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	<title>Gevorg HAKOBYAN - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Gevorg HAKOBYAN - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>PUCCINI, Tosca (distr. C) &#8211; Paris (Bastille)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-tosca-distr-c-paris-bastille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 05:12:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cinq cent soixante et quelques… levers de rideau ! D’après une source interne à l&#8217;Opéra de Paris, c’est le nombre de fois où Sondra Radvanovsky a foulé les planches au son de « Mario, Mario, Mario » pour y mourir finalement en entonnant « Scarpia, avanti a Dio. » Songez-y ! Ce mardi soir, à &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-weight: 400;">Cinq cent soixante et quelques… levers de rideau ! D’après une source interne à l&rsquo;Opéra de Paris, c’est le nombre de fois où <strong>Sondra Radvanovsky</strong> a foulé les planches au son de « Mario, Mario, Mario » pour y mourir finalement en entonnant « Scarpia, avanti a Dio. » Songez-y ! Ce mardi soir, à l’occasion de ce changement de distribution dans la production reprise de <strong>Pierre Audi</strong>, la vénérable institution voit son compteur des <em>Tosca</em> afficher seulement 381 (pour une œuvre créée en 1900), battue à plate couture par le soprano de 56 ans.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Quand on est pas loin du Guinness des records, on maîtrise l’art subtil de trop en faire. Regards en coin, roulement d’yeux, ricanements, marivaudages, effroi… rien ne manque à la palette scénique de Sondra Radvanovsky. Endurance, aigu péremptoire, forte à forcer l’accélération des travaux de Bastille, ce <em>messa di voce</em> à la toute fin d’un « Vissi d’arte » par ailleurs sobre… : Sondra Radvanovsky use de toute sa science belcantiste, non par ostentation mais avec une intelligence musicale hors pair. Car en creux, derrière cette voix sûre d’elle-même et cette incarnation excessive, elle dessine une Tosca faible, jouet de ses passions, qui tue plus par réflexe qu’autre chose, qui se gausse sur le corps de Scarpia (« avanti a lui… ») pour sombrer dans une crise de nerf immédiate. Il fallait bien cinq cent et quelques Tosca pour nous apprendre encore quelque chose sur le rôle.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Combien de secondes <strong>Yusif Eyvazof</strong> tient-il le « Victoria » du deuxième acte ? Un certain nombre, on n&rsquo;a pas compté. Lui aussi, touts décibels dehors confère à Mario des traits bravaches et assure le spectacle avec autant de ressorts comiques que de traits dramatiques. « E lucevan le stelle » lui permettra aussi de fendre l’armure dans une ligne souple et de beaux accents pathétiques. <strong>Gevorg Hakobyan</strong>, qui fait ses débuts à l’Opéra de Paris, dispose de tout ce qu’il faut pour croquer un baron Scarpia ogresque, n’était une interprétation encore en surface : les notes, le volume et la projection sont là (y compris pour surnager dans le « Te Deum »), mais on cherche encore la noirceur, le vice, la cruauté, la jubilation sadique dans un chant peu coloré au deuxième acte. Les comprimari et les chœurs, enfin, s’intègrent aisément au plateau.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">L’année prochaine, l’opéra de Paris en sera à sa quatrième production de <em>Don Giovanni</em> en une dizaine d’années. Après quatre-vingt trois Tosca dans l’épure conceptuelle du regretté Pierre Audi, il serait peut-être temps de réinvestir dans cette machine à faire tourner la billetterie qu’est le chef-d’œuvre de Puccini. Au moins, nos deux comparses s’entendent à merveille et en rajoutent dans le jeu scénique : badinages amoureux, dispute autour du tableau de l’Attavanti pour finir par un baiser sous cape devant la vierge dont Mario se pourlèche les lèvres, ce duo enflammé est chaleureusement applaudi par le public.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">De fait, le ténor et la soprane mène le bal, tant et si bien que <strong>Jader Bignamini</strong> se voit contraint à plus d’une reprise de retenir son orchestre pour épouser les tempos choisis par les deux chanteurs. Il en résulte quelques décalages rapidement rattrapés et le chef parvient à mener plateau et fosse à bon port tout en appuyant le lyrisme et le romantisme au diapason de ses chanteurs. On repassera pour le raffinement mais c’est diablement efficace.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Combien de fois Sondra Radvanovsky a-t-elle vraiment chanté Tosca sur scène et d’ailleurs combien de fois est-elle montée sur scène toute sa carrière durant ? Nous ne manquerons pas de le lui demander lors de l’interview qu’elle nous accordera très prochainement. </span></p>
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		<title>PUCCINI, Tosca — Lille</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/tosca-lille-tosca-poignardant-lepidemie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Camille De Rijck]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Jun 2021 12:57:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Il y a des soirs comme ça où l’opéra, ça parait simple : prenez de bons chanteurs, un orchestre en forme, un chef plein d’allant, une mise en espace digne et sobre et n’était-ce la salle aux trois-quart vide pour cause de Coronavirus, l’expérience serait exquise. La mise en espace d’Olivier Fredj, prévue pour la &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a des soirs comme ça où l’opéra, ça parait simple : prenez de bons chanteurs, un orchestre en forme, un chef plein d’allant, une mise en espace digne et sobre et n’était-ce la salle aux trois-quart vide pour cause de Coronavirus, l’expérience serait exquise. La mise en espace d’<strong>Olivier Fredj</strong>, prévue <a href="https://www.opera-lille.fr/fr/saison-20-21/bdd/sid/99971_tosca-live">pour la captation vidéo</a> est un modèle du genre : elle est traditionnelle sans être didascalique, elle est moderne sans être abrasive et dans ce grand plateau vide elle se concentre sur la direction d&rsquo;acteurs dans un dispositif élégant.</p>
<p>La star de la soirée, c’est le ténor <strong>Jonathan Tetelman</strong>, sorte de Franco Corelli qui aurait mangé du Jonas Kaufmann au petit déjeuner. Chant ample et rayonnant, d’une facilité presque nonchalante de la cave au plafond et qui – en plus – se prélasse dans des pianissimi d’une grâce soyeuse. À côté de cette bête de scène, comment exister ? <strong>Joyce El-Khoury</strong> a trouvé la parade : assumer crânement son rôle des graves du I à l’aigu victorieux du III tout en incarnant une Tosca humaine, sans chichis ni radadas, moderne mais jalouse et belle en scène jusqu’à son improbable mort (on ne spoile pas) qu’elle rend émouvante. </p>
<p>Le Scarpia de <strong>Gevorg Hakobyan</strong> est très très méchant et très très roué. Il se trouve qu’il est également très très sonore, ce qui le situe dans la bonne tradition des Scarpia-colonne-de-son, brute épaisse pre-#MeToo qui ne vole pas son coup de couteau à beurre dans la vésicule biliaire. C’est grand plaisir que ce chant généreux. Notons au passage un <strong>Patrick Bolleire</strong>, plus Jochanaan-hirsute que dissident moribond, une apparition sympathique de <strong>Luca Lombardo</strong> en Spoletta de luxe et un pasteur comptant triple, interprété par trois jeunes filles justes et émouvantes.</p>
<p>Reste la question de l’Orchestre National de Lille, sous la direction de son chef <strong>Alexandre Bloch</strong>. Dans la composition de salle Corona-friendly, les musiciens occupent le parterre, ce qui est fatal pour les quelques spectateurs qui souffrent d’une dynamique sonore contrariée, façon Mondrian. En réalité, depuis le troisième balcon, il est difficile de se faire une idée précise du travail des musiciens. Les timbres tourbillonnent dans tous les sens. Mais le spectacle, rappelle Caroline Sonrier, est conçu pour la télévision. Gageons que les micros seront de meilleurs témoins que nous oreilles mal placées. Ces réserves, assurément, disparaîtront sur petit et grand écran pour faire place à l’incroyable vista des musiciens qui emballent ce drame avec une fulgurance qui humecte le fond des yeux.</p>
<p>____</p>
<p>A voir jusqu&rsquo;au 10 juin 2020 sur la chaîne <a href="https://youtu.be/85Nz22l31Mw" target="_blank" rel="noopener">youtube de l&rsquo;Opéra de Lille</a></p>
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		<title>GIORDANO, Andrea Chénier — Rome</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/andrea-chenier-rome-chenier-au-naturel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Apr 2017 09:02:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour le 120e anniversaire de sa création, Andrea Chénier fait l&#8217;objet d&#8217;un regain de productions en Europe. Rome n&#8217;avait pas donné l&#8217;ouvrage depuis vingt ans et le remet à l&#8217;affiche avec une distribution remarquable, que domine le poète incarné par Gregory Kunde, dont la voix semble avoir encore gagné en largeur. Le médium bien corsé &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour le 120<sup>e</sup> anniversaire de sa création, <em>Andrea Chénier </em>fait l&rsquo;objet d&rsquo;un regain de productions en Europe. Rome n&rsquo;avait pas donné l&rsquo;ouvrage depuis vingt ans et le remet à l&rsquo;affiche avec une distribution remarquable, que domine le poète incarné par <strong>Gregory Kunde</strong>, dont la voix semble avoir encore gagné en largeur. Le médium bien corsé et les aigus dardés sont d&rsquo;une puissance et d&rsquo;un facilité qui stupéfie l&rsquo;auditoire. Comme toujours, le chant est soigné, le phrasé impeccable et l&rsquo;artiste est d&rsquo;une parfaite musicalité dans un rôle parfois sacrifié à l&rsquo;étalage de « muscle » de la part de ténors moins raffinés. S&rsquo;il n&rsquo;est plus un jeune premier, le ténor américain compose néanmoins un personnage crédible et attachant grâce à une direction théâtrale soignée : <a href="/actu/gregory-kunde-le-belcanto-avant-tout">encore un défi gagné par ce chanteur à la carrière protéïforme</a>.  La jeune <strong>Maria José Siri </strong>ne se situe pas aux mêmes sommets. Les moyens sont bien là, avec une voix saine et puissante, à l&rsquo;aise sur toute la tessiture. Mais l&rsquo;émission a quelque chose d&rsquo;inhabituel, un peu en arrière ou dans les joues. Il manque au soprano uruguayen la capacité à varier la couleur, assez uniformément claire et au final un brin monotone. On attendrait aussi davantage d&rsquo;attention apportée au texte, mais elle sait compenser par un jeu dramatique de qualité sans histrionisme. <strong>Roberto Frontali </strong>est un Gérard sonore, au chant naturel. Plutôt sobre dans sa composition, il réserve ses explosions dramatiques pour son affrontement de l&rsquo;acte III avec Maddalena. Les nombreux seconds rôles sont excellement tenus. Entre autres, la Bersi de <strong>Natascha Petrinsky</strong>, le Mathieu de<strong> Gevorg Hakobyan</strong> ou encore le Roucher de <strong>Duccio Dal Monte</strong> disposent de voix saines et bien projetées. L&rsquo;Incroyable de <strong>Luca Casalin</strong> offre une composition fine. Enfin, l&rsquo;inusable <strong>Elena Zilio</strong> renouvelle ses performances viennoises et parisienne avec une Madelon émouvante. La direction de <strong>Roberto Abbado </strong>sert l&rsquo;oeuvre sans esbrouffe. L&rsquo;orchestre et les choeurs de l&rsquo;Opéra de Rome sont impeccables.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="image-large" title="Photo Ryasuko Kageyama" src="/sites/default/files/styles/large/public/andrea_chenier_scena_finale_gregory_kunde_chenire_maria_jose_siri_maddalena_r_yasuko_kageyama-opera_roma2016-17_8446_web.jpg?itok=ADCbsv1s" alt="" width="468" height="312" /><br />
© Ryasuko Kageyama</p>
<p>Le réalisateur <strong>Marco Bellocchio</strong> revendique une mise en scène respectueuse d&rsquo;une œuvre qu&rsquo;il chérit de toute évidence, avouant en avoir chanté les airs dans sa jeunesse.  Ce qui l&rsquo;intéresse ici, c&rsquo;est d&rsquo;offrir une certaine vérité dramatique, tout en apporant un cadre idéal aux voix. De fait, le plateau est excellemment dirigé et l&rsquo;action extrêmement fluide. Les décors combinent un certain classicisme (au deuxième acte, figure dans le lointain les Tuileries, vues depuis « le pont Peronnet » mentionné dans le livret, et plus connu aujourd&rsquo;hui comme celui de la Concorde) à une stylisation épurée (Chénier et Maddalena vont au supplice alors que derrière eux sont projetées des photos contemporaines). Le recours à la vidéo aurait pu être davantage exploité (il y a une très belle image d&rsquo;oiseaux s&rsquo;envolant dans la nuit au moment de la fête chez la Comtesse de Coigny). Au global, un spectacle sain et soigné, qui permet d&rsquo;apprécier pleinement la partition.</p>
<p>Enfin, on saluera l&rsquo;Opéra de Rome pour la qualité du programme de salle : livret complet, argument décliné en 6 langues, une douzaine de photos couleurs pleine page, un entretien avec le metteur en scène, une analyse musicale, une discographie sélective, un historique des représentations locales, richement illustré, et enfin, la reproduction d&rsquo;un roman-photo où Franco Corelli personnifie Chénier, rôle où il fut inégalé à la scène !</p>
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