrage est un peu aride, long (même si le ballet est coupé), moins séduisant à l’oreille que le classique <em>Samson et Dalila</em>. Saint-Saëns y fait un usage habile et discret des leitmotive, utilise quelques effets archaïsants pour donner une couleur « Renaissance » et renouvelle globalement le modèle en vogue du grand opéra. L’ouvrage est également politique : la loi sur le divorce sera en effet votée l’année suivant la création, en 1884 (et Saint-Saëns en profitera). A Compiègne, le spectacle est accueilli par un triomphe, auquel n’est tout de même pas indifférent la surprise de découvrir un superbe et vaste théâtre (la scène est aussi large que celle du Châtelet) et l’une des plus belles acoustiques qui soit. Et puis, il y avait un sacré cocktail !</p>
<p>Le rôle-titre est dévolu à <strong>Philippe Rouillon</strong> qui en a la prestance et l’autorité naturelle. La voix n’éprouve aucune difficulté à servir cette partition, l’émission est homogène, et la diction impeccable. L’air « Qui donc commande ? » au répertoire de quelques barytons curieux, a rarement été aussi bien servi. À ses côtés, <strong>Michelle Command</strong> est une Catherine d&rsquo;Aragon tout aussi remarquable vocalement (et encore plus impressionnante <em>in vivo</em>) qui transforme en morceau de bravoure la grande scène du Concile (« Rendez-moi l&rsquo;époux que j&rsquo;aime »). Malheureusement, et comme le reste de la distribution, la diction est peu claire. L’Anne de Boleyn de <strong>Lucile Vignon</strong> ne joue pas dans la même catégorie : les moyens sont insuffisants pour apporter le supplément d’âme et d&rsquo;énergie, attendu par exemple dans ses duos avec Catherine. Ce n’est pas le cas du Don Gomez de Feria d’<strong>Alain Gabriel</strong>, d’une prestance plus convaincante, mais malheureusement très fâché avec la justesse. Les seconds rôles sont globalement bien tenus.</p>
<p>Les <strong>Chœurs du Théâtre des Arts de Rouen</strong> sont vaillants à souhait. Sous la baguette professionnelle, à la fois énergique et attentive d’<strong>Alain Guingal</strong>, l’<strong>Orchestre Lyrique Français</strong>, créé semble-t-il pour l’occasion, est d’un bon niveau. La production de Pierre Jourdan est classique dans la forme, les scènes de foules étant un peu négligées. Pour mémoire, <a href="https://www.forumopera.com/v1/concerts/henry.htm">la production sera reprise à Barcelone pour Montserrat Caballé</a>. La captation vidéo accuse son âge, avec notamment un son de qualité moyenne.</p>
<p>Avec cet <em>Henry VIII</em>, Pierre Jourdan inaugurait une quinzaine d’années de programmation passionnante, à la découverte d’ouvrages lyriques français parfois rarissimes. Cette aventure devait s’achever brutalement lorsqu’en mai 2007, le Conseil général de l&rsquo;Oise, représenté par son responsable de la culture, arbitre de foot amateur, réduisit brutalement sa subvention (il se disait à l’époque qu’il s’agissait d’une punition envers la ville de Compiègne qui avait « mal voté »). Contraint d’annuler sa saison, Pierre Jourdan succomba rapidement à la maladie contre laquelle il luttait. Aujourd&rsquo;hui, seul l&rsquo;Opéra-comique a repris le flambeau de cette programmation ambitieuse.</p>
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		<title>ROSSINI, Guillaume Tell — Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/guillaume-tell-paris-tce-o-massis-idole-de-paname/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 31 Jan 2015 06:43:04 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Représenté à Monte-Carlo les 22, 25 et 28 janvier derniers, Guillaume Tell abandonne à Paris décors, costumes et mise en scène, mais conserve son entière efficacité musicale, et ce dès ses premières mesures où Thierry Amadi, le premier violoncelle, semble avoir doté son instrument de la parole. Directeur de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo depuis 2013, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Représenté à Monte-Carlo les 22, 25 et 28 janvier derniers, <em>Guillaume Tell</em> abandonne à Paris décors, costumes et mise en scène, mais conserve son entière efficacité musicale, et ce dès ses premières mesures où <strong>Thierry Amadi</strong>, le premier violoncelle, semble avoir doté son instrument de la parole. Directeur de l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo depuis 2013, <strong>Gianluigi Gelmetti</strong> est un chef amoureux. Amoureux des chanteurs qu’il serre affectueusement dans ses bras entre deux prouesses vocales et auxquels il envoie de temps à autre de tendres baisers. Amoureux de Rossini dont il dirige l’ultime opéra avec une ferveur respectueuse et dont on suppose qu’il a accepté à contrecœur de réduire d’une bonne heure une partition qui dans son intégralité en dépasse quatre.</p>
<p>Au moins a-t-il laissé à peu près intact le rôle de Mathilde qu’<strong>Annick Massis,</strong> justement acclamée par le public parisien<strong>, </strong>peut ainsi ajouter à son répertoire dans les meilleures conditions possibles. La soprano y déploie l’ensemble des qualités qui rendent, aujourd’hui comme hier, son chant admirable, de la limpidité de la diction française à la pureté d’une voix haut-perchée désormais plus affirmée dans le medium. Intelligemment animé, fébrile mais d’une fébrilité vif-argent, le récitatif avant la romance du deuxième acte est un modèle d’expression. La romance elle-même ajoute à ce souci du mot plusieurs effets de style avec, en conclusion, une <em>messa di voce</em> mémorable. L’air du troisième acte, pourtant privé des interventions d’Arnold, devient par sa fluidité une enthousiasmante démonstration de virtuosité, et ainsi de suite jusqu’au mot « liberté » final, au sommet duquel l’aigu plante un fanion vainqueur. Que Mathilde soit plus éthérée que ne le veut la coutume confère à la princesse rossinienne une jeunesse naturelle. Cette fraîcheur n’obère en rien l’élégance et l’autorité qui, ensemble réunies, sont aristocratie. Seul inconvénient, le manque de contraste dans les ensembles avec Jemmy. Si affûtée soit <strong>Julia Novikova</strong>, pourquoi s’obstiner à confier le jeune Tell à une voix légère, quand Louise Dabadie, la créatrice du rôle, était mezzo-soprano ?</p>
<p>Déjà Guillaume <a href="http://www.forumopera.com/spectacle/flop">en 2013 à Pesaro</a>, <strong>Nicola Alaimo</strong> maîtrise à présent totalement l’art de la déclamation qui lui faisait alors défaut. N’était la puissance, en deçà de celle de ses partenaires, le baryton combine désormais d’une voix égale et sans accroc la ferveur paternelle du « Reste immobile » à la bravoure de l’insurgé.</p>
<p>On sait les discussions autour d’Arnold depuis que Gilbert Duprez s’en empara en 1837 pour façonner vaillamment à coups d’ut de poitrine le ténor romantique, quand le créateur du rôle, Adolphe Nourrit, utilisait la voix de tête. <strong>Celso Albelo</strong> s’inscrit dans cette tradition héroïque mais non dépourvue de risques. Le choix laisse d’abord circonspect lors du premier duo, avec des « O Mathilde, idole de mon âme » en bisbille avec la justesse. Mais le chanteur espagnol trouve ensuite ses marques, dès le 2<sup>e</sup> acte où le  chant subtilement allégé se plie au babillage amoureux, avant d’afficher une mâle assurance dans le trio suivant. Un « asile héréditaire » souverain  et ovationné, suivi d’une cabalette musclée dont la note finale, longuement tenue, arrache au ténor un sourire de victoire, rendrait presque acceptable une prononciation du  français rédhibitoire.</p>
<p>A l’inverse, <strong>Elodie Méchain</strong> en Hedwige, <strong>Patrick Bolleire</strong> en Mecthal, <strong>Nicolas Cavallier</strong>, bien plus à sa place en Walter qu’en <a href="http://www.forumopera.com/litaliana-in-algeri-paris-tce-des-tonnes-et-un-peu-plus">Mustafa</a>, <strong>Nicolas Courjal</strong>, méphistophélique dans le rôle de Gessler, trop bref pour l’étendue de son talent, ainsi que l’éphémère Leuthold du très sonore <strong>Philippe Ermelier</strong>, rendent inutiles la lecture des surtitres. <strong>Alain Gabriel</strong> se montre davantage à la peine en Rodolphe. Rossini est décidément intraitable avec les ténors. Il faut d’ailleurs pour venir à bout de l’écriture tendue de Ruodi, tout le métier de <strong>Mikeldi Atxalandabaso</strong>, chanteur basque dont la projection insolente et la couleur franche sont de celles que l’on entend le dimanche à l’église d’Arcangues, à quelques pas de la tombe toujours fleurie de Luis Mariano.   </p>
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