<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Hartmut HAENCHEN - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/haenchen-hartmut/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/haenchen-hartmut/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Fri, 30 May 2025 09:28:32 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Hartmut HAENCHEN - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/haenchen-hartmut/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Frieda Lange et Hartmut Haenchen récipiendaires des Mortier Awards</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/frieda-lange-et-hartmut-haenchen-recipiendaires-des-mortier-awards/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 May 2025 06:41:46 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=breve&#038;p=191206</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le 27 mai 2025, la Ruhrtriennale a annoncé les lauréats des Mortier Awards 2025 : Hartmut Haenchen reçoit le Mortier Award pour l&#8217;ensemble de sa carrière, tandis que Frieda Lange est récompensée par le Mortier Next Generation Award. La cérémonie de remise des prix se déroulera le 21 septembre 2025 à Bochum, suivie d&#8217;une discussion &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/frieda-lange-et-hartmut-haenchen-recipiendaires-des-mortier-awards/"> <span class="screen-reader-text">Frieda Lange et Hartmut Haenchen récipiendaires des Mortier Awards</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/frieda-lange-et-hartmut-haenchen-recipiendaires-des-mortier-awards/">Frieda Lange et Hartmut Haenchen récipiendaires des Mortier Awards</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 27 mai 2025, la Ruhrtriennale a annoncé les lauréats des Mortier Awards 2025 : <strong>Hartmut Haenchen</strong> reçoit le Mortier Award pour l&rsquo;ensemble de sa carrière, tandis que <strong>Frieda Lange</strong> est récompensée par le Mortier Next Generation Award. La cérémonie de remise des prix se déroulera le 21 septembre 2025 à Bochum, suivie d&rsquo;une discussion sur la liberté artistique. Ces distinctions, visant à honorer l&rsquo;héritage de Gerard Mortier, sont remises tous les deux ans et mettent en avant des figures marquantes de la culture internationale. Plus d&rsquo;informations sont disponibles sur les sites des <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.mortierawards.eu/awards/">Mortier Awards</a> et de la <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.ruhrtriennale.de/de">Ruhrtriennale</a>.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/frieda-lange-et-hartmut-haenchen-recipiendaires-des-mortier-awards/">Frieda Lange et Hartmut Haenchen récipiendaires des Mortier Awards</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Opéra au cinéma : un Don Giovanni fastueux</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/opera-au-cinema-un-don-giovanni-fastueux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Oct 2019 04:24:50 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/opera-au-cinema-un-don-giovanni-fastueux/</guid>

					<description><![CDATA[<p>La saison du Royal Opera House s’est ouverte avec Don Giovanni dans la production que son ancien directeur Kasper Holten avait signée en 2014. Ce spectacle a également inauguré les retransmissions dans les cinémas de la première scène londonienne. Le décor ingénieux d&#8217;Es Devlin représente un bâtiment en forme de cube placé sur une tournette qui &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/opera-au-cinema-un-don-giovanni-fastueux/"> <span class="screen-reader-text">Opéra au cinéma : un Don Giovanni fastueux</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/opera-au-cinema-un-don-giovanni-fastueux/">Opéra au cinéma : un Don Giovanni fastueux</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La saison du Royal Opera House s’est ouverte avec <em>Don Giovanni</em> dans la production que son ancien directeur <strong>Kasper Holten</strong> avait signée en 2014. Ce spectacle a également inauguré les retransmissions dans les cinémas de la première scène londonienne. Le décor ingénieux d&rsquo;<strong>Es Devlin</strong> représente un bâtiment en forme de cube placé sur une tournette qui permet d&rsquo;en dévoiler les escaliers, les niches et les nombreuses portes propices à divers jeux de scènes ou de cache-cache. Sur cet édifice de couleur blanche, les vidéos projetées de <strong>Luke Hall</strong>, permettent de créer un climat adapté aux différents tableaux. Durant l’ouverture la façade se couvre progressivement des noms des nombreuses conquêtes de Don Juan.</p>
<p>La direction d’acteurs, soignée, ne laisse pas un instant de répit aux protagonistes. Notons que le metteur en scène a pris quelques libertés par rapport au livret, Don Juan n&rsquo;est plus ici un prédateur sexuel sans scrupule : au début de l’ouvrage, Anna semble consentante face à lui avant d’appeler à l’aide et à la fin de l’acte I, il est piégé par Zerline qui déchire elle-même ses vêtements pour l’accuser de viol. Lors de la scène finale, après le départ du commandeur, les autres personnages ne reviennent pas sur le plateau, Don Juan reste seul tandis que l&rsquo;on entend le sextuor « Questo è il fin di chi fa mal » chanté dans la coulisse.</p>
<p>La distribution réunie pour la circonstance ne souffre d’aucun point faible. Côté féminin, se détache la superbe Zerline de <strong>Louise Alder</strong>. Fine comédienne, cette jeune soprano britannique à la voix claire et bien projetée semble promise à un bel avenir. L’Elvire de <strong>Myrtò Papatanasiu</strong> est davantage une amoureuse blessée qu’une virago. Si le grave demeure confidentiel, le registre aigu s’épanouit, limpide et lumineux. Son interprétation culmine dans un « Mi tradì » nuancé et particulièrement émouvant. Déjà présente en 2014, <strong>Malyn Byström</strong> possède une voix solide et homogène non exempte cependant de quelques duretés dans l’aigu. Plus à son aise dans « Non mi dir » que dans « Or sai chi l’onore » un rien tendu, sa Donna Anna ambiguë emporte finalement l’adhésion. </p>
<p>La distribution masculine est dominée par le couple maître / valet idéalement assorti. Véritable bête de scène, <strong>Erwin Schrott</strong> est un Don Giovanni doté d’une présence scénique qui en impose au point qu’on en oublie quelques menus écarts de justesse. Comment ne pas succomber à la séduction immédiate de son timbre de velours, notamment dans la sérénade, et à son charisme irrésistible ?  A ses côtés, <strong>Roberto</strong> <strong>Tagliavini</strong> ne lui cède en rien. La basse possède un timbre homogène aux couleurs chaudes et un grave profond qui font de son Leporello une incarnation de haute volée. Son air du catalogue est un modèle de chant mozartien. Derrière ce valet de grande classe se profile peut-être un futur Don Giovanni,  qui sait ? <strong>Daniel Behle</strong> compense un volume vocal modeste par une ligne de chant élégante et un style accompli qui font merveille dans « Il mio tesoro ». Agé d’à peine vingt-huit ans, <strong>Leon Košavić </strong>est un Masetto aux moyens prometteurs tandis que <strong>Petros Magoulas</strong> campe un commandeur impressionnant, en particulier dans la scène finale, spectaculaire de bout en bout.   </p>
<p>Tournant le dos aux interprétations historiquement informées, <strong>Hartmut Haenchen</strong> adopte une direction résolument romantique qui n’est pas sans évoquer les grands enregistrements  des années 50 et 60.</p>
<p>Le Royal Opera House retransmettra dans les cinémas <em>Don Pasquale</em> avec Bryn Terfel le 24 octobre prochain et <em>La Bohème</em> avec Sonya Yoncheva et Charles Castronovo, le 29 janvier 2020.</p>
<p>       </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/opera-au-cinema-un-don-giovanni-fastueux/">Opéra au cinéma : un Don Giovanni fastueux</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>MAHLER, Das Lied von der Erde — Saint-Denis</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/mahler-le-chant-de-la-terre-haenchen-saint-denis-leternelle-dichotomie-du-chant-de-la-terre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jun 2017 06:54:50 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/l-ternelle-dichotomie-du-chant-de-la-terre/</guid>

					<description><![CDATA[<p>On ne présentera plus les problèmes soulevés par l’interprétation du Chant de la Terre. Le découpage de la symphonie en deux voix distinctes pose en effet encore aujourd’hui de sérieuses questions aux chanteuses et chanteurs souhaitant s’attaquer à cette partition. En conservant l’option voulue par le compositeur (mouvements impairs pour le ténor et pairs pour &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/mahler-le-chant-de-la-terre-haenchen-saint-denis-leternelle-dichotomie-du-chant-de-la-terre/"> <span class="screen-reader-text">MAHLER, Das Lied von der Erde — Saint-Denis</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/mahler-le-chant-de-la-terre-haenchen-saint-denis-leternelle-dichotomie-du-chant-de-la-terre/">MAHLER, Das Lied von der Erde — Saint-Denis</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">On ne présentera plus les problèmes soulevés par l’interprétation du <em>Chant de la Terre</em>. Le découpage de la symphonie en deux voix distinctes pose en effet encore aujourd’hui de sérieuses questions aux chanteuses et chanteurs souhaitant s’attaquer à cette partition. En conservant l’option voulue par le compositeur (mouvements impairs pour le ténor et pairs pour l’alto ou le baryton), le premier hérite des pièces les plus ingrates (car difficiles ou aux accents orientalistes un peu grotesques), tandis que la deuxième se taille la part du lion avec les véritables monologues orchestraux qui font l’intérêt de l&rsquo;œuvre. Est-ce un hasard si <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/mahler-das-lied-von-der-erde-kaufmannnott-cest-en-cherchant-que-lon-finit-par-trouver">un grand ténor allemand dont nous ne citerons pas le nom</a> a tenté de contrer cette dichotomie en interprétant seul le cycle ? L’exercice reste à l’état d’expérience pour le moment.</p>
<p class="rtejustify">C’est donc avec ce désavantage que <strong>Brandon Jovanovich</strong> se lance dans son <em>Trinklied vom Jammer der Erde</em>. Nous l’avons dit précédemment: la partie de ténor est vocalement ingrate et musicalement moins généreuse que celle de l’alto. Etait-ce pour autant une raison pour n’en faire qu’à sa tête? Probablement pas. Dès les premières mesures, on frissonne d’effroi à l’écoute de cet allemand aux accents napolitains (« Schon-eu winkt-eu der-eu Wein-eu… »). La diction demeurera hélas dans l’approximatif, surtout dans les passages les plus agités, où les mots finissent par ne plus être les bons. Quant à la voix, elle possède toute la puissance et la brillance de timbre nécessaires pour ne faire qu’une seule bouchée de ce morceau de bravoure. Seulement, Jovanovich se contente d’ouvrir la bouche pour chanter très fort, ne proposant guère de recherche musicale plus approfondie (les amis de Wunderlich repasseront). Ajoutons à ce tableau déjà sinistre le fait que le chanteur semble avoir appris sa partie la veille, pour attendre patiemment la fin de ses interventions et mieux nous concentrer sur le reste de la symphonie.</p>
<p class="rtejustify">Dans ces conditions, l’arrivée de <strong>Karen Cargill</strong> ne peut être que de bonne augure. Dès les premières notes, le timbre particulier de la mezzo écossaise attire l&rsquo;oreille. A des graves ronds et assumés répond un registre aigu rayonnant, sans force ni instabilité. Quant au texte, il est récité avec une intelligence de tragédienne, comme en témoigne <em>Der Einsame im Herbst</em>, dont la chanteuse fait presque une scène d’opéra. Si quelques couleurs de voyelles restent perfectibles (les « a » sont souvent trop sombres), la chanteuse transmet sans ambages sa vision déjà très travaillée du récit mahlérien. Inutile de cacher que <em>Der Abschied</em> lui sied à merveille, où les accents expressionnistes, dévoilant un aigu ultra-puissant, côtoient le soupir le plus imperceptible. De cette lecture intensément dramatique, nous ressortons véritablement conquis. </p>
<p class="rtejustify">Volant au secours d’un Ticciati annoncé souffrant, <strong>Hartmut Haenchen</strong> se porte comme l’unificateur d’un tandem inégal. Dans les mouvements impairs, il assure simplement la cohésion chanteur-orchestre (ce qui est déjà quelque chose). Jovanovich lui ayant fait défaut pour deux départs, il finit par lâcher un peu l’attention portée à l’orchestre pour se concentrer sur son chanteur afin de le faire chanter au bon moment. Dès que Cargill prend le relai, il peut enfin s’autoriser un traitement orchestral moins fonctionnel, dévoilant une battue ductile, attentive aux colorations timbrales et aux changements de tempi si nombreux dans la partition. Si on le sent un peu effacé dans les lentes récitations de l’<em>Abschied</em>, les passages les plus lyriques sont bien plus inspirés, à l’instar de la coda de la symphonie où il entre véritablement en cohésion avec un Orchestre national de France attentif au moindre geste.</p>
<p class="rtejustify">Cette combinaison inégale, entre un ténor pas vraiment à sa place et une mezzo magnifiée par son interprétation musicale, prouve que le <em>Chant de la Terre</em> pose et posera encore de nombreux problèmes à ceux qui souhaitent se lancer dans son interprétation. Il prouve également que les combinaisons telles que Wunderlich et Ludwig relèvent encore du domaine de l’exceptionnel. Mais soyons confiants : le temps des ténors mahlériens viendra.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/mahler-le-chant-de-la-terre-haenchen-saint-denis-leternelle-dichotomie-du-chant-de-la-terre/">MAHLER, Das Lied von der Erde — Saint-Denis</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>MOZART, Così fan tutte — Genève</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/cosi-fan-tutte-geneve-moi-jessuie-les-verres-au-fond-du-cafe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 May 2017 06:09:12 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/moi-j-essuie-les-verres-au-fond-du-caf/</guid>

					<description><![CDATA[<p>On sait désormais que Così fan tutte n’a rien d’une franche rigolade, et que l’histoire de ces couples d’un jour se termine presque aussi mal que celle des amants d’un jour chantés par Edith Piaf. Après le Despina’s Diner où Peter Sellars avait jadis situé sa mise en scène de la Scuola degli amanti, David &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/cosi-fan-tutte-geneve-moi-jessuie-les-verres-au-fond-du-cafe/"> <span class="screen-reader-text">MOZART, Così fan tutte — Genève</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/cosi-fan-tutte-geneve-moi-jessuie-les-verres-au-fond-du-cafe/">MOZART, Così fan tutte — Genève</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>On sait désormais que <em>Così fan tutte</em> n’a rien d’une franche rigolade, et que l’histoire de ces couples d’un jour se termine presque aussi mal que celle des amants d’un jour chantés par Edith Piaf. Après le Despina’s Diner où Peter Sellars avait jadis situé sa mise en scène de la <em>Scuola degli amanti</em>, <strong>David Bösch</strong> nous emmène à l’Alfonso’s Bar, où le vieux cynique, entre deux essuyages de verres, propose à ses jeunes amis son pari échangiste. Malgré tout, cette production genevoise a tendance à prendre la chose à la légère le plus longtemps possible : on s’amuse donc, même si les gags ne sont pas toujours des plus fins (lorsqu’on joue avec les sous-vêtements de ces dames, notamment), mais les premiers moments de sérieux semblent d’autant plus difficiles à justifier avant la désillusion finale. Si la pantomime pendant l’ouverture laissait présager un spectacle parent des <em>Noces de Figaro</em> amstellodamoises particulièrement réussies, le décor tournant semble ici un luxe inutile, l’envers du bar (la chambre des deux sœurs) n’étant utilisé que très brièvement, à deux ou trois reprises. Excepté quelques anachronismes sans doute voulus, l’action est clairement située dans les années 1950, et le déguisement des « Albanais » les transforme en clones de Marlon Brando, mi-<em>Equipée sauvage</em>, mi-<em>Homme à la peau de serpent </em>(pour Ferrando, du moins, car Guglielmo, lui, semble carrément lorgner vers les rockers des <em>sixties</em>).</p>
<p>Musicalement, on se pince en découvrant le nom du chef : quoi, ce même <strong>Hartmut Haenchen </strong>qui, il y a à peine plus d’un mois, dirigeait <em>Elektra</em> et <em>Tristan</em> à l’Opéra de Lyon ? Quelle polyvalence ! Va donc pour un <em>Così</em> à l’ancienne, qui rompt, non sans lourdeurs, avec tout ce que les chefs baroqueux ont apporté dans leurs lectures de cette partition. On retrouve aussi les coupures « traditionnelles », non seulement dans les récitatifs, mais jusque dans les airs (deuxième aria de Despina, duo Ferrando-Fiordiligi…), ce qui est plus grave. Face à un continuo où le clavecin bénéficie de l’étoffe supplémentaire d’un violoncelle, l’Orchestre de la Suisse romande ne peut éviter les décalages avec les chanteurs, particulièrement au dernier tableau – nous sommes pourtant déjà à la deuxième représentation –, et le chœur en coulisses semble s’évanouir bien avant d’avoir terminé son intervention dans la sérénade.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/cosi5_0.jpg?itok=YyNeMTfL" width="468" /><br />
	© Carole Parodi</p>
<p><strong>Laurent Naouri</strong> met au service d’un Don Alfonso particulièrement désabusé tout son talent d’acteur et son timbre à nul autre pareil, s’imposant sans peine malgré l’absence d’air véritable. De retour à Genève après son Ruggiero dans l’<em>Alcina</em> montée par le même David Bösch l’an dernier, <strong>Monica Bacelli</strong> peut s’appuyer sur son expérience de l’opéra-bouffe napolitain pour camper une Despina vénale et narquoise, mais se refuse à changer de voix pour ses deux travestissements.</p>
<p>Avant le lever du rideau, une annonce signale que <strong>Steve Davislim</strong> a tenu à chanter malgré une indisposition causée par le pollen et par le froid. Dommage, vraiment, car le ténor australien est un mozartien de haute volée, on l’entend bien malgré tout, même si l’on ne peut qu’imaginer ce qu’il aurait fait de son « aura amorosa » eût-il été en pleine possession de ses aigus. <strong>Vittorio Prato</strong> compose un Guglielmo sympathique, vite épuisé par les exigences de Dorabella, mais Mozart n’a manifestement guère été inspiré par le personnage.</p>
<p>Pour les deux sœurs bien différenciées, l’une aussi brune et pulpeuse que l’autre est blonde et longiligne, on a fait appel à deux chanteuses venues de l’Est. On a pu entendre à Paris, dans <em>La Cerisaie</em> de Philippe Fénelon, l’Ukrainienne <strong>Alexandra Kadurina </strong>: si les moyens sont incontestables, sans doute faudrait-elle qu’elle améliore son italien, dont l’articulation semble un peu relâchée. Originaire d’Ossétie, <strong>Veronika Dzhioeva</strong> séduit d’abord par une opulence vocale inhabituelle dans ce répertoire, avec des graves sonores qui n’empêchent pas une maîtrise du piano subito dans l’aigu. Rigolarde et énergique, sa Fiordiligi est tout aussi inhabituelle, loin de la pudeur réservée dans laquelle on cantonne souvent le personnage ; revers de la médaille, si son « Come scoglio » convainc pleinement, avec un côté virago qui n’a rien de malvenu, la chanteuse passe à côté de « Per pietà », pris trop rapidement pour que s’en dégage toute la beauté. Mais là encore, le chef n’y est peut-être pas pour rien.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/cosi-fan-tutte-geneve-moi-jessuie-les-verres-au-fond-du-cafe/">MOZART, Così fan tutte — Genève</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>WAGNER, Tristan und Isolde — Lyon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/tristan-et-isolde-lyon-archeologie-de-lemotion-dramatique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fabrice Malkani]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 18 Mar 2017 22:18:24 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/archologie-de-l-motion-dramatique/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Tristan et Isolde qui constitue le troisième pilier du festival lyonnais de recréations scéniques, après le Couronnement de Poppée de Klaus Michael Grüber et l’Elektra de Ruth Berghaus, restitue avec un soin minutieux, jusque dans le grain de la lumière et les détails de la gestuelle des personnages, la mise en scène de Heiner &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/tristan-et-isolde-lyon-archeologie-de-lemotion-dramatique/"> <span class="screen-reader-text">WAGNER, Tristan und Isolde — Lyon</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/tristan-et-isolde-lyon-archeologie-de-lemotion-dramatique/">WAGNER, Tristan und Isolde — Lyon</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le <em>Tristan et Isolde</em> qui constitue le troisième pilier du festival lyonnais de recréations scéniques, après le <em>Couronnement de Poppée</em> de Klaus Michael Grüber et l’<em>Elektra</em> de Ruth Berghaus, restitue avec un soin minutieux, jusque dans le grain de la lumière et les détails de la gestuelle des personnages, la mise en scène de <strong>Heiner Müller</strong> qui avait fait date au festival de Bayreuth en 1993. Mais loin d’apparaître comme le geste purement conservateur d’un projet muséal qui figerait dans l’espace un modèle ôtant aux interprètes toute liberté, le travail mené aboutit, à  l’inverse, à une véritable résurrection du moment créateur. Tout se passe comme si nous voyions pour la première fois ce que pourtant nous avions déjà vu grâce aux captations du spectacle et de ses reprises. Troublante expérience en vérité, qui dédouble le regard porté sur l’interprétation de l’œuvre, dans une abolition de la distance entre passé et présent. Spectateur d’hier et d’aujourd’hui à la fois, nous jouissons, contre l’adage, du double plaisir d’être et d’avoir été, de voir et d’avoir vu. Mais au fond ce n’est là rien d’autre que la transposition à la dimension scénique de ce qui se produit lors de l’audition. Et la composition wagnérienne, peut-être même tout spécialement <em>Tristan et Isolde</em>, repose précisément sur cet entrelacs constant de motifs musicaux qui crée un jeu subtil et entêtant de réminiscences liant le passé au présent, faisant du passé un présent et du présent un passé,et que chaque écoute renouvelle entièrement.</p>
<p>Il faut donc saluer la recréation, grâce au travail de <strong>Stephan Suschke</strong>, de cette mise en scène si manifestement conçue pour être au service de la musique et du chant. La sobriété des décors d’<strong>Erich Wonder</strong>, recréés par <strong>Kaspar Glarner</strong>, les lignes géométriques du premier acte – après un prélude où rien d’autre qu’un voile blanc n’est visible – avec ses strictes délimitations d’espaces carrés et ses jeux de lumière cuivrée, voire mordorée, les déambulations et les étreintes de Tristan et Isolde au deuxième acte, parmi les cuirasses alignées dans la lumière bleu sombre, puis les gravats qui jonchent le sol au troisième acte, dans une scène de dévastation profondément poignante, sous un éclairage gris que seule vient éclairer, à la fin, l’arrivée lumineuse d’Isolde, sont constamment en phase avec le texte et la musique. À cette maîtrise des lumières dues à <strong>Manfred Voss</strong> et recréées par <strong>Ulrich Niepel</strong> répond la beauté hiératique des costumes conçus par <strong>Yohji Yamamoto</strong>, qui subvertit lui aussi le rapport ordinaire au temps, en jouant sur les codes et les époques.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/operatristanetisolde17.jpg?itok=dwQ-F589" title="Richard Wagner, Tristan et Isolde, Opéra National de Lyon, 2017 © Stofleth" width="468" /><br />
	 © Stofleth</p>
<p>Qu’allait devenir cette mise en scène avec d’autres cantatrices, d’autres chanteurs ? Telle est la question que se posaient certain(e)s, non sans quelque inquiétude, ces derniers temps. En un mot, c’est une réussite : grâce, tout d’abord, à <strong>Ann Petersen</strong>, pourtant annoncée souffrante le soir de la première, qui est une Isolde remarquable, toute de subtil frémissement, dotée d’une projection superbe, et capable aussi de merveilleux <em>piani</em>, communiquant une émotion intense tout au long de l’œuvre et lors de sa dernière apparition. Déjà remarquée lors de sa prise de rôle en Isolde en <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/spectacle/atours-communs-voix-royales">2011 à Lyon</a>, elle avait aussi recueilli des lauriers dans les rôles de <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/spectacle/ou-lon-finit-en-beaute">Freia en 2010</a> et de <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/der-fliegende-hollander-orange-de-la-musique-avant-et-apres-toute-chose">Senta en 2012 à Orange</a>.</p>
<p>Si <strong>Daniel Kirch</strong> déçoit un peu dans les deux premiers actes, malgré un beau timbre, en raison d’une projection insuffisante, on comprend, le moment venu, que le ténor allemand s’est ménagé pour le troisième acte, redoutable, dans lequel il déploie toutes les ressources de son chant, comme si le personnage de Tristan ne se révélait pleinement que dans le décor cauchemardesque de cette terre dévastée d’où émerge un fauteuil défoncé recouvert d’une bâche grisâtre et poussiéreuse.</p>
<p>Brangäne bénéficie de la voix puissante et expressive d’<strong>Ève-Maud Hubeaux</strong>, qui allie au soin de l’articulation une excellente diction de la langue allemande. La stature vocale de <strong>Christof Fischesser</strong> est grandiose, ses graves majestueux, et son Roi Marke est saisissant de chagrin et de noblesse. <strong>Alejandro Marco-Buhrmester</strong>, annoncé souffrant à l’instar d’Ann Petersen, réussit cependant, comme la cantatrice, à donner le meilleur de lui-même en Kurwenal (la beauté de son timbre avait été soulignée dans ce <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/spectacle/plus-jamais-tristan-plus-jamais-isolde">même rôle en 2008</a>) avec une intensité dramatique et une présence vocale qui rappellent l’impression laissée par son interprétation de <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/spectacle/pas-de-printemps-pour-parsifal">Klingsor à Lyon en 2012</a>.</p>
<p><strong>Hartmut Haenchen</strong> dirige avec une précision impeccable l’<strong>Orchestre de l’Opéra de Lyon</strong>, toujours dans une parfaite adéquation avec le mouvement même du texte. La réflexion que le chef a menée sur les <em>tempi</em> donne ici des résultats parfaitement convaincants. Si l’on peut trouver parfois certaines phrases musicales un peu sèches, notamment dans l’introduction et dans le premier acte, d’autres passages libèrent un lyrisme plus ample, notamment le début, magistral, du troisième acte, puis tout son déroulement, lequel donne à entendre la ductilité du temps jusqu’à sa résorption finale, son effacement progressif. Du grand art.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/tristan-et-isolde-lyon-archeologie-de-lemotion-dramatique/">WAGNER, Tristan und Isolde — Lyon</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>STRAUSS, Elektra — Lyon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/elektra-opera-de-lyon-lyon-se-taire-et-danser/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jonathan Parisi]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Mar 2017 23:23:25 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/se-taire-et-danser/</guid>

					<description><![CDATA[<p>En digne héritier de Wagner, Richard Strauss signe, avec Elektra, une partition ample et virtuose, où l&#8217;orchestre prend une part importante dans l&#8217;action, si ce n&#8217;est écrasante. En effet, pour ce Festival Mémoires de l&#8217;Opéra de Lyon, les cent musiciens composant l&#8217;orchestre sont – comme le prévoyait la mise en scène de Ruth Berghaus à sa &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/elektra-opera-de-lyon-lyon-se-taire-et-danser/"> <span class="screen-reader-text">STRAUSS, Elektra — Lyon</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/elektra-opera-de-lyon-lyon-se-taire-et-danser/">STRAUSS, Elektra — Lyon</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">En digne héritier de Wagner, Richard Strauss signe, avec <em>Elektra</em>, une partition ample et virtuose, où l&rsquo;orchestre prend une part importante dans l&rsquo;action, si ce n&rsquo;est écrasante. En effet, pour ce Festival Mémoires de l&rsquo;Opéra de Lyon, les cent musiciens composant l&rsquo;orchestre sont – comme le prévoyait la mise en scène de <strong>Ruth Berghaus</strong> à sa création à Dresde en 1986 – installés en scène, aux pieds de cet imposant plongeoir où le destin de la cour de Mycènes s&rsquo;apprête à sombrer.</p>
<p class="rtejustify">Le plongeoir en question est d&rsquo;abord celui d&rsquo;Elektra, dont l&rsquo;existence s&rsquo;est figée depuis la mort d&rsquo;Agamemnon, son père qu&rsquo;elle entend venger. Déployé en trois plateformes, ce décor ouvert, graphique et monochrome, matérialise magistralement les sentiments à l&rsquo;œuvre tout en révélant avec subtilité la densité du drame : vulnérabilité des Atrides, entrelacs des enjeux individuels, grandeur de la quête. Elektra s&rsquo;y trouve sous le poids écrasant de sa mission, prisonnière de la conspiration de Clytemnestre et Égisthe – nouveau couple royal –, victime de l&rsquo;immobilisme de sa sœur Chrysothémis, et finalement tributaire du retour si espéré de son frère Oreste, seul capable d&rsquo;accomplir l&rsquo;acte vengeur. Ramassant toute la violence et la démesure émotionnelle de cette famille maudite, la mise en scène, reprise par <strong>Katharina Lang</strong>, use de la puissance symbolique du décor d&rsquo;<strong>Hans</strong> <strong>Dieter Schaal</strong>, du raffinement esthétique des lumières d&rsquo;<strong>Ulrich</strong> <strong>Niepel</strong> et de la sobriété métaphorique des costumes de <strong>Marie-Luise Strandt</strong> pour sublimer l&rsquo;œuvre. Il faut au public moins d&rsquo;une minute pour comprendre que le spectacle a marqué, et marquera encore, l&rsquo;histoire de la mise en scène lyrique, tant la proposition est forte, radicale dans ses choix, décidée, ressentie et admirablement aboutie.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/operaelektra38_copyrightstofleth.jpg?itok=_ghquBrU" title="© Stofleth" width="468" /><br />
	© Stofleth</p>
<p class="rtejustify">Pourtant, il ne faut que quelques minutes supplémentaires pour comprendre qu&rsquo;une autre évidence, celle d&rsquo;un orchestre omniprésent, peut gâcher ce plaisir sûrement trop rare d&rsquo;une mise en scène devenue mise en sens. L&rsquo;expérience se complique alors, celle du spectateur mais aussi du critique, surtout lorsqu&rsquo;il se trouve au parterre. Reconnaissons donc, en premier lieu, l&rsquo;admirable qualité d&rsquo;exécution de l&rsquo;Orchestre de l&rsquo;Opéra de Lyon, dirigé par <strong>Hartmut Haenchen</strong>. Puissant, révolté, il emporte l&rsquo;auditeur vers des sommets d&rsquo;exaltation inouïs. Toujours lisible, capable de phrasés souples et de couleurs variées, il émaille le drame d&rsquo;une remarquable palette de nuances. La direction vigoureuse, souple et alerte du chef allemand est telle que les cent musiciens ainsi affairés ne sont jamais à l&rsquo;étroit dans cet ample discours orchestral qui révèle le talent de chacun.</p>
<p class="rtejustify">Par infortune, c&rsquo;est de ce point précis, remarquable en lui-même, que le reste pêche. Car cette omniprésence orchestrale, certes inhérente à la partition, se double d&rsquo;un dispositif scénique qui place les musiciens en scène, et se redouble d&rsquo;un espace de jeu qui installe les solistes dans la droite verticalité d&rsquo;une cage de scène bien gourmande. Le sort des voix en est irrémédiablement scellé et celles-ci s&rsquo;effacent douloureusement derrière un magistral, certes, mais aussi impénétrable écran orchestral. </p>
<p class="rtejustify">Fort délicate devient alors la mission de rendre compte des performances vocales de cette distribution, dont le premier mérite reste d&rsquo;être parfaitement cohérente et homogène. Si l&rsquo;ensemble des chanteurs – et c&rsquo;est bien-là la confirmation du problème pointé – lutte avec une égale implication face à l&rsquo;orchestre, ceux-ci se montrent bel et bien ancrés dans le drame. <strong>Katrin Kapplusch</strong> campe une Chrysothémis digne, dont la froideur première cède le pas à l&rsquo;élan fraternel. En Clytemnestre, aux allures de Walkyrie des temps-modernes, <strong>Lioba Braun</strong> convainc par la mesure et la densité nouvelles qu&rsquo;elle apporte au personnage. L&rsquo;Oreste de <strong>Christof Fischesser</strong> est noble de cœur comme de couleur vocale, et l&rsquo;Égisthe de <strong>Thomas Piffka</strong> solide. Enfin, l&rsquo;ensemble du plateau se voit mené par <strong>Elena Pankratova</strong>, Elektra vaillante et lumineuse, capable de faire émerger de toute la noirceur du drame, la force de la conviction, la vérité de soi, la lueur de la justice. </p>
<p class="rtejustify">Seule, mais implacable, reste la question de l&rsquo;équilibre musical comme dramatique, mis à mal par la présence en scène de l&rsquo;orchestre. Un tel problème a-t-il été relevé à Dresde en 1986 ? À mesurer la réussite de l&rsquo;ensemble du spectacle, on se plaît à croire que non. Dès lors, c&rsquo;est peut-être précisément là que se situerait la difficulté première d&rsquo;une re-création, celle de retrouver une nouvelle fois, et sur une nouvelle scène, cet équilibre si rare et si précieux des spectacles ayant marqué l&rsquo;histoire. Cette confession et concession faite, la solution reste peut-être d&rsquo;appliquer les dernières paroles d&rsquo;Elektra qui, pour connaître le bonheur, suggère simplement de « se taire et danser ».</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/elektra-opera-de-lyon-lyon-se-taire-et-danser/">STRAUSS, Elektra — Lyon</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Bayreuth, à la chasse de ses propres fantômes</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/bayreuth-a-la-chasse-de-ses-propres-fantomes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Aug 2016 10:38:07 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/bayreuth-a-la-chasse-de-ses-propres-fantomes/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Lors d&#8217;une conférence de presse sur la prochaine édition du festival de Bayreuth, Katharina Wagner, sa directrice et arrière-petite fille du compositeur, a annoncé la tenue d&#8217;un colloque autour de la relation controversée  de Richard Wagner (et de ses héritiers) avec le national-socialisme. D&#8217;une durée de deux jours, l&#8217;objectif de ce symposium sera de faire la &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/bayreuth-a-la-chasse-de-ses-propres-fantomes/"> <span class="screen-reader-text">Bayreuth, à la chasse de ses propres fantômes</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/bayreuth-a-la-chasse-de-ses-propres-fantomes/">Bayreuth, à la chasse de ses propres fantômes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Lors d&rsquo;une conférence de presse sur la prochaine édition du festival de Bayreuth, <strong>Katharina Wagner</strong>, sa directrice et arrière-petite fille du compositeur, a annoncé la tenue d&rsquo;un colloque autour de la relation controversée  de Richard Wagner (et de ses héritiers) avec le national-socialisme. D&rsquo;une durée de deux jours, l&rsquo;objectif de ce symposium sera de faire la part entre les motivations réelles et opportunistes du soutien que la famille Wagner apporta au régime hitlérien. La question n&rsquo;avait jusqu&rsquo;alors jamais été abordée officiellement bien qu&rsquo;elle ait fait l&rsquo;objet de nombreuses études et déclarations, la plus fameuse ayant été assénée par le président allemand Walter Scheel à l’occasion du centenaire du festival de Bayreuth « <em>Peut-on reprocher à Wagner que Hitler l&rsquo;ait aimé ? Hitler aimait aussi les montagnes et les chiens de berger. Ce n&rsquo;est pas une raison pour en vouloir aux montagnes et aux chiens de berger </em>».</p>
<p>La nature sensationnelle de l&rsquo;information a fait passer au second plan l&rsquo;annonce durant la même conférence de presse du maintien d’<strong>Hartmut Haenchen</strong> à la direction musicale de <em>Parsifal</em> l’an prochain. Pour mémoire, le chef d’orchestre avait été appelé in extremis pour remplacer <strong>Andris Nelsons </strong>à la suite d’un psychodrame dont Bayreuth a décidément le secret (voir <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/chaises-musicales-a-bayreuth">brève du 6 juillet dernier</a>).</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/bayreuth-a-la-chasse-de-ses-propres-fantomes/">Bayreuth, à la chasse de ses propres fantômes</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>WAGNER, Parsifal — Bayreuth</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/parsifal-bayreuth-quadvienne-un-monde-sans-graal/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Aug 2016 17:39:46 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/qu-advienne-un-monde-sans-graal/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Roselyne Bachelot, présente à la première de cette nouvelle production de Parsifal au festival de Bayreuth, avait tenu à rassurer les futurs festivaliers. Rassuré on le sera, mais seulement à la toute fin. Auparavant l’on aura craint le pire à plusieurs reprises. Classique, le premier acte ne s’autorise qu’une seule audace véritable : placer la communauté &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/parsifal-bayreuth-quadvienne-un-monde-sans-graal/"> <span class="screen-reader-text">WAGNER, Parsifal — Bayreuth</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/parsifal-bayreuth-quadvienne-un-monde-sans-graal/">WAGNER, Parsifal — Bayreuth</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Roselyne Bachelot, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/parsifal-a-bayreuth-on-avait-tort-de-sinquieter">présente à la première de cette nouvelle production de <em>Parsifal</em> au festival de Bayreuth</a>, avait tenu à rassurer les futurs festivaliers. Rassuré on le sera, mais seulement à la toute fin. Auparavant l’on aura craint le pire à plusieurs reprises. Classique, le premier acte ne s’autorise qu’une seule audace véritable : placer la communauté du Graal, recluse parce que chrétienne, dans un Moyen-Orient hostile. Cela apparait très vite comme un gadget en lien avec nos actualités quand bien même cela fonctionne eut égard au livret. Comme présenter Amfortas en figure christique, couronne d’épine et supplice en croix, nous semble un contresens. Comme la cérémonie du Graal, entre cannibalisme et vampirisme, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/parsifal-berlin-admettons-que-parsifal-ne-soit-quun-homme">qui ressemble à s’y méprendre à la proposition de Dmitri Tcherniakov à Berlin</a> il y a deux ans. L’acte central, toujours à l’Orient, place les sortilèges terrestres dans la sensualité des femmes dont l’habit rigoureux de l’Islam ne trompe personne. Klingsor cherche en vain l’Est et la Mecque avant de revenir à ses crucifix, apostat jusqu’au bout. Le jardin des délices devient un hammam où la température monte jusqu’à ce que Parsifal ne mette la tête sous l’eau. Au dernier acte, notre Eglise s’est encore rétrécie ployant sous une végétation tropicale luxuriante. Là Kundry, vieille et tremblante, déplace Gurnemanz sur une chaine roulante. Beaucoup d’éléments agacent parce que gratuits : l’enfant abattu dans l’Eglise, les soldats américains qui patrouillent, Parsifal enrôlé avec eux. Ou encore la vidéo de la transition vers la scène du Graal, qui dans une imitation rustique d&rsquo;un film de Terrence Mallick (<em>The Tree of Life</em>) veut faire tenir l’infiniment grand dans l’infiniment petit. Ou encore Parsifal qui revoit toute la scène de la blessure d’Amfortas, troussage de Kundry sur la table compris. Le summum est atteint quand cette dernière raconte sa malédiction… à elle-même (Parsifal est parti se changer, l’eau du bain ça mouille quand même le slip). Heureusement le final aide à oublier ces provocations et ratés. Dans une communauté désunie comme jamais – des chevaliers ont embrassé l’Islam, d’autres le Judaïsme – Parsifal revient avec la lance brisée, maintenue en croix par des drapeaux de prières tibétains. Il dépose dans le cercueil de Titurel cette relique. Tous l’imitent et se dépouillent des oripeaux de leur foi dans une cérémonie œcuménique. Le Graal véritable, c’est qu’il n’y en ait plus. Les murs de l’Eglise s’écartent, le plateau reste nu, peuplé du chœur apaisé. <strong>Uwe Eric Laufenberg</strong> pousse le geste plus loin encore : cette concorde sur scène, elle doit maintenant se faire hors du théâtre. Les lumières du Festspielhaus se rallument pendant les tous derniers accords.</p>
<p>On se souvient peut-être <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/v1/actu/haenchen.html">de l’interview que donna <strong>Harmut Haenchen</strong> à Clément Tallia</a> lorsqu’il dirigea <em>Parsifal </em>à Bastille (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/v1/concerts/parsifal_paris_080323.html">production hélas détruite de Krzysztof Warlikowski</a>). Appelé en renfort sur la Colline Verte <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/chaises-musicales-a-bayreuth">après le départ trouble d’Andris Nelsons</a>, l’allemand n’a d’autre choix que de jouer ce qu’il sait si bien : la structure. Et en effet, toujours les masses orchestrales seront mesurées, les enchaînements clairs et fluides. L’action coule et se déroule, turbulente dans un acte central bien plus convaincant qu’un premier trop en surface et un dernier désuni dans le final. Au-delà de la structure si chère à Boulez, dont Harmut Haenchen se réclame peu ou prou, on regrette que cette belle architecture ne soit pas habitée plus charnellement. Où sont le lyrisme, le pathos, l’urgence même qui font de Parsifal non seulement le chef d’œuvre systémique d’un compositeur au bout de son geste créatif, mais également une œuvre humaine, « parmi les hommes » ? Seules quelques scansions au troisième acte émeuvent et l’on sent alors qu’au-delà de l’intellect, toujours mobilisé dans <em>Parsifal</em>, c’est à l’âme que l’on s’adresse et qu’il est d’autres compréhensions de cette œuvre kaléidoscopique.</p>
<p>En cela, grâce soit rendue au Gurnemanz de <strong>Georg Zeppenfeld</strong> qui dépeint le serviteur, humble et  encore vigoureux lorsqu’il accueille Parsifal, devenu vieux sage bienveillant au dernier acte dans cette communauté du Graal déchue, ombre d’elle-même et de ses valeurs. L’évolution du personnage est conduite avec brio, alliée à une endurance sans faille. L’opéra est aussi parfois performance, ces sons inouïs et inhumains, tenus, vécus : de ceux que le baryton-basse réserve au cours des monologues qui le consacrent ce soir-là à Bayreuth. <strong>Ryan McKinny</strong> surinvestit son Amfortas, embrassant la figure christique que le metteur en scène a souhaité. Geste et parole secondent ce en quoi la voix trouve parfois ses limites, menu problème d’endurance bénin. <strong>Andreas Schager</strong> <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/der-fliegende-hollander-hambourg-un-hollandais-trop-entrave">rencontre les mêmes difficultés qu’il affrontait déjà pour son Erik hambourgeois</a>. Elles n’ont rien à voir avec ses capacités vocales qui le placent parmi les meilleurs ténors wagnériens du moment. Mais ce volume torrentiel, encore faut-il le canaliser, ce à quoi il parvient avec bonheur à l’occasion (« Erlöser ! Rette mich » piano et poignant au deuxième acte). Toutefois, le chant est souvent plus fruste, la ligne chahutée de telle sorte que l’on peine à suivre les tirades. Pêché véniel de remplaçant de dernière minute, le jeu scénique se réduit à chanter jambes écartées, genoux et coudés repliés. L&rsquo;interprète est tel – comme ses Siegfried sont attendus ! – qu’il ne faut cependant pas trop bouder le « sauveur » de la soirée. Le Klingsor de<strong> Gerd Grochowski</strong> en est le maillon faible, empêtré dans des problèmes de souffle, de diction et d’endurance. <strong>Elena Pankratova</strong> crie effectivement fort bien, pour reprendre les mots de Roselyne, et ses aigus massifs et tenus sont un des points forts de son interprétation. Mais le reste n’est pas de la même eau, entre des phrases peu ciselées qui la rendent transparente au premier acte, un médium confus, et un registre bas disjoint… Au final, le personnage manque d’appui pour s’imposer. Reste la présence scénique, remarquable, qui fascine pendant tout le troisième acte où elle erre en vieille femme tremblante cherchant toujours son salut. Bonheur enfin que chacune des interventions des chœurs préparés par <strong>Eberhard Friedrich</strong>, et délices des filles fleurs mielleuses et vénéneuses comme il faut, suffisamment badines pour faire de la scène du hammam la respiration comique et sensuelle qu’elle doit être.</p>
<p>	<em style="line-height: 1.5"><sup>L’auteur de ce compte-rendu reste encore perplexe devant cet homme au-dessus de la nef, assis sur une chaise, immobile pendant les 4 heures de la représentation. Qui est-il ou qu&rsquo;est-il ? Une vanité ? Un vieillard éternel ? Un Dieu vieilli contemplant les hommes se débattre ? Le débat est ouvert en commentaire. </sup></em></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/parsifal-bayreuth-quadvienne-un-monde-sans-graal/">WAGNER, Parsifal — Bayreuth</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Parsifal à Bayreuth : on avait tort de s&#8217;inquiéter</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/parsifal-a-bayreuth-on-avait-tort-de-sinquieter/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Roselyne Bachelot]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Jul 2016 05:03:04 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/parsifal-a-bayreuth-on-avait-tort-de-sinquieter/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Que ceux qui ont leurs Karten pour les prochaines représentations du nouveau Parsifal à Bayreuth soient rassurés. La Colline sacrée était un nid de rumeurs : dissensions qui avaient amené le départ du chef Andris Nelsons, défections dans le casting, doutes sur les capacités vocales de Klaus Florian Vogt à assumer le rôle titre, pire, on &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/parsifal-a-bayreuth-on-avait-tort-de-sinquieter/"> <span class="screen-reader-text">Parsifal à Bayreuth : on avait tort de s&#8217;inquiéter</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/parsifal-a-bayreuth-on-avait-tort-de-sinquieter/">Parsifal à Bayreuth : on avait tort de s&rsquo;inquiéter</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Que ceux qui ont leurs <em>Karten</em> pour les prochaines représentations du nouveau <em>Parsifal</em> à Bayreuth soient rassurés. La Colline sacrée était un nid de rumeurs : dissensions qui avaient amené le départ du chef Andris Nelsons, défections dans le casting, doutes sur les capacités vocales de <strong>Klaus Florian Vogt </strong>à assumer le rôle titre, pire, on susurrait que la mise en scène de <strong>Uwe Eric Laufenberg</strong> relèguerait les scandales du Festspielhaus au rang d’aimables bluettes.</p>
<p>Pas de panique : en ces jours où des fanatiques égorgent un prêtre dans une église, la mise en scène de Laufenberg résonne puissamment en mettant l’exigence kantienne de la raison et de l’éthique au-dessus du communautarisme religieux tout en permettant un déploiement cohérent des acteurs-chanteurs. Le chef d’orchestre <strong>Harmut Haenchen</strong>, vieux routier wagnérien, tient la fosse avec une rigueur qui glorifie l’opulence hypnotique de la partition. Quant aux chœurs, ils sont, comme d’habitude, superlatifs.</p>
<p>La distribution n’est pas en reste et frappe par son homogénéité et sa qualité. Les détracteurs de Klaus Florian Vogt avaient tort : il campe un Parsifal sensible, modeste à la ligne de chant parfaitement tenue. Il est bien entouré  par  <strong>Georg Zeppenfeld </strong>qui fait le triomphe de la soirée dans un Gurnemanz intériorisé à la résilience sans faille et l’américain <strong>Ryan Mc Kinny</strong>, impeccable Amfortas.</p>
<p>Les deux bémols – il en faut – sont attribués à <strong>Gerd Grochowski</strong> dont l’absence de charisme scénique et vocal  a bien du mal à nous faire croire que Klingsor est l’émanation du mal. <strong>Elena Pankratova</strong>, elle, a le charisme et la sensualité de Kundry mais elle se laisse emporter par la stridence dans les passages plus élégiaques de son rôle.</p>
<p>Mais foin d’égratignures, quelle soirée, mes amis, ce Parsifal est à sa place dans la légende ! Compte rendu détaillé à venir début août.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/parsifal-a-bayreuth-on-avait-tort-de-sinquieter/">Parsifal à Bayreuth : on avait tort de s&rsquo;inquiéter</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Chaises musicales à Bayreuth</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/chaises-musicales-a-bayreuth/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Jul 2016 08:53:58 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/chaises-musicales-a-bayreuth/</guid>

					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est finalement Harmut Haenchen qui dirigera la nouvelle production de Parsifal à Bayreuth à partir du 25 juillet. Une rude semaine de psychodrame avait suivi la démission retentissante d&#8217;Andris Nelsons, a quelques jours de la première. Le départ soudain de celui qui est pourtant habitué et apprécié sur la Colline Verte (il doit diriger le &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/chaises-musicales-a-bayreuth/"> <span class="screen-reader-text">Chaises musicales à Bayreuth</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/chaises-musicales-a-bayreuth/">Chaises musicales à Bayreuth</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est finalement<strong> Harmut Haenchen</strong> qui dirigera la nouvelle production de <em>Parsifal</em> à Bayreuth à partir du 25 juillet. Une rude semaine de psychodrame avait suivi la démission retentissante d&rsquo;<strong>Andris Nelsons</strong>, a quelques jours de la première. Le départ soudain de celui qui est pourtant habitué et apprécié sur la Colline Verte (il doit diriger le nouveau <em>Ring</em> en 2020) avait déclenché une tempête wagnérienne où la presse et les habitués du festival pointaient, qui la mise en scène d&rsquo;<strong>Uwe Eric Laufenberg</strong> et ses probables références à l&rsquo;islamisme radical, qui la sous-main de Christian Thielemann, directeur musical du Festival et chef jaloux de ses rivaux et de ses prérogatives. Harmut Haenchen a fréquemment dirigé <em>Parsifal</em>, à la Monnaie dans la production de Romeo Castellucci ou encore <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/v1/concerts/parsifal_paris_080323.html">celle de Paris mise en scène par </a><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/v1/concerts/parsifal_paris_080323.html">Krzysztof Warlikowski</a> (<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/v1/actu/haenchen.html">lire l&rsquo;interview qu&rsquo;il avait accordée à Clément Tallia</a>). Un avantage qui, espérons-le, lui permettra d&rsquo;être l&rsquo;homme providentiel du Festspielhaus. Compte-rendu à lire dans nos colonnes après la représentation du 6 Août. </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/chaises-musicales-a-bayreuth/">Chaises musicales à Bayreuth</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
