<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Matthias HARTMANN - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/hartmann-matthias/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/hartmann-matthias/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Oct 2023 15:24:33 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Matthias HARTMANN - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/hartmann-matthias/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>TCHAÏKOVSKI, La Dame de pique — Milan</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-dame-de-pique-milan-sauvee-par-le-chef-et-les-chanteurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Charles Sigel]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Mar 2022 05:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/sauve-par-le-chef-et-les-chanteurs/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le programme de salle de la Scala, très soigné comme toujours, propose une bio de Valery Gergiev, mais ne dit mot sur Timur Zangiev qui l&#8217;a remplacé. Quasi au pied levé, puisque cette production a été prise dans la tourmente de « l&#8217;opération  spéciale » en Ukraine. Timur Zangiev, 27 ans, était l&#8217;assistant de Gergiev, il &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-dame-de-pique-milan-sauvee-par-le-chef-et-les-chanteurs/"> <span class="screen-reader-text">TCHAÏKOVSKI, La Dame de pique — Milan</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-dame-de-pique-milan-sauvee-par-le-chef-et-les-chanteurs/">TCHAÏKOVSKI, La Dame de pique — Milan</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le programme de salle de la Scala, très soigné comme toujours, propose une bio de Valery Gergiev, mais ne dit mot sur Timur Zangiev qui l&rsquo;a remplacé. Quasi au pied levé, puisque cette production a été prise dans la tourmente de « l&rsquo;opération  spéciale » en Ukraine. <strong>Timur Zangiev</strong>, 27 ans, était l&rsquo;assistant de Gergiev, il avait préparé l&rsquo;orchestre à l&rsquo;arrivée du maestro, qui n&rsquo;est jamais arrivé, victime de ses compromissions avec le régime. L&rsquo;orchestre avait apprécié le travail de ce jeune homme déjà rondelet et souhaité poursuivre avec lui. Chef en tout début de carrière qui n&rsquo;a dirigé qu&rsquo;à Moscou et St-Pétersbourg, il sera à l&rsquo;applaudimètre le grand gagnant de ce spectacle, qui à part cela ne fera pas date (euphémisme). Occasion manquée pour une œuvre que la Scala monte rarement (au mieux tous les quinze ans, et, au cours du vingtième siècle souvent dans des productions importées du Bolchoï).</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="344" src="/sites/default/files/styles/large/public/015_0h2a6720._mavlyanov_ph_brescia_e_amisano_lteatro_alla_scala.jpg?itok=ncpBJMY6" title="Mavlyanov © Brescia et Amisano" width="468" /><br />
	Mavlyanov © Brescia et Amisano</p>
<p><strong>Néons, voilages et rideaux noirs</strong></p>
<p>Il est des mises en scène qu&rsquo;on critique pour leurs partis pris ou leurs aberrations. Au moins, on a quelque chose à se mettre sous la dent, mais que dire quand on ne peut que faire l&rsquo;inventaire des pauvretés, des maladresses, des clichés ? Nous avions failli titrer cet article : « Une Dame de Pique fichue comme l&rsquo;as de pique »&#8230;</p>
<p>Le premier acte est un festival : d&rsquo;énormes panneaux de tubes néon (qui fera voter une loi interdisant à jamais les tubes néon sur scène ?), pour le tableau d&rsquo;entrée (le Jardin d&rsquo;été au printemps, on le rappelle), un chœur de nourrices toutes en noir comme des veuves corses (et comme les rideaux noirs qui inévitablement entourent le plateau), des nourrices que le metteur en scène ne sait pas diriger (il semble incapable de faire bouger les groupes, on le vérifiera au fil des actes), et donc les choristes chantent au public (d&rsquo;ailleurs leur première intervention est assez désordonnée vocalement, ensuite le chœur sera au-dessus de tout éloge), un chœur d&rsquo;enfants qui défile au pas, avant de se planter lui aussi face à la salle, tout ça démarre très mal&#8230;.</p>
<p>Bientôt les néons disparaîtront pour être remplacés par des kilomètres de voilages, trouvés en soldes on suppose, pour évoquer, complétés par des flopées de gros coussins blancs, la chambre de Lisa, coussins sous lesquels Hermann s&rsquo;enfouira (rires du public) quand surgira la Comtesse. Mise en scène  de patronage sur la première scène d&rsquo;Italie.<br />
	Au chapitre des afflictions décoratives, on ajoutera la chambre de la Comtesse : les grands panneaux auront pivoté une fois de plus, pour révéler un matelassage de velours noir assorti à celui du lit, rappelant un magasin de meubles <em>cheap</em> des années soixante-dix. Affreux.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="249" src="/sites/default/files/styles/large/public/062_0h3a0861._ph_brescia_e_amisano_lteatro_alla_scala.jpg?itok=e9-myu-R" title="© Brescia et Amisano" width="468" /><br />
	© Brescia et Amisano</p>
<p>C&rsquo;est en somme quand le plateau sera vide ou presque (ce presque désignant les nuages de fumée, incontournables bien sûr et providence des metteurs en scène en souffrance) que le drame respirera le mieux, grâce aux chanteurs, auxquels on va revenir.<br />
	Non sans avoir jeté un coup d&rsquo;œil (consterné) sur la scène de bal au début du deuxième acte, traitée dans un esprit Folies-Bergère, avec femmes légères en perruque Louis XV, et chorégraphie olé-olé (le mot est désuet, à l&rsquo;instar du concept), et kyrielle de choristes déguisés en marquis et marquises de comédie musicale. Tout cela mené par une silhouette en satin bleu ciel, représentant le Comte de St Germain, que l&rsquo;on verra arpenter le fond de scène à divers moments pour rappeler l&rsquo;aspect légendaire et fantastique de l&rsquo;histoire racontée par Pouchkine.<br />
	Un mot encore pour évoquer des éclairages qui souvent éblouissent le public et qui bavent sur les balcons de la salle (effet voulu ou mauvais réglage, on se perd en conjectures), et d&rsquo;ailleurs, pour en rester à cette « création lumière » hasardeuse, on se demande aussi pourquoi Tomski (<strong>Roman Burdenko</strong>, solide baryton) fait son grand récit, crucial puisqu&rsquo;il raconte les « trois cartes » qui sont le nœud du drame, pourquoi donc il chante ce long passage sans être éclairé. Concept ou négligence ? Les projecteurs se portent alors sur un couple de danseurs en fond de scène qui en somme incarnent les amours fatales du Comte de St Germain et de la « Vénus moscovite ».</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/019_0h2a6733._gertseva_ph_brescia_e_amisano_lteatro_alla_scala.jpg?itok=uapRL0oY" title="Guseva © Brescia et Amisano" width="468" /><br />
	Gertseva © Brescia et Amisano</p>
<p><strong>Enfin l&rsquo;effusion lyrique</strong></p>
<p>Il faudra attendre l&rsquo;air de Lisa, « D&rsquo;où viennent ces larmes ? &#8211; Otkouda éti sliozy », pour avoir le sentiment que les choses commencent vraiment. Première vraie grande effusion lyrique, et timbre de voix vibrant, charnel, troublant, émouvant surtout de sincérité et de musicalité à la fois, celui d’<strong>Elena Guseva </strong>*<strong> </strong>accompagnée par un orchestre frémissant. Et on aura le sentiment que par son engagement, cette manière d&rsquo;entrer corps et âme dans la musique et dans le flot mélodique tchaïkovskien, elle entraînera ses camarades.</p>
<p>Jusqu&rsquo;alors on avait trouvé qu&rsquo;Hermann (<strong>Najmiddin Mavlyanov</strong>) cherchait sans succès sa ligne musicale, ténor un peu barytonant dont la voix semblait encombrée. Son premier arioso, « Son nom, je l&rsquo;ignore, -Ia imièni niė  znaïou », avait semblé passablement heurté avec des notes hautes un peu difficiles et son trilogue initial avec ses camarades Sourine (<strong>Alexei Bortnarciuc</strong>) et Tchekalinski (<strong>Evguenij Arimov</strong>) à l&#8217;emporte-pièce et manquant de cet esprit d&rsquo;ensemble, qu’on pourrait dire mozartien puisque Mozart était la grande référence de Tchaïkovski.<br />
	D&rsquo;ailleurs les ensembles pêcheront souvent par là, ainsi le quintette du premier acte qui met en présence tous les protagonistes de l&rsquo;action.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="331" src="/sites/default/files/styles/large/public/054_0h3a0850._grigorian_e_mavlyanov_ph_brescia_e_amisano_lteatro_alla_scala.jpg?itok=JxUYqUkn" title="Grigorian et Mavlyanov © Brescia et Amisano" width="468" /><br />
	Grigorian et Mavlyanov © Brescia et Amisano</p>
<p>Autant Timur Zangiev mène merveilleusement les préludes orchestraux, tant l&rsquo;ouverture avec ses cuivres impérieux et la première apparition aux cordes du thème déchirant de l&rsquo;amour de Lisa, que le prélude du quatrième tableau (celui qui conduira à la mort de la Comtesse) qu&rsquo;il dirige sur un tempo souple, vif, mouvementé, caressant et galbé tout à la fois, ou que celui du troisième acte, soutenu, douloureux, avec des cors très ronds, autant il semble tenir en main moins efficacement les différents ensembles. Sous sa baguette on remarque notamment des cordes particulièrement soyeuses, et des bois singulièrement présents dans l&rsquo;acoustique très claire de la Scala. Aux clarinettes, aux flûtes, Tchaïkovski demande souvent des contrepoints acides ou blafards, qui contrastent avec les suaves harmonies des cordes, et ce jeune chef ne les édulcore pas, ne cherche pas à les enrober, mais au contraire laisse s&rsquo;exhaler leur âcreté ou leur désespoir.</p>
<p><strong>Grandiose extravagance</strong></p>
<p>L&rsquo;autre protagoniste essentielle, c&rsquo;est bien sûr la Comtesse. Si les premières interventions de <strong>Julia Gertseva</strong> n&rsquo;avait pas été très marquantes, pour les raisons qu&rsquo;on a dites à propos des ensembles, c&rsquo;est peut-être qu&rsquo;elle se réservait pour sa grande scène du 2, « Je crains de lui parler la nuit… ». En 2005, elle avait chanté sur cette même scène le petit rôle de Pauline. Elle y revient pour cette Comtesse au bord de la tombe (je parle du personnage) dont elle propose une incarnation hallucinée/hallucinante, quelque chose qui tient de la performance ou du happening. Personnage habité par sa vision telle une Pythie, gestes démesurés, danse de mort. Quand l&rsquo;extravagance atteint de telles dimensions, à une telle hypertheâtralité, au-delà de tout réalisme  bien sûr, on n&rsquo;a plus qu&rsquo;à se laisser fasciner. Cocteau avait trouvé l&rsquo;expression  « monstres sacrés » pour désigner certains grands prêtres du cérémonial théâtral. Cette courte scène tient de cela. Peut-on parler de chant ? Est-ce bien chanté ? Est-ce même chanté ? On ne se pose plus la question. On se laisse emporter, c&rsquo;est tout.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/111_0h2a7087._gertseva_ph_brescia_e_amisano_lteatro_alla_scala.jpg?itok=aQIKzplL" title="Gertseva © Brescia et Amisano" width="468" /><br />
	Julia Gertseva © Brescia et Amisano</p>
<p><strong>Les chanteurs sauvent le spectacle</strong></p>
<p>Car telle est la difficulté de cet opéra. Les scènes à grand spectacle viennent y apaiser la tension insoutenable (il faut que ce soit insoutenable) des scènes les plus dures, une intrigue fantastique y percute une belle intrigue amoureuse dans la grande tradition opératique (le ténor aime la soprano qui doit épouser le baryton), et il faut que l&rsquo;interprétation donne à chacun de ces épisodes un poids équitable de passion.<br />
	Et c&rsquo;est ainsi qu&rsquo;au fil de cette représentation, on vit la puissance de la musique emporter Hermann. Silhouette un peu balourde, fagoté dans un uniforme pas trop bien coupé, très « bon garçon » (ce qu&rsquo;il était déjà dans <a href="https://www.forumopera.com/dvd/sadko-tout-nest-quillusion"><em>Sadko</em></a>), on le vit entrer dans le drame de son personnage (sans doute entraîné par sa Lisa) en même temps que la voix semblait s&rsquo;ouvrir, s&rsquo;éclaircir, et que les phrasés trouvaient enfin le legato qu&rsquo;on attendait.</p>
<p>Parmi les rôles secondaires, on remarque le beau mezzo de <strong>Elena Maximova</strong> (Pauline) qui chante sa romance dans un sentiment intime assez prenant et la termine sur un <em>la</em> bémol terriblement vibré, il est vrai assez haut perché pour ce type de voix.<br />
	Lui aussi doté d&rsquo;un seul air, mais très beau, rappelant celui du prince Gremine dans <em>Eugène Oneguine</em>, le Prince Eletski (<strong>Alexey Markov</strong>) possède une belle voix de baryton sombre. Si les notes hautes en sont un peu serrées, ce bel air belcantiste est porté avec classe et une grande dignité.<br />
	Tout petit rôle encore, celui de Macha, la femme de chambre : <strong>Maria Nazarova</strong> charme par un timbre lumineux et juvénile ; elle est aussi le soprano de l&rsquo;intermède de Chloé et Daphnis, et n&rsquo;a pas besoin de beaucoup de notes pour imposer sa présence vocale et sa musicalité.<br />
	Les deux amis et compagnons de beuverie d&rsquo;Hermann, Sourine et Tchekalinski sont incarnés avec verve (en chargeant peut être un peu trop). Peut-être aussi que comme beaucoup des membres de ce cast, ils abusent un peu de ce vibrato qu’on concède de bon cœur aux voix russes. </p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="287" src="/sites/default/files/styles/large/public/126_0h2a7147._gertseva_e_mavlyanov_ph_brescia_e_amisano_lteatro_alla_scala.jpg?itok=cUuFOQmM" title="Gertseva et Mavlyanov © Brescia et Amisano" width="468" /><br />
	Gertseva et Mavlyanov © Brescia et Amisano</p>
<p><strong>Une fin bouleversante  </strong>                                                    </p>
<p>C&rsquo;est à partir du troisième acte qu&rsquo;on sera saisi par la puissance du drame, et qu&rsquo;on passera outre aux manques de la mise en scène pour se laisser porter par les voix. L&rsquo;<em>arioso</em> de Lisa, « Ah, je suis à bout de forces et de souffrances -Akh, istomilas, oustala ia&#8230;», Elena Guseva le porte d&rsquo;une voix très opulente et veloutée sur un tapis de clarinettes sinistres. Elle atteint là, seule en scène, à une grandeur tragique poignante. La deuxième partie de l&rsquo;air montrera la force nouvelle que le personnage aura acquise, avant que l&rsquo;entrée d&rsquo;Hermann donne libre essor à un puissant duo, soutenu par des cuivres corruscants ; on les entendra aussi ardents l&rsquo;un que l&rsquo;autre, se transmettent la même mélodie dans un échange vibrant.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="286" src="/sites/default/files/styles/large/public/158_0h3a1146._mavlyanov_ph_brescia_e_amisano_lteatro_alla_scala.jpg?itok=qC1aaoiN" title="Mavlyanov © Brescia et Amisano" width="468" /><br />
	Mavlyanov © Brescia et Amisano</p>
<p>Au dernier tableau (salle de jeu avec néons, ç&rsquo;aurait été dommage de s&rsquo;en priver), on admirera le chœur très viril et particulièrement dru des conscrits avinés (le chœur de la Scala est d’une tenue et d&rsquo;une cohésion légendaires), mais surtout le sommet de puissance auquel Najmiddin Mavlyanov parviendra, porté par la situation et par sa longue ascension vocale et émotionnelle. « Qu&rsquo;est notre vie ? Un jeu -Tchto nacha jyzn ? Igra ! », chante-t-il  dans un paroxysme d’ivresse et d’exaltation. A ce moment là, le ténor aura atteint à son maximum d&rsquo;ouverture, de puissance, d&rsquo;éclat. Et cette manière de libération d&rsquo;un chanteur, qu&rsquo;on aura suivie au fil du drame et de la représentation, ajoutera sa dimension humaine à cette soirée étrange.</p>
<p>*en alternance avec Asmik Grigorian<br />
 <br />
<img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="363" src="/sites/default/files/styles/large/public/132_0h3a1074._ph_brescia_e_amisano_lteatro_alla_scala.jpg?itok=FWsO7VIV" title="© Brescia et Amisano" width="468" /><br />
	© Brescia et Amisano</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-dame-de-pique-milan-sauvee-par-le-chef-et-les-chanteurs/">TCHAÏKOVSKI, La Dame de pique — Milan</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Der Freischütz &#8211; Milan</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/der-freischutz-milan-max-la-menace/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Jul 2019 12:12:38 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/der-freischutz-milan-max-la-menace/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Comment représenter le Freischütz aujourd’hui ? Pour les Berlinois de 1821, la question était réglée : en une seule soirée, Weber leur a offert sur un plateau l’opéra idéal, qui correspondait à toutes les aspirations du moment : romantisme de la chasse et de la nature, introduction du fantastique et du démoniaque, profusion de mélodies plus séduisantes les unes que &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/der-freischutz-milan-max-la-menace/"> <span class="screen-reader-text">Der Freischütz &#8211; Milan</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/der-freischutz-milan-max-la-menace/">Der Freischütz &#8211; Milan</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Comment représenter le<em> Freischütz</em> aujourd’hui ? Pour les Berlinois de 1821, la question était réglée : en une seule soirée, Weber leur a offert sur un plateau l’opéra idéal, qui correspondait à toutes les aspirations du moment : romantisme de la chasse et de la nature, introduction du fantastique et du démoniaque, profusion de mélodies plus séduisantes les unes que les autres, germanité foncière du sujet, des sources musicales et de l’ambiance … pas étonnant que la première ait été un triomphe qui allait paver la voie à une marche victorieuse dans tous les pays de langue allemande. Deux siècles plus tard, après que le nationalisme ait ravagé l’Europe par deux fois, et sur une scène comme La Scala, que faut-il conserver de l’œuvre originale pour la rendre accessible à nos contemporains ? <strong>Mathias Hartmann</strong> s’érige en Roi Salomon : il cherche un équilibre entre fidélité à l’œuvre et prise en compte de la modernité. Mais finalement, les éléments de la tradition sont de plus de poids, et finissent par évincer les modestes tentatives d’actualisation. Celles-ci se résument à des décors dessinés au néon, comme dans le « Dogville » de Lars Von Trier, et à l’insertion très réussie de la danse dès lors qu’il est question de démoniaque. Les contorsions érotiques des danseurs de la Scala sont du meilleur effet, et l’idée de faire doubler Kaspar par un Satan rougeoyant dans son air final du I est un des moments forts du spectacle. Pour le reste, l’histoire montrée sur scène est bien celle du livret, les personnages sont on ne peut plus conventionnels et les interactions ne font l’objet d’aucune relecture. A part des costumes d’Agathe et d’Ännchen qui mélangent de façon passablement indigeste les styles alsaciens et samouraïs, on ne trouvera rien ici pour hérisser le poil des tenants de la tradition. Ce qui fait qu’on a au total un spectacle mi-figue, mi-raisin, qui donne une impression d’inachèvement, comme si le sujet n’avait pas vraiment inspiré le metteur en scène. On mettra cependant à part une scène de la Gorge-aux-Loups diablement réussie, où tous les effets de la scénographie moderne sont utilisés à bon escient pour suggérer l’épouvante, et qui parvient à effrayer sans verser dans le « gore » ou le ridicule.</p>
<p>Pour transcender ces non-choix scéniques, il ne restait plus que la qualité du jeu d’acteurs. Hélas, les chanteurs, largement livrés à eux-mêmes, composent une équipe bien inégale. C’est aussi vrai au niveau vocal. Michael König a bien la voix du rôle, exact mélange entre Tamino et Siegmund, avec ce qu’il faut d’héroïsme lié dans une sauce belcantiste du plus bel effet. Mais son incarnation connait des hauts et des bas. A certains moments, il paraît complètement possédé par son personnage, et son regard prend un éclat inquiétant, mais de nombreux autres moments le montrent encombré par son embonpoint, ne sachant que faire de ses bras ou de son fusil. L’action en souffre, et connaît quelques tunnels, tant il est vrai que l’opéra tourne autour du personnage de Max. <strong>Julia Kleiter</strong> a pour elle une beauté en écho à sa pureté d’âme. Mais c’est un peu court pour sortir Agathe du cliché de la jeune vierge pleine d’innocentes ardeurs. Fagottée dans d’horribles tenues kitsch , il ne lui reste plus qu’à faire valoir sa voix. Là, c’est Byzance : douceur liquide du timbre, projection réalisée sans effort, justesse constante, ce chant est comme la lune qu’elle interpelle, d’une clarté immaculée, d’un éclat point trop aveuglant. Pour habiter le rôle comique d’Ännchen, Eva Liebau a trouvé le truc : rouler des yeux, et en même temps les ouvrir le plus grand possible. Le procédé amuse au début, mais est un peu court. Le spectateur aura d’ailleurs davantage de plaisir à fermer ses propres yeux pour échapper au look « Sultane-femme de ménage » concoctée par le costumier et se laisser bercer par cette voix délicieusement acidulée, en parfait contrepoint des lignes pures dessinées par Agathe. Kuno et Ottokar sont tous deux croqués en mode « grand style » par Michael Kraus et Frank van Hove, qui sont mieux servis par la mise en scène et qui disposent chacun d’une voix idéalement en situation. <strong>Stephen Milling</strong> impressionne dans l’apparition finale de l’Ermite, et son ton sépulcral montre ce que le personnage doit au Sarastro de <em>la Flûte Enchantée</em>.</p>
<p>Mais finalement, comme souvent à l’opéra ce sont les méchants qui sont plus intéressants que les gentils : le vrai triomphateur de la soirée est le Kaspar de <strong>Gunther Groissböck</strong>. Doté d’un physique très impressionnant, en symétrie parfaite avec les danseurs qui doublent ses gestes, il sait injecter dans sa voix le fiel qui indique la damnation à laquelle il se sait promis, sans jamais perdre de vue les règles d’un chant qui regarde encore souvent du côté de l’opéra italien . Les vocalises de « Schweig, schweig » le trouvent aussi à l’aise que la fonte des balles diaboliques, où il fait preuve d’un engagement physique qui donne le frisson.</p>
<p>Dans la fosse , <strong>Myung Whun Chung</strong> opère lui aussi un travail de fusion. Les timbres de l’orchestre de La Scala de Milan ont rarement sonné aussi peu latins, le maestro prenant un évident plaisir à mélanger ce que des siècles de tradition se sont évertués à maintenir distinct, et le maelström qu’il fait jaillir porte les chanteurs et les chœurs avec un enthousiasme irrésistible, depuis une ouverture à la noirceur totale jusqu’à une apothéose dont la puissance évoque le finale de la Neuvième de Beethoven. Cette joie irradiante finit par faire oublier les lacunes d’un DVD qui prend une place honorable dans la vidéographie du <em>Freischütz</em>.</p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/der-freischutz-milan-max-la-menace/">Der Freischütz &#8211; Milan</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>MOUSSORGSKI, Boris Godounov — Genève</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/boris-godounov-geneve-mort-exquise-mort-parfumee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Oct 2018 05:11:36 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/mort-exquise-mort-parfume/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Alors que retentissent les cloches du Kremlin et que commence l’agonie de Boris, des femmes viennent lancer sur le tsar pourtant encore vivant de grands bouquets de fleurs odorantes et des poignées de terre : hommage ambigu, parce qu’il arrive trop tôt, et surtout parce que s’y exprime une certaine agressivité envers le petit père qu’il &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/boris-godounov-geneve-mort-exquise-mort-parfumee/"> <span class="screen-reader-text">MOUSSORGSKI, Boris Godounov — Genève</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/boris-godounov-geneve-mort-exquise-mort-parfumee/">MOUSSORGSKI, Boris Godounov — Genève</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Alors que retentissent les cloches du Kremlin et que commence l’agonie de Boris, des femmes viennent lancer sur le tsar pourtant encore vivant de grands bouquets de fleurs odorantes et des poignées de terre : hommage ambigu, parce qu’il arrive trop tôt, et surtout parce que s’y exprime une certaine agressivité envers le petit père qu’il faut bien honorer malgré la haine qu’il inspire. Cette scène, sur laquelle se conclut la nouvelle production genevoise de <em>Boris Godounov</em>, marque forcément les esprits, et elle permet de remettre in extremis le peuple sur le devant de la scène, alors même que la version de 1869 prévoit pour l’opéra une fin plus intimiste, le héros expirant simplement dans les bras de son fils. <strong>Matthias Hartmann</strong>, dont l’<em>Elektra </em>parisienne n’aura pas forcément laissé un souvenir impérissable, choisit intelligemment de dépasser la plate et servile actualisation, du genre Boris = Poutine ; le spectacle se situe grosso modo à notre époque, avec militaires en treillis et apparatchiks luxueusement logés, mais il inclut, grâce aux costumes de <strong>Malte Lübben</strong>, des renvois au passé – les moines médiévaux, dont Pimène, les pantalons ornés de crevés, comme des culottes Renaissance – et les projections vers un avenir improbable – jupes et robes pour certains hommes, étranges poches cubiques sur les costumes-cravates. Constitué de six tours-échafaudages et d’un grand escalier également mobile, le décor de <strong>Volker Hintermeier </strong>se transforme sans cesse pour évoquer les divers lieux de l’action, tandis que la mise en scène réquisitionne tous les moyens possibles afin de maintenir en éveil l’intérêt du public.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/boris_godounov_g_c_caroleparodi_02.jpg?itok=wijbUGRG" title="© Carole Parodi" width="468" /><br />
	SIxième tableau, devant Saint-Basile © Carole Parodi</p>
<p>Lors de la scène du couronnement, le tsar apparaît de dos, frêle silhouette placée au sommet d’un escalier, à qui Chouïski remet les insignes traditionnels du pouvoir, mais quand le tableau se fige, le vrai Boris surgit à l’avant-scène, isolé de la foule qui l’acclame, déjà visiblement en proie aux tourments qui le hanteront jusqu’à sa dernière heure. Le timbre de <strong>Mikhail Petrenko</strong> paraît étonnamment clair, plus baryton que basse, mais le personnage y gagne peut-être en humanité ; l’acteur traduit dans son corps les obsessions du tsar mais le chanteur conserve la pureté de son émission, ne s’autorisant le parlando que dans ses ultimes instants. Le Pimène de <strong>Vitalij Kowaljow</strong> envoûte d’emblée par la profondeur de ses graves, et l’on croit sans mal que ce moine a jadis mené grand train à la cour et accumulé les faits d’armes. Après avoir été Don José en alternance avec Sébastien Guèze, <strong>Sergeï Khomov</strong> revient à Genève pour un Grigori particulièrement exalté, jeune fanatique comme le veut la version de 1869 bien plus qu’ambitieux comme il le devient en 1872. Cuvant leur vin dans un bordel frontalier, Varlaam et Missaïl sont ici ouvertement ridicules, avec leur trogne caricaturale et leur fausse bedaine : en attendant la représentation du 14 novembre où il reprendra le rôle-titre, <strong>Alexey Tikhomirov</strong> se déchaîne en moine braillard, tandis qu’<strong>Andrei Zorin</strong> se livre aux bouffonneries attendues. Aux côtés du Chtchelkalov fort éloquent de <strong>Roman Burdenko</strong> et de l’Innocent touchant de <strong>Boris Stepanov</strong>, le Chouïski d’<strong>Andreas Conrad</strong> déçoit, la voix étant un peu trop celle d’un ténor de caractère, couvert par l’orchestre lors du couronnement, et aux accents manquant un peu trop de noblesse pour incarner le prince fielleux. Chez les dames, <strong>Marina Viotti </strong>brille en Fiodor, tsarévitch portant le pantalon et les bottes traditionnelles, mais aussi adolescent d’aujourd’hui arborant un maillot de football en forme de chemise russe ; <strong>Melody Louledjian</strong> n’a presque rien à chanter en Xenia, et en entendant <strong>Marina Vassileva-Chaveeva</strong> on regrette que le rôle de l’Aubergiste soit lui aussi si court.</p>
<p>Dans la fosse, <strong>Paolo Arrivabeni</strong> opte pour une lecture limpide, privilégiant la clarté des différents plans sonores pour mettre en valeur l’écriture savante de Moussorgski, plutôt que de viser les décibels à tout prix, et l’Orchestre de la Suisse Romande le suit avec une belle précision. Cette approche est partagée par la Maîtrise du Conservatoire de Genève, ainsi que par le Chœur du Grand Théâtre : point ici de bloc choral massif, mais des effectifs vocaux soucieux de netteté sans lourdeur, ce qui n’empêche évidemment pas une solide présence du peuple russe dans les scènes où il se manifeste.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/boris-godounov-geneve-mort-exquise-mort-parfumee/">MOUSSORGSKI, Boris Godounov — Genève</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La Bohème à Genève : Une clé retrouvée</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/la-boheme-a-geneve-une-cle-retrouvee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jonathan Parisi]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Dec 2016 11:24:42 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/la-boheme-a-geneve-une-cle-retrouvee/</guid>

					<description><![CDATA[<p>La réussite de La Bohème au Grand Théâtre de Genève se trouve résolument dans la fraîcheur toute juvénile d’une seconde distribution aussi solide vocalement que la première, mais incontestablement plus impliquée scéniquement. Finis les placements artificiels au service de la seule émission vocale, finis les postures trop figées et les gestes peu ressentis, il y &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/la-boheme-a-geneve-une-cle-retrouvee/"> <span class="screen-reader-text">La Bohème à Genève : Une clé retrouvée</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/la-boheme-a-geneve-une-cle-retrouvee/">La Bohème à Genève : Une clé retrouvée</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">La réussite de <a href="/la-boheme-geneve-cherchez-la-cle"><em>La Bohème</em> au Grand Théâtre de Genève</a> se trouve résolument dans la fraîcheur toute juvénile d’une seconde distribution aussi solide vocalement que la première, mais incontestablement plus impliquée scéniquement. Finis les placements artificiels au service de la seule émission vocale, finis les postures trop figées et les gestes peu ressentis, il y avait bel et bien du drame ce mercredi soir, 28 décembre, à l’Opéra des Nations, celui d’une jeune et bouleversante équipée. A sa tête, le fougueux <strong>Sébastien Guèze</strong> – qui retrouve un rôle récurrent de son répertoire – semble mener la danse. La voix plus mûre, l’émission toujours précise et le phrasé plus soigné encore, le ténor ardéchois offre à Rodolfo force et sincérité. Intelligence des nuances et remarquable sens scénique sont des qualités précieuses d&rsquo;un interprète dont la consécration à l’étranger est plus qu’éloquente… Par bonheur, la Mimi de <strong>Ruzan Mantashyan</strong> complète un duo saisissant dans sa musicalité comme sa justesse dramatique. Débutant dans le rôle, la soprano arménienne offre à la jeune couseuse un timbre soyeux et une présence captivante. La Musetta de <strong>Mary Feminear</strong>, si elle égale vocalement son homologue, se montre à son tour nettement plus impliquée et forme avec le robuste et séduisant Marcello de <strong>Michael Adams</strong> un couple propice à enrichir le propos dramatique. Avec cette seconde distribution, le metteur en scène <strong>Matthias Hartmann </strong>prouve qu’il avait bel et bien des choses à défendre et le maestro <strong>Paolo Arrivabeni</strong> offre une interprétation saisissante jusqu’aux larmes à un public ayant finalement trouvé la clé ultime de <em>La Bohème</em> : la sincérité.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/la-boheme-a-geneve-une-cle-retrouvee/">La Bohème à Genève : Une clé retrouvée</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>PUCCINI, La Bohème — Genève</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-boheme-geneve-cherchez-la-cle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jonathan Parisi]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Dec 2016 13:13:46 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/cherchez-la-cl/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Représenter La Bohème n’est pas si aisé qu’on pourrait le penser tant les pièges de ne rien dire de plus, ou pire de ne rien dire d’aussi bien, se présentent en nombre. D’abord, la partition de Puccini résonne en chacun comme une musique intérieure, presqu’intime lorsqu&#8217;on est tombé dans la marmite petit. Du même coup, &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-boheme-geneve-cherchez-la-cle/"> <span class="screen-reader-text">PUCCINI, La Bohème — Genève</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-boheme-geneve-cherchez-la-cle/">PUCCINI, La Bohème — Genève</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">Représenter <em>La Bohème</em> n’est pas si aisé qu’on pourrait le penser tant les pièges de ne rien dire de plus, ou pire de ne rien dire d’aussi bien, se présentent en nombre. D’abord, la partition de Puccini résonne en chacun comme une musique intérieure, presqu’intime lorsqu&rsquo;on est tombé dans la marmite petit. Du même coup, un lien étroit et affectif existant avec l’œuvre, il émerge des préférences, si ce n’est des références, des attentes, si ce n’est des exigences. Mais bouder son plaisir, et demeurer à la maison, disque en mains et mouchoirs en poche, ne sera jamais la solution en matière de spectacle vivant. Alors il fallut ce rendre, et d’ailleurs avec entrain, au Grand Théâtre de Genève, toujours installé à l’Opéra des Nations, pour cette <em>Bohème</em> avec double distribution.</p>
<p class="rtejustify">Dès le lever de rideau, le ton est donné. Dans un maigre décor, tout en transparence et figurant la libre circulation des membres de cette petite communauté comme celle du froid et du vent, Rodolfo se tient, contemplatif, sous les flocons de neige. Le metteur en scène <strong>Matthias Hartmann</strong> fait alors évoluer ses bohèmes dans un espace très ouvert, facilitant <em>a priori</em> leur frénésie. Pourtant, force est de constater que le jeu de scène demeure quelque peu statique – nul drame car l’immobilisme peut joliment s’habiter – mais surtout un peu systématique – dicté par le texte seul – et finalement un peu artificiel. Cela est doublement regrettable que le livret procure aux personnages une épaisseur qui promet d’aller bien au-delà des actions principales, et de rendre à cette jeune équipée toute la profondeur d’âme et d’esprit que Murger suscitait. Le deuxième acte et son décor en poulailler n’arrange rien, et fige une action d’ordinaire bouillonnante. Il faut les deux actes suivants pour que peu à peu, la magie opère et l’engagement collectif emporte la réussite du tableau final, où tour à tour les corps se figent, cette fois magnifiquement et avec sens, impuissants face à la mort. Sous les flocons de neige, Rodolfo reçoit l’ultime caresse de sa muse…</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="350" src="/sites/default/files/styles/large/public/laboheme_casta_c_caroleparodi_08.jpg?itok=7TnFzTQQ" width="468" /></p>
<p class="rtejustify">Et l’on s’en félicite, car notre Rodolfo de la soirée trouve en <strong>Dmytro Popov</strong> une voix idéale. L’émission nette, le phrasé souple, l’aigu ample sont autant de qualités que déploie le ténor ukrainien, conquérant le public dès le célèbre « Che gelida manina ». On regrette néanmoins une certaine lourdeur de jeu, qui devrait avantager l’impétueux <strong>Sébastien Guèze</strong>, avec lequel il chante en alternance. A ses côtés, la Mimi de <strong>Nino Machaidze</strong> est sans conteste l’artiste de la soirée. Si elle déploie parfois trop de gestes inutiles et campe une couseuse plus piquante que tendre, elle offre au personnage un timbre aux harmoniques chaleureux et des accents de plus en plus sincères au fur et à mesure qu&rsquo;avance le drame. Le couple Musetta/Marcello est tout aussi bien servi par<strong> Julia Novikova </strong>et <strong>Andrè Schuen</strong>. Le soprano argenté et le charisme étincelant de la <em>vipera </em>pousse le peintre dans ses plus vifs retranchements. Le geste scénique se double alors d&rsquo;une voix de baryton ample dotée d&rsquo;une grande musicalité. Les seconds rôles, tels le Schaunard farfelu de <strong>Michel de Souza</strong> et le Colline éclairé de <strong>Grigory Shkarupa</strong>, sont à la hauteur du plateau, définitivement solide et équilibré.</p>
<p class="rtejustify">A la tête de l’Orchestre de la Suisse Romande,<strong> Paolo Arrivabeni</strong> accomplit un travail soigné, articulant avec grande lisibilité le discours puccinien si loquace et énergique. La tendresse de certains accents est cependant quelque peu sacrifiée ça et là, au prix d’une volonté évidente de fluidité. S’appesantir ? Non, il ne saurait en être question, mais fouiller les méandres d’une partition bouleversante jusque dans ses moindres replis intérieurs : oui, c’est bien ici la marge de progression possible. Par bonheur, onze autres représentations sont programmées, multiples occasions de chercher nous aussi, avec Mimi et Rodolfo, la véritable clé de <em>La Bohème</em>.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-boheme-geneve-cherchez-la-cle/">PUCCINI, La Bohème — Genève</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tiefland</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-rat-des-champs-contre-le-rat-de-ville/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 15 Feb 2009 08:45:56 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-rat-des-champs-contre-le-rat-de-ville/</guid>

					<description><![CDATA[<p>D’Albert est un compositeur résolument européen : il naquit à Glasgow d’une mère écossaise et d’un père qui descendait d’un mélange d’Allemands, de Français et d’Italiens, grandit à Londres, vécut en Allemagne et en Italie, fut naturalisé Suisse et finalement mourut à Riga (Lettonie). Et pourtant, de son importante production d’une vingtaine d’opéras, ne reste que &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-rat-des-champs-contre-le-rat-de-ville/"> <span class="screen-reader-text">Tiefland</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-rat-des-champs-contre-le-rat-de-ville/">Tiefland</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>          D’Albert est un compositeur résolument européen : il naquit à Glasgow d’une mère écossaise et d’un père qui descendait d’un mélange d’Allemands, de Français et d’Italiens, grandit à Londres, vécut en Allemagne et en Italie, fut naturalisé Suisse et finalement mourut à Riga (Lettonie). Et pourtant, de son importante production d’une vingtaine d’opéras, ne reste que ce <em>Tiefland</em>, joué essentiellement dans les pays germaniques quasiment sans interruption jusqu’à aujourd’hui, sauf après la guerre quand on prit conscience que c’était l’opéra préféré d’Hitler (Leni Riefenstahl en fit un film pendant la guerre, dans lequel elle jouait le rôle de Marta).</p>
<p> </p>
<p>C’est peut-être à la faveur de ce maelstrom familial que se sont mêlées des influences variées, qui font que l’on a un peu de mal aujourd’hui à extraire de cet opéra les éléments les plus originaux et qui appartiendraient en propre à d’Albert : on pense en l’écoutant, coup sur coup et dans le désordre, à Wagner, Puccini, Lehar, Strauss, Charpentier, Humperdinck, Mascagni et Leoncavallo… Soucieux d’échapper à l’influence wagnérienne (ce qu’il n’a pas parfaitement réussi), il n’a pu éviter non plus l’écueil d’une certaine perte d’identité, malgré une brillante orchestration : sa musique, en 1903, est plus passéiste que franchement révolutionnaire. La pièce catalane qui a servi de base au livret fait partie du courant naturaliste, et l’opéra est couramment rattaché au vérisme apparu en Italie à la fin du XIXe siècle, sans pour autant échapper au post-romantisme allemand.</p>
<p> </p>
<p>L’histoire est simple : dans les montagnes (catalanes) des Pyrénées, Sebastiano, riche propriétaire terrien, s’offre Marta en échange d’un moulin donné à son père. Mais comme il doit se marier par intérêt et qu’il veut garder sa maîtresse, il la force à épouser Pedro, un de ses bergers. Marta, après avoir repoussé Pedro, finit par tomber amoureuse de lui et lui raconte les diverses manigances. Fou de jalousie, le gentil berger tue Sebastiano, et s’enfuit dans la montagne avec Marta. Situations dramatiques, personnages forts et typés et morale populaire (le pauvre contre le riche, David contre Goliath) expliquent que nombre de grands interprètes aient été tentés par l’œuvre, et notamment par le personnage de Marta qui trouve, après tant d’autres, la rédemption par l’amour (Destinn, Flagstad, Callas, Marton et Caballe).</p>
<p> </p>
<p>Le présent DVD, issu d’une captation réalisée en 2006, nous propose une distribution de rêve, dominée par le Sebastiano de <strong>Matthias Goerne</strong>, particulièrement sobre et impressionnant, tant physiquement que vocalement, le Tommaso de <strong>László Polgár</strong>, qui peut recueillir exactement les mêmes qualificatifs, et bien sûr, la Marta de <strong>Petra Maria Schnitzer</strong> et le Pedro de <strong>Peter Seiffert</strong> qui, l’un et l’autre, sont particulièrement émouvants avec également une grande économie de moyens scéniques, mais aussi une prestation vocale de tout premier ordre. La direction de <strong>Franz Welser-Möst</strong> est digne de tous les éloges, car elle évite justement l’écueil de trop tirer l’œuvre vers le vérisme, en donnant plutôt la part belle au lyrisme. On notera par ailleurs les excellentes prestations de tous les rôles secondaires, et tout particulièrement des trois commères rejoignant la grande tradition des trois cousines de <em>La Périchole</em> revues par Savary, ou des trois filles du Major général des <em>Pirates de Penzance</em> revues par Craig Schaefer et les Fabulous Singlettes.</p>
<p> </p>
<p>Le metteur en scène <strong>Matthias Hartmann</strong> replace l’action dans l’immédiat après-guerre de Franco, ce qui a pris bien évidemment une résonnance encore plus particulière à Barcelone, quand la production a été présentée au Liceo. Et il remplace au prologue la montagne pyrénéenne par un laboratoire de génétique humaine (clonages en tous genres et savant fou assurés, avec retransmission sur grand écran des visages des interprètes, et sur des écrans plus petits des références explicites, dont celle aux pyramides d’Égypte), puis pour les actes suivants le moulin par le bureau directorial et centre de contrôle d’une usine de produits alimentaires. Cela a pour avantage essentiel de gommer toute tentation ethnographique qui prêterait aujourd’hui plutôt à sourire, car risquant de faire trop penser à <em>Sissi</em>, à <em>L’Auberge du Cheval blanc</em> et à <em>La Mélodie du bonheur</em>, et d’ainsi bien resserrer l’action tout en concentrant l’attention sur les protagonistes.</p>
<p> </p>
<p>La captation dirigée par <strong>Felix Breisach</strong> est, comme toujours dans les productions de Zürich, tout à fait excellente : précision du montage, variété des plans et des angles de prise de vue, qualité de l’image. En revanche, on regrettera, comme de plus en plus souvent, un livret indigent de huit pages où l’on ne trouve que deux pages en français, et pas une seule photo ! Quant au DVD lui-même, aucun bonus. Sous-titres en français, anglais, allemand, espagnol et italien.</p>
<p> </p>
<p>Mais, quoi qu’il en soit, il s’agit là d’un incontournable, d’ores et déjà classique, que tout amateur de grand opéra se doit d’avoir dans sa vidéothèque lyrique.</p>
<p> </p>
<p><strong>Jean-Marcel Humbert</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/le-rat-des-champs-contre-le-rat-de-ville/">Tiefland</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
