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	<title>David GAUCHARD - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>David GAUCHARD - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Jeanne Crousaud, Soprane &#8211; Rennes</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/jeanne-crousaud-soprane-rennes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Apr 2026 03:59:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;opéra de Rennes, dans le cadre foisonnant du festival Mythos, accompagne en ce début de printemps, le projet tout à fait original autour du métier d&#8217;artiste lyrique de la compagnie l’unijambiste : Soprane. David Gauchard, son directeur artistique, connaît bien le monde de l&#8217;opéra qu&#8217;il a mis en scène à plusieurs reprises. Il s&#8217;oriente depuis &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;opéra de Rennes, dans le cadre foisonnant du festival Mythos, accompagne en ce début de printemps, le projet tout à fait original autour du métier d&rsquo;artiste lyrique de la compagnie l’unijambiste : <em>Soprane</em>.</p>
<p><strong>David Gauchard</strong>, son directeur artistique, connaît bien le monde de l&rsquo;opéra qu&rsquo;il a mis en scène à plusieurs reprises. Il s&rsquo;oriente depuis quelques années vers un théâtre documentaire qui fonctionne par collectage. L&rsquo;univers des modèles vivants avec <em>Nu</em>, le parcours d&rsquo;artiste et de malade du jongleur Martin Palisse atteint de mucoviscidose avec <em>Time to tell</em>. Ce nouvel opus s&rsquo;inscrit dans le même cheminement.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Soprane_DanRamaen-1-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-211553"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Dan Ramaen</sup></figcaption></figure>


<p>Sur un plateau dépouillé se détache un tapis rond aux efflorescences abstraites à la Sonia Delaunay crée par <strong>Eva Taulois</strong>, écho flou et inversé du plafond peint de l&rsquo;opéra. Un cube miroir accentue ce jeu de reflet. Dans cette sobre scénographie se dit déjà l&rsquo;essence du spectacle : passer à travers le miroir, derrière les ors et le décorum pour donner à entendre la parole de ces divas qui sont femmes, artistes pétries de doute, au parcours parfois chaotique et souvent courageux.</p>
<p>Seule en scène, un casque sur les oreilles pour écouter avant de restituer en direct les témoignages qu&rsquo;<strong>Emmanuelle Hiron</strong> a recueilli depuis deux ans, <strong>Jeanne Crousaud</strong> prête sa belle présence à toutes ces chanteuses choristes ou solistes, célèbres ou non, en début ou en fin de carrière. Elle donne à entendre codes, clichés, ivresses comme difficultés de cet emploi exigeant. Elle ne cherche pas à singer une personnalité ou une autre, mais avec beaucoup de naturel et de sobriété, souligne plutôt combien, dans ce kaléidoscope de parcours et de sensibilités, s&rsquo;impose une humanité commune, forte et blessée.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/446A9354-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-211557"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Dan Ramaen</sup></figcaption></figure>


<p>C&rsquo;est dans ce même esprit que la chanteuse interprète à cappella des extraits musicaux traversant quatre siècles du répertoire de Claudio Monteverdi à Isabelle Aboulker. Délicatesse des nuances, du flamboyant jusqu&rsquo;au murmure, l&rsquo;auditeur voudrait écouter plus longuement le timbre « nacré »  de l&rsquo;interprète qui s&rsquo;offre même le plaisir de lancer quelques mesures d&rsquo;un rôle dont elle rêve mais qui n&rsquo;est pas tout à fait dans sa tessiture, laissant le public octavier à sa place les contre-fa de la Reine de la Nuit.<br />Car tout n&rsquo;est pas sombre dans<em> Soprane</em> et l&rsquo;ironie affleure souvent comme lorsque le « je t&rsquo;aime » d&rsquo;Isabelle Aboulker illustre la cruelle hypocrisie du milieu.</p>
<p>L&rsquo;essentiel des contrepoints musicaux, dépouillés dans leur exposition sans accompagnement, disent surtout combien tout est fragile, intime dans la technique lyrique ; souffle, justesse dans leurs limites deviennent outils pour évoquer cet art de funambule qu&rsquo;est le chant. « Glitter and be gay », « Lascia ch&rsquo;io pianga » ne semblent plus porter les émotions d&rsquo;un personnage mais exprimer les affects de l&rsquo;artiste elle-même.</p>
<p>Jeanne Crousaud sert merveilleusement un propos intelligent et nuancé, qui dépeint, sans démonstration outrancière, l&rsquo;envers du décor de ce métier « collectif et solitaire, grisant et éreintant, glorieux et précaire, magnifique et dérisoire » évoqué par Matthieu Rietzler dans le programme de salle.</p>
<p>Après sa création l’opéra de Rennes, <em>Soprane</em> est à découvrir au théâtre du train bleu tout au long du festival Avignon off 2026 avant de multiples reprises déjà programmées dans le réseau des Scènes nationales. l’Estive, Scène nationale de Foix et de l’Ariège ouvrira le bal les 5 et 6 novembre, avant l’Archipel, Scène nationale de Perpignan le 8, le Cratère, Scène nationale d’Alès les 17 et 18 novembre, le MA, Scène nationale de Montbéliard les 2, 3 et 4 décembre, le théâtre Molière, Scène nationale Archipel de Tau le 6. En 2027 prendront leur tour, le théâtre de Saint Quentin en Yvelines les 5, 6 et 7 janvier, le théâtre de Saint Lô le 9 et enfin le Parvis, Scène nationale de Tarbes-Pyrénées le 20 avril 2027.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/jeanne-crousaud-soprane-rennes/">Jeanne Crousaud, Soprane &#8211; Rennes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Rennes 2025-26: L&#8217;Opéra en partage</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/rennes-2025-26-lopera-en-partage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tania Bracq]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Jun 2025 05:48:25 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« L&#8217;Opéra en partage », voilà la bannière sous laquelle Matthieu Rietzler dévoile sa nouvelle saison le jour-même de l&#8217;opération Opéra sur Ecran(s) qui fait résonner la Flûte Enchantée, gratuitement, dans plus de 70 lieux entre Bretagne et Pays de Loire. Cette nouvelle saison débute dès le 30 août avec un premier temps fort en &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>« L&rsquo;Opéra en partage », voilà la bannière sous laquelle Matthieu Rietzler dévoile sa nouvelle saison le jour-même de l&rsquo;opération <a href="https://www.opera-rennes.fr/fr/evenement/opera-sur-ecrans-la-flute-enchantee">Opéra sur Ecran(s)</a> qui fait résonner <em>la Flûte Enchantée</em>, gratuitement, dans plus de 70 lieux entre Bretagne et Pays de Loire.</p>
<p>Cette <a href="https://www.opera-rennes.fr/fr/programmation">nouvelle saison</a> débute dès le 30 août avec un premier temps fort en plein air le 30 aout. Le très beau <em>Rinaldo</em> de la Co[opéra]tive applaudi ici même en <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/rinaldo-rennes-demons-et-merveilles/">2021</a> reprend du service, en plein air, à l&rsquo;éco-musée de la Bintinais après que Claire Dancoisne l&rsquo;ait adapté cet été pour le Festival de Saint-Céré.</p>
<p>Pour le reste, fidèle à ses partenariats fructueux, Rennes accueillera des incontournables comme <em>Lucia di Lammermoor</em> en février 2026, sous le regard de Simon Delétang, coproduit avec Angers-Nantes Opéra, mais également Massy, le Théâtre Impérial de Compiègne – Opéra de Compiègne et le Théâtre de Lorient – CDN.</p>
<p>D&rsquo;autres œuvres sont plus audacieuses, à l&rsquo;exemple de cet alléchant <em>Robinson Crusoé</em> de Jacques Offenbach, également à l&rsquo;affiche du Théâtre des Champs-Elysées sous la houlette de Laurent Pelly – et applaudit dans plus de 80 communes à l&rsquo;occasion d&rsquo;Opéra(s) sur écrans en juin prochain &#8211; ou encore<em> La Calisto</em> de Francesco Cavalli coproduit avec le Festival d’Aix-en-Provence sous la houlette de Sébastien Daucé et de son ensemble Correspondances dans une mise en scène prometteuse de Jetske Mijnssen dès le mois d&rsquo;octobre.</p>
<p>Ces deux spectacles sont crées en complicité avec Angers-Nantes Opéra, tout comme le nouvel opus de la Co[opéra]tive, mis en scène par David Lescot, en janvier 2026&nbsp;: l&rsquo;opéra de chambre de Pauline Viardot, <em>Cendrillon</em>.</p>
<p>Enfin, après leur <em>Carnaval Baroque</em>, Vincent Dumestre et Le Poème Harmonique proposeront cette fois une version méconnue de<em> L’Avare</em> de Molière, mise en musique par Francesco Gasparini.</p>
<p>Enfin, la création contemporaine ne sera pas oubliée en mai 2026 avec <em>I didn’t know where to put all my tear</em>s croisant la musique de Benjamin Britten et celle de Marko Nikodijević en création mondiale le 29 mars 2026 à l’Opéra national de Nancy-Lorraine</p>
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		<title>L’Odyssée du Théâtre de Compiègne</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/lodyssee-du-theatre-de-compiegne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Nov 2017 15:06:08 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A l’ombre de Paris et de ses nombreuses institutions lyriques, le Théâtre Impérial de Compiègne parvient à garder son identité propre. Dans la continuité de Pierre Jourdan dont l’action en faveur du répertoire français ne sera jamais assez saluée, l’actuel directeur, Eric Rouchaud, multiplie les initiatives pour animer une saison qui en 2017-18 comprendra tout &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>A l’ombre de Paris et de ses nombreuses institutions lyriques, le Théâtre Impérial de Compiègne parvient à garder son identité propre. Dans la continuité de <strong>Pierre Jourdan</strong> dont l’action en faveur du répertoire français ne sera jamais assez saluée, l’actuel directeur, <strong>Eric Rouchaud</strong>, multiplie les initiatives pour animer une saison qui en 2017-18 comprendra tout de même sept spectacles lyriques. Parmi eux, les 6 et 8 avril prochains, <em>L’Odyssée</em>, une création du compositeur en résidence<strong> Jules Matton </strong>sur un livret de <strong>Marion Aubert </strong>inspiré d’Homère. L’ouvrage, écrit pour trois voix solistes (<strong>Jeanne Crousaud</strong>, <strong>Fabien Hyon</strong> et<strong> Laurent Deleuil</strong>), un quatuor à cordes (Quatuor Debussy) et un chœur d&rsquo;enfants sera mis en scène par un autre artiste associé au Théâtre Impérial : <strong>David Gauchard</strong>. C&rsquo;est ainsi que l&rsquo;opéra demeure un art vivant (<a href="http://www.espacejeanlegendre.com/saison-theatre-imperial">plus d’informations</a>).</p>
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		<item>
		<title>VON WEBER, Der Freischütz — Limoges</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/der-freischutz-limoges-sans-arbustes-ni-fleurettes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 08 Mar 2015 06:33:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Quel est le point commun entre La Traviata et Le Freischütz ? Ces deux opéras ont conservé en français leur titre original, faute d’une traduction s’imposant réellement (la postérité n’a retenu ni Le Franc-Tireur ni surtout Robin des bois, nom sous lequel une curieuse adaptation en fut donnée à Paris en 1824). En dehors de cette &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Quel est le point commun entre <em>La Traviata</em> et <em>Le Freischütz</em> ? Ces deux opéras ont conservé en français leur titre original, faute d’une traduction s’imposant réellement (la postérité n’a retenu ni <em>Le Franc-Tireur</em> ni surtout <em>Robin des bois</em>, nom sous lequel une curieuse adaptation en fut donnée à Paris en 1824). En dehors de cette ressemblance, tout oppose l’œuvre de Weber à celle de Verdi. La langue, l’alternance parlé-chanté, bien sûr, mais aussi la popularité, car en France, les représentations du <em>Freischütz</em> ne courent pas les rues. On sait donc gré à l’Opéra de Limoges d’avoir inclus dans sa saison, à côté de deux titres incontournables (<em>Le Barbier de Séville</em> en décembre, <em>Così fan tutte </em>en juin prochain) deux spectacles plus rares, les quatre petits opéras de <a href="http://www.forumopera.com/laffaire-tailleferre-limoges-bon-accord-mauvais-proces">Tailleferre cet automne</a>, et le Weber à présent.</p>
<p>Un autre grand mérite est d’avoir su éviter l’écueil du naturalisme. Ce <em>Freischütz</em> frappe d’emblée par une identité visuelle qui exclut presque toute référence au romantisme des paysages et des châteaux. Cela, c’est à <strong>Fabien Teigné</strong> qu’on le doit : si ce talentueux scénographe avait jusqu’ici pu paraître très proche de Pierre-André Weitz, auprès duquel il s’est formé, il vole ici de ses propres ailes et propose un univers de formes tout à fait personnel et assez séduisant malgré sa relative austérité. Devant un arrière-plan composé de triangles assemblés à la Vasarély, la scène n’est habitée par moments que d’une grille parsemée d’étoiles pour le premier air d’Agathe ou de blocs mobiles hérissés de lances pour la Gorge aux loups. Des projections viennent éclairer ce décor noir et introduire les accessoires évoqués par le livret. Les costumes de <strong>Joël Viala</strong> sont noirs eux aussi, avec pour tous un détail orange, ces deux couleurs dominant l’ensemble du spectacle. Dommage que cet écrin n’ait pas davantage inspiré <strong>David Gauchard</strong> pour sa première mise en scène lyrique, ou du moins que le souci de stylisation le conduise à pétrifier les interprètes. Toute la première partie de la représentation est désespérément statique, comme si l’on avait imposé aux chanteurs de bouger le moins possible. Changement radical et bienvenu avec la Gorge aux loups, où chacun se lâche complètement : les sept balles magiques (devenues ici des lances) sont tirées de l’eau par un mystérieux personnage muet qui accompagne l’action de bout en bout, Kaspar semble possédé par les forces infernales, et le chœur, par ailleurs plein de conviction dans son chant, s’abandonne à des poses lascives accompagnées de chuchotements suggestifs. Au dernier acte, le deuxième air d’Agathe donne lieu à un moment de kitsch délibéré : les six demoiselles qui lui offrent ensuite sa couronne de mariées sont déjà en scène et peignent des cœurs sur des chiens en céramique (hommage à la porcelaine de Limoges ?). Pendant le chœur des chasseurs, le muet mentionné plus haut viendra barbouiller la gueule des chiens à la peinture orange, subtile allusion à la barbarie de l’art cynégétique.</p>
<p>Nommé directeur musical de l’Orchestre de Limoges en 2013, le chef américain <strong>Robert Tuohy</strong> a entrepris un travail de reprise en main des forces instrumentales de la maison, dont le résultat se fait déjà sentir, mais qui reste à poursuivre. On aimerait plus de transparence à plusieurs moments, et moins de fausses notes à d’autres, notamment de la part de l’alto solo qui dialogue avec Ännchen dans son deuxième air. C’est d’autant plus regrettable qu’<strong>Anna Patalong</strong> est l’un des meilleurs éléments de la distribution vocale, avec un timbre plein et charnu. L’Agathe d’<strong>Ileana Montalbetti</strong> semble bien pâle en comparaison : graves inaudibles, vocalisation précautionneuse, fins de phrase parfois difficiles. Du côté des hommes, c’est à <strong>Andriy Maslakov</strong> que vont évidemment les faveurs du public, non sans raison, mais plus peut-être que sa voix de basse, qui pourrait être plus disciplinée, ce sont ses talents d’acteur qui impressionnent : la mise en scène fait de Kaspar un schizophrène, que son dédoublement de personnalité fait dialoguer avec lui-même à la Gorge aux loups, avant de se transformer en Ermite pour sa rédemption finale. Le théâtre est roi également avec l’Ottokar d’<strong>Andreas Scheibner</strong>, que son tempérament empêche de se plier à l’immobilisme ambiant. On salue la présence deux chanteurs français parmi les personnages secondaires : <strong>Boris Grappe</strong>, dont on guette la prise de rôle en Wozzeck à Dijon, et <strong>Frédéric Caton</strong>, habitué des petits rôles de basse. <strong>Martin Homrich</strong>, enfin, aborde Max en wagnérien – il a chanté Lohengrin et Erik du <em>Vaisseau fantôme </em>– d’où peut-être un vibrato déjà bien présent, mais aussi une belle force de projection pour ce anti-héros dont la mise en scène peine à laisser percevoir la complexité.</p>
<p>Souhaitons néanmoins que ce spectacle d’une réelle beauté, produit par le seul Opéra de Limoges, puisse être repris par d’autres maisons, où il pourra bénéficier des quelques ajustements nécessaires.</p>
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